02/11/2019

La fête de la journée des morts (Fiesta del Día de Muertos) fait encore des vagues

Tandis que l’église catholique célèbre aujourd’hui la messe de commémoration des fidèles défunts, la ville de Genève organise une fête de la journée des morts au cimetière des rois, ce qui n’a pas failli d’être critiqué par l’UDC.

La magistrate Esther Alder a expliqué, dans un courriel adressé au conseil municipal qui s’était adressé à elle que, depuis le début de son mandat, il lui tient à cœur d’offrir la possibilité aux habitants de la Ville de découvrir la richesse patrimoniale de nos cimetières, mais également de favoriser les moments de réflexion sur le thème de la mort, sujet si tabou dans notre société.

Elle a ajouté: «En effet, se questionner sur notre finitude, parler de nos expériences de deuils passés, de la manière dont nous satisfaisons nos besoins en matière de rituels sont des exemples de sujets que le Service des pompes funèbres, cimetières et crématoire propose au public, par l’organisation de journées de réflexion, d’expositions d’art et de visites guidées thématiques.»

En présentant le rite funéraire qui se pratique au Mexique dénommé « Fiesta del Dia de Muertos », elle souhaitait donner la possibilité aux Genevois de découvrir une manière différente d’appréhender la mort et la relation que les vivants entretiennent avec leurs défunts. Elle a précisé qu’il s’agissait d’une présentation de ce rite par l’Association des Mexicains et amis du Mexique de Genève, d’une tradition culturelle et religieuse et non d’un divertissement auquel participeraient les personnes présentes.

L’événement se passerait exclusivement à l’intérieur de la chapelle. A toutes fins utiles, elle a également insisté à dire que la chapelle du cimetière des Rois n’était pas consacrée et qu'aucun défunt ne reposerait ce soir dans les chambres funéraires.

Le public pourrait entrer selon la liste des inscriptions et les personnes déguisées ou grimées ne seraient pas acceptées. Le Service avait également pris des mesures pour surveiller le cimetière afin d’éviter que des personnes ne s’y dispersaient.

Ainsi, l’ensemble du dispositif mis en place pour cet événement permettrait de garantir dans le cimetière l’ordre, la décence et la tranquillité qui devraient y régner.

Il ne saurait être question de troubler la paix des morts ou le recueillement de leurs proches. Il ne serait nulle question d’« offenser ou de bafouer » nos traditions et nos croyances ou de porter atteinte à la liberté de culte.

Reste néanmoins la question de savoir s’il n’aurait pas été judicieux de choisir une autre date et un autre emplacement, tel le nouveau Musée d’Ethnographie? A chacun d’y répondre personnellement en son âme et conscience.

Découvrir une manière différente d’appréhender la mort

Découvrir une manière différente d’appréhender la mort

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