16/06/2021

Chuck Schumer est le politicien le plus faible de Washington

Au niveau de la Chambre des Représentants, les Démocrates ont la majorité la plus mince depuis des décennies (un avantage de seulement six sièges – sept lorsque Troy Carter de Louisiane sera assermenté) et plusieurs membres partiront à la retraite lors des élections de mi-mandat de 2022. Les midterms sont souvent
mauvaises pour le parti au pouvoir. Il risque d’y avoir une vague républicaine qui leur enlèvera le peu de pouvoir dont ils disposent actuellement. Au niveau du Sénat, les Démocrates sont affaiblis par la résistance de certains Sénateurs comme Joe Manchin qui veulent conserver les appuis de leurs électeurs modérés.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Joe Cunningham, paru sur le site de RedState, le 15 juin.

Chuck Schumer : Le « leader » le plus faible de Washington

Il est difficile d’être un dirigeant de l’une des trois branches de notre gouvernement fédéral et de n’avoir aucun pouvoir. L’intérêt de devenir leader est d’avoir du pouvoir et de l’exercer, que ce soit avec prudence ou avec abandon.

En fait, être l’un des principaux dirigeants du gouvernement à Washington et ne pas avoir le moindre pouvoir est une situation que l’on croyait impossible. Mais un homme a regardé le désert dystopique de Washington D.C. au lendemain de l’élection de 2020 et a pensé «Je vais réaliser l’impossible ».

Cet homme, c’est Chuck Schumer.

Le Sénateur de New York est, essentiellement, le leader du Sénat. C’est en passant par lui que les travaux du Sénat sont planifiés. C’est lui qui est chargé de mener les négociations finales afin de réaliser ce que son parti cherche accomplir. Ses adversaires sont le Parti Républicain, qui partage techniquement le Sénat avec lui, mais qui est impuissant car les Démocrates disposent de la voix prépondérante de la vice-présidente.

Pourtant, M. Schumer est dépendant d’un petit groupe de sénateurs qui ne permettront pas aux Démocrates de détruire le filibuster et d’adopter un projet de loi très discutable élargissant le rôle du gouvernement fédéral dans nos élections.

Les membres du Parti Démocrate ne sont pas acquis à cette cause.

Le chef de file des centristes est Joe Manchin, le Sénateur de la Virginie occidentale. Lorsque nous utilisons le terme «centriste», nous ne l’entendons pas de manière idéologique. M. Manchin est un homme assez à gauche, comme le confirme ses habitudes de vote au Sénat.

Son centrisme, cependant, est basé sur sa conviction que certaines règles doivent être maintenues afin d’empêcher la corruption de l’institution sénatoriale – une conviction partagée par une majorité de Démocrates.

M. Manchin, parce qu’il a la capacité de faire ou défaire ce que le Parti Démocrate cherche à réaliser, est l’homme le plus puissant du Sénat et, sans doute, le deuxième après le président Joe Biden en termes de pouvoir.

M. Manchin a non seulement déclaré qu’il voterait pour le maintien du filibuster (l’obstruction parlementaire), mais aussi qu’il voterait contre le H.R. 1, le projet de loi électoral mentionné plus haut.

Ce projet de loi, qui est la pierre angulaire du programme des Démocrates dans ce Congrès, est donc tombé à l’eau.
Par contre, le Sénateur Manchin n’est pas le seul à tenir cette position.

Deux Sénateurs de l’Arizona, Kyrsten Sinema et Mark Kelly, font également obstacle au programme démocrate. Les trois Sénateurs viennent d’États qui comptent suffisamment d’électeurs républicains pour qu’ils aient à en tenir compte dans leurs calculs politiques.

Le Sénateur Manchin, cependant, est plus ou moins établi comme le leader de l’aile centriste des Démocrates. Il demeure celui que l’on appuie ou attaque, ce qui lui donne beaucoup plus de pouvoir que M. Schumer.

Derrière M. Manchin, cependant, se trouve Mitch McConnell, le chef de la minorité républicaine au Sénat, qui a un niveau de pouvoir inattendu pour un chef de minorité.

Une partie du problème relève du fait que M. Schumer n’a pas la même autorité sur son caucus que M. McConnell, et cela se voit.

M. McConnell est capable de diriger les votes des Républicains au Sénat, et l’a prouvé à maintes reprises. Même les RINOs anti-Trump les plus critiqués et ridiculisés tels que Lisa Murkowski et Susan Collins, votaient contre le parti seulement à des moments où les Républicains avaient déjà assez de voix pour faire passer un projet de loi ou lorsqu’il était clair qu’ils ne l’auraient pas même avec leur appui.

M. McConnell dirige les Républicains au Sénat d’une manière que M. Schumer ne semble pas capable de faire avec les Démocrates.

C’est une faiblesse flagrante de M. Schumer.

Il envisage de faire passer des projets de loi qui divisent les Démocrates et ne parvient pas à les rallier.

Le pire, c’est que les voix les plus fortes de son parti – Alexandria Ocasio-Cortez, l’Escadron, etc. – et même la direction de la Chambre des Représentants semblent avoir plus d’influence sur les Démocrates du Sénat que lui.

M. Schumer est en quelque sorte tombé dans cette position lorsque Harry Reid a décidé de se retirer du Sénat. M. Reid, comme M. McConnell (bien qu’il n’ait pas été aussi efficace), avait assez de pouvoir sur son caucus pour parvenir à apporter des changements. M. Schumer ne peut rien faire de semblable, et il est incroyablement vulnérable à cause de cela.

L’année 2022 ne sera pas bonne pour les Démocrates, et cela sera dû en partie à un manque de leadership efficace de la part de M. Schumer.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

15/06/2021

Si même CNN est choqué par Kamala Harris, c’est que la situation est grave !

Banderole « Kamala Go Home » sur le passage de Kamala Harris au Guatemala

Quand CNN se déchaîne contre un élu démocrate, a fortiori contre la vice-présidente américaine, vous savez qu’il se passe quelque chose de grave dans les rangs de la gauche. Et Univision, le réseau hispanique qui arrose l’Amérique du Nord, s’est joint aux critiques, ce qui est encore plus préoccupant.

Un panel de CNN a vertement critiqué la réponse « minable » et non préparée de la vice-présidente aux questions sur le moment où elle se rendrait à la frontière et a révélé que ses « alliés » à la Maison-Blanche perdent confiance en elle.

Abby Phillip, présentatrice du dimanche sur CNN, a très mal vécu l’interview désormais tristement célèbre de la vice-présidente Kamala Harris, interrogée sur le fait qu’elle ne s’est jamais rendue à la frontière sud des États-Unis alors qu’elle a été nommée par le président Biden pour gérer la crise de l’immigration illégale à la frontière, que justement le président a fabriqué de toutes pièces.

« Je sais que ses alliés à la Maison-Blanche et ailleurs regardent cette interview et se demandent ce qui se passe », a déclaré Abby Phillip.

Le fait qu’elle n’ait rien trouvé de mieux à dire que « Je ne suis pas non plus allée en Europe » en réponse à « pourquoi n’êtes vous pas allée à la frontière sud », est assez incroyable, a déclaré un invité de l’émission.

Son commentaire fait référence à l’interview de Harris avec le présentateur de NBC Lester Holt. En début de semaine, M. Holt a interrogé la vice-présidente sur la crise des migrants.

Holt lui a fait remarquer qu’elle ne s’était pas encore rendue à la frontière sud.

Cette dernière a tergiversé, s’est tortillée, et a tenté de noyer le poisson, en répondant :

« À un moment donné, vous savez, nous allons aller à la frontière. Nous sommes allés à la frontière », a déclaré M. Harris.

« Donc tout ça, tout ça, toute cette histoire de frontière. Nous avons été à la frontière. Nous sommes allés à la frontière.

Mais, « vous n’êtes pas allée à la frontière », lui a répondu Holt.

« Et je ne suis non plus allée en Europe », a gloussé Harris. « Je ne comprends pas ce que vous voulez dire. »

L’interview a été tournée en dérision autant chez les Démocrates que chez les Républicains, et a suscité des réactions négatives bipartites concernant la catastrophique gestion de la crise par l’administration.

Cette réponse de Harris était si mauvaise que Meghan McCain, de l’émission The View sur ABC, a déclaré que Harris avait « l’air d’un crétin ». Mme McCain a également noté que Harris semble rire chaque fois qu’on lui posait la question, et a fait remarquer que son « rire nerveux me fait craindre qu’elle ne sache pas ce qu’elle fait ».

Flop diplomatique

Comité d’accueil de Kamala Harris au Guatemala, avec leurs affiches « Trump a gagné » et « Kamala, mêle-toi de tes affaires »…

Dans le cadre de ses responsabilités dans la supervision de cette crise, Harris a effectué son premier voyage à l’étranger, au Guatemala et au Mexique. Au Guatemala, elle s’est pris une énorme gamelle, où elle a été accueillie avec des slogans « Kamala go Home » et des cris : « Trump est président, vous êtes un usurpateur ». Charmant.

Des résidents locaux en colère, mécontents que les politiques de l’administration Biden aient aggravé les problèmes de leur pays, affichaient des messages hostiles envers la vice-présidente.

La rencontre avec le président du Guatemala, Alejandro Giammattei, n’a guère été meilleure, et il n’a pas hésité à exprimer ses désaccords avec l’administration Biden sur la crise frontalière.

« Kamala, arrêtez de financer les criminels hors du Guatemala »

Le président Alejandro Giammattei a déclaré dans une interview à CBS News que l’administration Biden est à blâmer pour avoir déclenché la crise migratoire. Il a déclaré que lui et Harris « ne sont pas du même côté de la médaille » en matière de migration.

« Nous avons demandé au gouvernement des États-Unis d’envoyer un message plus clair afin d’empêcher davantage de personnes de partir », a déclaré M. Giammattei.

Lorsque Biden a pris ses fonctions, « le message a également changé : ‘Nous allons réunir les familles, nous allons réunir les enfants' », a dit Biden. « Dès le lendemain, les coyotes étaient là à organiser des groupes d’enfants pour les emmener aux États-Unis ».

Laura Barron-Lopez, analyste politique à CNN, a déclaré, dépitée, que l’entretien « ne s’est pas déroulé tout à fait comme prévu ».

« Elle ne s’est pas comportée comme la Maison-Blanche le souhaitait. L’immigration, comme vous l’avez dit, est une patate chaude que personne ne veut toucher, et Harris en a fait les frais. Elle doit maintenant gérer ce que Biden a dû gérer lorsqu’il était vice-président, à savoir les relations avec le triangle nord. »

En inversant de nombreuses politiques d’immigration de l’ère Trump, l’administration Biden a créé un drame humanitaire, et Biden est maintenant confronté à des critiques des deux bords politiques sur sa gestion de la crise des migrants illégaux. Les agents de la patrouille frontalière ainsi que les législateurs du Congrès des deux partis ont demandé au président et à la vice-présidente qu’ils se rendent à la frontière pour voir de leurs yeux le drame qu’ils ont créé, et Kamala ne veut pas y aller.

« Pour être clair, on allait lui poser cette question [quand irez-vous à la frontière voir ce qu’il se passe ?]. Et le fait qu’elle n’ait pas trouvé mieux que ‘je ne suis pas non plus allée en Europe’ est assez dément », a déclaré Olivier Knox, membre du panel de CNN et journaliste au Washington Post.

Puis ce fut au tour d’Univision, qui touche toute la communauté hispanique des Etats-Unis

La vice-présidente Kamala Harris a eu un échange tendu avec la présentatrice d’Univision Ilia Calderón sur la date à laquelle elle se rendrait à la frontière sud.

Au cours d’une interview, jeudi dernier, la journaliste a demandé à Harris d’expliquer pourquoi elle ne s’est pas encore rendue à la frontière entre les États-Unis et le Mexique pour constater de visu la crise des migrants.

« J’ai dit que j’allais aller à la frontière », a répondu Harris au présentateur. « Et je… »

« Quand allez-vous à la frontière, Vice-président ? » a demandé Calderón

« Je n’ai pas fini », a répondu vertement Harris, suivi d’un petit gloussement.

« J’ai dit que j’allais aller à la frontière. Et aussi, si nous devons traiter les problèmes à la frontière, nous devons traiter les problèmes qui poussent les gens à aller à la frontière, à fuir vers la frontière. Ainsi, mon premier voyage en tant que vice-président des États-Unis a été d’aller – en termes de voyage à l’étranger – au Guatemala, d’être sur le terrain là-bas pour aborder et être informé des causes profondes qui poussent les gens du Guatemala à partir. »

« Avez-vous une date pour votre voyage à la frontière ? » a insisté Calderón.

« Je vous tiendrai au courant », a répondu Harris.

La sèche réaction de Harris à l’égard de la journaliste d’Univision est devenue virale sur les médias sociaux.

Barack Obama, qui a forcé Joe Biden à accepter Harris comme vice-présidente alors que Jill et Joe la détestent, doit fulminer.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

14/06/2021

Une étude confirme que le traitement à l’hydroxychloroquine multiplie par trois le taux de survie au coronavirus



Demander à un homme politique ou à un journaliste de commenter l’opinion du professeur Raoult sur l’HCQ (hydroxychloroquine), c’est comme demander à une fillette de 12 ans de critiquer la conduite du champion du monde de rallye. Comme les mêmes imbéciles ont demandé à Greta de mettre tout son poids dans la science qu’elle ignore, cela ne me surprend pas.

Lorsque j’ai vu passer les communiqués disant qu’une étude vient de confirmer que l’HCQ et le zinc guérissent le corona, j’avoue l’avoir regardée d’un œil distrait : « Raoult a dit ça il y a plus d’un an, où est la nouveauté, me suis-je dit ». Guy Millière m’a convaincu qu’il fallait tout de même en parler.

Une nouvelle étude donc, montre que les traitements à l’hydroxychloroquine et au zinc multiplient par près de trois le taux de survie des coronavirus – oui, comme l’a expliqué Raoult il y a un an.

Les médias ne peuvent toujours pas s’empêcher, pour décrire l’HCQ, de « médicament controversé », alors que c’est eux qui ont créé la controverse sans savoir de quoi ils parlent. Pourquoi ? Parce que l’hydroxychloroquine a été vantée par l’ancien président Donald Trump, qui avait raison une fois de plus : il augmente grandement le taux de survie des malades atteints de coronavirus.

Dommages collatéraux de l’assassinat de Trump

Je vais faire hurler, mais d’une certaine manière, les médias américains et les Démocrates, y compris le maintenant controversé docteur Fauci, avaient de leur point de vue « une bonne raison » de tuer des milliers de personnes en leur disant de ne pas prendre un médicament qui pouvait les soigner, et de rentrer chez eux et prendre de l’aspirine en attendant la mort : la fin justifiait les moyens et Trump devait être abattu.

Mais Emmanuel Macron ? Il a, sur le sol français, le plus grand spécialiste au monde. Ce n’est pas un sombre inconnu au fond d’un laboratoire poussiéreux, puisque l’Etat français paye depuis des décennies son salaire, celui de ses équipes, et lui a construit un gigantesque et ultra-moderne complexe hospitalier et de recherche. Si la France s’est fendue de ces dépenses, ce n’est pas pour classer la coupe de cheveux de Raoult au catalogue des monuments historiques, mais parce qu’elle a reconnu la supériorité de ses travaux.

Et Macron ne l’a pas écouté ? Aucune excuse : il s’entoure de gens qui lui ressemblent et ce sont des énarques, des imbéciles très cultivés. En comparaison, Benjamin Netanyahou, qui ne connaît pas plus la médecine que Macron, s’est bien entouré, et ses conseillers ont rapidement compris que le vaccin serait la planche de salut pour ses citoyens. Il a alors décidé d’acheter le vaccin au double du prix pour l’avoir avant tout le monde. Le résultat, on le voit : c’est une réussite.

HCQ+zinc, taux de survie 2,9 fois supérieur

  • L’étude observationnelle, publiée par medRxiv, a révélé que l’hydroxychloroquine, un médicament antipaludéen qui existe depuis des lustres, associé au zinc, augmente le taux de survie au coronavirus de près de 200 % s’ils sont distribués à des doses plus élevées à des patients ventilés présentant une version sévère de la maladie.

« Nous avons constaté que lorsque les doses cumulées de deux médicaments, HCQ et AZM, étaient supérieures à un certain niveau, les patients avaient un taux de survie 2,9 fois supérieur à celui des autres patients », indique la conclusion de l’étude.

L’étude ajoute (je recopie texto sous votre contrôle et sous réserve, car je n’y comprends pas un mot) :

« En utilisant l’analyse causale et en considérant la dose cumulative ajustée au poids, nous prouvons que la thérapie combinée, >3 g HCQ et > 1g AZM augmente considérablement la survie des patients Covid sous IMV et que la dose cumulative d’HCQ > 80 mg/kg est nettement plus efficace. Ces données ne s’appliquent pas encore aux patients hospitalisés qui ne sont pas sous IMV. Puisque ceux qui avaient des doses plus élevées d’HCQ avaient des doses plus élevées d’AZM, nous ne pouvons pas attribuer l’effet causal uniquement à la thérapie combinée HCQ/AZM. Cependant, il est probable que l’AZM contribue de manière significative à cette augmentation du taux de survie. Puisque le traitement HCQ/AZM à dose plus élevée améliore la survie de près de 200% dans cette population, les données de sécurité sont discutables. »

L’étude a été menée par le Saint Barnabas Medical Center dans le New Jersey sur 255 patients.

Trump a « empoisonné » l’HCQ

C’est triste à dire, mais pour la vie perdue des nombreux Américains, il eut été préférable que Barack Obama vante l’HCQ : les médias l’auraient applaudi et encouragé. Au lieu de cela, au printemps 2020, ayant eu vent des travaux du professeur Raoult, le président Trump avait ouvertement vanté l’efficacité de ce médicament et l’avait même pris lui-même. Parce que Trump avait parlé, l’HCQ était instantanément devenu un poison mortel. Il s’est attiré les foudres d’experts médicaux qui savaient qu’ils condamneraient à mort des centaines de personnes, dont le Dr Anthony Fauci, membre de l’équipe de la Maison-Blanche chargée de la lutte contre le coronavirus. Les politiques ont dans la foulée rejeté ses affirmations et maintenu que le médicament était dangereux. Comme des fillettes critiquant la façon d’attaquer les virages de Thierry Neuville. A qui la faute ? Aux journalistes qui demandeur à des fillettes leur opinion, pas aux fillettes.

L’été dernier, des adolescents de Twitter, qui considèrent posséder la science infuse parce qu’ils ont le pouvoir de l’affirmer, a restreint le compte de Donald Trump Jr, après qu’il ait publié une vidéo de médecins vantant l’efficacité du médicament : comment des spécialistes osaient-ils contredire les informaticiens de Twitter ! Ils l’ont accusé de « diffuser des informations erronées et potentiellement dangereuses » concernant le coronavirus. Oui. C’était le mot clé : danger. La gauche n’apprend jamais.

  • En mars, l’OMS a mis en garde contre l’utilisation du médicament pour prévenir le coronavirus, citant des données suggérant qu’il était inefficace. Elle mentait. Deux mois plus tard, les études démontraient le contraire. Il est impossible qu’en deux mois, des études produisent des résultats aussi opposés : la race humaine n’a pas pu muter si vite, et si un homme réagit bien en mai, il réagissait de la même façon en mars. A moins que les études mentionnées par l’OMS fussent truquées.

« Combien de personnes sont mortes parce que le Dr Fauci a dit qu’il fallait faire confiance à la science et que l’hydroxychloroquine n’était pas efficace ? a tweeté la républicaine de Georgie, Marjorie Taylor Greene. « Une nouvelle étude montre : La thérapie Hydroxychloroquine + Azithromycine à une dose plus élevée a amélioré la survie de près de 200% chez les patients COVID ventilés. Trump avait raison. »

Sa question est stupide : un démocrate peut faire presque n’importe quoi sans risquer aucune conséquence. Comparez les retombées mondiales du Watergate presque 50 ans plus tard, parce qu’un Républicain a espionné un candidat démocrate, à l’apathie générale pour l’espionnage de la campagne de Donald Trump par l’administration Obama si vous encore des doutes et des illusions.

Soudain, les études pleuvent

Plusieurs autres études sont arrivées à la même conclusion, à savoir que l’hydroxychloroquine peut être efficace dans certaines situations contre le coronavirus, et désormais que Trump a été abattu, ces études ne sont plus censurées.

  • Une étude de décembre de l’International Journal of Antimicrobial Agents montre une diminution de 84 % des hospitalisations chez les patients traités avec ce médicament.
  • Une autre étude, menée par Hackensack Meridian Health, a révélé des résultats encourageants chez des patients présentant des symptômes légers et traités avec le médicament.
  • Une équipe du Henry Ford Health System, dans le sud-est du Michigan, avait déclaré en juillet 2020 que son étude portant sur 2 541 patients hospitalisés avait révélé que les personnes ayant reçu de l’hydroxychloroquine étaient beaucoup moins susceptibles de mourir. L’étude avait été étouffée. Aujourd’hui, elle est citée en référence.
  • L’hydroxychloroquine s’est révélée efficace dans une étude prophylactique publiée dans le Journal of The Association of Physicians of India (JAPI) la semaine dernière.

Selon l’étude, « après ajustement pour d’autres facteurs de risque, la dose d’HCQ selon les recommandations gouvernementales, 2-3, 4-5, 6 semaines ou plus, réduit la probabilité de positivité au Covid de 34 %, 48 % et 72 %. »

Les auteurs de cette étude prophylactique (relative à la prévention d’une maladie) ont déclaré qu’il s’agissait « de la plus grande étude multicentrique sur la prophylaxie HCQ sur les HCW (travailleurs de la santé), couvrant plus de 12 000 HCW à risque de Covid-19 ».

L’étude a été menée de mai à septembre de l’année dernière dans 44 hôpitaux de 17 États, impliquant des centaines de médecins, qui ont reçu des doses d’hydroxychloroquine, alors que le HCQ faisait encore partie des recommandations du ministère de la Santé de l’Union indienne dans le protocole de traitement du Covid-19.

Ses résultats viennent de tomber. Un peu tard pour les gens qui vivent avec les séquelles graves du virus. J’espère voir une action judiciaire collective.

Maintenant qu’ils n’ont plus besoin de se débarrasser de Donald Trump, les médias grand public permettent au public d’apprendre la réalité, et l’existence des études n’est plus censurée, ou publiée avec leurs habituelles petites phrases mortelles.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

13/06/2021

Les droits de l’homme sont issus de la tradition biblique


On se souvient du fameux débat qui a tourné court au sein de l’Union européenne : fallait-il ou non signaler dans la Constitution de l’Europe les fondements spirituels de la civilisation occidentale ?

Sous la pression de certains courants laïcistes, surtout hollandais et français, les politiciens de l’Union ont évidemment décidé de passer sous silence cette réalité historique au nom du politiquement correct qui sévit en ce début de troisième millénaire.

Pourtant, ce sont bel et bien la révélation biblique et l’histoire des Eglises chrétiennes qui ont constitué la matrice de la modernité démocratique et des valeurs de civilisation qui guident encore aujourd’hui le monde occidental.

Cette amnésie européenne qui confine à l’acharnement autodestructeur 

Il suffit de constater ce qui différencie les grandes civilisations pour mettre en relief cette originalité et on ne peut que s’interroger sur cette amnésie européenne qui confine à l’acharnement autodestructeur : et cela, alors même que la société chinoise, propulsée par un essor technologique fulgurant, cherche à renouer avec son confucianisme ancestral. Que la société indienne recentre avec vigueur ses références d’avenir sur l’hindouisme et le bouddhisme qui l’ont façonnée. Que les pays arabes et même asiatiques où domine l’islam font de plus en plus résonner de véhémentes revendications au nom de leur tradition coranique.

Il n’y a objectivement aucun antagonisme entre héritage judéo-chrétien et défense des droits humains

Ainsi, l’humanisme occidental et sa philosophie des droits de l’homme sont les seuls à se détourner de leur source ! Malgré une propagande se prévalant abusivement des « Lumières », il n’y a objectivement aucun antagonisme entre héritage judéo-chrétien et défense des droits humains, ni entre spiritualité et expression laïque des valeurs.

Petit rappel historique :

La notion moderne de droits de l’homme, élaborée par étapes, s’est imposée dès la fin du 18ème siècle dans des pays de tradition judéo-chrétienne. En 1776, la Virginie, en Amérique du nord, promulgue une Déclaration, qui sera signée peu après par d’autres états voisins. La Déclaration la plus célèbre, version française, ne sera proclamée qu’en 1789, lors de la Révolution.

C’est en principe à ces textes que l’on se réfère lorsqu’on parle de droits de l’homme, sans oublier la Déclaration universelle, reformulée par les Nations Unies en 1948.

Lors de leur promulgation, ces trois versions, d’inspiration identique, sont toutefois situées idéologiquement : en Amérique, on s’émancipe d’un statut colonial. En France, on rejette l’ancien régime.

Quant à l’ONU, la déclaration de 1948 fait référence aux deux guerres mondiales et au nazisme dévastateur. Mais à mi-vingtième siècle, il était encore trop tôt pour stigmatiser le communisme et ses exactions.

Contrairement à la Tradition biblique avec son Dieu du libre arbitre, la tradition coranique considère les humains comme prédestinés par Allah

En 1981, les musulmans publient leur Déclaration des droits de l’homme islamique. Le Conseil islamique d’Europe, ayant son siège à Londres, exprime par là son total décalage avec la Déclaration universelle, non reconnue par l’islam parce qu’elle ne correspond pas à ses visées spécifiques inspirées de la sharia. Dernière tentative de réajustement en 1990 : la déclaration du Caire, dont on n’arrive toujours pas à savoir si elle est cosmétique ou réellement adoptée par les pays musulmans. Le problème est philosophique : contrairement à la Tradition biblique avec son Dieu du libre arbitre, la tradition coranique considère les humains comme prédestinés par Allah, et la notion biblique d’une contribution active à l’histoire en est absente. Le mektoub s’impose aux croyants, dépossédés de toute initiative, et cette vision d’un autocrate céleste inconnaissable élimine d’office les infidèles.

On vérifie à quel point l’anthropologie biblique centrée sur la personne et prenant en compte l’histoire qui se construit est aux antipodes de la conception passive du message islamique. Revenons aux sources originelles de la Déclaration, issue de pays où le judéo-christianisme a longtemps ensemencé la liberté de pensée et la promotion de valeurs humaines.

Le Dieu libérateur de la Bible :

Le Dieu de l’Alliance est un Dieu qui – contrairement aux divinités mythologiques antiques – est bienveillant envers l’homme et sa destinée. Les anciens le dénommaient à ce titre « le Dieu ami des hommes ».

Le livre de l’Exode nous dévoile le visage du Dieu des opprimés et des souffrants : initié à cette alliance indéfectible depuis Abraham, Israël en fait l’expérience salvatrice lors de la sortie d’Egypte.

Le Décalogue reçu par Moïse sur le Sinaï est un code autant social que religieux, basé essentiellement sur le respect de l’autre et la prise en compte des plus faibles. Il est plus perfectionné que le code d’Hamourabi des anciens Mésopotamiens.

Cette expérience pascale, libératrice, d’Israël est une entrée dans une géographie, la Terre promise, mais aussi dans une histoire, et donc une espérance. « Voici que je mets devant toi le bonheur et le malheur, la vie et la mort…Choisis donc la vie pour que tu vives ! » (Deutéronome).

Ce long apprentissage qui consiste à se libérer des servitudes de toutes sortes ne va pas quitter Israël, dont l’alliance avec Dieu sur sa « terre de sainteté » en est l’inspiration permanente. Même la prière des psaumes relie la fidélité au Dieu de l’alliance avec les comportements éthiques quotidiens les plus concrets.

Le respect dû à toute personne se fonde sur le fait que l’être humain est créé à l’image de Dieu, et les prophètes d’Israël protestent énergiquement lorsque d’une manière ou de l’autre cette dignité originelle est bafouée. Dès lors, impossible de respecter Dieu si l’on ne respecte pas l’homme, reflet de son image.

« Dieu rend justice aux opprimés, donne aux affamés du pain, protège l’étranger, soutient la veuve et l’orphelin » (Psaume 146).

Jésus n’abolit rien, il poursuit dans la même ligne :

Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus reprend les dix commandements comme voie privilégiée des Béatitudes qui en sont la prolongation résistante. C’est bien pourquoi l’évangéliste Matthieu le présente comme un nouveau Moïse qui actualise le salut du peuple et récapitule l’alliance dans le don de sa personne. Son « jugement dernier », (Mt 25/31-48), montre combien, par son enseignement, Jésus a voulu identifier aux justes dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés : les affamés, ceux qui sont démunis, les prisonniers, les persécutés… « Tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites ! » « Les miens » ne s’applique évidemment qu’à ceux et celles qui partagent les mêmes valeurs de vie que le rabbi nazaréen.

Devant le spectacle de Jésus humilié, torturé, devant ce « serviteur souffrant » de la vérité en qui – comme d’innombrables victimes de la violence – l’image de Dieu est bafouée, Pilate s’exclame : « Voici l’Homme ! »

Lorsque les disciples de l’Innocent mis à mort puis ressuscité luttent pour la dignité de la personne, ils contribuent à faire advenir ce monde plus humain d’où émergera le royaume de Dieu. Jésus a inauguré des temps messianiques où tous vont avoir « la vie en abondance ».

Selon cette perspective, et dans le sillage de ce message libérateur greffé sur l’héritage spirituel d’Israël, Jésus a restauré l’image de Dieu en l’homme, il a ouvert une ère nouvelle et des chemins d’humanité.

Comme le dit l’apôtre Paul, les clivages réducteurs de la société de l’époque vont disparaître : « Il n’y a plus d’un côté le Juif et de l’autre le Grec, d’un côté l’esclave et de l’autre l’homme libre, il n’y a plus d’un côté l’homme et de l’autre la femme ; car tous sont UN dans le Christ. » (Gal 3/28).

Aux côtés d’Israël, l’Eglise poursuit la mission de faciliter, de concrétiser l’émergence de cette Terre nouvelle esquissée par les Ecrits de la Bible, prenant en compte les deux dimensions de la diversité et de l’unité, du particulier et de l’universel.

C’est une tâche actuelle que de défendre simultanément à la suite de Jésus la cause de Dieu et la cause de l’Homme, ce qui implique, évidemment des droits mais aussi des devoirs.

Les militants des droits de l’homme pratiquent quotidiennement des valeurs judéo-chrétiennes et bibliques sans s’en rendre compte

Le christianisme, qui – à la différence de l’islam – distingue entre Dieu et César, recelait en lui le processus de la laïcité véritable, ce qui fait que – comme Monsieur Jourdain faisant de la prose sans le savoir – les militants des droits de l’homme, tout comme nos contemporains des démocraties occidentales, pratiquent quotidiennement des valeurs judéo-chrétiennes et bibliques sans s’en rendre compte, même lorsqu’ils les rejettent par inféodation idéologique.

Mais jusqu’à quand cela sera-t-il encore possible ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.