06/01/2016

Pronostics économiques de l’année 2016

Un groupe célèbre d’économistes sous le nom de Club de Rome disait qu’il fallait stopper la croissance, car, à ce rythme-là, les ressources naturelles essentielles de notre planète (comme le pétrole) seraient épuisées avant 2050. Quarante ans plus tard, on se rend compte qu’il existe encore un problème plus grave : l’utilisation de ces ressources surchargent l’environnement, ce qui provoque une augmentation dangereuse de la température de notre planète.

La rationalité est une utilisation optimale des ressources à disposition. C’est la réalisation d’un objectif avec le minimum possible de moyens. Elle est aussi nécessaire à notre survie, les ressources de notre planète comme toutes les ressources étant limitées. Il faut donc s’en servir avec rationalité.

L’actualité de 2016 reposera sur trois grands thèmes économiques: le retour de la croissance, les politiques monétaires divergentes et les risques géopolitiques. La question clé est le chômage.

La banque centrale européenne (BCE) dispose d'un outil conventionnel : le taux directeur pour augmenter la masse monétaire en circulation. En période de crise, la BCE baisse son taux directeur, ce qui fait baisser les taux sur le marché interbancaire et fait donc ensuite diminuer le taux auquel les entreprises peuvent emprunter. Lorsque le taux baisse, les entreprises investissent davantage, ce qui permet de relancer la croissance. Cependant avec la crise financière, un outil dont on entendait peu parler auparavant, une technique non conventionnelle est réapparu : le "quantitative easing" (QE). Il constitue aussi un facteur supplémentaire au crédit puisque les fonds contenus dans les coffre-forts ont augmenté de 20 à 175 milliards au cours des douze derniers mois. A la mi-décembre, le QE a été élargi de 6 mois supplémentaires,

Le taux directeur de la Réserve fédérale américaine est depuis le 16 décembre 2008 à son niveau le plus bas : 0-0,25%. Une fois que ce taux est à 0% ou très proche, il est impossible de le baisser davantage, aussi la banque a-t-elle entamé la hausse de ce taux à la mi-décembre.

Cette divergence des politiques monétaires fait partie du jeu normal de la redistribution de la croissance. La Chine, pays émergent, jouerait un rôle accru dans la croissance mondiale. La Chine a laissé sa monnaie se déprécier de manière significative entraînant par la même occasion une fluctuation des taux de change des monnaies.

La croissance américaine pourrait se situer entre 2,5% et 3% cette année, comme avant la crise. Selon le bureau du budget du Congrès américain (CBO), la croissance potentielle serait de 1,7%. Les stocks sont importants, le consommateur est présent, l’économie interne va bien. En réalité la croissance américaine s’accélère et est bien supérieure à la croissance potentielle. Contrairement au dollar fort et aux investissements qui souffrent du prix bas du pétrole, l’économie d’exportation se porte mal. Cette situation est une impasse dans le long terme. Tout dépend de la manière dont on anticipe les taux. L’inflation est un facteur non négligeable et mérite d’être pris en compte dans les prévisions tout comme la hausse des taux. Avec les prix du pétrole, l’année 2016 pourrait connaître une légère inflation.

En Europe la croissance potentielle se situerait aux alentours de 1% contrairement à 1,5% avant la crise et les marchés n’anticipent pas de hausse avant 2020. Cet écart prévisionnel ne pourra que rendre le marché obligataire plus difficile.

Rectifier ces écarts, c’est aussi résoudre le problème du chômage, relever les taux de croissance potentiellement très bas et apporter des réformes structurelles. Il est aussi important de se concentrer sur les services qui représentent 80% des économies des pays développés contre seulement 20% de l’industrie et du secteur primaire. Dans le monde ce taux est de 70%. Si on libéralise les services, on pourrait avoir un effet de palier important. L’énorme fardeau de la dette, une croissance mondiale au taux de 1% conduit à restructurer toute l’économie.

Les risques géopolitiques ne garantissent pas la croissance, l’économie se développe à partir d’un cadre de sécurité bien établi. La politique monétaire pratiquée par la Banque centrale doit éviter des pressions inflationnistes  et contribuer à la hausse  de l’investissement et de la consommation.

Une carte du monde

05/01/2016

Avant de réduire raisonnablement les subventions, les Conseillers municipaux ont diminué leurs jetons de présence

Tout le monde a pris connaissance de l’obligation dans laquelle s’est trouvé le Conseil municipal de procéder à des coupes linéaires, suite au refus du Conseil administratif de proposer lui-même une réduction de la voilure surdimensionnée de la Ville de Genève. En effet, les dépenses ont été augmentées artificiellement depuis des années, malgré une dette qui explosait.

Ce qui est beaucoup moins connu, et que même des Conseillers municipaux ignorent encore (cf. par exemple Pascal Holenweg dans cette note), est que le Conseil municipal a auparavant procédé à une diminution de sa propre rémunération en forme de jetons de présence. Au début de chaque législature, les Conseillers municipaux sont appelés à voter la hauteur de leurs jetons de présence. Ceux-ci étaient par ailleurs non assujettis à l’impôt sur les revenus. Or, cette année, la situation a changé. Le Conseil d’Etat a décidé d’imposer les jetons de présence dans leur totalité, c’est-à-dire que chaque Conseiller municipal ne paie pas seulement l’impôt sur les sommes qu’il touche, mais également sur la partie reversée obligatoirement à son parti (entre 30% et 50%, voire plus). Cette nouvelle imposition aura donc comme conséquence une diminution de la rétribution des Conseillers municipaux qui, dans leur grande majorité, s’engagent bien plus en faveur de la Ville de Genève que les quelques heures passées en commissions et séances plénières.

Afin de compenser cette diminution, le Conseil municipal était donc appelé à voter une augmentation de ses jetons de présence. Le but de cette opération n’était ainsi pas de les faire gagner plus, mais de maintenir le niveau de l’année dernière. Or, la majorité des Conseillers municipaux a refusé cette augmentation. Elle a ainsi accepté une diminution de sa rétribution de 10% à 20% en moyenne.


Quelqu'un prend une photo avec un smartphone

04/01/2016

Garder le contact

Nouvelle année, nouvelle méthode. Concentrés sur notre travail que nous sommes, la relation avec le client passe parfois au deuxième plan. Or, selon les recommandations de marketing de l’Association du barreau canadien déjà citées sur ce blog, rester en contact avec ses clients est très important.


Le délai entre deux prises de contact ne devrait pas dépasser deux mois. Le 31 décembre, nous avons ainsi décidé de changer de stratégie pour 2016. Nous sommes convaincus que, même si nous restons dans l’attente d’une réponse, d’une décision, il est important que le client en soit informé et ne pense pas qu’on l’ait oublié. Nous sommes ainsi en train de développer une stratégie de suivi régulier. Nous pensons à un appel téléphonique, un mail ou une lettre. La réception d’une newsletter pourrait aussi faire plaisir. Un autre volet est la connaissance des attentes des clients, même potentiels.

Peut-être que vous, cher lecteurs, chère lectrices, avez des idées à ce sujet à nous communiquer? Laissez-nous donc un commentaire et nous vous répondons volontiers sur ce blog ou, le cas échéant, par mail.


Un homme assis devant son ordinateur avec une tasse de café et des biscuits

03/01/2016

Unforgettable - inoubliable

Il faudrait dorénavant ajouter deux noms reliés à ce mot. Michel Delpech et Natalie Cole sont morts en ce début d’année.

Nous nous souvenons de Michel Delpech pour ses tubes Wight is Wight, Pour un flirt, Que Marianne était jolie, Le chasseur, et plein d’autres. Un des interprètes les plus populaires de la chanson française, il se voyait lui-même comme un chanteur de variétés qui n’offrait pas d’œuvre.

Natalie Cole nous reste en mémoire pour la chanson chantée ensemble avec son père Nat King Cole, après son décès, Unforgettable. Elle s’était d’abord consacrée à la psychologie, avant de se tourner vers la chanson. Pensons aussi à Besame mucho qu’elle chantait avec Andrea Bocelli ou Oye come va de Tito Puente.

N’oublions finalement pas les victimes de l’attentat de Paris du 13 novembre 2015. Cette «sacrée bande de Parisiens» que le quotidien Le Monde a découvert en poursuivant son projet de les sortir de l’anonymat, afin que tout le monde puisse se rendre compte que les terroristes n’avaient pas tué de parfaits inconnues, mais des personnes respectables qui poursuivaient leur rêve à leur manière: «Des trentenaires souvent nés en province, issus de classes moyennes, venus à Paris pour y étudier ou travailler et, finalement, retenus dans cette ville par sa culture, son art de vivre, d’aimer et de se mélanger. Une ville-base. De la mondialisation, ils ont fait un atout, tout en restant ancrés dans un solide lien familial et un mode de vie français, attirés par ces cafés et ces quartiers qui intègrent la modernité sans perdre la tradition.

Une génération libre, joyeuse, grégaire, généreuse à sa manière, moins engagée politiquement que la précédente et en même temps connectée et soucieuse de l’autre. Marquée, déjà, par le terrorisme de janvier, tout près. Une génération Charlie, en quelque sorte, si bien représentée par le groupe de La Belle Equipe, fauché en pleine fête d’anniversaire : chacun ou presque, dans cette bande, venait d’un endroit différent, d’une culture différente. Tous différents et pourtant une sacrée bande de Parisiens, massacrée, un verre de champagne à la main.»


Michel Delpech

Natalie Cole

02/01/2016

Bonne et heureuse année 2016!

Nous vous adressons tous nos vœux de succès, bonheur, santé, prospérité, paix pour cette nouvelle année 2016 qui vient de commencer. La Ville de Genève l’a fêtée autour de la rade. Son maire, Madame Esther Alder, avait invité la population à un «réveillon populaire dans un site magnifique».


Nous pouvions ainsi voir les feux d’artifice offerts par le Grand Hôtel Kempinski juste après avoir dégusté la «disco soupe», c’est-à-dire une soupe géante gratuite, préparée sur place avec des légumes offerts par l’Union Maraîchère de Genève. Nous avons apprécié cette façon originale de commencer la nouvelle année.

A remarquer que la menace terroriste n’a plus été invoquée par personne. Seule la vue de quelques vigils nous faisait encore y penser brièvement. Qu'est-ce que la nouvelle année va nous apporter? Sans être prophète, j’ose affirmer que nous allons encore parler de la manifestation sauvage du 19 décembre 2015. Pour le reste: qui vivra verra.


Le feu d'artifice du Grand Hôtel Kempinski


31/12/2015

Souvenirs de l'année 2015 (2)

Thomas Bläsi et Michel Amaudruz ont donc renoncé à siéger. Le premier avait dès le début annoncé qu’il n’était candidat au Conseil municipal dans le seul but d’’être candidat à l’élection du Conseil administratif. Du fait de sa non-élection, il a préféré exercer son mandat de député au Grand conseil. Son activité professionnelle de pharmacien indépendant ne lui laissait pas la possibilité de s’occuper d’un deuxième mandat électif. Michel Amaudruz, quant à lui, a donné une autre orientation à sa vie durant la campagne, raison pour laquelle il se voyait dans l’impossibilité de siéger.

J’ai ainsi pu prêter serment en tant que Conseiller municipal le 2 juin de cette année. Le même jour, j’ai été élu comme représentant de mon parti au bureau du Conseil municipal. C’est un grand honneur qui m’a été fait et une grande responsabilité que la majorité du Conseil municipal m’a confiée. Bien entendu, je dois cette élection à ma grande expérience acquise à la Constituante. J’y avais été le premier chef de groupe durant une année. Par la suite, j’ai été le membre du bureau adjoint de mon parti. Bien entendu, la possession du brevet d’avocat et mon expérience en tant que président de plusieurs associations n’a pas été considéré comme un inconvénient non plus.

Le vote du budget a eu lieu dans la nuit du 14 au 15 décembre. Pour cette année, ma mission est donc accomplie. L’année prochaine s’annonce cependant d’ores et déjà plein de défis, et non seulement politiques mais aussi professionnels. Je vous donne donc rendez-vous prochainement sur ce blog. D’ici-là, je vous souhaite de passer un bon Saint-Sylvestre. A l’année prochaine!

La prestation de serment du Conseil municipal

30/12/2015

Souvenirs de l’année 2015

Après avoir siégé à l’Assemblée constituante depuis son instauration en 2008 jusqu’à sa dissolution en 2012, je n’avais plus de mandat électif. L’année 2015 a ainsi été marquée par mon retour à la politique.

Pascal Rubeli, ancien président du Conseil municipal, a «démissionné du Conseil municipal de la plus grande commune du canton afin de permettre à son successeur de bénéficier des derniers mois de la législature avant les élections de ce printemps. Il nous a fait part de ses nouveaux défis, principalement liés au développement d’entreprises et d’associations qui lui tiennent à cœur, tout comme son désir de dégager plus de temps pour sa famille.»*

J’ai hérité des quatre commissions de Pascal Rubeli, ce qui m’a permis de m’impliquer immédiatement et pleinement dans les activités du Conseil municipal. J’ai ainsi eu l’occasion d’intervenir plusieurs fois durant les séances plénières. Mes apparitions à Léman Bleu n’ont pas passé inaperçu. Plusieurs personnes m’ont dit qu’elles m’avaient vu à la télé en ajoutant que j’avais bien parlé.

Le 19 avril, j’ai été huitième sur une liste de 20 personnes. Nous avions eu huit conseillers municipaux de 2011 à 2015. J’aurais donc logiquement dû être élu directement. Hélas, nous avions perdu deux places. Il fallait donc la renonciation de siéger de Thomas Bläsi et de Michel Amaudruz pour que je puisse siéger. Qu’ils en soient sincèrement remerciés de leur abnégation.

Le 3 mai 2015, je me suis adressé à mes électeurs sur mon blog hébergé par la Tribune de Genève. J’ai écrit:

Avec un léger retard, je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont fait confiance en votant pour mon parti ou en m’ajoutant sur leur bulletin de vote. Avant-dernier sur la liste UDC à cause de l’ordre alphabétique, vous avez néanmoins été 2’812 à voter pour moi. Je termine ainsi huitième, c’est-à-dire deuxième vient ensuite. Ce résultat me permettra par ailleurs de siéger et je m’en félicite.

* Communiqué de presse UDC du 21 janvier 2015

29/12/2015

Un concert exceptionnel



L'orchestre symphonique de la Pannonie, une région essentiellement située en Hongrie, le Pannon Philharmonic Orchestra, accompagné du Hungarian Festival Chorus, s'est produit dimanche dernier au Victoria Hall. Les deux morceaux choisis n'avaient pas de rapport particulier avec Noël. Par leur puissance d'exécution, ils harmonisaient cependant parfaitement avec le sens profond de Noël, c'est-à-dire le début d'une nouvelle ère.

Dès le premier instant, le ton était donné. Carmina Burana de Carl Orff nous tenait tout de suite en haleine: O Fortuna! Durant une heure, le rythme était heureusement un peu plus calme, sinon la tension aurait été insupportable. Mais à la fin, le même morceau revenait: la fortune est l'impératrice du monde! Et puis nous étions sauvés par l'entracte.

Après quelques paroles échangées avec les musiciens, nous étions fin prêt pour le deuxième morceau de choix: la 9ème symphonie de Ludwig van Beethoven. La musique nous transportait encore jusqu'au final: l'Hymne à la joie chanté en allemand. Comment ne pas penser aux divisions observées durant cette année, au niveau mondial tout aussi bien qu'à Genève.

Joie, belle étincelle divine,
Fille de l'assemblée des dieux,
Nous pénétrons, ivres de feu,
Céleste, ton royaume !
Tes magies renouent
Ce que les coutumes avec rigueur divisent;
Tous les humains deviennent frères,
Là où ta douce aile s'étend.

Que les magies de la joie agissent encore!

Un sapin de Noël décoré




25/12/2015

Joyeux Noël

Hélène Richard-Favre nous rappelle que nous parlons maintenant beaucoup de « culture » sans jamais avoir défini ce mot. Or, il s’agit bien d’un terme qui a de multiples significations, permettant à chacun de l’utiliser selon ses propres conceptions de la vie en général et en société. Une expression de la culture comprise comme « ce qui est commun à un groupe d’individus » (Wikipedia) est la fête de Noël.
Dans la société moderne existent parallèlement une multitude de groupe d’individus. Pour revenir à notre exemple, plusieurs de mes lecteurs ne fêtent pas Noël, soit parce qu’ils sont Juifs, Musulmans, Témoins de Jéhovah, etc. Qu’ils exercent donc une vertu indispensable au Vivre ensemble, le respect. Comme nous le faisons lorsqu’ils fêtent leurs traditions à eux.
Joyeux Noël - Frohe Weihnachten - Buon Natale - Merry Christmas -Feliz Natal
Deux cloches suspendus à un sapin de Noël