07/03/2021

De nouvelles découvertes indiquent que l’hébreu fut le plus ancien alphabet du monde – 2ème partie

2ème volet de l’article de Steve Law, traduit par Pug pour « Nations pour Israël ».

Et Moïse écrivit toutes les paroles de l’Eternel.

EXODE 24 :4 (DARBY)

Dans la seconde partie de cette série de trois articles, nous nous pencherons sur les affirmations controversées et les surprenantes nouvelles preuves du Professeur Douglas Petrovitch qui suggèrent que l’alphabet le plus ancien au monde serait effectivement une forme primitive d’Hébreu.

Je me souviens très bien du buzz dans les halls et salles de réunion du rassemblement de la Société de Théologie Évangélique tenu à l’automne 2015 à Atlanta. « Patterns of Evidence » était présent pour faire la promotion de leurs nouveau film et livre. Le rassemblement annuel proposait des centaines de séances de groupe où d’éminents chercheurs chrétiens du monde entier présentaient leurs plus récentes découvertes et propositions dans leur domaine de compétence à plusieurs milliers de participants. Avec des douzaines de conférenciers parmi lesquels choisir pendant une heure donnée, décider à quel séance nous allions assister était difficile. Mais le titre d’une des conférences était source d’un intérêt et d’une excitation particulières : « Le plus ancien alphabet du monde – les textes hébraïques du 19ème siècle av. JC. »

Les groupes avec lesquels j’étais en contact parlaient de cette conférence et pendant que je me frayais un chemin dans les couloirs bondés entre les conférences, j’ai entendu : « Je ne peux pas manquer celle-là », dans plusieurs conversations. Je savais que je devrais arriver tôt pour avoir une place assise. C’est la date, dans le titre de la conférence, qui avait retenu l’attention d’autant de personnes. Des textes hébraïques si tôt dans l’histoire étaient juste tellement en décalage avec le canevas de pensée habituel (de près de 1000 ans) qu’ils se devaient de voir ce qu’il y avait derrière ces affirmations stupéfiantes.

Professeur Douglas N. Petrovitch

La conférence donnée à cette pièce surpeuplée n’a déçu personne. De nombreux exemples d’inscriptions, qui non seulement indiquaient que l’Hébreu était le premier alphabet mais aussi validaient le récit biblique des Israélites en Egypte, furent montrés. Le Professeur Petrovitch avait étudié les inscriptions sur une série de dalle de pierres de près de 3 mètres appelées stèles, qui racontaient les expéditions annuels d’un haut fonctionnaire d’Egypte vers les mines de turquoise de Serâbît el-Khâdim, au Sud-Ouest du Sinaï. Immédiatement à l’ouest de la localisation traditionnel du Mont Sinaï. Ce fonctionnaire avait fait réaliser des images de lui-même, au pied de la stèle, où il était représenté sur un âne au centre, avec un assistant égyptien marchant derrière lui et un garçon marchant devant. Chaque année, l’inscription montrait que le garçon grandissait. Ce qui retint son attention, c’est qu’une des stèles n’utilisait pas les hiéroglyphes égyptiens mais plutôt une forme rudimentaire d’alphabet dans un langage sémitique. Si l’interprétation de Petrovitch est exacte, il s’agit du fils de Jospeh, Manassé et de son fils Sichem (Josué 17 :2).

L’inscription Manassé (copyright Douglas Petrovitch)

L’inscription incluait la date de l’année 18 du règne d’Amenemhat III, de la 12ème dynastie, le dirigeant de l’époque de Joseph dans les deux visions d’un Exode à l’âge moyen de bronze/Moyen Empire vers 1450 av JC. (représentée dans le film Patterns of Evidence : the Exodus par David Rohl et John Bimson) et d’un Exode à l’âge de bronze tardif/Nouvel Empire en 1446 av JC en conservant la datation traditionnelle de l’Egypte (représentée dans le film Patterns of Evidence : the Exodus par Bryant Wood, Charles Aling et Clyde Billington et également choisie par Douglas Petrovitch). Ceci est parce qu’il existe deux vues principales sur l’amplitude du temps passé par les Israélites en Egypte – sans doute y aura-t-il une publication de Thinker Update sur ce débat plus tard. Mais néamoins, cette date est une preuve de plus qui montre que la théorie d’un Exode à l’époque de Ramsès II, acceptée par la majorité des savants, les conduit peut-être à passer à côté de preuves de l’Exode qui existent en fait plusieurs siècles plus tôt que l’époque qu’ils considèrent.

Si son interprétation est exacte, cela établirait également que l’Hébreu fut le premier alphabet du monde. Selon Petrovitch, l’inscription indique que cette expédition incluait un groupe qui avait des liens significatifs avec les premiers Israélites. Il lit l’inscription comme suit : « Six hommes du Levant, Hébreux de Bethel la bien aimée. » Le Levant est la région de Canaan et ses environs. Dans le récit biblique, Bethel était l’un des quartiers généraux de Jacob et sa famille avant qu’ils ne partent en Egypte – c’était leur lieu de résidence.

« Et Dieu dit à Jacob: Lève-toi, monte à Bethel, et habite là, et fais-y un autel au Dieu qui t’apparut comme tu t’enfuyais de devant la face d’Esaü, ton frère…  Et Jacob vint à Luz (c’est Bethel), qui est dans le pays de Canaan, lui et tout le peuple qui était avec lui; »

Genèse 35 : 1,6 (Darby)

Le Professeur Petrovitch a annoncé que le second de ses livres en préparation montrera des preuves claires selon lesquelles le personnage présenté ne peut être nul autre que Manassé, le fils de Joseph. Ceci et d’autres de ses découvertes ont à nouveau été présenté en novembre dernier à la réunion annuelle des Ecoles Américaines pour la Recherche Orientale (American Schools of Oriental Research, ASOR), cette fois-ci attirant l’attention (et la contestation) d’un plus large public.

Dans le premier volet de cette série, il a été montré que publications universitaires ont longtemps dépeint le Phénicien comme le premier alphabet du monde, qui se serait développé après l’époque de l’Exode et serait devenu la base de tous les alphabets modernes. Cette pensée s’est propagée malgré le fait qu’il existe des preuves solides selon lesquelles les plus anciens exemples d’alphabet ne viennent pas de Phénicie et précèdent l’existence de la culture phénicienne. Les plus éminents chercheurs font attention à ne pas adjoindre le nom « Phénicien » au premier alphabet mais le message n’est pas passé aux myriades de salles de classe et publications des médias qui continuent à enseigner cela.

Le sujet est critique dans la compréhension des racines de la Bible, puisque la sophistication du narratif biblique requérait, pour sa rédaction, l’existence d’un alphabet. Si l’alphabet a été développé en premier par les Phéniciens en 1050 av. JC (ou même 1200 av.JC), cela veut dire que Moïse n’a pas pu être l’auteur des écritures qui sont devenues les cinq premiers livres de la Bible, comme la tradition et la Bible elle-même l’affirment. Mais, si l’alphabet a été développé plusieurs siècles avant, dans la région même ou les Israélites sont estimés avoir été actifs dans les années avant et pendant l’Exode, alors cela est compatible avec les affirmations de la Bible.

De nombreux experts dans le domaine des langues antiques ont reconnu que les premières écritures alphabétiques ont été développées à partir des hiéroglyphes égyptiens et étaient en langage sémitique (le groupe culturel global dont faisait partie les Israélites) mais peu ont entretenu l’idée que ce langage puisse avoir été la catégorie plus spécifique de l’Hébreu, le langage des Israélites.

Comme cela été vu dans une interview d’une heure sur Israel News Live, tout a commencé il y a plusieurs années lorsque Petrovitch (un archéologue et épigraphe de l’Université Wilfrid Laurier de Waterloo au Canada) étudiait des inscriptions égyptiennes et est tombé, « accidentellement » sur l’inscription qui mentionne Manassé. Selon Petrovitch, ceci a mené à trouver « une mine d’or après l’autre » dans d’autres inscriptions.

« Jamais, dans mes rêves les plus fous, n’ai-je pensé que je tomberais sur trois personnage bibliques significatifs dans trois inscriptions différentes qui sont toutes datées du milieu du 15ème siècle av. JC ou par-là », dit Petrovitch.

Ce n’est qu’après avoir défini chacune des 22 lettres contestées de cette écriture alphabétique primitive et auxquelles le signe primitif de chaque lettre hébraïque correspondait que Petrovitch fut capable d’interpréter les inscriptions sémitiques. Cela le mènera à estimer que les Israélites sont ceux qui ont transformé les hiéroglyphes égyptiens en un premier alphabet de l’histoire. Ces textes viennent principalement des emplacements de Serâbît el-Khâdim et Wadi el-Hôl en Egypte.

Une autre inscription, celle-ci enregistrée comme Sinai 376 de la 13ème Dynastie, est interprétée par Petrovitch ainsi : « La maison du vignoble d’Asenath et sa chambre la plus intime furent gravées, elles sont venues à la vie. » Cette phrase a trois mots (maison, chambre la plus intime et gravées) en commun avec 1 Rois 8 où il est question de la construction du Temple de Jérusalem par le Roi Salomon. Asenath était la femme de Joseph et certainement l’une des femmes les plus célèbres de l’époque.

« Et il lui donna pour femme Asnath, fille de Poti-Phera, sacrificateur d’On »
Genèse 41 :45 (Darby)

« Et il naquit à Joseph, dans le pays d’Egypte, Manassé et Ephraïm, que lui enfanta Asnath, fille de Poti-Phera, sacrificateur d’On. »

Genèse 46 :20 (Darby)
Sinai 375a , avec les tracés surlignés en noir et les propositions hébraïques équivalent en vert qui contiennent le nom « Akhisamac, surveillant des minéraux » (copyright: Douglas Petrovich)

Deux inscriptions de l’époque de l’Exode ajoutent des arguments au débat. Dans Sinai 375a (dont la photo peut être vue en entête de la première partie de l’article), Petrovitch lit le nom « Akhisamac » et son titre « surveillant des minéraux. » Petrovitch ne connait aucune autre occurrence de ce nom dans aucun autre langage sémitique que l’Hébreu. Dans la Bible Akhisamac était le père d’Oholiab qui, avec Betsaleel, était l’un des principaux artisans chargés de la construction du Tabernacle et de ses aménagements.

« Et avec lui Oholiab, fils d’Akhisamac, de la tribu de Dan, graveur et inventeur, et brodeur en bleu, et en pourpre, et en ecarlate, et en fin coton. »

Exode 38 :23 (Darby)

La deuxième des inscriptions de la période de l’Exode est la référence la plus spécifique à l’évènement de l’Exode. Evidemment, elle est aussi la plus controversée de toutes. Mais cette inscription, ainsi que la débat qui s’en est suivi, devra attendre la dernière partie de notre série en trois parties sur le plus ancien alphabet du monde.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gally pour Dreuz.info.

06/03/2021

De nouvelles découvertes indiquent que l’hébreu fut le plus ancien alphabet du monde – 1ère partie

Suite aux commentaires lus sous un article publié il y a deux jours, et les énormités « scientifiques » que j’ai pu y croiser, il m’a semblé utile de publier cette traduction d’un article de Steve Law (daté de Janvier 2017) réalisée par l’excellent Pug pour le site « Nations pour Israël ».

Et Moïse écrivit toutes les paroles de l’Eternel.

Exode 24 :4 (Darby)

De saisissantes nouvelles preuves découvertes par le Professeur Douglas Petrovich pourraient changer la façon dont le monde appréhende les origines de l’alphabet et la première écriture Biblique. Comme il fallait s’y attendre, ses propositions controversées ont déclenché une réelle polémique.

Dans ce premier d’une série de trois articles, seront abordés le contexte et l’importance de ce sujet tandis que seront présentés dans un deuxième volet, certaines spécificités des nouvelles découvertes ainsi que l’argumentation des détracteurs.

L’enseignement en usage dans les écoles depuis plusieurs décennies explique que ce sont les Phéniciens qui ont développé le premier alphabet du monde autour de 1050 av JC. Cet alphabet se serait ensuite répandu aux Hébreux et autres cultures de la région cananéenne dans les siècles suivants avant d’être repris par les Grecs et les Romains et transmis aux alphabets modernes d’aujourd’hui. Cependant, beaucoup peuvent ne pas avoir compris les implications de cette vision quant à l’idée traditionnelle que Moïse est l’auteur des cinq premiers livres de la Bible.

Alors que l’écriture avait longtemps été en usage chez les Egyptiens et peuples de Mésopotamie, ces derniers utilisaient des systèmes d’écriture complexes (hiéroglyphiques et cunéiformes) qui étaient limités parce qu’ils employaient près d’un millier de symboles avec de nombreuses variantes supplémentaires représentants non seulement des sons mais aussi des syllabes et des mots entiers. Les messages qu’ils conféraient étaient assez simples, alors que la Bible utilise des formes complexes de langage. Le génie du premier alphabet fut de tout réduire à environ deux douzaines de lettres qui, originellement, représentaient seulement les sons consonnes. A partir de ces quelques lettres, chaque mot d’un langage peut être facilement représenté.

Exemple d’écriture cunéiforme qui possédait des centaines de symboles, avec 30 ou plus variantes (Wikimédia Commons)

Pour un travail d’écriture aussi sophistiqué que la Bible, la flexibilité d’un alphabet est essentielle. Si celui-ci n’avait pas été inventé avant la période admise c’est-à-dire environ 1050 av JC, alors Moïse n’aurait pas pu écrire les cinq premiers livres de la Bible quatre siècles plus tôt.

Aujourd’hui, de nouvelles preuves qui pourraient tout changer ont été annoncées par le Professeur Douglas Petrovitch, un archéologue, épigraphe et professeur d’études d’Egypte Antique à l’Université Wilfrid Laurier à Waterloo, au Canada. L’épigraphie est l’étude des inscriptions, elle consiste à en faire des classifications et à rechercher les plus infimes distinctions entre les différents systèmes d’écriture tout en définissant leur signification et le contexte culturel dans lequel elles ont été écrites. Après plusieurs années d’étude minutieuse, Petrovich estime qu’il a rassemblé suffisamment de preuves pour établir le fait que, non seulement l’alphabet était en usage plusieurs siècles avant la période habituellement avancée mais de plus, qu’il était bien une forme d’Hébreu primitif, idée impensable il y a peu.

La présentation habituelle du Phénicien comme le premier alphabet est curieuse, puisque les spécialistes connaissent depuis longtemps des inscriptions alphabétiques beaucoup plus anciennes. Ainsi, en 1904-1905, Sir Flinders Petrie, le père de l’archéologie égyptienne, et sa femme Hilda ont découvrirent plusieurs inscriptions alphabétiques rudimentaires dans les mines de cuivre et de turquoise contrôlées par les Egyptiens dans la péninsule du Sinaï.

Sir Flinders Petrie 1853-1942 (Wikimedia Commons)

Sir Alan Gardiner, le plus éminent linguiste de son temps, déchiffra plusieurs de ces écritures et affirma qu’elles représentaient une forme primitive d’alphabet et qu’elles utilisaient un langage sémitique. L’écriture devint connue sous le nom de « Proto-Sinaïtique » et fut datée vers l’Age de Bronze moyen, entre 1600 et 1500 av JC.

Sir Alan Gardiner 1879-1963 (copyright Thinking Man Media)

W.F. Albright, l’américain connu comme le père de l’archéologie biblique popularisa l’idée que ces écrits étaient sémitiques et beaucoup acceptèrent l’idée que des esclaves israélites étaient les auteurs de ces inscriptions.

William Foxwell Albright 1891-1971 (Wikimedia Commons)

L’Hébreu fut revendiqué comme le plus ancien alphabet du monde pour la première fois dans les années 20 par le savant allemand Hubert Grimme. « Bien que Grimme ait identifié plusieurs des inscriptions égyptiennes comme étant de l’Hébreu, il a été incapable d’identifier tout l’alphabet correctement », explique Roni Segal, conseiller académique de l’Institut Israélien d’Etudes Bibliques, une université en ligne spécialisée dans l’Hébreu Biblique, qui a communiqué au journal Breaking Israel News.

Alors que le scepticisme moderne à propos du récit biblique de la période de l’Exode s’est mis en place à la fin du 20ème siècle, les savants se sont généralement désolidarisés de l’idée que les inscriptions Proto-Sinaïtiques étaient l’œuvre de mineurs israélites. De plus, la découverte de nombreuses autres inscriptions alphabétiques dans la région de Canaan datées de la période entre 1200 et 1050 av JC ont mis en avant la nécessité d’une nouvelle catégorie. Ces dernières, et quelques autres fragments de la région qui étaient similaires aux élaborations Proto-Sinaïtiques, ont été appelées « Proto-Cananéennes. »

Une comparaison entre les lettres hébraïques qui entrèrent en usage après la captivité à Babylone (débutée autour de 586 av JC), le présumé alphabet « Proto-Hébreu » original et les hiéroglyphes égyptiens qui peuvent avoir été la base pour beaucoup des lettres (Copyright Dr Douglas Petrovitch)

Le système pour toutes ces formes semble avoir été développé depuis les Hiéroglyphes égyptiens, qui furent utilisés comme base pour créer 22 lettres alphabétiques représentants les sons consonnes constituant le langage sémitique des écritures. Les premières écritures admises par les spécialistes comme utilisant une écriture « Hébraïque » sont toutes datées après 1000 av JC et classées comme utilisant l’alphabet « Paléo-Hébreu ».

L’ironie réside dans le fait que ces écritures en « Paleo-Hébreu » sont souvent impossibles à distinguer des écritures phéniciennes et sont tout autant un développement naturel des plus anciens exemples de Proto-Sinaïtique et de Proto-Cananéen. Pourtant, la plupart des sources continuent à communiquer le paradigme habituel. Dans son article sur l’alphabet phénicien, Wikipédia affirme que « L’alphabet phénicien, appelé conventionnellement l’alphabet Proto-Cananéen pour les inscriptions plus anciennes qu’environ 1050 av JC, est l’alphabet authentifié le plus ancien. » Cette affirmation est maintenue en dépit du fait que les exemples les plus anciens ne viennent pas de Phénicie et sont plus anciens que l’existence de la culture phénicienne. Cet usage serait-il commodément et intentionnellement conservé par ceux qui ne veulent pas que Moïse puisse être considéré comme un auteur possible de la Torah ?


« Et fortifiez-vous beaucoup pour garder et pour pratiquer tout ce qui est écrit dans le livre de la loi de Moïse, afin de ne vous en écarter ni à droite ni à gauche. »

Josué 23 :6

Alors, l’alphabet Hébreu a-t-il été développé depuis le Phénicien ou bien est-ce l’inverse ? Les formes les plus anciennes d’alphabet (Proto-Sinaïtique et Proto-Cananéen) peuvent-elles être aussi simplement considérées comme « Proto-Hébreu » et cette forme primitive d’alphabet peut-elle être le véritable » premier alphabet du monde » ? Cette forme la plus ancienne d’Hébreu peut-elle s’être répandue à travers la région et être devenue ce qui est maintenant connu comme le Phénicien ou Paleo-Hébreu ?

Le courant majoritaire des chercheurs ne va pas dans ce sens, s’appuyant sur l’idée que la seule chose que l’on peut affirmer avec certitude c’est que ces écritures alphabétiques sont sémitiques et que l’Hébreu n’est que l’une des variétés des nombreux langages sémitiques en usage à cette époque.

Cependant, en 1999 John et Deborah Darnell firent une découverte passionnante qui relança le débat dans un lieu appelé Wadi el-Hol en Moyenne Egypte . Il s’agit d’inscriptions alphabétiques qui apparaissent comme un système hybride entre symboles hiéroglyphiques et symboles alphabétiques. Une fois de plus est confirmée l’idée du passage direct des hiéroglyphes aux écritures sémitiques. La surprise de cette découverte vient du fait que ces écritures datent de la 12ème dynastie qui, en termes conventionnels, correspondent aux alentours de 1850 av JC.

Un dessin de l’une des plus anciennes inscriptions alphabétiques du monde provenant de Wadi El-Hol en Egypte et daté du Moyen Empire (18ème Dynastie) aux alentours de l’époque de Joseph. – Bruce Zuckerman en collaboration avec Lynn Swartz Dodd – Pots and Alphabets: Refractions of Reflections on Typological Method (MAARAV, A Journal for the Study of the Northwest Semitic Languages and Literatures, Vol. 10, p. 89) (Wikimedia Commons)

Ces faits incontestables encouragèrent davantage de savants à revenir à l’idée que ces écrits anciens étaient liés au séjour des Israélites en Egypte. L’égyptologue David Rohl a d’ailleurs émis la théorie que l’élément décisif a pu venir de Joseph pendant sa période de pouvoir en Egypte et que ce système a pu donc être développé ensuite par Moïse lui permettant ainsi d’écrire ce qui deviendra les cinq premiers livres de la Bible au Mont Sinaï.

Rohl a écrit ce qui suit :

« … il fallait les compétences multilingues d’un Prince d’Egypte Hébreu éduqué pour faire de ces premiers simples graffitis une écriture fonctionnelle, capable de transmettre des idées complexes et un narratif courant. Les Dix Commandements et les Lois de Moïse furent écrites en Proto-Sinaïtique. Le prophète de Yahweh – qui maitrisait à la fois la littérature épique égyptienne et mésopotamienne – n’a pas été seulement le père fondateur du Judaïsme, du Christianisme et, à travers la tradition coranique, de l’Islam, mais aussi le géniteur des écritures alphabétiques Hébraique, Cananéenne, Phénicienne, Grecque et donc de l’alphabet occidental moderne. »
David Rohl (2002) Le testament perdu, page 221.

Cependant, ces assertions n’ont pas modifié la position de la plupart des savants qui considèrent qu’il n’y a pas assez de preuves spécifiques pour déplacer ces écritures alphabétiques anciennes de la catégorie « Sémitique » à celle de « Hébraïque ».

Arrive alors Douglas Petrovitch et ses revendications , il apporte de nouvelles et multiples preuves spécifiques attendues dans ce dossier afin de le réouvrir . Ce qu’il a exactement trouvé et ce que sont quelques-unes des premières réactions seront le sujet de la seconde partie de cet article dans le « Thinker Update » de la semaine prochaine.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gally pour Dreuz.info.

05/03/2021

L’immigration (illégale) au cœur de la prochaine présidentielle française

 

L’immigration illégale, liée à l’insécurité, va très certainement être l’un des thèmes majeurs de la prochaine campagne des élections présidentielles.

Le président, Emmanuel Macron, ne vient-il pas de préciser que « dix millions d’Africains actuellement en France (pour une majorité des musulmans Algériens, Marocains et Tunisiens) permettaient à leurs familles de vivre en Afrique ». 

Analysons avec lucidité ces problèmes qui nous préoccupent et sont en grande partie liés : L’Afrique, le Maghreb (et en particulier l’Algérie) et l’immigration, passée, actuelle et future.

Rappelons tout d’abord quelques chiffres qui, hélas, nous procurent des frissons d’anxiété : en 1900, il y a à peine plus d’un siècle, l’Afrique ne comptabilisait que 100 millions d’habitants, alors que l’Europe en comptait 400 millions. Or, en 2050, l’Afrique aura près de 2 milliards d’habitants alors que l’Europe (hors migration) en aura toujours environ 400 millions. 

Dans l’état actuel de cette démographie incontrôlée l’invasion de l’Europe par l’Afrique est inévitable. 

Quelles sont les solutions qui pourraient permettre, non pas de l’éviter, mais, pour le moins, de la contrôler ? 

  • Investir et industrialiser le continent africain, dans l’objectif que les Africains restent chez eux (comme cela a été le cas par exemple au cours des 132 années de la colonisation de l’Algérie) ce n’est pas, ce n’est plus possible, même avec la meilleure volonté, avant plus d’un siècle au moins et, pour parvenir à ce résultat improbable, un impératif : le contrôle et la réduction de la démographie de cet immense continent. 

La Chine doit servir d’exemple : si la démographie n’avait pas été contrôlée et réduite durant les décennies Mao, et par la suite (Un enfant mâle par famille) ce pays dépasserait largement les deux milliards d’habitants aujourd’hui, au lieu de 1 milliard 400 millions. 

Cette politique dictatoriale a permis son développement jusqu’à la faire devenir la plus grande puissance de notre planète.

Il s’agit-là de la seule solution envisageable en ce qui concerne l’Afrique. 

Si un pays peut servir d’exemple c’est l’Algérie : lors de la conquête sa population autochtone était inférieure à 2 millions de musulmans. 

Lors du recensement général de 1931, donc un siècle plus tard, l’Algérie comptabilisait 5.071.680 musulmans, 102.013 juifs et 805.140 européens, soit un total de 5.978.833 habitants environ. 

Avant l’indépendance, en 1962, on estimait sa population à environ 1.200.000 européens et juifs et 10 millions de musulmans et ce pays vivait comme un grand nombre de pays européens, et quelquefois bien mieux, car son PIB était supérieur à celui de la Corée du Sud par exemple. (Actuellement le PIB de la Corée du Sud est de 1674 milliards et celui de l’Algérie de 169 milliards) 

L’immigration était parfaitement contrôlée et seule la main-d’œuvre nécessaire à la bonne marche (et surtout aux salaires inférieurs des patrons métropolitains) était autorisée.

Soixante années plus tard la population musulmane a quadruplé (environ 45 millions) et le pays est au bord de la faillite. Les Algériens n’ont comme seule solution que l’immigration vers la France et l’Espagne, soit illégalement, soit sous le couvert d’études et de regroupement familial (En ce qui concerne les étudiants, une fois leur diplôme en poche, ils ne retournent pas dans leur pays, qui ne leur offre aucun débouché). 

Ce même graphique s’applique au Maroc : 6.555.420 en 1931 = 36 millions en 2020. Et à la Tunisie : 2.159.151 en 1931 et 12 millions en 2020. 

Et surtout que l’on ne se leurre pas : ni l’Afrique, dans son immense ensemble, ni l’Algérie, dans sa particularité, ne bénéficient d’une aide constructive, venue de Chine par exemple. La France les a colonisés en les construisant, la Chine les exploitent sans les colonisés. L’Algérie s’en est déjà rendue compte quant à l’Afrique elle ne tardera pas à ouvrir également les yeux. 

C’est avant tout et uniquement dans l’intérêt futur de ce vaste continent africain qu’il lui sera indispensable, pour ne pas dire inévitable, qu’il parvienne à contrôler impérativement sa démographie galopante. 

C’est également, pourquoi le nier, notre intérêt ! 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

04/03/2021

Crise du Covid-19 : situation de l’Occident avant l’épidémie

 

Ces cinquante dernières années, il s’est opéré dans le monde occidental, un renversement des valeurs de type nietzschéen.

En gros, tout ce qui était interdit, est aujourd’hui non seulement autorisé, mais admis et imposé comme norme.

Le « mariage pour tous », la « procréation médicalement assistée », la « Gestation pour autrui »…sont les moments forts de ce processus dont nous ne disposons pas de mot pour le qualifier.

Le sens global de ce mouvement est un immense détricotage culturel aboutissant à une situation dans laquelle tout doit être perçu comme indifférent, identique, interchangeable.

Hier, il fallait se « distinguer ». Aujourd’hui il faut se fondre dans un paysage monochrome.

Ainsi, être homosexuel ou hétérosexuel est présenté comme étant rigoureusement pareil.

Il en est de même pour les races qui ont été en France, supprimées par décret.

Au regard des normes en vigueur, il n’y a plus de blancs, plus de noirs.

On n’a pas osé officiellement décréter la fin des différences religieuses.

Le législateur n’a pas osé voter une loi qui dispose qu’il n’y a plus de Juifs, de chrétiens ou de musulmans.

Pourtant, dans les faits, les Juifs disparaissent du continent européen et parallèlement à ce retrait juif, tout ce qui rappelle les signes de la religion chrétienne sont progressivement effacés de l’espace public.

Le christianisme comme structure identitaire disparait. Le vote chrétien n’est plus signifiant.

L’islam seul demeure occupant la quasi-totalité du champ religieux visible.

Les musulmans persistent à revendiquer leur singularité.

Mais leur présence est perçue comme menaçant le processus d’indifférenciation qui se pose comme le nouveau ciment de l’unité républicaine pour laquelle à terme, plus aucun signe ne doit distinguer les hommes et les femmes les uns des autres.

Cette situation provoque une très forte anxiété, pour ne pas dire angoisse. L’être humain complexe, unique, est tout simplement en train de disparaître de la sphère de la représentation dominante. Un domaine est particulièrement concerné, celui du langage.

Une censure impose progressivement le silence. Il devient quasiment impossible de parler librement et tout jugement subjectif expose son auteur y compris à des poursuites pénales. Il faut s’exprimer dans un langage neutre. Le plus neutre possible. Répéter les mêmes stéréotypes.

La disparition de l’être humain comme personne complexe appartenant à un ou plusieurs groupes qui lui confèrent une identité, provoque une immense crise qui frappe tous les secteurs de la société.

Paradoxe : ceux qui opposent la plus farouche résistance au processus d’indifférenciation, appartiennent aux minorités jadis opprimées qui se sont battues pour être précisément intégrées dans l’ensemble par le moyen de l’égalité des droits. (Cf. le combat du pasteur Luther King).Cette « égalité » est jugée insuffisante, formelle, trompeuse.

C’est ainsi que des associations « noires » revendiquent agressivement leur appartenance raciale.

Faisant fi des autres paramètres qui les rattachent à la communauté nationale, elles n’observent le monde et l’histoire que par le prisme de la race et exigent l’effacement de tout événement ou personnage historique, de toute œuvre d’art, qui porteraient atteinte à leur dignité d’homme ou de femmes noires. Le film mythique « Autant on emporte le vent » disparait.

La pièce d’Eschyle « Les suppliantes » ne peut être jouée à la Sorbonne.

Ces associations contribuent massivement au processus d’indifférenciation qui à terme, en toute logique devrait déboucher sur leur disparition, ce qu’elles ne peuvent concevoir.

Les minorités dans un même mouvement revendiquent et rejettent toute discrimination. Mais, contradictoirement, elles refusent de s’effacer, de se décaper de leur marqueur identitaire visible, au profit de l’Homme, l’homme indiscriminé qui est à la base du droit européen.

Elles s’accrochent avec l’énergie du désespoir à leur être noir, qu’elles utilisent comme une arme.

Il en est de même des LGBT…

Seul l’homme blanc hétérosexuel occidental consent à sa disparition. Il se retire du monde qu’il dirige, dans lequel il est largement majoritaire, laissant ainsi le champ social être la proie de conflits tribaux, livrant la société à la violence primordiale.

Me basant sur les travaux de René Girard, je rappelle ici que toute culture, et donc toute religion, visent à maitriser, à évacuer la violence réciproque qui entraînerait les hommes dans une lutte sans fin, la fameuse « guerre de tous contre tous » qu’évoque Hobbes.

Le processus d’indifférenciation comme réponse au racisme, aux discriminations, conduit à une déculturation massive et donc à terme, à laisser le champ libre à la violence primordiale, donc au chaos.

C’est dans ce contexte de crise profonde, qu’éclate la crise du Covid-19 début 2020.

Comme nous le montrerons dans un prochain article, on ne peut rien comprendre à la réaction des gouvernements occidentaux, si l’on ne prend pas en compte cette situation de crise liée au processus d’indifférenciation et de déculturation.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

02/03/2021

Goldnadel : « l’idéologie gauchisante nous fait vivre dans un asile »

 

Pour l’avocat et essayiste, le monde occidental ressemble, aujourd’hui, de plus en plus à un asile en raison de la prolifération d’une idéologie gauchisante, dont la manifestation symptomatique, relève selon lui, quasiment de la psychiatrie.

Je professe depuis plusieurs années la thèse assez ingrate que l’idéologie névrotique, qui agite le monde occidental par le truchement de ses médias, nous fait vivre désormais dans un asile. Au sens littéral et psychiatrique du terme.

Cette idéologie globalement gauchisante — et dont l’un des aspects est précisément l’islamo-gauchisme, si j’avais le courage intellectuel de le nommer – présente effectivement aujourd’hui des aspects délirants dont les domaines de manifestations symptomatiques sont la race, le sexe et le genre.

Je me propose donc de vous présenter, à titre d’exemples, sept piliers de la folie qui, tout dernièrement sont en train de bâtir notre asile de fous , qui par le déni du réel , qui par la dictature du fantasme.

Écriture inclusive intrusive: Selon les informations exclusives du Figaro, Sciences-po favorise l’écriture inclusive. L’institution d’études politiques demanderait aux étudiants lors de partiels de sociologie d’y avoir recours. Notre journal indique avoir eu accès aux copies d’élèves qui dénoncent les faits.

Sur ces documents, il est indiqué que ne pas utiliser l’écriture inclusive n’est pas pénalisant, en revanche «un demi-point de bonus» sera attribué à celles et ceux qui tenteront de l’utiliser.

Selon les étudiants, et au rebours de la consigne officielle, un enseignant donnant un cours magistral sur «les grandes questions de la sociologie et de prisme du genre» aurait indiqué aux élèves qu’ils seraient «pénalisés» s’ils n’utilisaient pas l’écriture inclusive. La mesure ayant provoqué un tel émoi dans la communauté estudiantine que l’enseignant serait revenu sur cette décision et aurait donc décidé d’instaurer le système du bonus.

Dilection pathogène pour l’altérité au mépris de notre sécurité : Il fut un temps où le réfugié, admis était astreint à une obligation de réserve sauf à être expulsé.

Plus inquiétant en matière de santé mentale, cette annonce de l’UNEF, à propos de la mise à disposition par le gouvernement de protections périodiques gratuites dans les universités:

«Victoire pour les étudiants-e-s. Mise à disposition gratuite de protections périodiques pour les étudiants-e-s sur ton campus!».

Puis-je suggérer qu’en cette circonstance, l’écriture inclusive s’impose comme une règle douloureuse pour l’esprit?

Dictature du Genre: Monsieur et Madame Patate sont deux gros légumes, mondialement connus du monde du jouet pour enfants qui devraient bientôt disparaître dans la poêle à frire idéologique.

Dans un communiqué publié sur son site, le groupe Hasbro a annoncé vouloir transformer cette famille traditionnelle de tubercules par une famille non genrée. Selon les informations de RTL, le fabricant de jouets a annoncé «vouloir s’assurer que tout le monde se sente bienvenu dans le monde des têtes de patate.» «De nouveaux personnages «non genrés» devraient les remplacer, afin de«promouvoir l’égalité des genres et inclusions». Nous voilà tellement rassurés qu’on a la patate.

Migrations et xénophilie pathologique: la Cour Nationale du Droit d’Asile, confirmée par le Conseil d’Etat, considère, contre l’avis de l’OFPRA, qu’un réfugié , déjà plusieurs fois condamné, qui fait l’apologie du terrorisme ne doit pas pour autant être déchu du droit d’asile réclamé.

C’est cette même noble institution qui avait autorisé l’assassin soudanais de Pau à rester sur le territoire national, toujours contre l’avis de l’OFPRA, comme elle l’avait fait pour l’assassin tchétchène de Samuel Paty.

Dilection pathogène pour l’altérité au mépris de notre sécurité: Il fut un temps où le réfugié, admis uniquement en tant qu’opposant personnellement en danger, était astreint à une stricte obligation de réserve sauf à être immédiatement expulsé.

Sexualité racisée et décolonisation: «Décoloniser la sexualité»: promue par le CCIF et Médiapart, Fatima Khemilat, doctorante en sciences politiques, animera une conférence interdite aux femmes blanches. La séance est proposée sans complexe.

Elle se déroulera le 6 mars, pendant deux heures via l’application Zoom. Dans le cadre d’un atelier intitulé: «décoloniser la sexualité: comment se réapproprier sa sexualité» Dans le message de présentation il est clairement indiqué que l’atelier est réservé aux femmes racisées (arabes, noires, asiatiques, latines) qui veulent se «réapproprier leur sexualité». Dans un message adressé à ses lectrices, la doctorante précise qu’elle parlera de «l’identification des freins et colons de la sexualité» la séance est facturée 10€. On voudra donc bien excuser mon absence. Il y a un an , la dame racisée défendait la cause des burkas et burkinis.

Sur France Inter, Pascal Blanchard, n’a pas hésité à comparer l’utilisation « d’islamo-gauchisme au « judéo-bolchévisme » utilisé durant les années 30 par l’extrême droite antisémite.

Partout, cette race, qui n’existe pas, et dont il était interdit jadis par les antiracistes, de prononcer ou d’écrire même le nom. Choses lues:

Aux États-Unis, une enseignante a été sanctionnée pour avoir refusé de faire le salut «Wakanda forever» du film Black Panther. Cette enseignante du Bronx , rapporte le Washington Examiner du 21 février, a saisi la Cour Suprême de Manhattan. Raffaella Espinal, une Américaine d’origine dominicaine, s’identifiait pourtant comme «afro-latina» mais ne serait pas suffisamment identifiée comme «noire» . Elle aurait été «réprimandée» après avoir refusé de réaliser ce geste.

Pour fuir le racisme aux États-Unis, Stevie Wonder a annoncé s’installer au Ghana.

La tribu amérindienne des Cherokee exige que Jeep change le nom de son 4×4.

«Noir», «Blanc». Un compte YouTube dédié aux échecs a été suspendu pour «contenus nuisibles».

Islamo-gauchisme et déni: sur France Inter lundi dernier, Pascal Blanchard, historien, réfutant toute pertinence à l’étiquette peu gratifiante «d’islamo-gauchiste», n’a pas hésité à comparer son utilisation infâme au «judéo-bolchevisme» utilisé durant les années 30 par l’extrême droite antisémite.

Il ne se trouva personne dans le studio de la radio de service public qui eut la pertinence de lui faire remarquer que ce qui est notamment reproché aux islamo-gauchistes, c’est de comparer le sort du musulman d’aujourd’hui avec le sort des juifs durant les années brunes qui utilisaient assez peu le terrorisme. Et que donc cette remarque fleurait bon son islamo-gauchiste.

Obsession et transphobie: Dans les hôpitaux universitaires de Brighton, les sages- femmes sont invitées à remplacer l’expression «lait maternel» par «lait humain». Un changement linguistique pour faire disparaître ce qui est estimé comme de la «transphobie» selon le Marianne du 22 février. Les sages- femmes devront également éviter d’utiliser les termes «mère» ou «père» devant les personnes transgenres pour ne point les blesser.

À cette aune, je pourrais ressentir l’expression «sage-femme» comme sexiste et blessante.

Quoi qu’il en soit, je suggère de transformer, toutes affaires cessantes, ces hôpitaux universitaires en hôpitaux psychiatriques.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel pour Dreuz.info.