08/04/2021

Goldnadel : « L’occultation médiatique est la marque visible de l’islamo-gauchisme »

 Pour l’avocat Gilles-William Goldnadel, l’occultation du profil de l’agresseur dans l’attaque du capitole du vendredi 2 avril par certains médias conformistes est une nouvelle démonstration de leur posture idéologique.

Nouveau sujet de réflexion sur la folie du temps présent : les médias conformistes faussent-ils la perception du réel via leurs prismes idéologiques ? Leur angle de vision, aigu quand l’information leur plaît, obtus lorsqu’elle les dérange, n’est-il pas de nature à biaiser le regard collectif ?

J’aurais passé une bonne partie de ma vie intellectuelle à répondre deux fois oui à ces questionnements et à m’en insurger.

Les deux événements qui viennent de se dérouler ces deux dernières semaines aux États-Unis et la façon dont ils ont été relatés ou plutôt occultés prouvent scientifiquement en laboratoire médiatique les strabismes idéologiques de l’information de masse.

La semaine dernière, j’avais déjà signalé dans ces colonnes, la manière dont un massacre de masse, tel qu’il n’en avait pas été perpétré depuis deux ans aux États-Unis, en l’espèce dans le Colorado, avait été invraisemblablement minoré aux États-Unis et totalement ignoré en France.

J’avais rappelé que le 22 mars, 10 personnes avaient été tuées, dont un policier, après qu’un homme armé eut ouvert le feu dans une grande épicerie de Boulder.

Les radios de service public France Inter et France Info se donnaient la peine de diffuser le samedi matin 3, un reportage mais sans livrer l’identité et les idées de l’agresseur.

Mais le tireur se nommait à Ahmad Al Aliwi Alissa et il venait de Syrie.Mais les 10 victimes étaient blanches.

J’avais noté que le service audiovisuel public français n’avait pas jeté le moindre regard sur le carnage. J’avais comparé avec les événements de Charlottesville (Virginie) où le 12 août 2017, une manifestante antiraciste avait trouvé la mort, écrasée par un camion conduit par un blanc sympathisant nostalgique des sudistes sécessionnistes. L’événement avait été commenté pendant plusieurs jours et avait inspiré des centaines de milliers de mots.

J’en avais conclu que l’explication de cette occultation ne pouvait se prêter à aucune spéculation: l’assassin syrien n’avait pas le profil du salaud à maudire absolument, donc à mots dire beaucoup.

Les 10 victimes blanches ne s’appelaient pas Floyd et n’avaient pas le visage d’un racisme à envisager. Bref, la compassion contemporaine à sens inique.

Cette semaine, la manière dont un attentat devant le Capitole a été relaté ou plutôt occulté, achève ma démonstration.

Trois mois après l’assaut meurtrier du Capitole, le siège du Congrès américain a de nouveau été le lieu d’un attentat. Une voiture a foncé le vendredi 2 avril sur des policiers.

L’assaillant a tué un agent et en a blessé un autre avant d’être abattu par la police. L’assassin a été identifié comme étant Noah Green. Il s’agit d’un homme noir, âgé de 25 ans.

Il a exprimé sur son profil Facebook sa sympathie pour le dirigeant du mouvement raciste noir et islamiste «Nation of Islam», Louis Farakhan, célèbre pour ses saillies antisémites.

De manière insolite, Facebook a annoncé dans la soirée avoir retiré les comptes Facebook et Instagram du défunt assassin.

Afin de montrer l’invraisemblable occultation du portrait de l’assaillant je me bornerai à examiner l’attitude de la France médiatique et progressiste et principalement de son audiovisuel de service public.

Alors que le journal Le Monde sur son site, avait livré l’identité de l’agresseur et ses sympathies politiques, les radios de service public France Inter et France Info se donnaient la peine de diffuser le samedi matin 3, un reportage de leur correspondant aux USA, Gregory Philipps, mais sans livrer les moindres précisions requises sur l’identité et les idées de l’agresseur.

Mieux encore, dans le bulletin de 13 heures, toute information sur l’attentat était désormais supprimée sur France Inter.

Le samedi soir, les informations diffusées par France 2 étaient irréprochables.

Si un sympathisant suprémaciste blanc avait écrasé devant le Capitole un policier noir, je suis incapable de quantifier et de qualifier l’ampleur planétaire des commentaires.

Tout au plus malgré tout la piste psychiatrique n’était pas écartée. De telles précautions médicales n’étant ordinairement pas prises lorsqu’il s’agit de suprémacistes blancs dont il serait pourtant hasardeux de jurer pour tous de l’équilibre psychologique et nerveux.

Mais c’est l’occultation pratiquée par Arte journal qui retiendra le plus notre attention pour les besoins de l’analyse.

Voilà un journal qui dissimule à peine son militantisme et qui est axé presque jusqu’à l’obsession sur les événements survenant aux USA et sur les suprémacistes blancs.

Voilà pourtant qu’Arte journal le samedi soir vers 20h , tout en annonçant l’évènement, a soigneusement dissimulé le fait que l’assassin était un sympathisant suprémaciste islamiste noir et antisémite.

Difficile de ne pas y déceler en la circonstance la marque visible de cet islamo-gauchisme médiatique qui n’existe pas.

J’en viens à mon commentaire conclusif.

Si un sympathisant suprémaciste blanc avait écrasé devant le Capitole un policier noir, je suis incapable de quantifier et de qualifier l’ampleur planétaire des commentaires.

Ici, au contraire, ce ne fut que le silence et l’éther. Le contraste absolu entre l’hystérie aiguë et le mutisme obtus.

Entre ces deux postures pathologiques: la malhonnêteté intellectuelle et le nouveau racisme névrotique.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel pour Dreuz.info.

07/04/2021

Vous voulez Le Pen, vous aurez Macron, c’est aussi simple que 2 et 2 font 4

 Depuis le bout du monde, je vois d’un œil étonné les présidentielles Françaises se dessiner, avec leur issue déjà planifiée et le résultat déjà visualisé.

Je vois les gens honnêtes évaluer les candidats. Je les vois lucides, comprendre quel appareil médiatico-industriel est en place depuis et pour Emmanuel Macron. Je me dis que le piège, ils le connaissent parce qu’ils ne sont pas dupes. La dynamique est très différente de celle des Etats-Unis, plus simple et plus basique – nous avons 50 Etats, certains changent avec la démographie, nous avons de la fraude, vous pas. Mais les cartes ne sont pas brouillées comme chez vous.

Je me souviens avoir lu ici sur Dreuz Manuel Gomez exprimer avec sagesse sa mise en garde : votez Front national, et vous enverrez un socialiste à la présidence. Ils ont voté FN ils ont eu Macron. Gomez se souvient que Mitterrand a aidé Jean-Marie Le Pen à se hisser assez haut pour diviser la droite et remporter les élections : à tous les coups ils gagnent.

Je m’étonne. Les gens sont lucides. Ils sont affranchis. Ils sont attentifs. Ils connaissent la musique. Et ils tombent dans le piège à chaque coup.

La gauche se frotte les mains. Elle fait élire le candidat de son choix parce que le piège électoral s’appelle Marine Le Pen. Les gens plongent dedans à bras raccourci.

S’ils votaient pour le candidat de la droite molle, ils n’auraient pas la gauche molle.

Certes et je vous l’accorde, cela ne fait pas une grosse différence. Ils sont tous européistes, immigrationnistes, étatistes et colbertistes. Ils sont énarquistes et élitistes. Le peuple, vous, ils s’en fichent. Vous permettre d’accéder au bonheur, ce n’est pas dans l’ADN des politiciens français. Mais la droite molle, n’est-ce pas mieux que la gauche ? François Fillon n’est pas Donald Trump, il l’a montré, mais il n’aurait pas non plus été un Macron. Il aurait gouverné légèrement plus à droite que votre président.

Je ne sais pas, je m’interroge, faut-il jouer la carte de la terre brûlée ? Voter RN en sachant qu’elle va perdre, en sachant que voter pour Le Pen c’est faire réélire Macron ou son sosie, simplement pour être fidèle à ses idées ?

Ce n’est pas un concours de pureté idéologique. C’est la direction de votre pays.

Je vous dis ça, je vous dis rien, je ne suis pas partie prenante.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

06/04/2021

Les pirates musulmans capturaient des Blancs au Danemark en Norvège et en Islande, et les vendaient comme esclaves

 Il n’est jamais trop tard pour apprendre et je viens d’en faire l’expérience : j’ignorais que les pirates barbaresques avaient poussé leurs incursions bien au-delà des îles Britanniques, jusque sur les côtes du Danemark, de la Norvège et même de l’Islande.

Trois navires pirates turcs se sont rendus jusqu’en Islande, en 1627, et, après des razzias, massacres, viols et vols, ont emporté environ 400 islandais, femmes et hommes, qui seront vendus comme esclaves sur la place du marché d’Alger, dès leur arrivée.

Nous apprenons, grâce à l’enquête de l’auteure islandaise Guoriour Simonardottie, qu’en l’an 1636, le représentant du roi du Danemark a pu payer les rançons et, après de longs marchandages, libérer, afin d’être rapatriés vers leur pays d’origine, 28 femmes islandaises et 22 hommes danois, norvégiens et islandais.

La facture payée pour ces rançons nous indique :

  • Le 9 juin 1636, Ornia Jondochter, 100 Riskdals plus 60 pour le voyage, soit 160 Riskdals.
  • Le 11 juin 1636, Abdraham Molet, 215 Riskdals plus 63 pour le voyage, soit 278 Riskdals.
  • Le 12 juin 1636, Gudridur Simonsdochter, 180 Riskdals plus 62 pour le voyage, soit 242 Riskdals.

Il est impossible de convertir ces sommes en «Riskdals» en «Euros» actuels mais, il est indiqué dans les commentaires, que ce furent des sommes «assez élevées».

Donc, après six années d’esclavages dans la région d’Alger, et comme cette pratique se reproduisait chaque année, soit par les représentants des rois de divers pays européens, soit par les chevaliers de Malte, les esclaves pouvaient être «revendus», grâce aux paiements de rançons et avec un bénéfice important pour leurs propriétaires.

Il est intéressant de noter que, à l’époque donc de l’occupation ottomane, de toute cette côte méditerranéenne du Maghreb, il existait tout de même, lors du 17e siècle, une église, à Alger capitale, dont les prêtres étaient autorisés d’exercer leur culte catholique et recevoir à deux dates principales, Pâques et Noël, certains esclaves de religion catholique qui, après plusieurs années d’esclavage et ayant acquis la confiance de leurs maîtres, pouvaient s’y rendre, accompagnés et surveillés par un garde.

Près de quatre siècles plus tard, les chrétiens, ce qu’il en reste, des pays ottomans (la Turquie) et du Maghreb, n’ont ni le droit, ni l’endroit, pour se recueillir et l’on peut affirmer que les frères Barberousse étaient bien plus tolérants que l’actuel dictateur turc Erdogan qui, sans la moindre protestation du Pape actuel, soi-disant défenseur de la chrétienté, a transformé en mosquée «Sainte Sophie».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

05/04/2021

Joe Biden vient peut-être de démolir la Ligue majeure de Baseball aux États-Unis

 La Géorgie a adopté une loi qui élargit les possibilités du vote tout en rendant obligatoire la présentation d’une carte d’identité pour les demandes de vote par anticipation, afin d’éviter les fraudes qui se sont produites lors des présidentielles de 2020 et les élections partielles en janvier 2021. Joe Biden, furieux, a demandé à la Major League Baseball (MLB) de déplacer son Match des Étoiles hors de Géorgie afin punir cet État. La franchise MLB a pris la décision d’obéir à Joe Biden, privant ainsi la ville d’Atlanta de revenus importants.

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Joe Biden vient peut-être de mettre un terme à la Ligue majeure de baseball

La Géorgie a adopté une loi qui élargit considérablement les possibilités du vote. Cependant, parce qu’elle rend obligatoire la présentation d’une carte d’identité pour les demandes de vote par anticipation, les Démocrates, menés par Joe Biden, ont annoncé que cette loi était l’équivalent d’une loi ségrégationniste à la manière de Jim Crow.

Joe est allé plus loin et a cherché à détruire des pans de l’économie de la Géorgie en demandant à la Major League Baseball de déplacer son Match des Étoiles hors de Géorgie. La franchise MLB a tenu compte de cet demande.

L’un des temps forts de la saison de baseball est le Match des Étoiles, qui devait avoir lieu le 13 juillet à Atlanta. Depuis 1933, à mi-chemin de la saison de la MLB, les fans choisissent leurs favoris dans la Ligue américaine et la Ligue nationale, puis les stars choisies s’affrontent. Je ne suis pas un fan de baseball, mais je suis prêt à parier qu’en termes de revenus publicitaires et de ventes de produits dérivés, c’est une partie importante de l’activité commerciale du baseball professionnel. Et il apporte certainement des revenus à la ville qui l’accueille.

Jeudi (le 1er avril), M. Biden a fait l’une de ses courtes apparitions scriptées, cette fois sur ESPN. Il convient de noter qu’ESPN, dont Disney est propriétaire, a depuis longtemps transféré son allégeance du sport au gauchisme, avec un un de sport.

Donald Trump, qui était un excellent athlète lorsqu’il était jeune, n’a jamais été autorisé à paraître sur ESPN.
Sage Steele, l’intervieweur d’ESPN, a dit à Joe Biden :

« Tony Clark est le directeur exécutif de l’association des joueurs de la Major League Baseball. Il a dit qu’il serait prêt à discuter du déplacement du Match des Étoiles hors d’Atlanta parce que le gouverneur de la Géorgie, Brian Kemp, a signé une loi adoptée par la législature républicaine de l’État de manière à revoir la façon dont les élections de l’État sont gérées. Alors, M. le Président, que pensez-vous de la possibilité que le baseball décide de déplacer le Match des Étoiles hors d’Atlanta à cause de cette question politique ? »

À ce moment-là, le président qui a utilisé le mot «unité» huit fois dans son discours d’investiture aurait pu dire quelque chose du genre : « Vous savez, Sage, le baseball est le passe-temps de l’Amérique. Nous avons inventé ce jeu, et c’est un sport que tout le monde devrait pouvoir apprécier sans que la politique ne s’en mêle. »

C’est ce que Joe aurait pu dire. Ce n’est pas ce qu’il a dit.

Au lieu de cela, il a exhorté la franchise MLB à se barrer de la Géorgie.

J’ai retenu quelques commentaires significatifs :

« Je pense que les athlètes professionnels d’aujourd’hui agissent de manière incroyablement responsable. Je les encourage vivement à le faire. Les gens les regardent. Ils sont des leaders. Regardez ce qui s’est passé avec la NBA, également. Regardez ce qui s’est passé dans tous les domaines. Les personnes qui sont le plus victimisées sont celles qui sont les leaders dans ces différents sports et ce n’est tout simplement pas juste. [Rédacteur : Joe est-il en train de stéréotyper les hommes noirs en tant que bons athlètes ? Oui, je le pense]. C’est Jim Crow sous stéroïdes ce qu’ils font en Géorgie et dans 40 autres états. » [Rédacteur : Encore une fois, la Géorgie a élargi les possibilités de vote. Ce qui agite vraiment Biden et consorts, c’est la demande faite aux électeurs de fournir une pièce d’identité pour les votes par anticipation. Personne ne va être pendu à un arbre ou voir une croix brûler sur sa pelouse].
« Ce dont il s’agit […] … Imaginez que vous adoptiez une loi disant que vous ne pouvez pas fournir de l’eau ou de la nourriture à une personne faisant la queue pour voter. [Rédacteur: Ceci est un mensonge. Les groupes ou personnes politiquement engagés ne peuvent pas utiliser de la nourriture ou des boissons comme pots-de-vin pour les gens faisant la queue. C’est la norme de toute loi électorale]. « Vous ne pouvez pas faire ça. Voyons donc ! Ou encore vous allez fermer un bureau de vote à cinq heures, l’heure où les travailleurs sortent du travail.» [Rédacteur : C’est un mensonge si flagrant que la veille de l’apparition de Biden sur ESPN, le Washington Post a été obligé de lui donner «Quatre Pinocchios». En réalité, la loi maintient les heures de vote de 7 heures à 19 heures, et a également étendu les heures du vote par anticipation].
Il s’agit d’empêcher les travailleurs et les gens ordinaires avec lesquels j’ai grandi, d’aller voter. »

Grâce en partie à la combinaison toxique de mensonges et d’encouragements de Biden, la franchise MLB a décidé vendredi d’abandonner la Géorgie pour tenir son Match des Étoiles.

C’est encore un autre exemple de sociétés qui utilisent leur pouvoir pour faire pencher la balance politique vers la gauche. (Lors de son émission,Tucker Carlson s’en est pris à la fois aux mensonges de Biden et cette pratique des entreprises). La seule façon d’y mettre un terme est de frapper ces entreprises au niveau de leurs résultats financiers.

Cessez de regarder la Major League Baseball et d’acheter les produits dérivés qui rapportent chaque année des milliards de dollars aux franchises de la MLB. Tant qu’il n’y aura pas de conséquences à leur utilisation de leur influence sur le marché et à leur volonté de manipulation politique, elles continueront de le faire.

Gardez à l’esprit qu’il n’y a que 30 équipes de baseball, mais il y a environ 80 millions d’électeurs de Trump. Nous pouvons faire souffrir la MLB pour sa décision d’utiliser le baseball comme une arme politique contre l’intégrité des élections en Amérique.

M. Trump a tenu le même discours vendredi (le 2 avril), en exhortant ses partisans à boycotter toutes les entreprises qui soutiennent les programmes politiques de la gauche.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Joyeuses Pâques !

 Véritable symbole de la religion chrétienne depuis plus de 2 000 ans, le lundi de Pâques est associé à la fête de Pâques qui célèbre la résurrection de Jésus.

Pâques est la célébration de la résurrection de Jésus, le troisième jour après sa crucifixion. C’est l’accomplissement de la prophétie du Messie persécuté, est mort pour nos péchés et a ressuscité le troisième jour.

Le lundi de Pâques est le jour qui marque le début de la « Semaine sainte » pour les orthodoxes orientaux, et la « Semaine de Pâques » pour les catholiques romains.

Pâque rassemble chaque année des dizaines de millions de fidèles de tous les continents. Et il n’est pas obligatoire d’être chrétien pour se sentir concerné par les récits de Pâques, qui évoquent la victoire de la vie sur le chaos. 

Toute l’équipe de Dreuz vous souhaite joyeuses Pâques !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Dreuz.info.

04/04/2021

Les pieds, les mains et la tête…

 L’évangile de Jean s’est élaboré par étapes au cours du 1er siècle, et c’est le texte qui médite le plus profondément sur le mystère du salut.

Son objectif est de nous montrer Jésus comme l’incarnation de la Parole, l’expression parfaite de l’amour de Dieu…Mais ce récit johannique qui nous parle le plus d’amour est aussi celui qui insiste le plus sur  les commandements ! C’est donc le signe que l’amour en question n’est pas un amour abstrait, ce n’est pas un état d’âme fluctuant au gré des circonstances : c’est un comportement aimant, fidèle, assumé librement jusque dans les détails de la vie quotidienne, et même jusqu’au don de soi.

Nous en avons le plus bel exemple le jeudi saint, avec l’évangile du lavement des pieds que l’évangéliste a associé au mémorial eucharistique.

Dans l’évangile de Jean, contrairement aux synoptiques, il n’y a pas de récit de l’institution eucharistique ; en revanche, aux côtés des discours sur le Pain de Vie, il y a la mise en valeur de ce surprenant geste de serviteur que Jésus a tenu à relier à la sainte cène. Que signifie cette posture de Jésus, à même le sol, avec son eau purificatrice entre les mains pour accomplir le geste du serviteur ? Quelles clés pouvons-nous trouver dans l’Ecriture pour comprendre la portée de ce comportement surprenant ?

Jésus ne crée pas une nouvelle religion : pour les Israélites, la foi est d’abord une pratique avant d’être une déclaration d’intention. Mais surtout, il y a ici un discret rappel du lavement des pieds initialement mentionné dans le Premier Testament, au livre de la Genèse. C’est celui d’Abraham lorsqu’il accueille chaleureusement trois mystérieux visiteurs venus lui annoncer à lui et à Sara, la naissance d’un fils. Et il y a encore un autre passage biblique qui peut aider à comprendre le geste symbolique de Jésus : toujours au Livre de la Genèse, chap.2, juste avant la création d’Adam, on lit : « un eau jaillissante montait de la terre et arrosait toute la surface du sol »…

 C’est alors que Dieu « façonne » l’homme, comme le potier avec la glaise, et qu’il lui insuffle son haleine de vie ; aussitôt l’homme devient un être vivant…

L’évangéliste Jean nous offre dans cet épisode du lavement des pieds une méditation sur une nouvelle création : celle du Fils de l’Homme qui remodèle l’être humain grâce à l’eau purificatrice. Le 4ème évangile commence d’ailleurs avec les mêmes premiers mots que ceux de la Genèse : « au commencement ». Il s’agit bien, avec Jésus, d’un nouveau commencement, un départ de vie nouvelle proposé aux disciples.

Si Jésus a réuni ses disciples pour le repas de commémoration de la Pâque juive, c’est parce qu’il veut y inscrire son mémorial eucharistique.  Mais il le fait, en montrant – tablier autour des reins – que ce rituel n’est pas seulement prière d’action de grâce à Dieu, il est aussi service des frères…

Alors Jésus prend lui-même le rôle qui est celui du serviteur, évoqué par Isaïe ! Et au moment où il s’arrête devant Simon Pierre, celui-ci réagit spontanément par un refus gêné. Mais Jésus clarifie immédiatement le sens de son geste : Si je ne te lave pas les pieds, tu ne pourras pas prendre part à ce que je suis en train d’accomplir…En effet, Jésus s’apprête à connaître une plongée dans la mort, librement, et par amour pour l’humanité, afin de faire triompher la vie. En comprenant l’intensité du moment, Pierre s’exclame : dans ce cas, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête…

Cette phrase est un véritable acte de foi dans la mission libératrice de Jésus, une Pâque qui se répète, car on touche ici à plusieurs registres. Dans la littérature biblique, les pieds, les mains, la tête représentent plus que les parties organiques du corps humain. Il ne s’agit pas d’une simple affaire d’hygiène, mais c’est comme une catéchèse du baptême. Car le baptême est une purification de l’être tout entier. Or, les pieds (reguel) représentent toutes les démarches que nous pouvons faire chaque jour : aller à la rencontre des autres, visiter quelqu’un, partir contempler la création, orienter notre vie par des choix…

De ce fait, accepter de la part de Jésus que nos pieds soient lavés par lui, cela veut dire que nos démarches de toutes sortes, les plus ordinaires comme les plus décisives, seront assainies de tout ce qui nous éloigne du bien vers des voies sans issue. En lavant les pieds de ses disciples, Jésus purifie en même temps ce qui nous fait tenir debout et ce qui nous permet d’avancer dans la vie, un pied l’un après l’autre. La Bible nous dit que l’essentiel, c’est de « marcher avec Dieu »…

Même signification en ce qui concerne les mains(yad) qui représentent l’activité humaine : ce que nous réalisons par le travail, la créativité, ce que nous construisons pour édifier, les mains que nous tendons en direction des autres, pour exprimer l’amitié, la tendresse, les mains que nous élevons vers le ciel dans la prière…toutes ces attitudes des mains ont besoin elles aussi d’être purifiées de toute déviation idolâtrique, de tout dévoiement païen, de toute violence, et de tout gaspillage.

Quant à la tête, (rosh) c’est le siège de la pensée, de la réflexion et des décisions. Laver la tête, c’est la purifier des pensées malsaines, futiles, égocentriques, c’est la libérer des étourdissements artificiels, des idées creuses, c’est la rendre pure de toute mauvaise influence, afin qu’elle joue son rôle en guidant avec intelligence l’activité quotidienne des mains et des pieds.

Tout cela n’étant possible évidemment qu’avec un cœur vivant selon Ezekiel : un « cœur de chair », vivant, et non pas dur et inerte comme la pierre. Dans les évangiles synoptiques, on découvre Jésus qui secoue ses disciples en reprenant les mêmes termes pour les inciter à faire des choix cohérents avec son enseignement. Il n’hésite pas à leur dire :

« si ta main t’entraîne au péché, coupe-là…» Si ton activité, ta manière d’agir est néfaste, aie le courage de faire le nécessaire, change de comportement !

« Si ton pied t’entraîne au mal, coupe-le ! » Si tes démarches te conduisent à ta perte, change au plus vite d’orientation dans ta vie!

« Si ton oeil t’entraine au péché, arrache-le ! » Quelle est ta vision du monde, ton regard sur les autres ? Il est indispensable d’être lucide, rappelle Jésus.

Cette semaine sainte nous encourage à accueillir dans nos vies la lumière libératrice de Pâques, elle exprime aussi notre attente d’être purifiés dans tous les aspects de notre être, exactement comme Simon Pierre qui demande à Jésus une entière purification : avec lui, disons aujourd’hui avec confiance : les pieds, Seigneur, mais aussi les mains et la tête ! En laissant cet évangile insuffler un puissant renouveau dans notre existence, nous allons mieux vivre ce que St Jean nous donne à méditer : le double commandement eucharistique, celui de l’amour de Dieu inséparable du service des autres.

Amen

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

03/04/2021

Les 6 points communs entre la montée des nazis et les tactiques de la gauche américaine

 Je n’ai jamais été à l’aise avec la manie qu’ont certains de qualifier certains politiciens de nazis. L’ex-ministre des finances de René Lévesque et brièvement premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, a été, en son temps comparé à Hitler. C’était une manière pour les jeunes anglophones ne connaissant pas bien l’histoire du Troisième Reich, d’insulter un politicien (ou en fait toute personne) qu’ils trouvaient autoritaire. Mais j’ai lu l’article de Steve McCann et je dois dire qu’il m’a convaincue: dans le cas du Parti Démocrate allié à la gauche radicale américaine, le parallèle avec les Nazis tient la route pour au moins six raisons.

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Les points communs entre la montée des nazis et les tactiques de la gauche américaine ne peuvent être ignorés

J’ai récemment écrit une colonne dans laquelle j’accusais la gauche américaine et sa filiale à part entière, le Parti Démocrate, d’utiliser des tactiques fascistes ou nazies dans leur détermination à transformer définitivement la nation en un État socialiste hybride à parti unique en exploitant le soi disant «racisme systémique» et les craintes sans fondement de la «suprématie blanche».

Cette caractérisation n’a pas plu aux électeurs démocrates crédules et bien-pensants que je connais ou à ceux qui m’ont contacté. Ils ont affirmé, de manière assez véhémente, que l’utilisation de tactiques nazies ne s’applique qu’à la droite américaine et qu’eux, à gauche, ne sont motivés que par leur intérêt pour le peuple.

Cependant, tout examen réfléchi et sans émotion des tactiques utilisées par le Parti Nazi pour obtenir et conserver le pouvoir dans les années 1920 et 1930 révèle de nombreuses similitudes frappantes avec celles utilisées par la gauche et le Parti Démocrate d’aujourd’hui.

1) Premièrement, la division raciale était un élément central de la stratégie et de la philosophie politiques nazies. Le Parti Nazi était, sans aucun doute, le parti politique le plus obsédé par la race dans l’histoire de l’humanité.

Le Parti Démocrate d’aujourd’hui a comme précurseur le Parti Nazi en ce qui a trait à son obsession raciale. Chaque texte de loi, chaque accusation contre ses adversaires, chaque aspect de la société américaine, même la température et le climat, est vu sous l’angle du racisme.

L’obsession raciale du Parti Nazi se concentrait sur la croyance perverse en l’infériorité et la supériorité de certaines races. Cela a ouvert la voie à la mise en cause de divers groupes raciaux pour tous les problèmes auxquels le pays était confronté.

La gauche américaine prétend que la cause première de pratiquement tous les problèmes auxquels la nation est confrontée est le «racisme systémique», théoriquement instigué par une race particulière.

Cette obsession de la race a conduit à ce que l’on appelle aujourd’hui la «politique de l’identité».

La politique identitaire n’a pas été inventée par la gauche américaine moderne. C’était, en fait, une des armes faisant parie de l’arsenal du Parti Nazi.

Les Nazis, à l’aide des médias nationaux qu’ils contrôlaient, découpaient la population en groupes identitaires spécifiques et promulguaient ensuite des politiques de doléances visant ces factions fabriquées afin de fomenter la colère contre un groupe identitaire spécifique précédemment isolé par le Parti, les Juifs.

Le Parti Démocrate et la gauche, avec l’aide de leurs complices dans les médias de masse, font de même avec leurs groupes d’identité fabriqués (définis par la race, l’orientation sexuelle ou l’origine ethnique) afin d’attiser la colère et d’isoler un groupe spécifique : les chrétiens blancs hétérosexuels.

2) Deuxièmement, le Parti Nazi était obsédé par la censure et l’élimination de toute institution culturelle, publication ou discours qui ne le soutenait pas pleinement.

En d’autres termes, c’était leur version de la «culture d’annulation» (cancel culture) d’aujourd’hui.

Les Nazis étaient connus pour leurs rituels d’autodafé de livres afin d’intimider et de faire passer le message qu’ils feraient disparaître tout ce qui n’était pas conforme à leur idéologie.

Une fois qu’ils ont pris le contrôle des leviers du pouvoir nationaux, ils l’ont fait en toute impunité.

La gauche américaine brûle des livres au sens figuré en utilisant les meutes dans les médias sociaux comme véhicule pour faire passer le message qu’elle fera taire toute personne ou effacera tout discours qui n’est pas aligné sur son idéologie.

3) Troisièmement, les Nazis ont perfectionné l’art d’endoctriner les citoyens par la propagande et les «fake news» (fausses nouvelles). On attribue à Joseph Goebbels, ministre nazi de la propagande, la phrase suivante :

« Si vous racontez un mensonge suffisamment gros et que vous le répétez sans cesse, les gens finiront par le croire » et « Considérez la presse comme un grand clavier sur lequel le gouvernement peut jouer ».

Cette stratégie a été et continue d’être utilisée avec succès par la gauche américaine et ses compagnons de route dans les médias de masse.

Qu’il s’agisse du canular de la collusion russe, de la soi-disant insurrection armée du 6 janvier 2021, du changement climatique en tant que menace existentielle pour l’humanité, de la suppression du droit de vote, de la suprématie blanche omniprésente, de la nécessité de fermetures pour la pandémie du coronavirus ou d’une myriade d’autres fabrications, ils ont utilisé des mensonges en toute impunité comme moyen d’arriver à leurs fins… exactement comme l’ont fait les Nazis.

4) Quatrièmement, les Nazis, fidèles à l’idéologie socialiste, ont exploité la jalousie de classe pour attiser les tensions et le ressentiment en rendant la «classe des Junker» (la noblesse foncière allemande dont l’équivalent est le «un pour cent» – les plus riches – d’aujourd’hui) responsable des difficultés économiques de la nation.

La gauche américaine et les leaders du Parti Démocrate, fidèles à l’idéologie socialiste, accusent depuis longtemps les plus riches, ces milliardaires cupides, d’être responsables de l’inégalité des revenus et de l’inégalité économique, afin de fomenter l’envie et le ressentiment de classe.

Mais la similitude ne s’arrête pas là. Dans une juxtaposition extraordinaire, les Nazis ont pu vilipender les riches et les industriels alors qu’ils finançaient en toute quiétude le Parti Nazi et ses campagnes politiques.

Hitler a assuré aux géants de l’industrie allemande que, malgré leur rhétorique, les Nazis les laisseraient tranquilles et leur accorderaient des contrats lucratifs s’ils appuyaient le parti en lui accordant un appui financier massif et une couverture médiatique favorable. La cupidité l’a emporté sur le bon sens, et c’est ce qu’ils ont fait.

Ces lâches crédules ont finalement été responsables du déchaînement des Nazis sur une planète sans méfiance.

La gauche américaine a établi un rapport similaire avec les Establishments des entreprises, en particulier les géants des médias sociaux, en leur faisant tacitement savoir que le Parti Démocrate les laissera tranquilles s’ils les appuient financièrement.

En outre, leurs disciples ont infiltré les rangs de la direction de nombreuses entreprises, exacerbant encore la pression afin de mettre en ɶuvre leur agenda.

Croyant stupidement qu’elles seront laissées tranquilles par la gauche et le Parti Démocrate, les élites corporatives américaines ont financé l’ascension de la gauche radicale, car la gauche a bien appris la leçon des Nazis mais pas les élites fortunées.

Ainsi, la quasi-totalité du soutien financier aux Démocrates qui a servi à manipuler l’élection de 2020 provenait de ces imbéciles, aussi naïfs que crédules qui ont contribué au déchaînement du gauchisme radical, du chaos sociétal et à l’arrivée au pouvoir d’un président sénile.

5) Cinquièmement, dans les années 1920 et au début des années 1930, le Parti Nazi s’est régulièrement appuyé sur les émeutes, les dommages matériels et la violence gratuite en utilisant ses militants de la section d’assaut, la Sturmabteilung (SA), pour faire valoir son pouvoir par l’intimidation tout en accusant les communistes d’être responsables de la violence.

Chaque fois qu’une émeute ne suscitait que peu ou pas de réaction de la part des autorités établies, ils s’enhardissaient.

Bien que les Nazis soient ostensiblement arrivés au pouvoir par les urnes, leur capacité à terroriser les citoyens et les dirigeants politiques nationaux a joué un rôle majeur, car ils promettaient la paix dans les rues s’ils étaient élus ou si on leur confiait des postes de direction au sein du gouvernement.

La gauche américaine a révélé au cours de l’été 2020 qu’elle avait elle aussi les moyens et l’envie de provoquer des émeutes dans les rues, des dégâts matériels et des violences gratuites en utilisant ses cadres militants, Antifa et Black Lives Matter, pour projeter son pouvoir par l’intimidation tout en accusant la suprématie blanche et la brutalité policière de la violence.

Lors de la campagne présidentielle de 2020, le Parti Démocrate a implicitement promis la paix dans les rues s’il était élu et a insinué qu’il y aurait un regain de violence dans le cas contraire.

6) Sixièmement, en janvier 1933, Hitler a été nommé chancelier d’Allemagne. Dans les quatre semaines qui ont suivi, un mystérieux incendie s’est déclaré dans le bâtiment du Reichstag (Congrès), que les Nazis ont attribué à des agitateurs communistes et qui était la première salve d’un coup d’État violent. Sous ce prétexte, les Nazis sont parvenus à faire adopter par le Reichstag la loi d’habilitation de 1933 en mars de la même année. Cette loi faisait des Nazis le seul parti politique dominant et garantissait qu’eux seuls pouvaient remporter les futures élections, si elles avaient lieu.

Ils ont été les premiers partisans modernes de la nécessité de ne jamais laisser se perdre une crise qu’elle soit réelle ou fabriquée.

La gauche et le Parti Démocrate se sont servi des troubles survenus au Capitole le 6 janvier 2021 pour proclamer qu’il s’agissait d’une «insurrection armée» et de la première salve d’une tentative de coup d’État violent par des suprématistes blancs.

Afin de faire avaler ce faux récit, ils ont fait venir théâtralement 20 000 soldats de la Garde nationale et ont construit des fortifications autour du Capitole. Suivant en outre les traces du Parti Nazi, les Démocrates ont presque immédiatement fait pression pour faire adopter la loi H.R. 1 (intitulée par euphémisme The For The People Act) qui annulerait pratiquement toutes les lois électorales existantes, ferait des Démocrates le seul parti politique dominant et garantirait que seuls eux pourraient remporter les futures élections.

Cette liste de parallèles entre le Parti Nazi et la gauche américaine ne peut être ignorée.

Ces autocrates en herbe, dans un aveu de facto, tentent d’obscurcir leur adoption des tactiques nazies en prétendant sans vergogne que c’est la droite américaine ou les conservateurs qui s’inspirent du nazisme.

Pourtant, la droite n’a pas utilisé de tactiques nazies dans sa quête de fonctions politiques.

S’il va sans dire que je n’insinue pas que la gauche américaine et le Parti Démocrate ont pour objectif d’imposer une domination globale par le biais d’une horrible guerre mondiale ou d’imiter les horreurs de l’Holocauste, on doit toutefois reconnaître qu’il existe d’importants points communs.

La manière dont un petit parti socialiste marginal d’extrême gauche a pu accéder au pouvoir et la manière dont la gauche américaine l’imite devraient faire réagir tous les Américains.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Attaque au Capitole américain : un policier tué, agresseur décédé ; le suspect est un adepte de la Nation of Islam

 Un homme a foncé sur deux agents de police avant de s’écraser contre une barrière au Capitole des États-Unis vendredi. Les médias seront très discrets : c’est un noir. Si c’était un blanc, cela ferait la Une de BFMTV avec experts en extrémisme de droite.

Selon la police, le suspect, Noah Green, 25 ans, originaire de l’Indiana, est sorti de son véhicule avec un couteau et s’est jeté sur les agents lorsqu’il a été abattu. L’un des policiers blessés a succombé à ses blessures. Il a été identifié comme étant l’officier William « Billy » Evans.

« C’est avec une profonde tristesse que je vous annonce le décès de l’agent William ‘Billy’ Evans cet après-midi, des suites de ses blessures après l’attaque de la barricade nord par un assaillant isolé », a déclaré le chef de la police du Capitole américain par intérim, Yogananda Pittman.

« L’agent Evans était membre de la police du Capitole des États-Unis depuis 18 ans. Il a commencé son service à la USCP le 7 mars 2003 et était membre de l’unité des premiers intervenants de la division du Capitole. Veuillez garder l’officier Evans et sa famille dans vos pensées et vos prières. »

Une vidéo diffusée en direct sur Fox News a montré un homme sans vie transporté dans une ambulance sur un brancard. Il n’a pas été confirmé si cette personne était l’agresseur.

Selon la page Facebook de Green, il était adepte du groupe extrémiste du nazi noir Louis Farrakhan, the Nation of Islam.

« Paix, amis, famille, ennemis et autres », a écrit Green sur Facebook en mars.

« Pour être honnête, ces dernières années ont été difficiles, et ces derniers mois ont été encore plus difficiles. J’ai été éprouvé par certaines des plus grandes et inimaginables épreuves de ma vie. Je suis actuellement au chômage après avoir quitté mon emploi en partie à cause des afflictions, mais finalement, à la recherche d’un voyage spirituel. »

Lors d’une conférence de presse, la police a déclaré que l’incident « ne semble pas être lié au terrorisme ».

Il n’y a pas eu de déclaration immédiate de la Maison-Blanche. Le président Biden et la première dame passent le week-end de Pâques à Camp David.

La police métropolitaine de D.C. a pris en charge l’enquête.


L’ironie de l’attaque n’aura pas échappé à personne : Joe Biden a requis la présence de la Garde nationale et des blindés pour protéger Washington contre ce qu’il a qualifié de plus grande menace terroriste intérieure : les suprématistes blancs, qui en réalité représentent une frange répugnante, mais microscopique de la société américaine, et c’est un Noir qui perpétue un acte mortel.

Dans un message étrangement alambiqué, Ilhan Omar semble avoir déploré que l’attaque ne fasse pas plus de morts, et elle a écrit un message qui ressemble à des recommandations pour que la prochaine fois, le bilan soit plus élevé :

J’ai le cœur brisé d’apprendre qu’un autre policier a été tué en protégeant le Capitole. Mes pensées et mes prières vont à la famille de l’officier et à l’ensemble des forces de police du Capitole. Le bilan aurait été pire si l’assaillant avait eu un AR-15 au lieu d’un couteau.

C’est la seconde attaque d’un musulman depuis l’élection de Joe Biden, après l’attentat de Boulder par un islamiste syrien qui a fait 10 morts.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

02/04/2021

Les pieds, les mains et la tête…

 L’évangile de Jean s’est élaboré par étapes au cours du 1er siècle, et c’est le texte qui médite le plus profondément sur le mystère du salut.

Son objectif est de nous montrer Jésus comme l’incarnation de la Parole, l’expression parfaite de l’amour de Dieu…Mais ce récit johannique qui nous parle le plus d’amour est aussi celui qui insiste le plus sur  les commandements ! C’est donc le signe que l’amour en question n’est pas un amour abstrait, ce n’est pas un état d’âme fluctuant au gré des circonstances : c’est un comportement aimant, fidèle, assumé librement jusque dans les détails de la vie quotidienne, et même jusqu’au don de soi.

Nous en avons le plus bel exemple le jeudi saint, avec l’évangile du lavement des pieds que l’évangéliste a associé au mémorial eucharistique.

Dans l’évangile de Jean, contrairement aux synoptiques, il n’y a pas de récit de l’institution eucharistique ; en revanche, aux côtés des discours sur le Pain de Vie, il y a la mise en valeur de ce surprenant geste de serviteur que Jésus a tenu à relier à la sainte cène. Que signifie cette posture de Jésus, à même le sol, avec son eau purificatrice entre les mains pour accomplir le geste du serviteur ? Quelles clés pouvons-nous trouver dans l’Ecriture pour comprendre la portée de ce comportement surprenant ?

Jésus ne crée pas une nouvelle religion : pour les Israélites, la foi est d’abord une pratique avant d’être une déclaration d’intention. Mais surtout, il y a ici un discret rappel du lavement des pieds initialement mentionné dans le Premier Testament, au livre de la Genèse. C’est celui d’Abraham lorsqu’il accueille chaleureusement trois mystérieux visiteurs venus lui annoncer à lui et à Sara, la naissance d’un fils. Et il y a encore un autre passage biblique qui peut aider à comprendre le geste symbolique de Jésus : toujours au Livre de la Genèse, chap.2, juste avant la création d’Adam, on lit : « un eau jaillissante montait de la terre et arrosait toute la surface du sol »…

 C’est alors que Dieu « façonne » l’homme, comme le potier avec la glaise, et qu’il lui insuffle son haleine de vie ; aussitôt l’homme devient un être vivant…

L’évangéliste Jean nous offre dans cet épisode du lavement des pieds une méditation sur une nouvelle création : celle du Fils de l’Homme qui remodèle l’être humain grâce à l’eau purificatrice. Le 4ème évangile commence d’ailleurs avec les mêmes premiers mots que ceux de la Genèse : « au commencement ». Il s’agit bien, avec Jésus, d’un nouveau commencement, un départ de vie nouvelle proposé aux disciples.

Si Jésus a réuni ses disciples pour le repas de commémoration de la Pâque juive, c’est parce qu’il veut y inscrire son mémorial eucharistique.  Mais il le fait, en montrant – tablier autour des reins – que ce rituel n’est pas seulement prière d’action de grâce à Dieu, il est aussi service des frères…

Alors Jésus prend lui-même le rôle qui est celui du serviteur, évoqué par Isaïe ! Et au moment où il s’arrête devant Simon Pierre, celui-ci réagit spontanément par un refus gêné. Mais Jésus clarifie immédiatement le sens de son geste : Si je ne te lave pas les pieds, tu ne pourras pas prendre part à ce que je suis en train d’accomplir…En effet, Jésus s’apprête à connaître une plongée dans la mort, librement, et par amour pour l’humanité, afin de faire triompher la vie. En comprenant l’intensité du moment, Pierre s’exclame : dans ce cas, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête…

Cette phrase est un véritable acte de foi dans la mission libératrice de Jésus, une Pâque qui se répète, car on touche ici à plusieurs registres. Dans la littérature biblique, les pieds, les mains, la tête représentent plus que les parties organiques du corps humain. Il ne s’agit pas d’une simple affaire d’hygiène, mais c’est comme une catéchèse du baptême. Car le baptême est une purification de l’être tout entier. Or, les pieds (reguel) représentent toutes les démarches que nous pouvons faire chaque jour : aller à la rencontre des autres, visiter quelqu’un, partir contempler la création, orienter notre vie par des choix…

De ce fait, accepter de la part de Jésus que nos pieds soient lavés par lui, cela veut dire que nos démarches de toutes sortes, les plus ordinaires comme les plus décisives, seront assainies de tout ce qui nous éloigne du bien vers des voies sans issue. En lavant les pieds de ses disciples, Jésus purifie en même temps ce qui nous fait tenir debout et ce qui nous permet d’avancer dans la vie, un pied l’un après l’autre. La Bible nous dit que l’essentiel, c’est de « marcher avec Dieu »…

Même signification en ce qui concerne les mains(yad) qui représentent l’activité humaine : ce que nous réalisons par le travail, la créativité, ce que nous construisons pour édifier, les mains que nous tendons en direction des autres, pour exprimer l’amitié, la tendresse, les mains que nous élevons vers le ciel dans la prière…toutes ces attitudes des mains ont besoin elles aussi d’être purifiées de toute déviation idolâtrique, de tout dévoiement païen, de toute violence, et de tout gaspillage.

Quant à la tête, (rosh) c’est le siège de la pensée, de la réflexion et des décisions. Laver la tête, c’est la purifier des pensées malsaines, futiles, égocentriques, c’est la libérer des étourdissements artificiels, des idées creuses, c’est la rendre pure de toute mauvaise influence, afin qu’elle joue son rôle en guidant avec intelligence l’activité quotidienne des mains et des pieds.

Tout cela n’étant possible évidemment qu’avec un cœur vivant selon Ezekiel : un « cœur de chair », vivant, et non pas dur et inerte comme la pierre. Dans les évangiles synoptiques, on découvre Jésus qui secoue ses disciples en reprenant les mêmes termes pour les inciter à faire des choix cohérents avec son enseignement. Il n’hésite pas à leur dire :

« si ta main t’entraîne au péché, coupe-là…» Si ton activité, ta manière d’agir est néfaste, aie le courage de faire le nécessaire, change de comportement !

« Si ton pied t’entraîne au mal, coupe-le ! » Si tes démarches te conduisent à ta perte, change au plus vite d’orientation dans ta vie!

« Si ton oeil t’entraine au péché, arrache-le ! » Quelle est ta vision du monde, ton regard sur les autres ? Il est indispensable d’être lucide, rappelle Jésus.

Cette semaine sainte nous encourage à accueillir dans nos vies la lumière libératrice de Pâques, elle exprime aussi notre attente d’être purifiés dans tous les aspects de notre être, exactement comme Simon Pierre qui demande à Jésus une entière purification : avec lui, disons aujourd’hui avec confiance : les pieds, Seigneur, mais aussi les mains et la tête ! En laissant cet évangile insuffler un puissant renouveau dans notre existence, nous allons mieux vivre ce que St Jean nous donne à méditer : le double commandement eucharistique, celui de l’amour de Dieu inséparable du service des autres.

Amen

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.