21/07/2019

Le monde merveilleux de l’enrichissement culturel: le cas de Sibeth Ndiaye

Quel belle invention que ce terme inventé par la gauche d’enrichissement culturel. Tandis qu’il y a quelques années encore, on voulait lutter contre la propagation de l’anglais, nous découvrirons aujourd’hui grâce aux théoriciens et politiciens de la gauche que les autres cultures nous enrichissent. Il y a sept ans, Claude Hagège, professeur au Collège de France, répondait à la question: «Est-il idéaliste de croire en une superposition des cultures ?» par: «C'est un voeu tout à fait méritoire. Mais en partie illusoire. Les cultures ne se greffent pas les unes aux autres ; elles s'affrontent. Et, au risque de vous décevoir, la coexistence pacifique n'est pas au programme.»

Regardons le mécanisme de ce soi-disant enrichissement culturel en action. Après une prise de parole de celle qui avait commenté le décès de Simone Veil avec son tweet «La meuf est morte», Nadine Morano l’a commenté en écrivant: «Outrée mais habituée à entendre ses inepties débitées souvent en tenue de cirque... Sénégalaise très bien née ayant obtenu la nationalité Française il y a 3 ans... visiblement avec de grandes lacunes sur la culture française. indigne de cette fonction gouvernementale en France».

Alexandra Benalla, l’ancien garde de corps de président français Emmanuel Macron a répondu sur twitter: «Si "ineptie" était une femme elle s'appellerait Nadine Morano, vraie clown du cirque politico-médiatique. Clown triste et aigrie, pas besoin de nez rouge pour nous faire rire ! Vos tenues le font déjà... La méritocratie vous gêne à ce point Madame Morano?»

Nadine Morano répond: «Le gouvernement est sauvé Alexandre Benalla assure la protection de la porte parole».

Sans répéter ici toutes les injures que Nadine Morano a provoquées et auxquelles elle a répondu, je conclue ici avec les propos de Julien Aubert, candidat à la présidence des Républicains qui dit ce qu’il pense de cet «enrichissement culturel»: «L’hystérie autour des propos de Nadine Morano est incroyable. Les censeurs continuent à traquer le racisme là où il n’est pas. Moi aussi je pense que Sibeth Ndiaye s’habille n’importe comment et ses propos sur le kebab sont ridicules. Et nous sommes des millions à le penser!»

Sibeth Ndiaye

Sibeth Ndiaye


20/07/2019

Les vaches investissent la Plaine de Plainpalais (souvenir du 3.8.2012)

On ne change pas les traditions. On change de lieu.

Cette année, les Genevois se sont retrouvés, non pas au Parc des Bastions mais à la Plaine de Plainpalais, pour la Fête nationale suisse. Avant d’assister aux discours officiels de notre maire Rémy Pagani et de Daniel Rosselat, syndic de la ville de Nyon, le public a été convié à un spectacle insolite à Genève : le combat de vaches de la race d’Hérens.

Voici quelques impressions :




19/07/2019

La série d’été : prendre de la hauteur ou prendre le large ? (souvenir du 11.8.2012)

L’été est propice aux changements d’idées. Rien de mieux pour cela que de bouger. Explorer des sentiers non battus. Voici une première photo d’un endroit si proche et pourtant mal connu.

A suivre.

Prendre de la hauteur

Prendre de la hauteur


18/07/2019

L’UDC romande à la pointe de la mobilité solaire

Entourée d’une trentaine de  candidats UDC romands aux chambres fédérales, Céline Amaudruz et  Yves Nidegger se trouvaient hier chez SolarStratos à Payerne pour assister à des conférences sur l’énergie solaire.

Une trentaine de candidats romands aux fédérales se sont donnés rendez-vous hier chez SolarStratos, sur l’aérodrome de Payerne. Pas de visite de l’ «Avion» Solar, en maintenance actuellement à Zurich, mais des conférences sur les énergies renouvelables, solaire notamment. Parmi les conseillers nationaux présents, les Genevois Céline Amaudruz et Yves Nidegger, très intéressés par les exposés, coordonnés par le Neuchâtelois Yvan Perrin. Au programme, notamment, une conférence de Christophe Ballif, professeur à  l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et au PV-center du Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM) de Neuchâtel. Le scientifique transmet facilement sa passion pour l’énergie solaire. Photos et exemples à l’appui, il montre les dernières innovations en la matière, comme cette ferme recouverte par des tuiles photovoltaïques. «Il faut soutenir le solaire, diminuer les importations énergétiques. Le rôle de la droite est de promouvoir cette transition énergétique, assure le professeur Ballif. Car il faut réduire la bureaucratie lorsqu’il s’agit de demander des autorisations pour des installations solaires… ». Et d’encourager les parlementaires et candidats au Conseil national UDC aux élections fédérales à développer une politique positive et incitative, pour une Suisse énergétiquement souveraine, indépendante et sans subventions.

Stop aux taxes sur tout et n’importe quoi

L’UDC romande s’informe sur le terrain au sujet des derniers développements dans le domaine de l’énergie. Le soleil n’est ni de droite ni gauche. L’UDC romande veut faire cesser «cette politique de gauche qui consiste à taxer tout et n’importe quoi». Pour la gauche mono thématique, un problème égale toujours un impôt. Pour l’UDC, la solution passe par l’innovation, la responsabilité individuelle et la souveraineté énergétique. L’écologie mérite mieux que de servir de prétexte pour remplir les caisses de l’état avec toujours plus d’impôts et de taxes nouvelles. En Suisse, nos PME – dont la technologie de sociétés comme SolarStratos ou Green Motion s’exporte à l’étranger – proposent des solutions novatrices, économiques et créatrices d’emplois dans notre pays !

(Communiqué de presse UDC du 17.7.2019)

Pour info :

Céline Amaudruz, Présidente de l'UDC-Genève, Conseillère nationale et vice-présidente de l'UDC
Yves Nidegger, Vice-Président de l’UDC-Genève et Conseiller national

Cesser cette politique de gauche qui consiste à taxer tout et n’importe quoi

Cesser cette politique de gauche qui consiste à taxer tout et n’importe quoi


16/07/2019

Le croissant beurre et l’argent du croissant beurre !

Des «jeunes migrants, comprenez des jeunes hommes africains entrés illégalement en Suisse et entretenus depuis lors aux frais du contribuable, ont envoyé leurs revendications à l’Etat pour dénoncer leurs conditions d’accueil à Genève, y compris dans les hôtels où ils auraient à faire à des «agissements racistes». L’UDC dénonce.

Ça vous étonne? Pas vraiment, depuis que le DIP a pour ambition pédagogique de transformer la jeune génération en obsédée de la race. Et ça marche. Dans un courrier très officiel envoyé à la magistrate en charge de l’instruction publique, la socialiste Anne Emery-Torracinta, de jeunes migrants listent sur 4 pages leur revendications. Qui portent sur leur hébergement, leur accès à l’éducation et leur porte-monnaie. Ces migrants prétendument mineurs non accompagnés, souvent troublés psychiquement, étaient logés dans des structures d’urgence de la Ville jusqu'à l’an dernier. Mais même la Ville de Genève, si ouverte à l’accueil des migrants, a dit «stop » aux noms des «problèmes rencontrés». Du coup, ces jeunes – une trentaine officiellement, beaucoup plus en réalité – vivent dans les parcs pour les moins bien logés et les autres dans des hôtels où, en plus, ils auraient à faire à des agissements racistes de la part des gérants… On ignore si le petit déjeuner est servi au lit.

Ce n’est pas tout. Dans leur courrier à l’Etat, ces jeunes demandent une prise en charge financière et socio-éducative jusqu’à l’âge de 25 ans au lieu des 18 actuels. Enfin, ils souhaitent pouvoir obtenir un permis de séjour «pour éviter d’être la cible d’arrestations racistes» de la police. C’est tout ce qu’il leur faut ? Arrêtons tout de suite la plaisanterie.

Hier, un rassemblement «contre les politiques racistes» a eu lieu devant le Service de protection des mineurs. L’UDC-Genève dénonce ces demandes complètement inadmissibles et ubuesques ainsi que la générosité de nos élus actuels, à l’heure où de nombreux jeunes Genevois et Suisses ne trouvent pas de travail et de logement.

Newsletter UDC N° 282 du 15 juillet 2019

L'Hôtel des Bergues

L'Hôtel des Bergues


15/07/2019

Brexit: panique à bord

La date de la sortie de l’Angleterre de l’Union Européenne approche inexorablement. Et elle fait peur. Nicolas Baverez, éditorialiste au «Figaro» a donc choisi de se pencher sur toutes les conséquences négatives d’un «Hard Brexit». Elles sont à son avis sous-estimées, voire même occultées. Il y aurait des coûts pour le Royaume-Uni, mais pas seulement. Il note dans son article repris par la Tribune de Genève de ce jour:

«L’Europe sera directement touchée. Sur le plan économique, le Royaume-Uni est systémique. Sa récession pourrait s’étendre au continent, au moment où l’activité en Allemagne connaît un trou d’air. Par ailleurs, les 27 membres de l’Union… ont été rattrapés par le chaos britannique lors du sommet des 11 et 12 avril. La division apparue sur le principe et le calendrier du report de la date de sortie masque des divergences profondes sur la stratégie à adopter vis-à-vis de Londres, notamment entre la France et l’Allemagne.»

En vérité, il ne s’agit pas seulement de divergences de stratégies, mais surtout d’intérêts. L’Allemagne a tout à perdre d’une sortie du Royaume-Uni qui est pour elle un partenaire commercial important. Elle n’aimerait donc pas le perdre. Il lui permet surtout aussi de bloquer toute décision de l’UE non conforme à ses intérêts. Sans le Royaume-Uni, elle perdrait cette possibilité. La France, quant à elle, souhaite justement affaiblir l’influence allemande, ce qui augmentera automatiquement la sienne. Cette divergence est apparue au grand jour, lorsque Emmanuel Macron a refusé d’accorder à la Grande-Bretagne un délai long pour le pousser hors l’UE le plus rapidement possible.

Nicolas Baverez plaide donc auprès de sa présidence afin qu’elle reconsidère sa position d’un accord inacceptable et que de vraies négociations aient lieu avant le 31 octobre prochain. Sera-t-il entendu? Au vu de l’écoute qu’ont eu les gilets jaunes, rien n’est moins sûr.

La tour Eiffel et le Champ de Mars

La tour Eiffel et le Champ de Mars


13/07/2019

Faire sauter les bouchons !

Déviations, restrictions, interdictions, sens uniques, Genève reste complètement paralysée niveau circulation même en plein été. Il faut agir rapidement. L’UDC-Genève a trouvé la solution : les ferries.

A Genève, on sent bien que c’est l’été à une exception près tout de même. Contrairement aux dernières vacances estivales, il y a toujours autant de circulation aux heures de pointe. Et toujours autant de bouchons !

A Genève, on connaît les chantiers – les vrais et les faux, ceux où l’on ne voit jamais d’ouvriers - qui fleurissent un peu partout. Avec son lot de déviations, restrictions, interdictions, sens uniques, etc.  Cette année, ce ne sont pas moins de cinquante chantiers à fort impacts sur les déplacements qui ont débuté. Le tram 12 ne roule plus sur le tronçon de la route de Chêne jusqu’à Moillesulaz, des lignes de bus ont été supprimées. Cette année, le Conseil d’Etat se surpasse : la gabegie est universelle et absolue !

A Genève, on connait aussi les «bouchons organisés» qui peuvent paralyser une ville comme la Marche de la fierté de la Gay Pride, les manifestations de la place des Nations, les courses pédestres et marathons en tout genre qui entravent le trafic.

Trop c’est trop !

On sait que l’été est une période plus calme et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle les chantiers ont été programmés à ce moment. Mais franchement, on aurait pu faire mieux ! Gouverner cela reste prévoir… Indéniablement, même à plus de 30 degrés, les infrastructures genevoises ne répondent ni aux besoins de la population, ni aux besoins de l’économie. Il faut donc trouver une solution – et vite – dans l’attente d’un bouclement autoroutier qui ne devrait pas voir le jour avant plusieurs décennies.

Une alternative existe, comme l’UDC l’a déjà proposée: une traversée du lac au moyen de ferries ne nécessitant que peu d’infrastructures et pouvant être mise en place rapidement sans péjorer les finances publiques. La motion UDC a été adoptée en 2009 (!) par le Grand Conseil. Depuis lors, le Conseil d‘Etat s’est endormi dessus en comptant les bouchons... Qu’attend-on pour s’attaquer à ce projet ? Cet automne, aux élections fédérales, faites sauter les bouchons avec l’UDC !

(Communiqué de presse UDC du 12 juillet 2019)

Pour tout renseignement :

Céline Amaudruz, présidente de l'UDC-Genève, conseillère nationale et vice-présidente de l'UDC

Yves Nidegger, conseiller national. Vice-président de l’UDC-Genève

Des bouchons à perte de vue

Des bouchons à perte de vue




10/07/2019

Grand-Saconnex : carton rouge au Conseil administratif !

En septembre dernier, les élus UDC avaient adressé avec une majorité du Conseil municipal un courrier à la Cour des Comptes pour se faire l’écho des fortes tensions subies par une partie du personnel communal et de l’ambiance négative dans certains services. Le rapport de la Cour des comptes relatif à la gestion et à la conformité des ressources humaines au Grand-Saconnex est accablant pour l’exécutif communal.

Le rapport de la Cour des comptes illustre le caractère féodal de l’organisation et des relations de travail dans la Commune. Tels des roitelets dans leur tour d’ivoire, les membres du Conseil administratif n’ont jamais pris la mesure de la situation, malgré les cartons jaunes reçus, y compris de la part de la Cour des comptes. Ce n’est qu’en voyant la tournure défavorable à leur encontre vers laquelle s’orientait le rapport de la Cour, que l’exécutif communal s’est adjoint les services d’un responsable des ressources humaines.

Avec le carton rouge de la Cour des comptes, l’opportunité de changer de paradigme au printemps 2020 s’offre aux communiers du Grand-Saconnex. Dans l'attente, les conseillers municipaux UDC s'attacheront aux recommandations et suivis de la Cour des Comptes pour le bien-être des employés et de la Commune.

 (Communiqué de presse UDC-Grand-Saconnex du 5 juillet 2019)


Pour tous renseignements :

Eliane Michaud Ansermet, conseillère municipale et cheffe de groupe

Patrick Hulliger, conseiller municipal et président UDC Grand-Saconnex

Eliane Michaud Ansermet et Patrick Hulliger

Eliane Michaud Ansermet et Patrick Hulliger


09/07/2019

Mini-caméras : quand Vaud désavoue Genève !

Dès lundi, les polices lausannoise et vaudoise testeront le port de seize mini-caméras portatives « bodycams ». Une telle expérience pilote, demandée par l’UDC à Genève, avait été refusée au prétexte que l’utilisation de ces mini-caméras ne serait pas possible.

La cheffe de la police avait prétendu en Commission que l’utilisation à l’américaine ou à la canadienne n’étaient pas applicables en Suisse car particulièrement intrusives. Curieusement impossible à Genève, l’expérience avait pourtant été menée par la police municipale de Zurich et par la police des transports. Les policiers ayant testé ces mini-caméras ont été convaincus de leur efficacité. Couramment utilisées dans les pays anglo-saxons, les caméras portatives sont activées lorsque les agents répondent à un appel ou interviennent suite à un incident nécessitant une enquête. Les essais menés aux Etats-Unis et au Canada se sont avérés concluants, de telle sorte que l’usage de ces mini-caméras a été généralisé et étendu. Outre leur rôle dissuasif, les mini-caméras recueillent des images et des vidéos pouvant servir de moyen de preuve supplémentaire et faciliter la tâche des magistrats travaillant en aval de la police.

http://ge.ch/grandconseil/data/texte/M02274.pdf

(Communiqué de presse UDC du 5 juillet 2019)

Pour tous renseignements :

Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale

A Genève, l'utilisation des mini-caméras ne serait pas possible

A Genève, l'utilisation des mini-caméras ne serait pas possible


08/07/2019

Madeleine Scherb explique au Conseil des droits de l'homme la situation actuelle du Cameroun

Madeleine Scherb explique en peu de mots la situation du Cameroun. Un éclaircissement indispensable pour qui veut comprendre ce qui se passe actuellement dans ce pays.





06/07/2019

Pour traverser le lac, le Conseil d’Etat a BAC -10

Les infrastructures genevoises ne répondent ni aux besoins de la population, ni aux besoins de l’économie. Face à ce constat, le Grand Conseil avait renvoyé au Conseil d’Etat une motion UDC l’invitant à ouvrir un crédit d’étude pour la traversée du lac au moyen de « ferries » (bacs). Depuis lors, 50'000 habitants supplémentaires se sont établis à Genève sans que le moindre bac ne sillonne les eaux genevoises.

L’UDC a depuis de nombreuses années été favorable à une traversée du lac financée par la Confédération. Elle a d’ailleurs été le seul parti à la soutenir au Conseil national en 2013. Dans l’attente d’un bouclement autoroutier qui ne devrait pas voir le jour avant plusieurs décennies, une alternative existe: une traversée du lac au moyen de ferries ne nécessitant que peu d’infrastructures et pouvant être mise en place rapidement sans péjorer les finances publiques.

Depuis le renvoi de la motion de l’UDC au Conseil d’Etat en 2009, ce dernier s’était engagé à donner une première information au Grand Conseil dans un délai de 6 mois. Le Conseil d’Etat avait fait part « de son intention de solliciter le canton de Vaud et le département de la Haute-Savoie », pour finalement avouer en 2015 (QUE 296-A) l’absence de contact formel au sujet d’une traversée lacustre par bacs.

Genève, championne suisse des bouchons

Occupé à construire la mégapole surdensifiée du « Grand Genève », le Conseil d’Etat a omis de prendre les mesures permettant de répondre aux nombreux problèmes de mobilité des Genevois, dont la nécessité de pouvoir traverser d’une rive à l’autre sans s’arracher les cheveux. Comme quoi, pour traverser d’une rive à l’autre, le Conseil d’Etat est au niveau BAC -10.

(Communiqué de presse UDC du 28 juin 2019)

Pour tous renseignements :

Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale

Michael Andersen, membre du comité directeur et conseiller municipal

Traversée du lac au moyen de ferries

Traversée du lac au moyen de ferries




05/07/2019

Pas de toilettes, pas de poubelles : on va oublier quoi la prochaine fois ?

Après avoir omis de construire des WC dans les gares du CEVA, c’est sur la plage des Eaux-Vives que nos autorités ont «oublié» d’installer des poubelles.

Genève, un monde en soi. Nos autorités ont d’abord choisi de ne pas installer de toilettes dans les gares du futur Léman Express, suscitant un tonnerre de critiques au printemps dernier. Il y a quelques jours, Serge Dal Busco, conseiller d’Etat PDC en charge du département des infrastructures, a fait marche arrière en promettant des WC publics à l’intérieur et à l’extérieur des gares. Trois mois pour dire si on met ou non des latrines sur un projet remontant à plusieurs années…

C’est dire la rapidité de nos dirigeants actuels. Et l’on se demande du coup quand les édiles de la Ville de Genève prendront la décision de placer des poubelles sur la nouvelle plage des Eaux-Vives qui, au lendemain de son inauguration le 22 juin, était déjà jonchée de détritus, de canettes de bières, de bouteilles en verre, de gobelets, de mégots et on en passe. Les nombreux adeptes de la nouvelle plage ne sont pas forcément les responsables de ce dépotoir. En effet, des jeunes venus d’Annemasse pour faire la fête à Genève ont été vus le week-end dernier abandonnant leurs déchets sur les lieux.

Interpellée sur ces détritus, la Maire de Genève, Sandrine Salerno, a expliqué qu’effectivement il n’y avait pas de poubelles sur la plage de 400 mètres mais un seul et unique point de récupération. Et de compter sur la bonne volonté des utilisateurs pour ne pas laisser leurs déchets sur la plage, à deux pas du lac Léman… L’appel de la magistrate socialiste n’a apparemment pas été entendu puisqu’il faut environ deux heures le matin aux nettoyeurs pour ramasser les déchets selon la Tribune de Genève. Dès l’ouverture de la partie gazon, le 13 juillet prochain, cela prendra sans doute quatre heures.

Et qui va payer tout ça ? Les contribuables, une fois de plus. L’UDC-Genève refuse que les Genevois passent encore à la caisse à cause du manque de réflexion de nos autorités. «A Lausanne, à Zurich ou à Evian, les bords du lac sont impeccables et très attractifs avec des terrasses accueillantes. Cela doit être possible aussi dans notre ville !», fait remarquer la présidente de l’UDC-Genève et conseillère nationale et vice-présidente de l'UDC Céline Amaudruz.

A quatre mois des élections fédérales, notre parti espère que le peuple genevois entende ce que l’UDC dénonce depuis des années : le laxisme des autorités, municipales ou cantonales, incapables de gérer les affaires, même des toilettes et des poubelles !

(Communiqué de presse UDC du 4 juillet 2019)

Pour info :
Céline Amaudruz, Présidente de l'UDC-Genève, Conseillère nationale et vice-présidente de l'UDC
Eric Bertinat, secrétaire général et conseiller municipal

Cherchez l'erreur

Cherchez l'erreur


03/07/2019

Ecole primaire: De l’inclusion à l’exclusion!

A qui profite la décision du Tribunal administratif d’exclure les élèves domiciliés hors canton de l’école primaire, des élèves qui sont en grande majorité suisses ?

Cette décision a révolté de nombreux parents suisses qui résident en France voisine. Il est donc nécessaire de donner les explications que n’ont pas voulus divulguer ni le Conseil d’Etat, ni la presse. Cette surprenante exclusion profite à la mise en place et au financement de l’école inclusive, voulue par la Conseillère d’Etat. Elle permettra de financer la scolarité d’enfants avec des besoins éducatifs particuliers placés au sein de classes composées d’enfants normaux.

Cette école inclusive est aujourd’hui composée de nombreux psychologues, de pédagogues et d’autres spécialistes, qu’elle en perd petit à petit sa capacité à remplir sa mission première : la transmission du savoir à la majorité de la population. Et elle réclame d’importants investissements financiers.

En 2013, Anne Emery-Torracinta, qui était alors députée, lançait sa campagne électorale sur le thème de l’école inclusive. Si, à l’époque, cela partait d’une bonne intention, elle s’est vite aperçue une fois élue que ce programme sera extrêmement coûteux et que ses collègues ne seront visiblement pas près de délier les cordons de la bourse à la hauteur des ambitions voulues par la cheffe du DIP. La situation financière de l’Etat ne le permettant tout simplement pas.

La décision du Tribunal tombe à point nommé. Surtout à l’heure où le déficit prévisible du budget 2020 dépassera les 700 millions. Car exclure 184 élèves de l’école primaire, dont 98% sont des Suisses, n’est à prendre que pour ce qu’elle est : une mesure d’économie comme une autre. Les millions ainsi économisés pourront allègrement être attribués à l’école inclusive. La Conseillère d’Etat a ainsi trouvé une partie des millions qui manquent a son budget.

Autre décision qui nous interpelle, la modification réglementaire qui rend facultatif les sorties et camps scolaire.

Un arrêt du tribunal fédéral (2C_206/2016 ), faisant suite à un recours d’une famille argovienne qui estimait qu’elle n’avait pas à payer pour tout ce qui ressort de l’école obligatoire, stipule : « les dépenses pour les excursions et les camps font partie des moyens nécessaires et servant immédiatement l’objectif d’enseignement, dans la mesure où la participation de l'élève à ces événements est obligatoire. Dans ce cas, elles font partie de l’enseignement de base suffisant et gratuit (art. 19 Cst.). Les parents ne peuvent être amenés qu’à supporter les frais qu'ils ont économisés en raison de l'absence de leurs enfants, soit entre 10 et 16 francs par jour au maximum, suivant l’âge des enfants.

Les conséquences de cet arrêt sont que les excursions et les camps obligatoires doivent être pris en charge par les cantons. Cela explique la subtile modification du statut des camps (sorties comprenant une ou plusieurs nuitées) opérée par le Département de l’instruction publique qui sont passés d’obligatoire à «fortement recommandés» dans les directives «sorties scolaire EP» et «sorties scolaires CO». Pour certains parents, la distinction entre le caractère obligatoire et « fortement recommandé » n’est pas des plus évidents, ce d’autant plus que les courses d’école (sorties sans nuitée) conservent leur caractère obligatoire.

Les sorties comprenant une ou plusieurs nuitées rendues facultatives, Genève peut demander aux parents jusqu’à 180 fr. au primaire pour un camp de cinq jours et au maximum 300 francs par an et par degré pour toutes les sorties cumulées au Cycle. Des sommes non négligeables pouvant faire basculer vers le rouge un budget familial souvent serré, surtout quand plusieurs enfants sont appelés à participer à un camp scolaire et que le ménage n’est éligible à aucune aide financière. Pourtant, malgré le caractère non obligatoire de ces camps à la semaine, aucun enfant ne devrait en être privé pour des raisons financières.

Les camps scolaires permettent à de nombreux élèves vivant en milieu urbain de se décloisonner en partant à la découverte de nouveaux paysages dans d’autres régions du pays. Pour la classe, la participation à un camp à la semaine contribue à renforcer la cohésion du groupe et à améliorer l’intégration dans la société.

Là aussi, nous comprenons que le but de la manœuvre est clairement d’éviter une dépense supplémentaire pour une économie estimée à 8 millions, que le DIP n’aura pas à quémander lors de l’établissement du budget 2020. Tout cela bien évidement au profits d’autres catégories d’élèves citées plus haut.

Ces deux mesures ont fait l’objet d’opposition de la part de l’UDC au travers de deux motions qui sont toujours en attente de traitement en commission de l’enseignement. La décision du Parlement devrait tomber cet l’automne. On peut toutefois espérer que dans un élan de lucidité, une majorité de députés voteront en faveur des deux motions UDC et rétabliront une situation en faveur de nos élèves et de leur famille.

Sans s’en rendre compte, la Conseillère d’Etat fragmente la cohésion sociale et fait naître des tensions au sein de la population. Un comble pour une magistrate socialiste censée justement défendre tout le contraire.

(Stéphane Florey, député, in Newsletter UDC N° 281 du 28 juin 2019)


L'école reste fermée

L'école reste fermée


02/07/2019

Il faut siffler la fin de la récréation !

Le conseiller d’Etat Pierre Maudet va toucher sa rente à vie.
Tout simplement révoltant à l’heure où le canton de Genève
plonge dans une dette abyssale! L’UDC dénonce.

Non, ce n’est pas une simple «Genferei», une de plus comme on le dit à Berne et dans tout le pays. Pierre Maudet va bel et bien toucher une rente annuelle à vie, comme prévu. Les yeux étaient braqués depuis des mois sur l’échéance du 29 juin 2019. En réalité, selon une information de la rts, le magistrat PLR peut prétendre à sa rente depuis le 17 juin déjà, lui qui a été élu un certain 17 juin 2012. Entrant ainsi dans sa huitième année au Conseil d’Etat, Pierre Maudet, prévenu d’acceptation d’un avantage dans le cadre de son désormais célèbre voyage à Abou Dabi, peut donc déjà prétendre à une somme de plus de 89'000 francs par an. S’il reste en place jusqu’à la fin de son mandat à la tête du développement de la promotion économique, la somme grimpera jusqu’à 125'000 francs par an…

A l’heure où le canton de Genève plonge dans les eaux profondes d’une dette abyssale comme l’UDC l’a déjà relevé – le chiffre de 730 millions de francs de manque à gagner est articulé pour le budget 2020 ! – notre parti exige une cure d’amaigrissement sévère. Il faut siffler la fin de la récréation d’un gouvernement absolument incapable de diriger notre canton et… d’un magistrat qui dirige aujourd’hui l’équivalent d’une grande classe d’école primaire et dont le nombre de dossiers a été divisé par quinze par rapport à la législature précédente. Le magistrat PLR est à l’évidence sous-occupé ! Il suffit pour le constater de se plonger dans les ordres du jour du Grand Conseil et de son département. Surpayé pour ce qu’il fait, Pierre Maudet occuperait désormais son temps en mettant son nez dans les dossiers de ses collègues du Conseil d’Etat.

A quatre mois des élections fédérales, notre parti espère que les Genevois entendent ce que nous dénonçons depuis des années : le laxisme d’un gouvernement plus prompt à payer un magistrat sous-occupé, à encourager l’immigration et l’aide sociale révoltante en découlant, à l’heure où de nombreux Genevois se trouvent, eux-mêmes, dans la difficulté.

(Newsletter UDC N° 280 du 26 juin 2019)

Sortir de l'impasse

Sortir de l'impasse



01/07/2019

Supplique pour un «avenir (radieux)»

Tandis qu’affairés les camions remorques et les bétonnières sillonnent le canton de part en part, en maculant le bitume phono-absorbant de sable et de gravats, tandis que les grues claquettent en agitant leurs bras métalliques qui cliquettent, tandis que les entreprises générales, débordées, sous-traitent la tâche au sous-traitant qui brade le mieux les prix, on continue de nous assurer que l’avenir radieux est à ce prix. Pourtant la population, incrédule, souffre et gronde. Car, sous couvert de « mue », c’est au vandalisme le plus brutal qu’assistent impuissants les habitants dépossédés de leur territoire. De quelles perspectives d’avenir les remuements de terre d’un autre âge sont-ils porteurs? Quel rayonnement espère-t-on lucidement voir naître d’anciens quartiers décimés ? Quel récit crédible d’ « avenir radieux » ou d’avenir tout court véhiculer suite aux dévastations commises ?

Il n’a a pas de mots trop forts pour qualifier la densification imposée d’en haut, dont les contours ont été dessinés par le Plan Directeur Cantonal 2030 (à propos duquel la population n’a jamais été appelée à se prononcer) et les moyens d’y parvenir. Les espoirs mis dans l’élection d’un Conseiller d’Etat du parti des Verts, que les électrices et électeurs pouvaient légitimement penser acquis à la cause environnementale, et qui par conséquent eût pu être le garde-fou d’une politique ultra-libérale portée par ses prédécesseurs, ont immédiatement été réduits à néant. Comment résumer ce chapitre genevois de la légendaire démocratie suisse après trente mois d’activité activiste, qui nous laissent un (dé)goût amer ?

A chaque épisode son lot de pas de travers. A chaque dossier remis en question, sa fin de non-revoir et de non-recevoir. Aux démarches entreprises par les contestataires, les pétitionnaires, les référendaires et autres recourantes et recourants, la marche en crabe des décideurs et de leurs escouades juridiques. Comme chacun devrait bien le savoir, « la loi du plus fort est toujours la meilleure » ; le droit est du côté des promoteurs. Toute les tentatives d’oppositions sont déboutées, mises en pièces, retournées aux expéditrices. Les doléances arrivent trop tard, la CMNS n’est que consultative, le PLQ est adopté, les décisions sont prises, il y a eu pesée d’intérêts (toujours du même côté), vous n’avez pas la qualité pour agir, et si vous l’avez, c’est non quand même, l’argent est engagé, il y a des droits à bâtir. Jamais la vox populi n’aura pareillement été bafouée, jamais le peuple ne s’est senti autant largué par ses élites : abruti par toute cette violence, désespéré de la rapidité avec laquelle se meu(r)t son monde, il oscille entre abattement et tristesse lorsque tombent un à un les repères qui ont balisé son chemin (de vie).

Le rythme des opérations s’est accéléré, tandis que Contre l’enlaidissement de Genève demandait un moratoire d’une année en 2017, le temps de mettre à plat tous les projets d’importance concernant le territoire genevois et de soupeser leur bienfondé. Rien à faire pour stopper ou ralentir l’effrénée machine immobilière. Chaque jour amène son lot de destructions et d’abattages au grand dam des riverains. Tandis que le martinet noir est en voie d’extinction sur notre territoire, on s’apprête à bétonner les rares et précieuses poches de verdure urbaines qui subsistent et que l’urgence climatique imposerait de conserver au titre de havres de biodiversité en symbiose avec une diversité architecturale qui détermine la qualité de notre tissu culturel.

Bizarrement c’est l’évaluation même du patrimoine qui semble avoir du plomb dans l’aile. Alors qu’on devrait en toute logique ajouter à la valeur des bâtiments, leur valeur d’ensemble dans un quartier, la valeur de la végétation les accompagnant, on décrète qu’un arbre exceptionnel se mesure au périmètre de son tronc et qu’un bâtiment exceptionnel s’évalue au nom de son architecte. La sous-évaluation du patrimoine prémoderne de villégiature est inversement proportionnelle du prix du m2 constructible. Le Recensement Architectural du Canton (RAC), lancé en 2015, revoit à la baisse moult résultats de recensement antérieurs, notamment ceux du Recensement architectural de la périphérie urbaine (RAPU). Comment expliquer qu’un bâtiment perde de la valeur avec les années ? Comme les vins, le patrimoine s’est de tout temps bonifié avec le temps ; c’est ce qu’a démontré toute l’histoire des recensements architecturaux jusqu’à notre égarement actuel.

Aux yeux de la loi l’urgence climatique devrait être le fait nouveau d’importance indiscutable à prendre en considération dans l’aménagement d’un territoire et la gestion de son patrimoine bâti, paysager, naturel, animal et humain. L’alibi du logement a eu bon dos pour légitimer le carnage du territoire. Plus personne n’est dupe que cet urbanisme d’affairistes n’a rien de philanthropique.  Logeons dans les presque 500.000 m2 de bureaux vides (les Genevois avaient voté pour), logeons dans les logements vides, favorisons l’échange de logements plutôt que de prendre en otages les locataires. Qui aujourd’hui pour décemment soutenir en son âme et conscience que la politique du bulldozer et la densification massive sont la promesse d’un avenir radieux, d’un avenir tout court ?

Le coût humain des opérations de délogements a-t-il seulement été mesuré ? Qui peut s’arroger le droit de déplacer une partie de la population ? Par intimidation, par harcèlement parfois même. Qui peut légitimer le fait d’amputer un être humain de son quartier, de ses racines, de son contexte ? Un quartier, quel qu’il soit, c’est du tissu social, des voisins qui se connaissent, qui ont leurs habitudes de vivre ensemble, des repères intrinsèquement liés à leur quotidien. Prendre la responsabilité de déchirer ce tissu impalpable, mais vivant, d’en tirer les fils sanglants, dépasse les autres forfaits. Le crime commis contre l’architecture a pour corollaire un crime contre la Nature, et, finalement, un crime contre l’humanité.

L’avenir, radieux ou pas, s’il existe encore, s’arrachera à l’apocalypse au prix d’un immédiat changement de cap. Alors que la notion même de progrès est légitimement mise en cause et celle de modernité terrassée par ses revers de médailles, il n’est plus l’heure de se réclamer du Baron Haussmann ou des reconstructions sur les fortifications. Le temps n’est plus aux grands travaux. En l’état dévasté du monde, il est urgent de renoncer à des « droits à bâtir » tout aussi indécents que des « droits de polluer » ! Car c’est un fait que les compagnies immobilières polluent notre sol en anéantissant notre culture et notre nature tout comme les compagnies aériennes polluent nos cieux. C’est donc aux milieux immobiliers que s’adresse cette supplique urgente : Modérez vos appétits, respectez l’histoire et la nature, considérez le long terme, aidez-nous à sauver le monde, maintenant !

(Leila el-Wakil in Newsletter UDC N° 279 du 25 juin 2019. Ce texte a été publié avec l'autorisation de Mme Leila el-Wakil, observatrice passionnée du développement de Genève après parution sur son blog. Historienne de l’architecture, elle combat depuis des années pour la connaissance et la conservation du patrimoine bâti et contre le développement effréné de notre canton. Elle déplore la perte de nombreux édifices historiques telle la Maison du Jeu de l'Arc qui sera prochainement détruite puisque le Conseiller d'Etat Antonio Hodgers l'a décidé. Elle tient également sur facebook une page intitulée "Contre l’enlaidissement de Genève".)

Comme pour faire suite à l'article de Mme Leila el-Wakil, l’Etat de Genève organise un sondage sur le futur que nous voulons en 2050. Il serait très utile que nos membres répondent en masse afin de faire entendre notre voix. Ce questionnaire, d'une durée de 15 minutes environ, est ouvert du 22 mai au 21 juillet 2019.

Pour participer à ce sondage, veuillez cliquer sur ce lien.

Voir l'avenir en rose

Voir l'avenir en rose


28/06/2019

Le Conseil d’Etat plonge dans les eaux profondes d’une dette abyssale

Voici deux mois à peine, lors de la présentation des comptes 2018 dégageant – ô surprise - 222 millions de francs d’excédents, l’UDC s’étonnait à juste titre des déclarations pleines de satisfaction du Conseil d’Etat sur sa bonne gestion alors que ce même gouvernement débloquait les crédits pour engager 326 postes à plein temps et d’un même élan creusait sa dette. Avec l’aval d’une majorité du Grand Conseil, évidemment.

Entre de mauvaises estimations budgétaires en 2018, les votations du 19 mai 2019 et une augmentation monstrueuse de la dette cantonale prévue pour 2020, il se dégage une logique implacable : notre gouvernement centre-gauche, tout comme tous les autres gouvernements centre-gauche depuis Robert Ducret (fin des années 1970), n’a fait qu’enfler la dette, qu’il y ait crise économique ou pas. Pour la gauche, la dette c’est bien et pour la droite, la dette c’est… bien. Il n’y a eu, depuis 2001, que l’UDC pour s’opposer à cette politique d’enflures perpétuelles des dépenses publiques.

Il n’aura pas fallu attendre bien longtemps après les votations du 19 mai (le projet cantonal de la réforme fiscale des entreprises et le dossier surréaliste des caisses de pensions publiques) pour qu’apparaisse encore plus clairement l’incapacité politique des partis en place depuis 60 ans de gouverner notre canton autrement que sur les principes libéraux, rejetant toute maîtrise de notre économie quelle qu’elle soit, ne rêvant que de Grand Genève et d’immigration à loger, à enseigner, à soigner, à subventionner. Une étape vient d’être franchie avec le budget 2020 et sa plongée dans les eaux profondes d’une dette abyssale.

Il est grand temps pour le Parlement genevois d’entendre l’UDC lorsqu’elle demande une cure d’amaigrissement de l’Etat (en nombre et en salaires, spécialement ceux de la nomemklatura gouvernementale, surpayés et trop nombreux), une révision à la baisse du Plan Directeur Cantonal et de ses 600'000 habitants qu’il prévoit pour 2030. L’immigration démesurée et qui réclame de nombreuses aides sociales doit cesser, les clandestins doivent être poursuivis et expulsés et les faux demandeurs d’asile traités comme il se doit, retour au premier pays d’arrivée.

Le laxisme a un prix et il est de plus en plus coûteux pour tous les Genevois. A quatre mois des élections nationales, il est à espérer que notre population se réveillera et votera pour l’UDC qui s’oppose depuis bientôt vingt ans à cette pseudo élite politique qui aurait conduit n’importe quelle entreprise à la faillite.

Communiqué de presse UDC du 21 juin 2019

Pour infos:
Céline Amaudruz, Présidente de l'UDC-Genève, Conseillère nationale et vice-présidente de l'UDC
Stéphane Florey, député, membre du Bureau

Et si on commençait par sauver Genève?

Et si l'on commençait par sauver Genève?



27/06/2019

Chantiers: la gabegie continue

Genève est un modèle pour le nombre de contrôles effectués sur les chantiers et, pour cette activité, y engage plus d’argent et de moyens qu’aucun autre canton.

Malgré cet important engagement, les irrégularités sur nos chantiers sont pires que partout ailleurs!

Il y a deux semaines, une résolution votée à l’unanimité par le Grand Conseil a demandé à l’État d’arrêter les travaux d’électricité sur le chantier TPG En Chardon suite à une dénonciation pour fraude salariale. Les doutes sur le non-respect des conditions de travail existaient depuis l’offre publique et l’adjudication du mandat! Beaucoup d’alertes avaient été lancées, notamment deux interpellations par des députés! Comment est-il possible que l’État n’ait rien entrepris ni réagi durant ces mois et ces années?

Si des soupçons pour de tels agissements s’avéraient sur un chantier privé… l’État aurait fermé et scellé les lieux avec effet immédiat! Là… il est question d’un chantier d’un institut de droit public et il est légitime de se demander s’il existe une égalité de traitement pour les privés et les représentants publics.

Lors de ce débat parlementaire, le Conseil d’État avait même annoncé qu’il désirait, au préalable d’une éventuelle sanction, examiner les conséquences et effectuer une pesée des intérêts! À quoi joue l’État? Beaucoup d’entrepreneurs genevois des branches de la peinture, de la plâtrerie et du ferraillage se le demandent et s’inquiètent pour leur avenir!

Dans ces trois secteurs, la gabegie et un environnement de fraudes sont omniprésents. Il y existe moins de normes pour les travaux, les contrôles et les formations que chez les électriciens. En plus, ces entreprises bénéficient rarement d’un encadrement de surveillance des mégachantiers, notamment des contrôles des heures.

Ce qui détériore année après année la situation est que Genève, contrairement à d’autres cantons, refuse de contrôler les autorisations de séjour et la durée d’activité sur les chantiers!

Démultiplier les contrôles ne sert à rien si les éléments essentiels ne sont pas pris en compte!

(André Pfeffer, député, in Newsletter UDC N° 278 du 19 juin 2019)

André Pfeffer

André Pfeffer


26/06/2019

Accord cadre : le « Oui mais » du Conseil fédéral.

Oui mais quoi ? Oui mais non.

Baptisé dans un premier temps « accord cadre » par l’administration fédérale, puis « accord d’intégration  par Didier Burkhalter» avant d’être proclamé « accord d’amitié » par Jean-Claude Juncker venu toucher son chèque, puis « accord d’accès au marché » par Ignacio Cassis sur fond de menaces de fermeture de la bourse suisse, l’ « accord facilitant les relations bilatérales entre l’Union européenne et la Confédération Suisse », comme il se nomme, n’est en fait ni un accord, ni compatible avec la voie bilatérale.

Un accord supposerait en effet que les deux parties soient, au moins, d’accord de le signer. En menaçant la Suisse de lui taper sur la bourse si elle ne signe pas, la Commission européenne reconnait elle-même qu’il ne s’agit pas d’un accord. Pour le surplus, le prétendu accord vise à mettre un terme définitif à la voie bilatérale (à laquelle la Suisse est attachée mais qui fatigue l’UE) en imposant à la Suisse - et sous peine de sanctions - les mêmes obligations que si elle était membre de l’UE en matière de reprise obligatoire du droit évolutif des traités qu’elle a signé et qui deviendraient pour le coup multilatéraux.

La réponse du Président de la Commission européenne (voir ci-dessous) au « Oui mais » que le Conseil fédéral lui a adressé le 7 juin est très claire : Cher Ueli, c’est bien volontiers que la Commission mettra les points européens sur les i suisses, si tel est votre souhait, toute renégociation est toutefois exclue. PS : si l’accord n’est pas signé le 18 juin, l’UE réévaluera d’une manière générale l’état de ses relations avec la Suisse.

(Yves Nidegger, conseiller national et avocat, in Newsletter UDC N° 277 du 14 juin 2019)


Jean-Claude Juncker

Jean-Claude Juncker


20/06/2019

Elections nationales 2019 – L’UDC a la liste N°1

Un bon chef se lève avant son équipe et se couche après que celle-ci ait terminé son travail. Fort de cette maxime militaire, Céline Amaudruz était, aux petites heures du matin du lundi 27 mai 2019, la première devant la porte du Service des votations et élections. A l’ouverture de ce dernier, tous les candidats UDC étaient présents pour signer les documents permettant le dépôt de notre liste qui hérita tout naturellement du chiffre 1.

Voici nos candidats :
1. Céline Amaudruz
1979, Genève, gestionnaire de fortune, conseillère nationale
2. Yves Nidegger
1957, Genève, avocat, conseiller national
3. Marie-Agnès Bertinat
1988, Genève, courtepointière
4. Michael Andersen
1991, Vandœuvres, fiscaliste d’entreprise, conseiller municipal
5. Pierre Schifferli
1947, Cologny, avocat,
6. Thomas Bläsi
1971, Genève, pharmacien, député
7. André Pfeffer
1956, Choulex, conseiller financier, député
8. Claude Laporte
1975, Hermance, avocat
9. Andrey Nazheskin
1982, Vaduz, gérant
10. Eric Bertinat
1956, Genève, secrétaire général, conseiller municipal de la Ville de Genève

Pour tout renseignement :
Céline Amaudruz, Présidente de l'UDC-Genève, Conseillère nationale et vice-présidente de l'UDC
Eric Bertinat, secrétaire général et conseiller municipal

La salle du Conseil national

18/06/2019

Notre journal était dans toutes les boîtes-aux-lettres de Suisse

A tous nos membres et sympathisants,

Au nom de l'UDC-Suisse, nous avons le plaisir de vous annoncer la distribution d'une édition spéciale du journal de l'UDC-Suisse dans tous les ménages de Suisse romande et alémanique (elle a eu lieu le 14 juin dernier; l'édition spéciale peut encore être téléchargée ici).

L'objectif de cette action est clair: offrir aux lecteurs une information libre de toute censure. Pays régi par la démocratie directe et abritant une société libérale, la Suisse doit accorder une place centrale à la liberté d'opinion, d'information et de presse. Ces libertés fondamentales sont d'ailleurs ancrées dans notre Constitution fédérale. Chaque citoyen de notre pays peut et doit s'exprimer librement indépendamment de son état, de son origine et de sa conception du monde.

Nous avons assisté durant les trente ans écoulés à un bouleversement profond du monde médiatique. La coopération de plus en plus étroite des maisons d'édition dans le domaine journalistique provoque aussi un rapprochement des formes et des contenus. La conséquence de cette évolution est qu'un petit nombre d'entreprises médiatiques contrôlent l'opinion publiée dans ce pays et accaparent de ce fait un pouvoir inquiétant. Les informations que taisent ces médias, plus personne ou presque n'en connaît les teneurs. Ce développement est dangereux, d'autant plus quand ces mêmes entreprises médiatiques poursuivent des objectifs politiques.

Nous, membres de l'UDC, nous avons très souvent le sentiment que nos avis sont reproduits de manière déformée et unilatérale. Les médias rendent volontiers compte d'affaires personnelles, mais taisent souvent les objectifs, les activités et les succès de notre parti. L'UDC se fond sur un programme politique rigoureux, libéral et de droite et c'est pour une bonne part grâce à l'UDC si la Suisse ne fait pas partie de l'Espace économique européen (EEE) et de l'UE.

La Suisse est toujours en bonne position par rapport à ses voisins en termes de prospérité, d'emploi et d'endettement. Ces acquis sont cependant en péril. Le changement climatique inquiète beaucoup de monde. Or, des idéologues socialo-écologistes abusent grossièrement de cette peur pour imposer leurs solutions qui ont depuis longtemps fait la preuve de leur inefficacité.

Nous devrions y résister et agir avec circonspection. Voilà pourquoi nous nous adressons avec cette édition spéciale aux citoyens de Suisse.

La direction de l'UDC-Suisse

Newsletter UDC N° 276 du 13 juin 2019 légèrement adapté par l'auteur de ce blog

Le vert cache si bien le rouge

Le vert cache si bien le rouge


15/06/2019

Rencontre avec la population - Apéro public de l'UDC Ville de Genève

Ces rendez-vous populaires (voir dates et lieux ci-dessous) sont l'occasion pour notre parti de rencontrer les habitantes et les habitants de notre canton et d'échanger autour d'un verre nos opinions sur la politique genevoise avant les élections nationales (20 octobre 2019) et communales (15 mars 2020).

Les candidats UDC à ces deux élections seront présents et se réjouissent de vous rencontrer.

Tous nos membres sont invités à participer à ces manifestations.

Aucun parti de Suisse ne s’engage de manière aussi fiable et rigoureuse que l’UDC pour la liberté, la sécurité, la sauvegarde de l’emploi, la prospérité du pays et la classe moyenne.

  Jeudi 13 juin 2019
RENCONTRE AVEC LA POPULATION
De 18h à 20h - Restaurant Le Coup de la Girafe - 18, Rue Maunoir - Eaux-Vives

  Jeudi 20 juin 2019
RENCONTRE AVEC LA POPULATION - Les Grottes
De 18h à 20h - Restaurant du Quai des Grottes - Rue de la Faucille 1

  Jeudi 27 juin 2019
RENCONTRE AVEC LA POPULATION - Charmilles
De 18h30 à 20h30 - Restaurant Frutties - Planète Charmilles

  Mercredi 3 juillet 2019
RENCONTRE AVEC LA POPULATION - Petit-Saconnex
De 18h30 à 20h30 - Restaurant Colladon Parc - Chemin Colladon 5

  Mercredi 10 juillet 2019
RENCONTRE AVEC LA POPULATION - Malagnou
De 18h30 à 20h30 - Costa Coffee - Route de Malagnou 29


A la rencontre de la population

A la rencontre de la population


11/06/2019

Au PLR, on ne manque pas d’air

Ces derniers mois, qu’on le veuille ou non, la grande majorité des affaires qui secouent Genève et interpellent les citoyens ont un point commun. En effet, à chaque fois ou presque, un membre des Libéraux-Radicaux y est mêlé.  Serions-nous pour autant des mauvaises langues? Absolument pas, ce sont simplement des faits. En voici quelques exemples significatifs.

A tout seigneur tout honneur, on commencera par rappeler que l’actuel demi-conseiller d’Etat Pierre Maudet est présentement prévenu par la justice pour acceptation d’avantages suite à son voyage aux Emirats en 2015 et ses nombreux et réitérés mensonges. On y ajoutera ses secrets soutiens en provenance du fonds du Cercle Fazy-Favon et une curieuse méthode de calcul de financement pour ses impôts qui font que l’ex-prodige est toujours dans la tourmente. Pour le moins. L’enquête judiciaire est menée par trois procureurs, dont le premier d’entre eux, Olivier Jornot, est également membre du PLR.

Ce même Olivier Jornot, en 2016, avait été visé par deux enquêtes disciplinaires de la part du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). L’homme avait défrayé la chronique suite à une soirée bien arrosée, accompagnée de comportement «olé olé» avec une collègue, avant de reprendre la route. L’autre histoire concernait l’achat d’un appartement qu’il aurait effectué avec sa conjointe, également procureure, ce qui est interdit. Pour la première affaire, Olivier Jornot fut sermonné par le CSM, et pas sanctionné, et la seconde s’est terminée en eau de boudin, le couple s’étant séparé entre temps.

Au service des votations, on l’a vu ces derniers jours, on soupçonne de la fraude électorale. Là aussi, le ministère public a été saisi et une enquête est en cours. L’employé suspecté n’est pas membre du PLR, mais sa mère, cadre de ce même service, est une ancienne élue PLR de la commune de Bellevue. Le directeur du service est l’ancien maire d’Anières et également membre du PLR.

A l’aéroport, deux personnes ont été interpellées pour des contrats sous-traités dans le domaine de la sécurité. Ils sont prévenus pour corruption et actuellement et préventivement incarcérés à la prison de Champ-Dollon. L’un des deux prévenus, Ruben Jimenez, responsable de la sécurité au sein de l’aéroport était élu au conseil municipal de Bellevue sur la liste PLR. Les derniers magistrats de tutelle de l’aéroport, François Longchamp et Pierre Maudet, sont également membres de ce parti.

In fine, on retrouve Pierre Maudet dans l’affaire de la fondation Genève Tourisme. Le Conseil d’État a décidé de ramener de 18,5 millions à quelque 10 millions la somme que la fondation devait encore lui verser pour une créance. En clair, une dette de 8,5 millions a ainsi été effacée d’un coup d’un seul. On vous le donne en mille, Pierre Maudet est le magistrat de tutelle de Genève Tourisme et la présidente de cette entité, Sophie Dubuis, est candidate PLR aux prochaines élections pour le Conseil national. Coïncidences ?

(Paul Boumy in Newsletter UDC N° 275 du 6 juin 2019)

Au PLR, on ne manque pas d’air

Au PLR, on ne manque pas d’air




10/06/2019

Vers une prise en charge complète des prestations relatives à la grossesse

La députation UDC-Genève se félicite de la recommandation du Conseil fédéral du 29 mai 2019 d’accepter la motion du Conseiller national UDC Jean-Luc Addor « Prise en charge complète des prestations relatives à la grossesse par l'assurance maladie obligatoire ».

Selon la LAMal, les caisses maladies ne peuvent prélever aucune participation aux coûts en cas de maternité. En revanche, l'ordonnance sur les prestations de l'assurance des soins (OPAS) opère une distinction entre certaines prestations spécifiques de maternité (prévues aux art. 13 à 16 OPAS) si la grossesse a duré 13 semaines ou moins. C'est ainsi, par exemple, que si une maman perd un enfant avant la 13ème semaine de grossesse, elle doit assumer l'intégralité des frais.

La perte d'un enfant in utero est une terrible souffrance pour les parents, qu'elle survienne avant ou après la 13ème semaine de grossesse. La discrimination sibylline fixée à 13 semaines pour certaines prestations médicales par la législation est éthiquement indéfendable et scientifiquement infondée.

La recommandation du Conseil fédéral rend pratiquement sans objet une proposition de résolution déposée ultérieurement au Grand Conseil genevois et figurant à son ordre du jour.

Communiqué de presse UDC du 5 juin 2019

Pour tous renseignements :

Christo Ivanov, député, chef de groupe

Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale

Pas de discrimination indéfendable et infondée

Pas de discrimination indéfendable et infondée


09/06/2019

Boris Johnson ne paierait pas la facture du Brexit

La recommandation de Donald Trump n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Lors de sa récente visite en Angleterre, le président américain a en effet annoncé aux Anglais qu’il ne paierait pas cette facture s’il était à leur place. En réalité, la dette des Anglais n’a aucune base concrète. Elle a été acceptée par le gouvernement de Theresa May, mais pas par le parlement anglais. Il n’y a donc aucune raison de la payer. Boris Johnson prévient donc logiquement qu'il ne paierait pas le Brexit.

Le Conseil fédéral et le parlement suisse feraient bien de s’inspirer de cette attitude au lieu de payer des sommes colossales à l’Union Européenne à fond perdu sans la moindre contrepartie. De cette façon, elle est confortée dans son attitude malhonnête et croit tout pouvoir obtenir. Le président de la commission européenne a même raillé la démocratie suisse en disant qu’il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens.

Boris Johnson persiste et signe

Boris Johnson persiste et signe


08/06/2019

Un résultat de votation qui interpelle :

La directive de l'UE sur les armes

Tandis que les électeurs suisses ont accepté, le week-end du 19 mai dernier, pour des motifs fallacieux, d’inféoder leur libre arbitre aux directives des décideurs de l’UE, au même moment une agression au couteau avait lieu en France.

On l’a dit, et nous le redisons à cette occasion : ce ne sont pas les armes des Suisses qui sont la source de la violence en Europe mais les individus violents eux-mêmes que l’UE a introduit délibérément dans l’espace européen. Cette votation qui vient d’avoir lieu en faveur du OUI n’a donc rien résolu et ne résoudra rien ! Elle nous porte préjudice à nous en tant que Suisses et à nos traditions, et laisse les voyous et les criminels, équipés d’armes illicites, circuler librement dans cet espace où le chaos va encore augmenter.

Que nous demandera-t-on de sacrifier la prochaine fois au nom des accords d'association Schengen-Dublin ?

(Eric Bertinat in Newsletter UDC N° 274 du 23 mai 2019)


Dans les profondeurs...

03/06/2019

Tous les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes

Le pacte international relatif aux droits civils et politiques conclu à New York le 16 décembre 1966 et entré en vigueur pour la Suisse le 18 septembre 1992 commence par rappeler ce principe élémentaire de toute défense des droits de l’homme. Aucun pays n’est ainsi obligé d’accepter des personnes se présentant à sa frontière avec la seule volonté de pénétrer le pays. La réalisation de ce principe en Suisse est d’autant plus importante qu'elle fait depuis longtemps l’objet d’une immigration massive. Elle est ainsi devenue un des pays comptant la plus forte proportion d'étrangers (plus de 25%) sur son territoire. A cela s’ajoute que depuis l’acceptation de la double nationalité dans les années 70 du siècle dernier, beaucoup de Suisses ne portent pas seulement leur pays dans leur cœur, mais donnent parfois ouvertement la préférence à leur pays d’origine (par exemple les footballeurs Xhaka et Shaqiri).

La Suisse, contrairement aux allégations de nos politiciens de gauche ou inspirés par une religiosité mal comprise, n’a aucune obligation d’accepter des étrangers par le seul fait qu’il sont moins bien dans leur état d’origine ou qu’ils aient fait un voyage au péril de leur vie. Tout au contraire, il est indispensable de dire clairement que la Suisse veut rester suisse et que ses habitants veulent continuer à disposer d’eux-mêmes. Les droits de l’homme protègent aussi les Suisses et il est grand temps de réclamer cette protection.

Le Cervin - symbole de la Suisse

Le Cervin - symbole de la Suisse


27/05/2019

Groupe de travail sur le développement du Système de Lisbonne avec la participation de HEP

Dr Madeleine Scherb, économiste, présidente et cofondatrice de l'ONG "Health and Environment Program" (HEP) s'est exprimée à la deuxième session du Groupe de travail sur le développement du Système de Lisbonne à l'OMPI ce matin du 27 mai 2019. La session se tient pendant deux jours.

Voici sa déclaration:

Monsieur le Président,

A l’heure où les besoins en agriculture biologique continuent d’augmenter, il devient urgent de valoriser la chaîne de valeurs dans le circuit de distribution des produits agricoles en misant sur l’authenticité et les gestes ancestraux. C’est pourquoi la Health and Environment Program se penche sur la réputation liée à l’utilisation d’un nom géographique afin de protéger dans plusieurs pays à la fois les produits de consommation.

Monsieur le Président,

Il y a une transformation dans la chaîne de valeurs, le producteur produit en fonction de la demande de culture qui serait régionalisée et protégée. Par exemple pendant le Salon international de l'artisanat du Cameroun (Siarc), on trouve des objets d'art d'exception, des sculptures, des bijoux, des poteries et autres broderies, le savoir-faire technologique, des produits alimentaires alternatifs diététiques, et la pharmacopée traditionnelle. Le poivre blanc de Penja dont le kilo est passé de 2 500 à 14 000 FCfa grâce à l’indication géographique de ce produit phare du Cameroun y est notamment présenté. Le poivre de Penja ou encore le miel d’Oku sont deux produits camerounais qui ont été labellisés.
L’enjeu économique de la protection et de la promotion des indications géographiques constitue une plus-value qu’une indication géographique confère à un produit agricole.

La Health and Environment Program incite les pays à s’imprégner dans la digitalisation, en ce qui concerne les produits artisanaux, pour répondre au marché international et ainsi devenir concurrentiels. Bien que le développement rapide de certaines activités génère de forts besoins de financement qui ne peuvent être comblés par les excédents générés par l'exploitation, nous exhortons les pays à étudier la possibilité de recourir à des ressources extérieures : Business Angels, capital-risque, subventions, etc.

Merci Monsieur le Président.

L'agriculture biologique est précieuse

L'agriculture biologique est précieuse


24/05/2019

Un évêque de Genève instaure une forme de démocratie directe au 14ème siècle

La plupart des membres de l'UDC-Genève connaissent bien M. l'abbé Alain René Arbez qui a donné à deux reprises des conférences pour le Cercle de réflexion de l'UDC. Son érudition et son amour de Genève en font un fin connaisseur de l'histoire de Genève, ainsi que vous pourrez le constater dans les lignes qui suivent.

Il y a exactement 632 ans, le 23 mai 1387...
Connu sous le nom d’Adhémar FABRI, forme latine, son nom est Aymar FAVRE. Son épiscopat ne dure que trois ans, mais son action créative au service du peuple de Genève opère un tournant décisif dans l’histoire de la cité. Et c’est un exemple comparativement à d’autres expressions du pouvoir à cette époque.

Nous sommes au XIVème siècle. Les évêques jouent souvent un rôle de protecteurs des populations en raison des intrigues et des conflits permanents entre les comtes régionaux. Du Xème au XVème siècle, le souverain de Genève est l’empereur. A partir de 1032, l’empereur Konrad II le Salique succède à son oncle Rodolphe III, dernier roi burgonde. Genève est rattachée au Saint Empire romain germanique.
Pour éviter les conséquences des querelles interminables et des menaces provenant des comtes de la région (Sapaudie = Savoie), c’est l’évêque du lieu qui administre la cité, en vertu d’un accord juridique conclu à Seyssel entre l’évêque Humbert de Grammont et le comte Aymon de Genève. Avec Adhémar Fabri, la situation change radicalement, car il va déléguer et remettre le pouvoir entre les mains d’élus du peuple.

Issu d’une famille originaire de la Roche en Faucigny, Adhémar Fabri passe toute sa jeunesse à Genève. Il étudie au couvent des Dominicains de Plainpalais et y acquiert une formation de qualité, car l’établissement religieux compte un maître d’études, trois docteurs en philosophie et en théologie, ainsi qu’un assistant in sacris paginis, c’est-à-dire en hautes études.

Plus tard ordonné prêtre, Adhémar est nommé prieur de l’ordre des Frères prêcheurs, et il assume parallèlement à sa communauté des tâches pastorales dans la région. Il étudie particulièrement les lois et juridictions en vigueur avec en tête un projet d’avenir.

A la fin du XIIIème siècle, la Terre sainte étant retombée aux mains des musulmans, l’évêque de Bethlehem Hugues de Tours était revenu en Europe. En 1362, le pape Urbain V formule un décret élogieux pour Adhémar Fabri et il le nomme évêque de Bethlehem, afin d’assurer une continuité de la présence chrétienne – même à distance - sur les lieux saints. Il lui confie également la tâche d’évêque auxiliaire de Genève. Puis Robert de Genève est élu pape sous le nom d’Urbain VII. Son compatriote Adhémar devient son confesseur et conseiller.
Lorsque l’évêque titulaire de Genève Jean de Murol est promu cardinal, c’est avec l’accord de Rome que le siège vacant est attribué à Adhémar Fabri. En seulement trois années d’épiscopat, il impose sa marque à l’histoire, et devient ainsi le seul évêque de Genève du Moyen-Age encore connu du public.

Le 23 mai 1387, Adhémar officialise un acte selon lequel lui et ses successeurs, ainsi que les seigneurs de la ville, reconnaissent « toutes les libertés, franchises, immunités, us et coutumes » en faveur du peuple de la cité. A la même date, l’acte est validé par une bulle pontificale de Félix V. Cette charte novatrice inaugure une délégation du pouvoir aux mains du peuple lui-même. C’est le fondement d’un système démocratique, et cet acte constitue le code des libertés collectives et individuelles des Genevois.

On nous présente souvent cette époque comme détestable et arbitraire, or les franchises instaurées par Adhémar manifestent un véritable respect pour les citoyens et le souci d’un nouvel ordre social à Genève. Ainsi les citoyens élisent désormais chaque année les syndics et les procureurs qui défendront leurs intérêts. Le document de 1364 détaille la procédure d’élection populaire qui se déroule chaque début d’année dans un cloître, et où est élu un Conseil de 12 membres représentant la cité, afin de défendre les intérêts de tous selon la charte promulguée par Adhémar. Ce collège prend le nom historique de « Grand Conseil », dénomination toujours en vigueur de nos jours.

Quelques exemples d’arrêtés législatifs de la Charte des Franchises : « Les meuniers devront mettre la farine en sacs en présence du propriétaire.  Les bouchers ne peuvent vendre que des viandes fraîches. Les poissonniers ne peuvent présenter au marché que des pièces ayant au maximum deux jours. Les poids et mesures sont fixés avec précision et contrôlés régulièrement par des inspecteurs durant les foires. Pour préserver la propreté dans la ville, il est interdit de laisser traîner des ordures et du fumier sur la voie publique. Les étrangers sont autorisés à vendre leurs produits, mais seulement durant les jours de marché ». Etc…

Concernant les actes juridiques : « Le droit de propriété est garanti, et nul ne peut en être dépouillé ». « Aucun citoyen de Genève ne peut être cité hors de la ville ». « Si un citoyen est admonesté hors de la cité, le Conseil enverra quatre prudhommes pour procéder à sa défense ». « Nul ne peut être soumis à la torture, sinon par jugement en présence de représentants du peuple. »

L’esprit dans lequel ces dispositions ont été prises est explicité par l’évêque Adhémar Fabri lui-même : « Nous jugeons que c’est le propre de notre devoir de rechercher les avantages des habitants de la cité et de leur procurer des consolations ». « En tant que pasteur, nous voulons les maintenir dans leurs douces libertés, immunités et coutumes ».

En raison de ses qualités spirituelles personnelles et de ses initiatives bienfaisantes pour le peuple, l’évêque genevois Adhémar Fabri – qui a marqué l’histoire de la ville - était promis à la pourpre cardinalice par Robert de Genève. Il n’eut pas l’honneur de la revêtir car il mourut en 1388.

Newsletter UDC N° 274 du 23 mai 2019

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