30/12/2015

Souvenirs de l’année 2015

Après avoir siégé à l’Assemblée constituante depuis son instauration en 2008 jusqu’à sa dissolution en 2012, je n’avais plus de mandat électif. L’année 2015 a ainsi été marquée par mon retour à la politique.

Pascal Rubeli, ancien président du Conseil municipal, a «démissionné du Conseil municipal de la plus grande commune du canton afin de permettre à son successeur de bénéficier des derniers mois de la législature avant les élections de ce printemps. Il nous a fait part de ses nouveaux défis, principalement liés au développement d’entreprises et d’associations qui lui tiennent à cœur, tout comme son désir de dégager plus de temps pour sa famille.»*

J’ai hérité des quatre commissions de Pascal Rubeli, ce qui m’a permis de m’impliquer immédiatement et pleinement dans les activités du Conseil municipal. J’ai ainsi eu l’occasion d’intervenir plusieurs fois durant les séances plénières. Mes apparitions à Léman Bleu n’ont pas passé inaperçu. Plusieurs personnes m’ont dit qu’elles m’avaient vu à la télé en ajoutant que j’avais bien parlé.

Le 19 avril, j’ai été huitième sur une liste de 20 personnes. Nous avions eu huit conseillers municipaux de 2011 à 2015. J’aurais donc logiquement dû être élu directement. Hélas, nous avions perdu deux places. Il fallait donc la renonciation de siéger de Thomas Bläsi et de Michel Amaudruz pour que je puisse siéger. Qu’ils en soient sincèrement remerciés de leur abnégation.

Le 3 mai 2015, je me suis adressé à mes électeurs sur mon blog hébergé par la Tribune de Genève. J’ai écrit:

Avec un léger retard, je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont fait confiance en votant pour mon parti ou en m’ajoutant sur leur bulletin de vote. Avant-dernier sur la liste UDC à cause de l’ordre alphabétique, vous avez néanmoins été 2’812 à voter pour moi. Je termine ainsi huitième, c’est-à-dire deuxième vient ensuite. Ce résultat me permettra par ailleurs de siéger et je m’en félicite.

* Communiqué de presse UDC du 21 janvier 2015

29/12/2015

Un concert exceptionnel



L'orchestre symphonique de la Pannonie, une région essentiellement située en Hongrie, le Pannon Philharmonic Orchestra, accompagné du Hungarian Festival Chorus, s'est produit dimanche dernier au Victoria Hall. Les deux morceaux choisis n'avaient pas de rapport particulier avec Noël. Par leur puissance d'exécution, ils harmonisaient cependant parfaitement avec le sens profond de Noël, c'est-à-dire le début d'une nouvelle ère.

Dès le premier instant, le ton était donné. Carmina Burana de Carl Orff nous tenait tout de suite en haleine: O Fortuna! Durant une heure, le rythme était heureusement un peu plus calme, sinon la tension aurait été insupportable. Mais à la fin, le même morceau revenait: la fortune est l'impératrice du monde! Et puis nous étions sauvés par l'entracte.

Après quelques paroles échangées avec les musiciens, nous étions fin prêt pour le deuxième morceau de choix: la 9ème symphonie de Ludwig van Beethoven. La musique nous transportait encore jusqu'au final: l'Hymne à la joie chanté en allemand. Comment ne pas penser aux divisions observées durant cette année, au niveau mondial tout aussi bien qu'à Genève.

Joie, belle étincelle divine,
Fille de l'assemblée des dieux,
Nous pénétrons, ivres de feu,
Céleste, ton royaume !
Tes magies renouent
Ce que les coutumes avec rigueur divisent;
Tous les humains deviennent frères,
Là où ta douce aile s'étend.

Que les magies de la joie agissent encore!

Un sapin de Noël décoré




25/12/2015

Joyeux Noël

Hélène Richard-Favre nous rappelle que nous parlons maintenant beaucoup de « culture » sans jamais avoir défini ce mot. Or, il s’agit bien d’un terme qui a de multiples significations, permettant à chacun de l’utiliser selon ses propres conceptions de la vie en général et en société. Une expression de la culture comprise comme « ce qui est commun à un groupe d’individus » (Wikipedia) est la fête de Noël.
Dans la société moderne existent parallèlement une multitude de groupe d’individus. Pour revenir à notre exemple, plusieurs de mes lecteurs ne fêtent pas Noël, soit parce qu’ils sont Juifs, Musulmans, Témoins de Jéhovah, etc. Qu’ils exercent donc une vertu indispensable au Vivre ensemble, le respect. Comme nous le faisons lorsqu’ils fêtent leurs traditions à eux.
Joyeux Noël - Frohe Weihnachten - Buon Natale - Merry Christmas -Feliz Natal
Deux cloches suspendus à un sapin de Noël

24/12/2015

Meilleurs vœux

Nous vous souhaitons beaucoup de bonheur pour les fêtes,
et tout au long de la nouvelle année.
Décoration de Noël

22/12/2015

Christian Cudré-Mauroux choque la moitié de la République

Le chef des opérations de la police genevoise prend le risque de choquer la moitié de la République, comme il s'exprime, et se lance : « je dirai que les actes commis sont des déprédations qui relèvent d’une sanction contraventionnelle, subsidiairement d’une peine pécuniaire. Il n’y a pas eu d’attaques contre des personnes. » Il parle évidemment de la manifestation de samedi dernier qui a causé des dégâts estimables à peut-être plusieurs millions de francs.
Je fais partie de l’autre moitié qui n’est pas choquée, car j’en ai vu d’autres au point que plus rien ne m’étonne. Essayons néanmoins de comprendre le raisonnement de ce haut fonctionnaire. Il allègue que les déprédations causées par la manifestation et acceptées par les manifestants ne pourraient pas être sanctionnées plus que par des amendes. Il ignore ainsi l’existence de l’art. 260 Code pénal. Cette disposition prévoit de punir la participation à une émeute, c’est-à-dire la participation à un attroupement formé en public et au cours duquel des violences ont été commises collectivement contre des personnes ou des propriétés. Ces faits sont punis d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. Vu la gravité des faits, il est incontestable que la manifestation de samedi était bien une émeute. Tous les participants sont donc condamnables.
Selon l’appréciation des organisateurs, ils voulaient tous les dégâts. Le site renverse.ch rapporte ainsi :
« La mise à sac du centre-ville de Genève constitue un véritable affront pour les élites politiques et sociales... Il est d’ailleurs notable que les déprédations matérielles n’ont pas découragé la fraction plus pacifique des manifestants, loin s’en faut. En réalité le cortège a continué de grandir, des passants rejoignant le cortège tout au long du parcours avec un pic de participation à l’arrivée dans le quartier de la Jonction... aucun politicien n’oserait aujourd’hui dire comme le bureaucrate écologiste David Hiler en 1998, qu’il préfère “un million de dégâts à Genève que le FN à 15%”... Il est ainsi inexact de dire que la manifestation du 19 décembre a “dégénéré”, les personnes qui ont participé aux affrontements savaient très bien ce qu’ils faisaient et contre quoi ils se battent. »
Est-ce grave que la police ne sait pas comment qualifier pénalement ce qui s’est déroulé samedi dernier à Genève ? Poser la question, c’est y répondre.
Tag Mort aux flics

21/12/2015

Budget 2016 : un cadeau de Noël avant terme pour « la culture »

Le Conseil municipal a récemment voté son budget 2016. A l’approche de Noël, ses membres avaient déjà l’air tout attendri. C’est notamment avec la culture qu’ils voulaient se montrer le plus généreux pour ne pas dire dispendieux. D’un total de dépenses de Frs 1’187’602’000.- (plus d’un milliard), le Conseil municipal a ainsi consacré un tiers à la culture et loisirs, soit Fr 370’623’000.- (370 millions).
Mine de rien, il s’agit donc de la plus grande dépense de notre ville. Selon la pyramide des besoins de Maslow, la culture occupe la plus haute place (besoin d’accomplissement de soi). Elle est basée sur les besoins physiologiques, les besoins de sécurité, les besoins d’appartenance et d’amour, les besoins d’estime (confiance et respect de soi, reconnaissance et appréciation des autres).
Etant à la pointe de la pyramide, la culture n’occupe donc qu’un espace minime de nos besoins, 5% approximativement. Il fallait donc oser de consacrer un tiers des moyens à sa disposition. Les Conseillers municipaux s’excusent en alléguant que le Conseil administratif avait même voulu dépenser plus et que les dernières années déjà, le montant alloué avait été surdimensionné.
Au moins la reconnaissance des bénéficiaires de cette manne leur est sûrement assurée. Le contribuable le verrait-il de la même façon ? Rien n’est moins sûr.
Vélo garé devant une maison

20/12/2015

Les apprentis sorciers de Genève*

Enfin, il s’est donc absenté, le vieux maître sorcier ! Et maintenant c’est à moi aussi de commander à ses Esprits ; j’ai observé ses paroles et ses œuvres, j’ai retenu sa formule, et, avec de la force d’esprit, moi aussi je ferai des miracles.
Que pour l’œuvre l’eau bouillonne et ruisselle, et s’épanche en bain à large seau !
Et maintenant, approche, viens, viens, balai ! prends-moi ces mauvaises guenilles ; tu as été domestique assez longtemps ; aujourd’hui songe à remplir ma volonté ! Debout sur deux jambes, une tête en haut, cours vite, et te dépêche de m’aller chercher de l’eau !
Que pour l’œuvre l’eau bouillonne et ruisselle, et s’épanche en bain à large seau !
Bravo ! il descend au rivage : en vérité, il est déjà au fleuve, et, plus prompt que l’éclair, le voilà ici de retour avec un flot rapide. Déjà, une seconde fois ! comme chaque cuve s’enfle ! comme chaque vase s’emplit jusqu’au bord !
Arrête, arrête ! car nous avons assez de tes services. — Ah ! je m’en aperçois ! — Malheur ! Malheur ! j’ai oublié le mot !
Ah ! la parole qui le rendra enfin ce qu’il était tout à l’heure ? Il court et se démène ! Fusses-tu donc le vieux balai ! Toujours de nouveaux seaux qu’il apporte ! Ah ! et cent fleuves se précipitent sur moi.
Non ! je ne puis le souffrir plus longtemps ; il faut que je l’empoigne ! C’est trop de malice ! Ah ! mon angoisse augmente ! Quelle mine ! quel regard !
Engeance de l’enfer ! faut-il que la maison entière soit engloutie ? Je vois sur chaque seuil courir déja des torrents d’eau. Un damné balai qui ne veut rien entendre ! Bûche que tu étais, tiens-toi donc tranquille !
Si tu n’en finis pas, prends garde que je ne t’empoigne, et ne fende ton vieux bois au tranchant de la hache !
Oui-dà ! le voilà qui se traîne encore par ici ! Attends, que je t’attrape ! Un moment, Kobold, et tu seras par terre. Le tranchant poli de la hache l’atteint. Il craque ! bravo, vraiment fort bien touché ! Voyez, il est deux ! et maintenant j’espère et je respire !
Malheur ! Malheur ! deux morceaux s’agitent maintenant, et s’empressent comme des valets debout pour le service ! à mon aide, puissances supérieures !
Comme ils courent ! De plus en plus l’eau gagne la salle et les degrés, quelle effroyable inondation ! Seigneur et Maître ! entends ma voix ! — Ah ! voici venir le maître ! Maître, le péril est grand ; les Esprits que j’ai évoqués, je ne peux plus m’en débarrasser.
« Dans le coin, balai ! balai ! que cela finisse, car le vieux maître ne vous anime que pour vous faire servir à ses desseins. »
Et quel vieux maître aidera la gauche de Genève à se débarrasser des esprits qu’elle a appelés ?
Tag No control

* L’Apprenti sorcier, poème de Johann Wolfgang von Goethe, traduction de Henri Blaze

18/12/2015

Toujours dans l’illégalité, l’Usine conserve ses subventions

L’UDC-Ville de Genève prend acte de la décision de François Longchamp de transformer en résolution le PRD-111 « Mettons fin à l’irresponsabilité juridique de l’Usine », qu’elle a co-signé, décidant de suspendre les subventions 2016 de l’Usine jusqu’à ce qu’elle se mette en conformité avec la loi et que la Ville de Genève prenne en charge les dégâts non couverts engendrés par la manifestation de l’Usine et ce, par des économies équivalentes dans les diverses subventions attribuées à cette association.
Cet acte n’aura donc pas de portée obligatoire, certes, mais il n’en demeure pas moins une déclaration de volonté claire et forte de la majorité du Conseil municipal. Cette volonté est d’ailleurs renforcée par l’acceptation à la majorité également de la résolution R-190 de l’UDC « Pour que la Ville exige le respect de la loi ».
Le but de cette résolution était de dénoncer l’attitude de la Ville qui a pour fâcheuse habitude d’entrer en conflit avec le canton sur des questions qui ne relèvent pas de ses compétences.
En effet, après l’affaire de l’occupation illégale du Grütli où la Ville s’est positionnée contre l’Etat, celle-ci a remis une couche en soutenant le parti de l’Usine dans son refus de se plier aux exigences du Service du commerce. Le département de M. Sami Kanaan a ainsi déclaré, le 27 octobre 2015, dans la presse, qu’il était exclu de « saucissonner ce lieu qui fonctionne comme une structure unique, un modèle d’autogestion dont nous n’avons pas connaissance ailleurs en Europe », tout en menaçant : « Il faut que celle-ci puisse continuer à exister. Genève a besoin de ce lieu. »
Or, il est piquant de relever que dans la presse d’hier, M. Sami Kanaan a soudainement retourné sa veste en déclarant : « la Ville n’a pas à se substituer au Canton, qui gère les autorisations, et aux tribunaux, en ce qui concerne les dégâts. »
En l’état, il n’en demeure pas moins que le budget 2016 a été voté avec des coupes linéaires et que le Conseil municipal majoritairement à droite garde bien évidemment la main sur le budget 2016 et les budgets futurs.
Un hangar pour train

Communiqué de presse UDC du 17 décembre 2015.
Informations :
Eric Bertinat, conseiller municipal
Pierre Scherb, conseiller municipal

17/12/2015

Vingt ans d’activités au service de la cité

« Nous ne défendons pas seulement les anciens, mais souhaitons faire profiter de notre expérience en permettant à des personnes qui ont eu des responsabilités dans leur vie professionnelle de continuer à être utiles à la société », déclare le président du Conseil des anciens (CdA) de Genève dans l’article de Bertrand Durovray que le GHI de ce mercredi 16 décembre a consacré à cette association.
D’après les statistiques, le nombre des personnes âgées ne cesse d’augmenter. Cette tendance à la hausse ne date pas d’aujourd’hui. Partant de ce constat, c’est donc en 1995 que naissait le CdA,, avec pour mission le soutien aux personnes âgées, mais aussi la réflexion pour améliorer la vie en ville. Non seulement le CdA est au service de la population vieillissante, mais il est encore un groupe de réflexion sur la vie au sein de la cité, tant au quotidien que pour l’avenir.
Dans le cadre des politiques en faveur des aînés et la vie en général, le CdA donne de la voix. Lors de son apéritif de Noël, la marmite de l’Escalade a été brisée par le doyen Louis Dubois (90 ans) et la dernière arrivée Michèle Sonzogni qui est aussi le plus jeune membre du Conseil (elle a déjà fêté ses 55 ans, l’âge minimal d’adhésion).
Louis Dubois et Michèle Sonzogni