05/04/2021

Joe Biden vient peut-être de démolir la Ligue majeure de Baseball aux États-Unis

 La Géorgie a adopté une loi qui élargit les possibilités du vote tout en rendant obligatoire la présentation d’une carte d’identité pour les demandes de vote par anticipation, afin d’éviter les fraudes qui se sont produites lors des présidentielles de 2020 et les élections partielles en janvier 2021. Joe Biden, furieux, a demandé à la Major League Baseball (MLB) de déplacer son Match des Étoiles hors de Géorgie afin punir cet État. La franchise MLB a pris la décision d’obéir à Joe Biden, privant ainsi la ville d’Atlanta de revenus importants.

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Joe Biden vient peut-être de mettre un terme à la Ligue majeure de baseball

La Géorgie a adopté une loi qui élargit considérablement les possibilités du vote. Cependant, parce qu’elle rend obligatoire la présentation d’une carte d’identité pour les demandes de vote par anticipation, les Démocrates, menés par Joe Biden, ont annoncé que cette loi était l’équivalent d’une loi ségrégationniste à la manière de Jim Crow.

Joe est allé plus loin et a cherché à détruire des pans de l’économie de la Géorgie en demandant à la Major League Baseball de déplacer son Match des Étoiles hors de Géorgie. La franchise MLB a tenu compte de cet demande.

L’un des temps forts de la saison de baseball est le Match des Étoiles, qui devait avoir lieu le 13 juillet à Atlanta. Depuis 1933, à mi-chemin de la saison de la MLB, les fans choisissent leurs favoris dans la Ligue américaine et la Ligue nationale, puis les stars choisies s’affrontent. Je ne suis pas un fan de baseball, mais je suis prêt à parier qu’en termes de revenus publicitaires et de ventes de produits dérivés, c’est une partie importante de l’activité commerciale du baseball professionnel. Et il apporte certainement des revenus à la ville qui l’accueille.

Jeudi (le 1er avril), M. Biden a fait l’une de ses courtes apparitions scriptées, cette fois sur ESPN. Il convient de noter qu’ESPN, dont Disney est propriétaire, a depuis longtemps transféré son allégeance du sport au gauchisme, avec un un de sport.

Donald Trump, qui était un excellent athlète lorsqu’il était jeune, n’a jamais été autorisé à paraître sur ESPN.
Sage Steele, l’intervieweur d’ESPN, a dit à Joe Biden :

« Tony Clark est le directeur exécutif de l’association des joueurs de la Major League Baseball. Il a dit qu’il serait prêt à discuter du déplacement du Match des Étoiles hors d’Atlanta parce que le gouverneur de la Géorgie, Brian Kemp, a signé une loi adoptée par la législature républicaine de l’État de manière à revoir la façon dont les élections de l’État sont gérées. Alors, M. le Président, que pensez-vous de la possibilité que le baseball décide de déplacer le Match des Étoiles hors d’Atlanta à cause de cette question politique ? »

À ce moment-là, le président qui a utilisé le mot «unité» huit fois dans son discours d’investiture aurait pu dire quelque chose du genre : « Vous savez, Sage, le baseball est le passe-temps de l’Amérique. Nous avons inventé ce jeu, et c’est un sport que tout le monde devrait pouvoir apprécier sans que la politique ne s’en mêle. »

C’est ce que Joe aurait pu dire. Ce n’est pas ce qu’il a dit.

Au lieu de cela, il a exhorté la franchise MLB à se barrer de la Géorgie.

J’ai retenu quelques commentaires significatifs :

« Je pense que les athlètes professionnels d’aujourd’hui agissent de manière incroyablement responsable. Je les encourage vivement à le faire. Les gens les regardent. Ils sont des leaders. Regardez ce qui s’est passé avec la NBA, également. Regardez ce qui s’est passé dans tous les domaines. Les personnes qui sont le plus victimisées sont celles qui sont les leaders dans ces différents sports et ce n’est tout simplement pas juste. [Rédacteur : Joe est-il en train de stéréotyper les hommes noirs en tant que bons athlètes ? Oui, je le pense]. C’est Jim Crow sous stéroïdes ce qu’ils font en Géorgie et dans 40 autres états. » [Rédacteur : Encore une fois, la Géorgie a élargi les possibilités de vote. Ce qui agite vraiment Biden et consorts, c’est la demande faite aux électeurs de fournir une pièce d’identité pour les votes par anticipation. Personne ne va être pendu à un arbre ou voir une croix brûler sur sa pelouse].
« Ce dont il s’agit […] … Imaginez que vous adoptiez une loi disant que vous ne pouvez pas fournir de l’eau ou de la nourriture à une personne faisant la queue pour voter. [Rédacteur: Ceci est un mensonge. Les groupes ou personnes politiquement engagés ne peuvent pas utiliser de la nourriture ou des boissons comme pots-de-vin pour les gens faisant la queue. C’est la norme de toute loi électorale]. « Vous ne pouvez pas faire ça. Voyons donc ! Ou encore vous allez fermer un bureau de vote à cinq heures, l’heure où les travailleurs sortent du travail.» [Rédacteur : C’est un mensonge si flagrant que la veille de l’apparition de Biden sur ESPN, le Washington Post a été obligé de lui donner «Quatre Pinocchios». En réalité, la loi maintient les heures de vote de 7 heures à 19 heures, et a également étendu les heures du vote par anticipation].
Il s’agit d’empêcher les travailleurs et les gens ordinaires avec lesquels j’ai grandi, d’aller voter. »

Grâce en partie à la combinaison toxique de mensonges et d’encouragements de Biden, la franchise MLB a décidé vendredi d’abandonner la Géorgie pour tenir son Match des Étoiles.

C’est encore un autre exemple de sociétés qui utilisent leur pouvoir pour faire pencher la balance politique vers la gauche. (Lors de son émission,Tucker Carlson s’en est pris à la fois aux mensonges de Biden et cette pratique des entreprises). La seule façon d’y mettre un terme est de frapper ces entreprises au niveau de leurs résultats financiers.

Cessez de regarder la Major League Baseball et d’acheter les produits dérivés qui rapportent chaque année des milliards de dollars aux franchises de la MLB. Tant qu’il n’y aura pas de conséquences à leur utilisation de leur influence sur le marché et à leur volonté de manipulation politique, elles continueront de le faire.

Gardez à l’esprit qu’il n’y a que 30 équipes de baseball, mais il y a environ 80 millions d’électeurs de Trump. Nous pouvons faire souffrir la MLB pour sa décision d’utiliser le baseball comme une arme politique contre l’intégrité des élections en Amérique.

M. Trump a tenu le même discours vendredi (le 2 avril), en exhortant ses partisans à boycotter toutes les entreprises qui soutiennent les programmes politiques de la gauche.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Joyeuses Pâques !

 Véritable symbole de la religion chrétienne depuis plus de 2 000 ans, le lundi de Pâques est associé à la fête de Pâques qui célèbre la résurrection de Jésus.

Pâques est la célébration de la résurrection de Jésus, le troisième jour après sa crucifixion. C’est l’accomplissement de la prophétie du Messie persécuté, est mort pour nos péchés et a ressuscité le troisième jour.

Le lundi de Pâques est le jour qui marque le début de la « Semaine sainte » pour les orthodoxes orientaux, et la « Semaine de Pâques » pour les catholiques romains.

Pâque rassemble chaque année des dizaines de millions de fidèles de tous les continents. Et il n’est pas obligatoire d’être chrétien pour se sentir concerné par les récits de Pâques, qui évoquent la victoire de la vie sur le chaos. 

Toute l’équipe de Dreuz vous souhaite joyeuses Pâques !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Dreuz.info.

04/04/2021

Les pieds, les mains et la tête…

 L’évangile de Jean s’est élaboré par étapes au cours du 1er siècle, et c’est le texte qui médite le plus profondément sur le mystère du salut.

Son objectif est de nous montrer Jésus comme l’incarnation de la Parole, l’expression parfaite de l’amour de Dieu…Mais ce récit johannique qui nous parle le plus d’amour est aussi celui qui insiste le plus sur  les commandements ! C’est donc le signe que l’amour en question n’est pas un amour abstrait, ce n’est pas un état d’âme fluctuant au gré des circonstances : c’est un comportement aimant, fidèle, assumé librement jusque dans les détails de la vie quotidienne, et même jusqu’au don de soi.

Nous en avons le plus bel exemple le jeudi saint, avec l’évangile du lavement des pieds que l’évangéliste a associé au mémorial eucharistique.

Dans l’évangile de Jean, contrairement aux synoptiques, il n’y a pas de récit de l’institution eucharistique ; en revanche, aux côtés des discours sur le Pain de Vie, il y a la mise en valeur de ce surprenant geste de serviteur que Jésus a tenu à relier à la sainte cène. Que signifie cette posture de Jésus, à même le sol, avec son eau purificatrice entre les mains pour accomplir le geste du serviteur ? Quelles clés pouvons-nous trouver dans l’Ecriture pour comprendre la portée de ce comportement surprenant ?

Jésus ne crée pas une nouvelle religion : pour les Israélites, la foi est d’abord une pratique avant d’être une déclaration d’intention. Mais surtout, il y a ici un discret rappel du lavement des pieds initialement mentionné dans le Premier Testament, au livre de la Genèse. C’est celui d’Abraham lorsqu’il accueille chaleureusement trois mystérieux visiteurs venus lui annoncer à lui et à Sara, la naissance d’un fils. Et il y a encore un autre passage biblique qui peut aider à comprendre le geste symbolique de Jésus : toujours au Livre de la Genèse, chap.2, juste avant la création d’Adam, on lit : « un eau jaillissante montait de la terre et arrosait toute la surface du sol »…

 C’est alors que Dieu « façonne » l’homme, comme le potier avec la glaise, et qu’il lui insuffle son haleine de vie ; aussitôt l’homme devient un être vivant…

L’évangéliste Jean nous offre dans cet épisode du lavement des pieds une méditation sur une nouvelle création : celle du Fils de l’Homme qui remodèle l’être humain grâce à l’eau purificatrice. Le 4ème évangile commence d’ailleurs avec les mêmes premiers mots que ceux de la Genèse : « au commencement ». Il s’agit bien, avec Jésus, d’un nouveau commencement, un départ de vie nouvelle proposé aux disciples.

Si Jésus a réuni ses disciples pour le repas de commémoration de la Pâque juive, c’est parce qu’il veut y inscrire son mémorial eucharistique.  Mais il le fait, en montrant – tablier autour des reins – que ce rituel n’est pas seulement prière d’action de grâce à Dieu, il est aussi service des frères…

Alors Jésus prend lui-même le rôle qui est celui du serviteur, évoqué par Isaïe ! Et au moment où il s’arrête devant Simon Pierre, celui-ci réagit spontanément par un refus gêné. Mais Jésus clarifie immédiatement le sens de son geste : Si je ne te lave pas les pieds, tu ne pourras pas prendre part à ce que je suis en train d’accomplir…En effet, Jésus s’apprête à connaître une plongée dans la mort, librement, et par amour pour l’humanité, afin de faire triompher la vie. En comprenant l’intensité du moment, Pierre s’exclame : dans ce cas, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête…

Cette phrase est un véritable acte de foi dans la mission libératrice de Jésus, une Pâque qui se répète, car on touche ici à plusieurs registres. Dans la littérature biblique, les pieds, les mains, la tête représentent plus que les parties organiques du corps humain. Il ne s’agit pas d’une simple affaire d’hygiène, mais c’est comme une catéchèse du baptême. Car le baptême est une purification de l’être tout entier. Or, les pieds (reguel) représentent toutes les démarches que nous pouvons faire chaque jour : aller à la rencontre des autres, visiter quelqu’un, partir contempler la création, orienter notre vie par des choix…

De ce fait, accepter de la part de Jésus que nos pieds soient lavés par lui, cela veut dire que nos démarches de toutes sortes, les plus ordinaires comme les plus décisives, seront assainies de tout ce qui nous éloigne du bien vers des voies sans issue. En lavant les pieds de ses disciples, Jésus purifie en même temps ce qui nous fait tenir debout et ce qui nous permet d’avancer dans la vie, un pied l’un après l’autre. La Bible nous dit que l’essentiel, c’est de « marcher avec Dieu »…

Même signification en ce qui concerne les mains, (yad) qui représentent l’activité humaine : ce que nous réalisons par le travail, la créativité, ce que nous construisons pour édifier, les mains que nous tendons en direction des autres, pour exprimer l’amitié, la tendresse, les mains que nous élevons vers le ciel dans la prière…toutes ces attitudes des mains ont besoin elles aussi d’être purifiées de toute déviation idolâtrique, de tout dévoiement païen, de toute violence, et de tout gaspillage.

Quant à la tête, (rosh) c’est le siège de la pensée, de la réflexion et des décisions. Laver la tête, c’est la purifier des pensées malsaines, futiles, égocentriques, c’est la libérer des étourdissements artificiels, des idées creuses, c’est la rendre pure de toute mauvaise influence, afin qu’elle joue son rôle en guidant avec intelligence l’activité quotidienne des mains et des pieds.

Tout cela n’étant possible évidemment qu’avec un cœur vivant selon Ezekiel : un « cœur de chair », vivant, et non pas dur et inerte comme la pierre. Dans les évangiles synoptiques, on découvre Jésus qui secoue ses disciples en reprenant les mêmes termes pour les inciter à faire des choix cohérents avec son enseignement. Il n’hésite pas à leur dire :

« si ta main t’entraîne au péché, coupe-là…» Si ton activité, ta manière d’agir est néfaste, aie le courage de faire le nécessaire, change de comportement !

« Si ton pied t’entraîne au mal, coupe-le ! » Si tes démarches te conduisent à ta perte, change au plus vite d’orientation dans ta vie!

« Si ton oeil t’entraine au péché, arrache-le ! » Quelle est ta vision du monde, ton regard sur les autres ? Il est indispensable d’être lucide, rappelle Jésus.

Cette semaine sainte nous encourage à accueillir dans nos vies la lumière libératrice de Pâques, elle exprime aussi notre attente d’être purifiés dans tous les aspects de notre être, exactement comme Simon Pierre qui demande à Jésus une entière purification : avec lui, disons aujourd’hui avec confiance : les pieds, Seigneur, mais aussi les mains et la tête ! En laissant cet évangile insuffler un puissant renouveau dans notre existence, nous allons mieux vivre ce que St Jean nous donne à méditer : le double commandement eucharistique, celui de l’amour de Dieu inséparable du service des autres.

Amen

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

03/04/2021

Les 6 points communs entre la montée des nazis et les tactiques de la gauche américaine

 Je n’ai jamais été à l’aise avec la manie qu’ont certains de qualifier certains politiciens de nazis. L’ex-ministre des finances de René Lévesque et brièvement premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, a été, en son temps comparé à Hitler. C’était une manière pour les jeunes anglophones ne connaissant pas bien l’histoire du Troisième Reich, d’insulter un politicien (ou en fait toute personne) qu’ils trouvaient autoritaire. Mais j’ai lu l’article de Steve McCann et je dois dire qu’il m’a convaincue: dans le cas du Parti Démocrate allié à la gauche radicale américaine, le parallèle avec les Nazis tient la route pour au moins six raisons.

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Les points communs entre la montée des nazis et les tactiques de la gauche américaine ne peuvent être ignorés

J’ai récemment écrit une colonne dans laquelle j’accusais la gauche américaine et sa filiale à part entière, le Parti Démocrate, d’utiliser des tactiques fascistes ou nazies dans leur détermination à transformer définitivement la nation en un État socialiste hybride à parti unique en exploitant le soi disant «racisme systémique» et les craintes sans fondement de la «suprématie blanche».

Cette caractérisation n’a pas plu aux électeurs démocrates crédules et bien-pensants que je connais ou à ceux qui m’ont contacté. Ils ont affirmé, de manière assez véhémente, que l’utilisation de tactiques nazies ne s’applique qu’à la droite américaine et qu’eux, à gauche, ne sont motivés que par leur intérêt pour le peuple.

Cependant, tout examen réfléchi et sans émotion des tactiques utilisées par le Parti Nazi pour obtenir et conserver le pouvoir dans les années 1920 et 1930 révèle de nombreuses similitudes frappantes avec celles utilisées par la gauche et le Parti Démocrate d’aujourd’hui.

1) Premièrement, la division raciale était un élément central de la stratégie et de la philosophie politiques nazies. Le Parti Nazi était, sans aucun doute, le parti politique le plus obsédé par la race dans l’histoire de l’humanité.

Le Parti Démocrate d’aujourd’hui a comme précurseur le Parti Nazi en ce qui a trait à son obsession raciale. Chaque texte de loi, chaque accusation contre ses adversaires, chaque aspect de la société américaine, même la température et le climat, est vu sous l’angle du racisme.

L’obsession raciale du Parti Nazi se concentrait sur la croyance perverse en l’infériorité et la supériorité de certaines races. Cela a ouvert la voie à la mise en cause de divers groupes raciaux pour tous les problèmes auxquels le pays était confronté.

La gauche américaine prétend que la cause première de pratiquement tous les problèmes auxquels la nation est confrontée est le «racisme systémique», théoriquement instigué par une race particulière.

Cette obsession de la race a conduit à ce que l’on appelle aujourd’hui la «politique de l’identité».

La politique identitaire n’a pas été inventée par la gauche américaine moderne. C’était, en fait, une des armes faisant parie de l’arsenal du Parti Nazi.

Les Nazis, à l’aide des médias nationaux qu’ils contrôlaient, découpaient la population en groupes identitaires spécifiques et promulguaient ensuite des politiques de doléances visant ces factions fabriquées afin de fomenter la colère contre un groupe identitaire spécifique précédemment isolé par le Parti, les Juifs.

Le Parti Démocrate et la gauche, avec l’aide de leurs complices dans les médias de masse, font de même avec leurs groupes d’identité fabriqués (définis par la race, l’orientation sexuelle ou l’origine ethnique) afin d’attiser la colère et d’isoler un groupe spécifique : les chrétiens blancs hétérosexuels.

2) Deuxièmement, le Parti Nazi était obsédé par la censure et l’élimination de toute institution culturelle, publication ou discours qui ne le soutenait pas pleinement.

En d’autres termes, c’était leur version de la «culture d’annulation» (cancel culture) d’aujourd’hui.

Les Nazis étaient connus pour leurs rituels d’autodafé de livres afin d’intimider et de faire passer le message qu’ils feraient disparaître tout ce qui n’était pas conforme à leur idéologie.

Une fois qu’ils ont pris le contrôle des leviers du pouvoir nationaux, ils l’ont fait en toute impunité.

La gauche américaine brûle des livres au sens figuré en utilisant les meutes dans les médias sociaux comme véhicule pour faire passer le message qu’elle fera taire toute personne ou effacera tout discours qui n’est pas aligné sur son idéologie.

3) Troisièmement, les Nazis ont perfectionné l’art d’endoctriner les citoyens par la propagande et les «fake news» (fausses nouvelles). On attribue à Joseph Goebbels, ministre nazi de la propagande, la phrase suivante :

« Si vous racontez un mensonge suffisamment gros et que vous le répétez sans cesse, les gens finiront par le croire » et « Considérez la presse comme un grand clavier sur lequel le gouvernement peut jouer ».

Cette stratégie a été et continue d’être utilisée avec succès par la gauche américaine et ses compagnons de route dans les médias de masse.

Qu’il s’agisse du canular de la collusion russe, de la soi-disant insurrection armée du 6 janvier 2021, du changement climatique en tant que menace existentielle pour l’humanité, de la suppression du droit de vote, de la suprématie blanche omniprésente, de la nécessité de fermetures pour la pandémie du coronavirus ou d’une myriade d’autres fabrications, ils ont utilisé des mensonges en toute impunité comme moyen d’arriver à leurs fins… exactement comme l’ont fait les Nazis.

4) Quatrièmement, les Nazis, fidèles à l’idéologie socialiste, ont exploité la jalousie de classe pour attiser les tensions et le ressentiment en rendant la «classe des Junker» (la noblesse foncière allemande dont l’équivalent est le «un pour cent» – les plus riches – d’aujourd’hui) responsable des difficultés économiques de la nation.

La gauche américaine et les leaders du Parti Démocrate, fidèles à l’idéologie socialiste, accusent depuis longtemps les plus riches, ces milliardaires cupides, d’être responsables de l’inégalité des revenus et de l’inégalité économique, afin de fomenter l’envie et le ressentiment de classe.

Mais la similitude ne s’arrête pas là. Dans une juxtaposition extraordinaire, les Nazis ont pu vilipender les riches et les industriels alors qu’ils finançaient en toute quiétude le Parti Nazi et ses campagnes politiques.

Hitler a assuré aux géants de l’industrie allemande que, malgré leur rhétorique, les Nazis les laisseraient tranquilles et leur accorderaient des contrats lucratifs s’ils appuyaient le parti en lui accordant un appui financier massif et une couverture médiatique favorable. La cupidité l’a emporté sur le bon sens, et c’est ce qu’ils ont fait.

Ces lâches crédules ont finalement été responsables du déchaînement des Nazis sur une planète sans méfiance.

La gauche américaine a établi un rapport similaire avec les Establishments des entreprises, en particulier les géants des médias sociaux, en leur faisant tacitement savoir que le Parti Démocrate les laissera tranquilles s’ils les appuient financièrement.

En outre, leurs disciples ont infiltré les rangs de la direction de nombreuses entreprises, exacerbant encore la pression afin de mettre en ɶuvre leur agenda.

Croyant stupidement qu’elles seront laissées tranquilles par la gauche et le Parti Démocrate, les élites corporatives américaines ont financé l’ascension de la gauche radicale, car la gauche a bien appris la leçon des Nazis mais pas les élites fortunées.

Ainsi, la quasi-totalité du soutien financier aux Démocrates qui a servi à manipuler l’élection de 2020 provenait de ces imbéciles, aussi naïfs que crédules qui ont contribué au déchaînement du gauchisme radical, du chaos sociétal et à l’arrivée au pouvoir d’un président sénile.

5) Cinquièmement, dans les années 1920 et au début des années 1930, le Parti Nazi s’est régulièrement appuyé sur les émeutes, les dommages matériels et la violence gratuite en utilisant ses militants de la section d’assaut, la Sturmabteilung (SA), pour faire valoir son pouvoir par l’intimidation tout en accusant les communistes d’être responsables de la violence.

Chaque fois qu’une émeute ne suscitait que peu ou pas de réaction de la part des autorités établies, ils s’enhardissaient.

Bien que les Nazis soient ostensiblement arrivés au pouvoir par les urnes, leur capacité à terroriser les citoyens et les dirigeants politiques nationaux a joué un rôle majeur, car ils promettaient la paix dans les rues s’ils étaient élus ou si on leur confiait des postes de direction au sein du gouvernement.

La gauche américaine a révélé au cours de l’été 2020 qu’elle avait elle aussi les moyens et l’envie de provoquer des émeutes dans les rues, des dégâts matériels et des violences gratuites en utilisant ses cadres militants, Antifa et Black Lives Matter, pour projeter son pouvoir par l’intimidation tout en accusant la suprématie blanche et la brutalité policière de la violence.

Lors de la campagne présidentielle de 2020, le Parti Démocrate a implicitement promis la paix dans les rues s’il était élu et a insinué qu’il y aurait un regain de violence dans le cas contraire.

6) Sixièmement, en janvier 1933, Hitler a été nommé chancelier d’Allemagne. Dans les quatre semaines qui ont suivi, un mystérieux incendie s’est déclaré dans le bâtiment du Reichstag (Congrès), que les Nazis ont attribué à des agitateurs communistes et qui était la première salve d’un coup d’État violent. Sous ce prétexte, les Nazis sont parvenus à faire adopter par le Reichstag la loi d’habilitation de 1933 en mars de la même année. Cette loi faisait des Nazis le seul parti politique dominant et garantissait qu’eux seuls pouvaient remporter les futures élections, si elles avaient lieu.

Ils ont été les premiers partisans modernes de la nécessité de ne jamais laisser se perdre une crise qu’elle soit réelle ou fabriquée.

La gauche et le Parti Démocrate se sont servi des troubles survenus au Capitole le 6 janvier 2021 pour proclamer qu’il s’agissait d’une «insurrection armée» et de la première salve d’une tentative de coup d’État violent par des suprématistes blancs.

Afin de faire avaler ce faux récit, ils ont fait venir théâtralement 20 000 soldats de la Garde nationale et ont construit des fortifications autour du Capitole. Suivant en outre les traces du Parti Nazi, les Démocrates ont presque immédiatement fait pression pour faire adopter la loi H.R. 1 (intitulée par euphémisme The For The People Act) qui annulerait pratiquement toutes les lois électorales existantes, ferait des Démocrates le seul parti politique dominant et garantirait que seuls eux pourraient remporter les futures élections.

Cette liste de parallèles entre le Parti Nazi et la gauche américaine ne peut être ignorée.

Ces autocrates en herbe, dans un aveu de facto, tentent d’obscurcir leur adoption des tactiques nazies en prétendant sans vergogne que c’est la droite américaine ou les conservateurs qui s’inspirent du nazisme.

Pourtant, la droite n’a pas utilisé de tactiques nazies dans sa quête de fonctions politiques.

S’il va sans dire que je n’insinue pas que la gauche américaine et le Parti Démocrate ont pour objectif d’imposer une domination globale par le biais d’une horrible guerre mondiale ou d’imiter les horreurs de l’Holocauste, on doit toutefois reconnaître qu’il existe d’importants points communs.

La manière dont un petit parti socialiste marginal d’extrême gauche a pu accéder au pouvoir et la manière dont la gauche américaine l’imite devraient faire réagir tous les Américains.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Attaque au Capitole américain : un policier tué, agresseur décédé ; le suspect est un adepte de la Nation of Islam

 Un homme a foncé sur deux agents de police avant de s’écraser contre une barrière au Capitole des États-Unis vendredi. Les médias seront très discrets : c’est un noir. Si c’était un blanc, cela ferait la Une de BFMTV avec experts en extrémisme de droite.

Selon la police, le suspect, Noah Green, 25 ans, originaire de l’Indiana, est sorti de son véhicule avec un couteau et s’est jeté sur les agents lorsqu’il a été abattu. L’un des policiers blessés a succombé à ses blessures. Il a été identifié comme étant l’officier William « Billy » Evans.

« C’est avec une profonde tristesse que je vous annonce le décès de l’agent William ‘Billy’ Evans cet après-midi, des suites de ses blessures après l’attaque de la barricade nord par un assaillant isolé », a déclaré le chef de la police du Capitole américain par intérim, Yogananda Pittman.

« L’agent Evans était membre de la police du Capitole des États-Unis depuis 18 ans. Il a commencé son service à la USCP le 7 mars 2003 et était membre de l’unité des premiers intervenants de la division du Capitole. Veuillez garder l’officier Evans et sa famille dans vos pensées et vos prières. »

Une vidéo diffusée en direct sur Fox News a montré un homme sans vie transporté dans une ambulance sur un brancard. Il n’a pas été confirmé si cette personne était l’agresseur.

Selon la page Facebook de Green, il était adepte du groupe extrémiste du nazi noir Louis Farrakhan, the Nation of Islam.

« Paix, amis, famille, ennemis et autres », a écrit Green sur Facebook en mars.

« Pour être honnête, ces dernières années ont été difficiles, et ces derniers mois ont été encore plus difficiles. J’ai été éprouvé par certaines des plus grandes et inimaginables épreuves de ma vie. Je suis actuellement au chômage après avoir quitté mon emploi en partie à cause des afflictions, mais finalement, à la recherche d’un voyage spirituel. »

Lors d’une conférence de presse, la police a déclaré que l’incident « ne semble pas être lié au terrorisme ».

Il n’y a pas eu de déclaration immédiate de la Maison-Blanche. Le président Biden et la première dame passent le week-end de Pâques à Camp David.

La police métropolitaine de D.C. a pris en charge l’enquête.


L’ironie de l’attaque n’aura pas échappé à personne : Joe Biden a requis la présence de la Garde nationale et des blindés pour protéger Washington contre ce qu’il a qualifié de plus grande menace terroriste intérieure : les suprématistes blancs, qui en réalité représentent une frange répugnante, mais microscopique de la société américaine, et c’est un Noir qui perpétue un acte mortel.

Dans un message étrangement alambiqué, Ilhan Omar semble avoir déploré que l’attaque ne fasse pas plus de morts, et elle a écrit un message qui ressemble à des recommandations pour que la prochaine fois, le bilan soit plus élevé :

J’ai le cœur brisé d’apprendre qu’un autre policier a été tué en protégeant le Capitole. Mes pensées et mes prières vont à la famille de l’officier et à l’ensemble des forces de police du Capitole. Le bilan aurait été pire si l’assaillant avait eu un AR-15 au lieu d’un couteau.

C’est la seconde attaque d’un musulman depuis l’élection de Joe Biden, après l’attentat de Boulder par un islamiste syrien qui a fait 10 morts.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

02/04/2021

Les pieds, les mains et la tête…

 L’évangile de Jean s’est élaboré par étapes au cours du 1er siècle, et c’est le texte qui médite le plus profondément sur le mystère du salut.

Son objectif est de nous montrer Jésus comme l’incarnation de la Parole, l’expression parfaite de l’amour de Dieu…Mais ce récit johannique qui nous parle le plus d’amour est aussi celui qui insiste le plus sur  les commandements ! C’est donc le signe que l’amour en question n’est pas un amour abstrait, ce n’est pas un état d’âme fluctuant au gré des circonstances : c’est un comportement aimant, fidèle, assumé librement jusque dans les détails de la vie quotidienne, et même jusqu’au don de soi.

Nous en avons le plus bel exemple le jeudi saint, avec l’évangile du lavement des pieds que l’évangéliste a associé au mémorial eucharistique.

Dans l’évangile de Jean, contrairement aux synoptiques, il n’y a pas de récit de l’institution eucharistique ; en revanche, aux côtés des discours sur le Pain de Vie, il y a la mise en valeur de ce surprenant geste de serviteur que Jésus a tenu à relier à la sainte cène. Que signifie cette posture de Jésus, à même le sol, avec son eau purificatrice entre les mains pour accomplir le geste du serviteur ? Quelles clés pouvons-nous trouver dans l’Ecriture pour comprendre la portée de ce comportement surprenant ?

Jésus ne crée pas une nouvelle religion : pour les Israélites, la foi est d’abord une pratique avant d’être une déclaration d’intention. Mais surtout, il y a ici un discret rappel du lavement des pieds initialement mentionné dans le Premier Testament, au livre de la Genèse. C’est celui d’Abraham lorsqu’il accueille chaleureusement trois mystérieux visiteurs venus lui annoncer à lui et à Sara, la naissance d’un fils. Et il y a encore un autre passage biblique qui peut aider à comprendre le geste symbolique de Jésus : toujours au Livre de la Genèse, chap.2, juste avant la création d’Adam, on lit : « un eau jaillissante montait de la terre et arrosait toute la surface du sol »…

 C’est alors que Dieu « façonne » l’homme, comme le potier avec la glaise, et qu’il lui insuffle son haleine de vie ; aussitôt l’homme devient un être vivant…

L’évangéliste Jean nous offre dans cet épisode du lavement des pieds une méditation sur une nouvelle création : celle du Fils de l’Homme qui remodèle l’être humain grâce à l’eau purificatrice. Le 4ème évangile commence d’ailleurs avec les mêmes premiers mots que ceux de la Genèse : « au commencement ». Il s’agit bien, avec Jésus, d’un nouveau commencement, un départ de vie nouvelle proposé aux disciples.

Si Jésus a réuni ses disciples pour le repas de commémoration de la Pâque juive, c’est parce qu’il veut y inscrire son mémorial eucharistique.  Mais il le fait, en montrant – tablier autour des reins – que ce rituel n’est pas seulement prière d’action de grâce à Dieu, il est aussi service des frères…

Alors Jésus prend lui-même le rôle qui est celui du serviteur, évoqué par Isaïe ! Et au moment où il s’arrête devant Simon Pierre, celui-ci réagit spontanément par un refus gêné. Mais Jésus clarifie immédiatement le sens de son geste : Si je ne te lave pas les pieds, tu ne pourras pas prendre part à ce que je suis en train d’accomplir…En effet, Jésus s’apprête à connaître une plongée dans la mort, librement, et par amour pour l’humanité, afin de faire triompher la vie. En comprenant l’intensité du moment, Pierre s’exclame : dans ce cas, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête…

Cette phrase est un véritable acte de foi dans la mission libératrice de Jésus, une Pâque qui se répète, car on touche ici à plusieurs registres. Dans la littérature biblique, les pieds, les mains, la tête représentent plus que les parties organiques du corps humain. Il ne s’agit pas d’une simple affaire d’hygiène, mais c’est comme une catéchèse du baptême. Car le baptême est une purification de l’être tout entier. Or, les pieds (reguel) représentent toutes les démarches que nous pouvons faire chaque jour : aller à la rencontre des autres, visiter quelqu’un, partir contempler la création, orienter notre vie par des choix…

De ce fait, accepter de la part de Jésus que nos pieds soient lavés par lui, cela veut dire que nos démarches de toutes sortes, les plus ordinaires comme les plus décisives, seront assainies de tout ce qui nous éloigne du bien vers des voies sans issue. En lavant les pieds de ses disciples, Jésus purifie en même temps ce qui nous fait tenir debout et ce qui nous permet d’avancer dans la vie, un pied l’un après l’autre. La Bible nous dit que l’essentiel, c’est de « marcher avec Dieu »…

Même signification en ce qui concerne les mains, (yad) qui représentent l’activité humaine : ce que nous réalisons par le travail, la créativité, ce que nous construisons pour édifier, les mains que nous tendons en direction des autres, pour exprimer l’amitié, la tendresse, les mains que nous élevons vers le ciel dans la prière…toutes ces attitudes des mains ont besoin elles aussi d’être purifiées de toute déviation idolâtrique, de tout dévoiement païen, de toute violence, et de tout gaspillage.

Quant à la tête, (rosh) c’est le siège de la pensée, de la réflexion et des décisions. Laver la tête, c’est la purifier des pensées malsaines, futiles, égocentriques, c’est la libérer des étourdissements artificiels, des idées creuses, c’est la rendre pure de toute mauvaise influence, afin qu’elle joue son rôle en guidant avec intelligence l’activité quotidienne des mains et des pieds.

Tout cela n’étant possible évidemment qu’avec un cœur vivant selon Ezekiel : un « cœur de chair », vivant, et non pas dur et inerte comme la pierre. Dans les évangiles synoptiques, on découvre Jésus qui secoue ses disciples en reprenant les mêmes termes pour les inciter à faire des choix cohérents avec son enseignement. Il n’hésite pas à leur dire :

« si ta main t’entraîne au péché, coupe-là…» Si ton activité, ta manière d’agir est néfaste, aie le courage de faire le nécessaire, change de comportement !

« Si ton pied t’entraîne au mal, coupe-le ! » Si tes démarches te conduisent à ta perte, change au plus vite d’orientation dans ta vie!

« Si ton oeil t’entraine au péché, arrache-le ! » Quelle est ta vision du monde, ton regard sur les autres ? Il est indispensable d’être lucide, rappelle Jésus.

Cette semaine sainte nous encourage à accueillir dans nos vies la lumière libératrice de Pâques, elle exprime aussi notre attente d’être purifiés dans tous les aspects de notre être, exactement comme Simon Pierre qui demande à Jésus une entière purification : avec lui, disons aujourd’hui avec confiance : les pieds, Seigneur, mais aussi les mains et la tête ! En laissant cet évangile insuffler un puissant renouveau dans notre existence, nous allons mieux vivre ce que St Jean nous donne à méditer : le double commandement eucharistique, celui de l’amour de Dieu inséparable du service des autres.

Amen

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

01/04/2021

« Les musulmans et la machine de guerre nazie » – critique de Bat Ye’or

 Bat Ye’Or a lu « Les musulmans et la machine de guerre nazie« *, de David Motadel, et elle a souhaité le faire découvrir aux lecteurs de Dreuz.

Le public francophone peut se réjouir de disposer d’un travail qui expose dans le détail et avec l’exactitude minutieuse de la recherche historique tout le panorama de l’alliance germano-islamique durant le XXe siècle. Certes il existe déjà de nombreux travaux sur ce sujet. Cependant le livre de Motadel a l’immense avantage de se placer sur le temps long de l’histoire et d’étudier dès la fin du XIXe siècle la géostratégie islamophile de l’Allemagne, ses développements ultérieurs au cours des deux guerres mondiales y compris dans l’entre-deux-guerres et ses conséquences jusqu’au XXIe siècle. Les activités politiques ou idéologiques de chaque personnalité citée sont mentionnées d’une guerre à l’autre dessinant un remarquable paysage géostratégique et idéologique homogène vis-à-vis de l’islam avec ses réseaux, ses incidences, ses projections. 

Un autre aspect novateur du livre consiste à analyser la mobilisation et l’instrumentalisation de la religion musulmane dans la guerre et dans ce cas précis son exploitation par l’Allemagne nazie dans sa géostratégie militaire pour atteindre ses propres objectifs. Cette orientation s’était déjà manifestée dès le début de la Première Guerre mondiale en 1914-18 dans l’alliance de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie avec l’Empire ottoman contre les puissances de l’Entente : France, Grande-Bretagne, Italie, Russie, Serbie et Monténégro. C’est en effet, à l’instigation de l’Allemagne qu’en novembre 1914 le sultan-calife ottoman lança aux musulmans son appel au djihad contre leurs ennemis communs. Le facteur religieux du djihad associait l’islam aux objectifs politico-stratégiques germaniques.  

Le livre est divisé en trois parties, chacune subdivisée en chapitres centrés sur différents thèmes. Dans les chapitres de la première partie, Motadel examine la représentation de l’islam et des musulmans dans la stratégie de guerre germanique. Cette vision, très favorable aux musulmans, se construit dès le XIXe siècle dans le contexte des rivalités européennes coloniales. La solidarité militaire de l’alliance germano-ottomane de la Première Guerre mondiale renforce l’islamophilie germanique de la seconde. Dans l’entre-deux-guerres des équipes d’experts, de diplomates, d’intellectuels et de militaires allemands s’intéressent à l’islam aux plans religieux et militaires dans une perspective privilégiant le pangermanisme. La littérature souligne les affinités idéologiques entre nazisme et islam. Axé sur le djihad, la guerre sainte et le martyr, ce mouvement issu des contacts du précédent conflit renforce la collaboration des leaders nazis avec des chefs religieux musulmans, muftis, imams prestigieux, leaders panislamistes qu’ils courtisent. Se posant en défenseur de l’islam, Berlin favorise les soulèvements de musulmans en Crimée, dans le Caucase et dans les colonies françaises et britanniques.

L’auteur examine à partir de 1941 la politique allemande envers l’islam élaborée par le ministère des Affaires étrangères et l’instrumentalisation des thèmes du djihad et du terrain religieux. Berlin devient un centre de ralliement d’Arabes venus de Syrie, de Palestine, d’Irak, d’Afrique du Nord. D’autres musulmans arrivent des Balkans, de Turquie, de Crimée, du Caucase, des républiques musulmanes d’Union soviétique, d’Afghanistan. Des muftis, des imams, des officiers musulmans supervisés par des cadres supérieurs allemands, assurent leur endoctrinement et leur formation militaire. Par leurs relais dans les pays musulmans ils diffusent dans une thématique religieuse une intense propagande haineuse contre les Alliés et surtout les juifs destinés à l’extermination.

La seconde partie composée de trois chapitres, examine la collaboration nazie-musulmane en 1939-45 dans les trois zones de guerre où l’enrôlement de volontaires musulmans fut important. Ces régions sont l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, notamment dans les pays arabes où réapparaissent les anciennes collaborations germano-musulmanes de 1914-18. Cette particularité se manifeste aussi sur le front de l’Est (Ostland) qui comprend, outre la Biélorussie et l’Ukraine, le Caucase, la Crimée, la Tchétchénie, les frontières asiatiques de l’URSS, la Pologne où est créé un siège de mufti, la Lituanie, la Lettonie, les Etats sur la Baltique avec l’enrôlement de leurs populations musulmanes tatares dans la Wehrmacht ou les SS. Enfin le front des Balkans avec leurs nombreuses populations musulmanes résiduelles installées depuis l’occupation ottomane de territoires chrétiens européens. Chacun de ces chapitres étudie minutieusement l’organisation de la collaboration à tous les niveaux de l’administration nazie avec les populations musulmanes et leurs chefs religieux dans les domaines militaires et la diffusion d’une propagande religieuse propagée dans l’ensemble du monde musulman. Cette partie expose l’imbrication des forces de l’Axe avec presque un demi-million de soldats musulmans d’ethnies diverses dispersés par le régime nazi sur les nombreux théâtres de guerre et dans les camps d’entraînement des pays occupés par le IIIe Reich. 

La troisième partie composée de trois chapitres analyse les thématiques des activités militaires des musulmans engagés volontaires dans l’administration germano-fasciste nazie. Ces chapitres étudient les mécanismes psychologiques et religieux de mobilisation de larges populations musulmanes, leur enrôlement dans la Wehrmacht et les SS, leurs assignations dans l’armée ou la police, dans le Service de renseignement intérieur (RSHA sous la responsabilité de Ernst Kaltenbrunner) impliqué dans les génocides et les massacres, leur répartition dans la garde des camps d’extermination. Sous le sous-titre : L’islam et la politique dans l’armée, quatre thèmes sont regroupés : le pôle religieux dans le recrutement des soldats musulmans, les rituels du culte et la discipline militaire, le rôle des imams et leurs écoles. L’auteur nous décrit la hiérarchie militaro-religieuse d’imams militaires commandant ces secteurs et leur formation. Le dernier chapitre de cette partie étudie le rôle de l’islam dans la propagande militaire et l’endoctrinement. Ces  secteurs se moulent dans les structures idéologiques et militaires du djihad, guerre théologique contre l’infidèle. L’instrumentalisation de la religion islamique par les nazis se manifeste dans  la mobilisation des musulmans et la propagande.

Cette masse musulmane accourue servir le IIIe Reich se chiffre à plusieurs centaines de milliers de volontaires venus d’Afrique du Nord, des pays arabes du Levant, y compris la Palestine, des Balkans, d’Albanie, d’Herzégovine, de Bosnie, du Caucase, de Crimée et d’Asie centrale, des Indes et de la Baltique. Bosniaques, Albanais, Azéris, Tatares, Arabes sont enrôlés. A l’époque où l’Europe occupée traque ses juifs et les extermine du fœtus au vieillard, elle accueille les musulmans avec égard et bienveillance. Elle leur accorde des privilèges spéciaux pour leurs célébrations religieuses et leurs mœurs, allant au-devant de leurs désirs et recommande de les traiter avec tact, de respecter leur religion, de s’abstenir de boire de l’alcool en leur présence, d’éviter les paroles offensantes, de ménager leur sensibilité.

L’islamophilie est telle que plusieurs hauts fonctionnaires nazis se convertissent, en premier Himmler, le cerveau et l’architecte de cette vaste stratégie transnationale associant les musulmans à l’idéologie et à la stratégie nazies d’extermination du judaïsme et du christianisme enjuivé. Tous les gouvernements des pays européens occupés y collaborent. Des équipes conjointes d’orientalistes allemands et européens travaillent ensemble avec des muftis, des imams, des ulémas. Ensemble ils coordonnent une propagande et un endoctrinement haineux diffusés sur la planète du Maroc aux Philippines. Le plus actif dans ce domaine est le mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini, qui opère la fusion du militarisme nazi avec le djihadisme théologique par l’actualisation des versets coraniques et des hadiths.

Cette immense fresque expose l’ensemble des stratégies allemandes avec le monde musulman. Celles-ci sont coordonnées par les services du ministère nazi des Affaires étrangères dirigé par Ernst von Weizsäcker, par le ministère de la Propagande sous Goebbels, celui des Territoires occupés commandé par Alfred Rosenberg, les dirigeants de la Wehrmacht (Oskar Ritter von Niedermayer) et celui des SS dirigé par Heinrich Himmler. Tous ces ministères sont en lien avec les chefs musulmans d’unités militaires constituées exclusivement de volontaires musulmans d’Europe, d’Asie et d’Afrique.

Cette étude globale exhaustive dessine l’interpénétration fusionnelle de l’idéologie et des institutions politiques et militaires du IIIe Reich avec les armées musulmanes rassemblées, endoctrinées et organisées par le régime d’Hitler. C’est la concrétisation de l’islamo-nazisme. On est au cœur d’une humanité barbare nourrie d’une émulation du pire entre le nazisme exterminateur et le djihadisme génocidaire. Le rejet méprisant d’un christianisme issu du judaïsme stimule l’islamophilie des dirigeants du IIIe Reich.

Cette section examine aussi les derniers mois et semaines de la guerre où dès l’automne 1944, les désertions nombreuses, le refus de se battre et la panique désorganisent cette masse considérable de musulmans étrangers rassemblés en Allemagne ou dans les territoires occupés. Abandonnés par leurs chefs en fuite ou arrêtés beaucoup passent à l’ennemi. Dans les Balkans, les unités du Turkestan enrôlées dans la Wehrmacht rejoignent le camp des résistants. Après la guerre, ceux du Caucase, de Crimée, d’Union soviétique sont rapatriés par Moscou dès l’été 1945 et jugés. Mais la majorité des recrues musulmanes restèrent dans des camps en Allemagne. Bénéficiant en 1946 du statut de personnes déplacées, ils se fixèrent dans divers pays d’Europe occidentale.  Quant à Amin al-Husseini, il fut remis en mai 1945 aux Français qui, après l’avoir hébergé en lieu sûr pendant un an, le laissèrent filer au Caire où il fut reçu en héros. Car même si la guerre contre les Alliés avait pris fin par une défaite, celle contre les juifs continuait.

L’Epilogue fait le bilan de la politique nazie d’instrumentalisation des musulmans au service des visées stratégiques de conquête impériale germanique et des moyens considérables mis en œuvre. Hitler et ses collaborateurs percevaient l’islam comme une force unifiée et amie. Dans les dernières semaines du régime, Hitler préconisait pour la nouvelle Europe qu’il projetait de construire « une politique audacieuse d’amitié envers l’islam » (p.300).

Dans cette Epilogue l’auteur précise que son travail examine les formes d’instrumentalisation de l’islam religieux par l’idéologie militariste du IIIe Reich et non les réactions variées et contradictoires des musulmans à cette entreprise. Il constate qu’excepté l’exécution des grands criminels ou leur fuite, les principaux architectes du nazi-islamisme appartenant au ministère des Affaires étrangères, à la Wehrmacht ou aux SS sortirent indemnes de la guerre et réintégrèrent leurs fonctions, même ceux dont les peines furent réduites.

L’Epilogue retrace brièvement le sort de la masse des engagés volontaires musulmans du IIIe Reich restée après la guerre en Allemagne et notamment en Bavière. Désormais c’est la CIA qui instrumentalise l’islam, notamment le djihad durant la Guerre froide. Washington soutient les mouvements djihadistes contre le communisme et l’embauche des musulmans ayant servi les nazis dans la politique américaine antisoviétique. Une sorte d’internationale nazi-islamique d’après-guerre se dessine entre les Etats-Unis, l’Europe où résident la majorité des nazis et leurs collaborateurs européens et les islamo-nazis des pays arabes et musulmans.       

Malgré la richesse et l’abondance du matériel étudié, la structure du livre et l’ordonnance de ses thèmes confèrent à l’ouvrage une remarquable clarté agrémentée par une excellente traduction française qui en facilite la lecture. De nombreuses photographies témoignent de l’historicité irréfutable du récit.

Ce travail monumental appelle quelques commentaires, car il est clair que cette immense toile géographique transnationale ne disparut pas du jour au lendemain après la défaite allemande. Au Proche-Orient, al-Husseini réussit à faire immigrer dans des pays arabes certains de ses collègues musulmans au service des nazis. En outre il se constitua une milice et fit appel aux soldats musulmans de la Wehrmacht  parmi lesquels ceux de la division Handzjar qui perpétra des massacres de masse en Yougoslavie et un génocide de Serbes, de Juifs et de Roms. Avant même le déclenchement de la guerre arabo-israélienne de 1948 les hommes du mufti s’étaient introduit dans les villages arabes de Palestine et mêlés à la population menaient une guérilla sanglante contre  les juifs, alors que les armées de cinq Etats arabes se massaient aux frontières. Bien que le premier Secrétaire-Général de la Ligue arabe, Abdoul Rahman Hassan Azzam Bey annonçait « une guerre d’extermination et un massacre dont on parlerait comme de ceux des Mongols », aucun pays européen, excepté la Tchécoslovaquie, n’accepta de vendre des armes aux Israéliens. Après tout, deux ans seulement auparavant leurs trains sillonnaient leur pays emportant les juifs vers les camps d’extermination. Azzam bey prédisait un vaste pillage et le déferlement de volontaires musulmans venant des Indes, d’Afghanistan, de Chine et d’ailleurs excédant le nombre des Arabes de Palestine, et même des centaines de volontaires anglais. Utilisant les formules d’Hitler qui inversaient les réalités, il accusait les juifs de provoquer une guerre avec les Arabes. (D. Barnett et E. Karsh, « Azzam’s Genocidal Threat”, Middle East Quartely, Fall 2011, pp. 85-88).

La mentalité du mépris de la vie juive et conjointement l’admiration pour l’islam qui avait prévalu en Europe bien avant 1939, était encore très présente après 1945. Elle contribua à créer un organisme, l’UNRWA, financé par l’ONU et exclusivement réservé aux Arabes qui avaient fui la Palestine et auxquels s’étaient joints les soldats perdus du nazi-islamisme attirés par les promesses de génocide et de pillage. La seconde manifestation de la rémanence du nazisme fut l’élection comme premier président de la Commission européenne de Walter Hallstein (1958-67), nazi convaincu et auteur en 1938 du projet approuvé par Hitler d’une Europe sans juifs ni frontières régie par le IIIe Reich et économiquement liée au monde arabo-musulman. En Allemagne fédérale le chancelier en 1966-69 fut Kurt Georg Kiesinger, membre actif du parti nazi dès 1933 et travaillant sous Goebbels dans la section Propagande destinée au Moyen-Orient et à l’Afrique du Nord. L’ONU avait à sa tête de 1972 à 1981 Kurt Waldheim, officier autrichien dans la Wehrmacht sur le front des Balkans durant les génocides. En France, Maurice Couve de Murville, ancien fonctionnaire de Vichy décoré de la Francisque, menait une carrière diplomatique distinguée avant de devenir Premier ministre. On pourrait multiplier ces exemples quand la Communauté européenne dès les années 1970 accepte secrètement l’entraînement sur son territoire de terroristes palestiniens. Réminiscences des exercices militaires des musulmans engagés dans la Wehrmacht et les SS.

J’ai décrit dans des livres et articles la rémanence d’un antisémitisme/antisionisme prégnant dans les institutions de l’UE, conjointement à une islamophilie bienveillante envers une immigration musulmane portes ouvertes. Des dates jalonnent cette politique, il serait trop long de les citer ici. Rappelons seulement les attentats terroristes anti-juifs, la piraterie aérienne, le boycott arabe du pétrole et la reddition européenne, les accords officieux du Dialogue euro-arabe entre les députés de tous les partis de la CEE et les pays arabes, accords qui pavèrent la voie de la dhimmitude en Europe et l’insécurité grandissante des juifs d’abord, puis des non-juifs. Les réseaux transnationaux de l’euro-nazisme avec l’islamo-nazisme perdurèrent dans les décennies de l’après-guerre. Ils conditionnèrent le soutien européen à l’OLP, organisation terroriste héritière du projet nazi-islamique d’éradication d’Israël. Le désir d’Himmler de remplacer le judéo-christianisme par l’islam s’exprime dans les lamentations actuelles sur les défaites musulmanes à Poitiers, Lépante et au siège de Vienne en 1683. Le nazisme revit dans la subversion de l’histoire par l’attribution à l’islam du patrimoine biblique, fondement du christianisme, dans la délégitimation de l’Etat hébreu pour justifier sa suppression, dans l’inversion de la vérité faisant des Israéliens des nazis et des Arabo-palestiniens engagés volontaires dans les forces du IIIe Reich, ses victimes.

C’est de cette toile invisible tissée dans la guerre d’extermination de 1939-45 contre les juifs par le nazi-islamisme que se développent aujourd’hui tous les poisons détruisant la civilisation judéo-chrétienne occidentale, cible du jihad depuis treize siècles. C’est de là aussi que sourd la haine anti-Trumpiste de l’Europe et son silence désapprobateur des accords d’Abraham. Trump qui écrasa d’un coup de pied toutes les entourloupes euro-arabes nazies savamment dissimulées dans la Palestinocratie. Un livre indispensable pour comprendre les sources de la désagrégation actuelle de la civilisation européenne.

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