16/05/2021

Vous ne lirez cela nulle part : Des siècles de soutien chrétien au sionisme


Le fait d’aborder la contribution chrétienne au sionisme et à la résurgence d’Israël en tant qu’Etat juif ne signifie évidemment pas que le christianisme puisse récupérer à son profit cette dimension fondamentale du judaïsme depuis l’exil et surtout depuis l’an 70 de l’ère chrétienne.

L’an prochain à Jérusalem ! est une phrase éminemment constitutive de la foi juive, mais les chrétiens se retrouvent directement concernés par ce qui touche à l’alliance entre Dieu et Israël, (un peuple, une loi, une terre) car c’est sur cette alliance-là – et sur aucune autre base – qu’ils estiment avoir été greffés. Cette affiliation au judaïsme s’est réalisée par l’intermédiaire du juif Jésus, reconnu par ses premiers disciples (tous juifs) comme messie et comme fils de Dieu. Tout ce qui a affaibli et affaiblirait encore l’ancrage d’Israël dans cette alliance (impliquant la terre) brouille ipso facto l’identité chrétienne. Un christianisme ex nihilo n’existe pas.

Cette réflexion sur les liens entre sionisme et chrétienté n’a pas non plus pour but d’exonérer l’hostilité historique des chrétiens envers les juifs, car c’est là une responsabilité écrasante et impardonnable. Les aléas de l’histoire sont complexes mais ne peuvent pas être éludés. Les figures – minoritaires – que nous allons évoquer vont paradoxalement nous rappeler combien la fidélité de l’Eglise chrétienne envers ses propres origines s’est toujours montrée à la fois fragile et menacée. Et pourtant le fil rouge du lien spirituel judéo-chrétien s’est maintenu au cours des siècles malgré un courant majoritaire opposé ! Dans la tradition juive, on sait que le petit nombre fidèle est plus essentiel et parfois plus significatif que la grande masse indifférente…

Il y a deux aspects complémentaires dans le sionisme, un aspect plus spirituel et traditionnel et un autre plus politique et moderne, et les deux sont historiquement liés. En d’autres termes, on ne peut pas laisser dire, comme on l’entend ou le lit trop souvent, que la naissance de l’état moderne d’Israël serait simplement une « colonisation » octroyée par les Européens en guise de dédommagement de la Shoah. Ce raccourci apprécié par certains milieux révisionnistes tend à faire l’impasse sur des courants historiques avérés. Car la renaissance moderne d’Israël, officialisée en 1948, est la conséquence logique d’un processus qui vient de très loin dans l’histoire, et qui n’a jamais cessé au cours des siècles ! Un processus dans lequel les chrétiens ont été impliqués, au-delà de tous les dénis !

Le cardinal Christophe Schönborn, archevêque de Vienne, a écrit il y a quelques années un article dédié à la mémoire de Théodore Herzl, et il dit ceci :

« C’est un fait aussi bien pour la foi juive que pour la foi chrétienne, qu’il y a eu une fois et une seule, dans l’histoire de l’humanité, un pays bien déterminé, dont Dieu a pris possession pour toujours comme étant Son héritage(1 S,26/19), Son pays (Jr2/7), et qu’Il a confié au peuple élu par Lui, Israël, comme étant Son propre peuple (Dt 1/36). On ne peut guère mettre en doute que la fondation de l’Etat d’Israël soit liée à la promesse biblique de la terre. »

Regardons comment, malgré un climat général antijudaïque depuis 2000 ans, des chrétiens ont pu jouer un rôle non négligeable dans l’affirmation publique de la légitimité du retour à Sion pour les juifs disséminés dans la diaspora.

En 2001, l’Eglise catholique a publié sous la signature de Joseph Ratzinger un document du Conseil biblique pontifical qui a pour titre « Le Peuple juif et ses saintes Ecritures dans la Bible chrétienne ».

Cette réflexion théologique présente un double intérêt : d’une part elle rappelle que les chrétiens reconnaissent comme base de leur foi la bible hébraïque, avec l’alliance qui implique le don définitif de la Terre d’Israël à son peuple ; d’autre part elle affirme une ligne nouvelle qui accepte comme légitime pour des catholiques le fait de lire la Bible hébraïque en fonction d’une perspective juive, et non plus comme autrefois, en christianisant systématiquement par rétroprojection les livres de ce qu’on appelait l’Ancien Testament.

En ce qui concerne l’opinion publique, la question du sionisme et de l’antisionisme reste une question d’actualité encore plus aiguë depuis les intifadas palestiniennes, les surenchères continuelles, les campagnes de boycott, les manœuvres onusiennes, etc. Avec la surmédiatisation unilatérale des événements du Proche-Orient, on a assisté à l’amplification d’une controverse permanente dans l’hostilité généralisée envers Israël. Il s’est créé une vulgate de la pensée unique sur le sujet, provenant plus spécialement des milieux d’extrême gauche et altermondialistes, entraînant dans sa spirale les chrétiens dits progressistes, aussi bien catholiques que protestants, sans oublier de nombreux alterjuifs récupérés comme cautions.

Ainsi se réveille sous un nouvel habillage une vieille haine séculaire qui sommeillait. Il faut remarquer au passage que tous ceux qui se disent pro-palestiniens – majoritaires – sont systématiquement anti-israéliens. Il suffit de consulter certains médias catholiques ou protestants pour s’en apercevoir.

Enjeux

Martin Luther King : sache ceci mon ami : antisioniste signifie de manière inhérente antisémite

Les enjeux du sionisme ne concernent donc pas que les juifs, ils englobent aussi les chrétiens – leur foi, leur avenir – à plusieurs niveaux. On peut relire à ce propos cette déclaration limpide du pasteur Martin Luther King – elle date déjà de 40 ans ! – où il affirme :

« Tu déclares, mon ami que tu ne hais pas les juifs, que tu es seulement anti-sioniste. Alors sache ceci : antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi ! Le sionisme n’est rien moins que le rêve et l’idéal du peuple juif de revenir sur sa propre terre ; soutenir le droit du peuple juif à vivre sur l’antique terre d’Israël : tous les hommes de bonne volonté se réjouiront de la réalisation de la promesse de Dieu, que son peuple retourne dans la joie sur la terre qui lui a été volée. C’est cela le sionisme, rien de plus, rien de moins. »

La Bible hébraïque est aussi – telle quelle – Ecriture sainte chez les chrétiens : il est donc assez logique que des chrétiens aient au cours des siècles pris au sérieux ce qu’ils lisaient dans leur texte sacré. Il est logique aussi, quand on connaît les traditions, que les milieux protestants aient souvent été plus sensibles à la thématique de la terre promise Eretz Israel, du fait que l’accès à l’Ancien Testament était pour eux essentiel, alors qu’il n’était, hélas, devenu qu’accessoire dans le public catholique. Pendant de longues périodes, il n’y a eu que les spécialistes cultivés, les théologiens et les mystiques qui en connaissaient l’importance capitale.

Ce n’est que depuis le Concile Vatican II, il y a une soixantaine d’années, que les textes du premier testament (pourtant si bien sculptés pendant des siècles dans la pierre des chapiteaux d’églises et mis en valeur sur les fresques des cathédrales) sont lus chaque dimanche au cours de la messe…

C’est aussi cette culture biblique bien protestante qui a fait que dans de nombreuses familles on a privilégié à certaines époques les prénoms de baptême hébraïques. Cette ouverture spécifique du monde protestant est due à Calvin, qui le premier au seuil de l’époque «moderne» a insisté sur l’unité de la Bible à travers sa partie juive et sa partie chrétienne.

Mais il faut également relever le fait que, globalement, toutes les traditions chrétiennes, orthodoxes, catholiques et protestantes, ont eu leur part d’antisémitisme au cours des générations précédentes, et plus récemment au moment de la Shoah. En Allemagne après l’arrivée au pouvoir d’Hitler, le 90% des pasteurs protestants étaient membres du parti nazi.. Heureusement, dans cette étape assombrie, des attitudes courageuses et déterminées de laïcs chrétiens, de pasteurs, de prêtres et d’évêques ont apporté un peu de lumière et d’espoir au milieu de ténèbres terrifiantes.

Regard historique

Regardons les différentes périodes historiques où s’est manifesté dans les milieux chrétiens, un intérêt positif pour l’avenir des juifs, précisément en raison de l’enracinement spirituel dans la Bible :

(On trouve sur cette question des éléments intéressants entre autres dans l’étude faite par Yves Chevalier, (des amitiés judéo-chrétiennes), et dans celle de Sœur Hedwig Wahle, religieuse de ND de Sion. Il en existe aussi chez Paul Giniewsky, un spécialiste juif de ces questions)

Il y a d’abord – et ça commence très tôt – les courants millénaristes qui affirment que dans le cadre de la création d’une nouvelle terre par Dieu, les juifs retourneront en Israël, et qu’alors un règne de justice s’étendra sur le monde. Ces croyances ont été partagées par des figures de l’Eglise ancienne comme St Irénée de Lyon ou Méliton de Sardes. Augustin instaure une rupture avec cette façon de penser et ce n’est qu’avec les anabaptistes que cette vision millénariste revient sur le devant de la scène religieuse. Ces sensibilités ne disparaîtront jamais, même si les Eglises officielles catholiques et réformées se sont montrées hostiles à cette vision, qu’elles jugeaient périlleuse car susceptibles de servir de caution à des mouvements d’illuminés ou de révolutionnaires incontrôlables.

Parmi les visionnaires spirituels, au 14ème siècle, deux moines frères mineurs, Jean de Roquetaillade, un Français, et Telesforo da Cosenza, un Italien, annoncent une ère nouvelle universelle accompagnée de la restauration d’Israël et de la reconstruction du Temple de Jérusalem.

Au 16ème siècle, un presbytérien anglais Thomas Brightam et Jakob Böhm, philosophe allemand (deux mystiques) prévoient le rétablissement des juifs en terre sainte. Le premier y ajoute la chute de l’empire ottoman (qui avait pourtant conquis Constantinople cent ans auparavant !)

17 et 18èmes siècles

A l’époque de la révolution anglaise, avec Cromwell, les juifs auparavant chassés d’Angleterre y sont réadmis, et les puritains sont persuadés que c’est la dernière étape avant leur rassemblement en Terre promise. Une pétition envoyée au parlement de Londres en 1649 manifeste le désir que « la nation d’Angleterre et les habitants des Pays-Bas soient les premiers à transporter les fils et les filles d’Israël dans la terre promise à leurs ancêtres Abraham, Isaac et Jacob pour un héritage éternel… »

Dans le même sens, c’est le père jésuite anglais Paul Sherlock qui attend le retour des juifs en Palestine. Le protestant John Tillinghast, quant à lui, annonce que les juifs vont de nouveau s’appeler peuple de Dieu, et que de retour en Palestine, ils repousseront le Turc et le Pape ensemble.

En 1686, un huguenot français exilé aux Pays-Bas, Pierre Jurieu écrit :

« C’est une chose qui n’a pas d’exemple et qui ne peut se comprendre, que depuis 2000 ans Dieu conserve ce peuple dispersé parmi les nations sans qu’il se confonde avec elles. Cela dit clairement que Dieu les conserve pour une grande œuvre. » Jurieu prévoit un rassemblement, sur la terre promise, des exilés d’Israël.

Aux 17èmes et 18èmes siècles, l’estime pour les juifs est très influente en particulier à Amsterdam, Hambourg et Londres. Deux facteurs principaux expliquent cette bienveillance significative envers les juifs : la consonance particulière du calvinisme avec la Bible hébraïque, et la présence de marranes aux Pays Bas et en Allemagne. Cette relation amicale avec les juifs est même très perceptible dans l’œuvre de Rembrandt qui a dépeint l’image du judaïsme dans ses gravures et dans ses toiles ; des membres de sa propre famille servent d’ailleurs de modèles pour des personnages juifs.

A la même époque, Isaac Newton, le célèbre scientifique qui s’intéresse aussi à la théologie, écrit à propos du retour à Sion :

« Le mystère de cette restitution se trouve chez les prophètes, je m’étonne donc avec stupéfaction que si peu de chrétiens arrivent à l’y trouver. Ce mystère consiste dans le retour final de captivité des juifs, leur établissement d’un royaume juste et florissant. »

Son contemporain John Locke, philosophe également connu, affirme aussi sa foi dans le « retour des juifs dans leur propre pays« .

Comenius

Plus étonnant encore est le témoignage sioniste de l’évêque tchèque Johann Amos Comenius (1592-1670). C’est un humaniste qui propose dans son traité « Les voies de la lumière » des lignes directrices pour un monde meilleur.

Dans cette révolution universelle, il donne la place centrale à la restauration des juifs sur leur terre, avec l’institution d’une foi venant de Sion qui serait accueillie par tous les peuples de la terre. En 1648, il publie une vision utopique où il décrit Jérusalem régénérée par les juifs revenus au pays, et son rayonnement universel grâce à l’intelligence de l’organisation de la cité sainte restaurée.

Ce livre n’a été publié en anglais qu’après des siècles d’oubli, en 1902, date à laquelle justement Théodore Herzl fait paraître son roman Altneuland qui présente de grandes similitudes avec les idées de Comenius.

En France, au 17ème siècle, Nicolas Charpy de Sainte-Croix voit le monde bientôt transformé :

« rétabli dans son ancienne patrie, le peuple juif retrouvera son unité et régnera sur tous les autres peuples de la terre. »

Au 18ème siècle, toujours en France, c’est une véritable école de pensée qui se fait jour et qui se prolongera au 19ème :

Dans les milieux jansénistes, avec Jacques Joseph Du Guet prêtre oratorien, et Pierre Agier, on se tourne vers l’Ecriture pour y trouver « le principe de la plus haute vérité visible« .

Du Guet collabore même aux 25 volumes d’une explication de l’Ecriture Sainte dans laquelle il utilise une méthode d’interprétation ; sa pensée évolue et il est persuadé que « les ruines de Jérusalem seront rétablies » Même thème de la restauration de Jérusalem chez Jean Baptiste Le Senne, père abbé d’Etémare, et chez les abbés Nicolas Le Gros et Paul Mérault, auteurs d’un ouvrage commun « Le sens de l’apocalypse » où on peut lire : « il y aura un règne de Dieu dans ce monde, et les juifs substitués aux gentils restaureront Jérusalem ». Idées semblables encore chez le P. Houbigant, prêtre oratorien et l’abbé Jacques Deschamps.

Une religieuse, sœur Hilda Fronteau, au moment de la Révolution française, prédit le rétablissement des Juifs à Jérusalem grâce à l’intercession du prophète Elie. Perspectives identiques prônées en Italie par le dominicain Giuseppe Zoppi qui croit à une prochaine restauration mondiale des juifs. En Allemagne, à la même époque, une mystique protestante, Marie Kummer, dit avoir reçu une vision de St Jean et elle annonce l’imminent retour des juifs en Terre sainte. Autour d’elle se constitue un groupe prêt à partir.

En Angleterre, des écrits du même style circulent. Le révérend Joseph Priestley, dans une « lettre aux descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob », exprime « l’espoir que Dieu va réunir les juifs, les ramener en terre de Canaan et en faire la plus illustre des nations de la terre« .

En 1784, un autre théologien anglais, Edward Whitaker, publie sa Dissertation sur la restauration finale des juifs. Il estime que la phrase de St Paul « Tout Israël sera sauvé » signifie que cette restauration aura un caractère national.

En 1795, Charles Jerram, un théologien anglican de Cambridge, commente l’évangile de Luc : « il est naturel d’imaginer qu’à cette période Jérusalem sera remise à ses propriétaires d’origine. »

Les espérances de la restauration d’Israël et de la réappropriation d’Eretz Israël par les juifs se manifestent clairement. On peut dire que le sionisme chrétien, à mi-chemin entre les fondements spirituels et leurs conséquences politiques, a préparé et relayé l’expression du sionisme juif qui allait suivre.

Les juifs, majoritairement en diaspora, ont pleinement conscience d’être exilés et ils espèrent le retour à Sion ; à chaque fête de Pessah ils le proclament très clairement «l’an prochain à Jérusalem !». Certains attendent ce retour avec l’arrivée du Messie, d’autres pensent qu’il faut prendre les devants. Déjà au 12ème et 13ème siècle, Ramban (Rabbi Moshe ben Nachman) avait affirmé que résider en Eretz Israël était bel et bien une mitzva. Mais une majorité de juifs d’alors estimait cependant que seul le Messie permettrait de mettre fin à l’exil. On retrouvera les mêmes clivages et le même dilemme lors de la fondation de l’Israël-nation moderne.

Au 19ème siècle, en France, on retrouve d’intéressantes affirmations du retour des juifs à Jérusalem, avec des personnes comme l’abbé Jean-Baptiste Bigou, le père dominicain Antoine Gallois qui exprime ses idées sionistes dans la très académique Revue Biblique, l’abbé Pierre Lachèze du diocèse de Paris qui entrevoit même pour bientôt la reconstruction du Temple.

En Angleterre, même discours chez John Hopper, prêtre anglican, Pierre Mejanel, Alexandre Keith, pasteur écossais. William Dighby voit comme imminent, dit-il, « le retour des juifs, ces rois de l’orient, dans leur patrie palestinienne ». Pour John Aquila Brown, le triomphe du royaume juif est pour bientôt.

Le prêtre catholique anglais Daniel Wilson futur évêque de Calcutta, annonce en même temps la chute de l’Empire ottoman et le rétablissement des juifs en terre sainte.

Dans les années 1800, en Amérique, un pasteur presbytérien, David Austin, est tellement persuadé que ces événements sont imminents qu’il construit des maisons pour que les juifs puissent y préparer leur voyage de retour en terre sainte. En 1878 à Chicago, l’évêque épiscopalien William Rufus Nicholson présente un rapport sur le rassemblement d’Israël.

Mêmes idées chez des religieux catholiques autrichiens, allemands, italiens : exemple, le chanoine sicilien Antonio Castiglione, et en Suisse, l’aumônier de l’hôpital de Genève l’abbé Pierre Moglia ; chez les protestants, c’est Emile Guère et le pasteur François Gaussen qui attendent la libération d’Israël.

En 1804, l’évêque anglican de Rochester, Thomas Whiterby, interpelle ses concitoyens : « Quels Anglais ne souhaiteraient que les Iles britanniques aient le grand honneur de contribuer au bonheur et à la prospérité d’Israël ? »

Le Times publie un grand article qui propose ni plus ni moins le projet d’aller installer le peuple juif dans le pays de ses pères.

Quelques jours auparavant le chef de la diplomatie britannique Lord Palmerston avait donné à son ambassadeur à Constantinople, des indications directement inspirées d’une recommandation officielle écrite par lui à la reine Victoria, un an plus tôt : « Que votre règne, Majesté, voie s’accomplir la prophétie, selon l’espoir de ce peuple unique ; Juda sera sauvé et Israël demeurera en paix ».

Une des plus grandes figures de l’anglicanisme, Lord Anthony Ashley Cooper écrit lors de l’ouverture d’un consulat britannique à Jérusalem : « l’ancienne ville du peuple de Dieu reprend sa place parmi les nations, et l’Angleterre est le premier royaume des Gentils à cesser de la fouler aux pieds ».

En 1844 est créée à Londres la British Society for promoting of the jewish Nation of Palestine. Un de ses dirigeants, le pasteur Crybbace, espérait même obtenir de la Turquie tout le territoire de l’Euphrate jusqu’au Nil et de la Méditerranée au désert…

Renouveau évangélique

C’est alors en Angleterre l’époque du renouveau évangélique. En 1830 John Nelson Darby, spécialiste renommé de la Bible, développe sa pensée religieuse où il donne une place importante au retour du peuple juif en terre d’Israël. Tout un courant évangélique de réveil va entraîner dans le même sens les baptistes, les méthodistes, les adventistes et les mormons, mais sur une base de lecture biblique souvent assez littéraliste.

En 1878, les chrétiens sionistes se manifestent aux Etats-Unis : un livre de William Blackstone est publié « Jésus revient » c’est un succès ; traduit en 40 langues, il popularise le rôle positif que les juifs doivent jouer à la fin des temps. L’auteur présente au président américain une pétition signée par plus de 400 dirigeants chrétiens demandant que les Etats-Unis d’Amérique assurent le retour des juifs en Palestine. Il estime que le retour des juifs et la restauration d’Israël sont prévus depuis le premier concile apostolique de Jérusalem, et il fait le reproche amer aux juifs réformés de renoncer à tort au « pays de leurs ancêtres » parce que, dit-il,  » ils préfèrent le confort et les richesses accumulées en Europe et aux Etats-Unis. »

Certains chrétiens américains, persuadés que le temps de Sion est arrivé, vont en Terre promise, et 21 presbytériens de Chicago fondent sur place la colonie américaine de Jérusalem ; ce sont eux qui introduisent l’eucalyptus dans le pays. Laurence Oliphant, ancien député britannique, journaliste, parcourt le pays après avoir participé à la conférence des Hoveveï Tsion (amants de Sion) en Roumanie. Il cherche à persuader le sultan d’accorder des terres aux juifs. Il publie « le pays de Gilead« .

Le Genevois Henri Dunant, fondateur de la Croix Rouge

C’est alors que le Genevois Henri Dunant, initiateur de la Convention de Genève et fondateur de la Croix Rouge, sioniste convaincu en raison de sa foi chrétienne, constitue la Société Nationale Universelle pour le renouvellement de l’Orient. Henri Dunant ne se contente pas d’un engagement humanitaire, il désire spirituellement voir la renaissance concrète et historique d’Israël. Cette fondation lance un appel en 1866 pour que les colonies juives de repeuplement bénéficient d’un statut de neutralité comme la Suisse. Dunant essaye d’intéresser l’empereur Napoléon III à ce projet. Il voit même Jérusalem comme centre mondial des religions, et – bien que protestant – y envisage la résidence du pape. Henri Dunant participe au premier Congrès sioniste à Bâle (Suisse) en 1897, aux côtés de Theodor Herzl.

C’est ce climat effervescent et empathique chez certains chrétiens influents que rencontre le même Theodore Herzl lorsqu’il commence sa campagne en faveur de la création d’un état juif dans le cadre des États-nations modernes.

En Belgique, une famille catholique, les Vercruysse de Courtrai, bénéficient d’un statut social et d’un niveau de culture qui lui donnent des moyens importants. Les Vercruysse éditent en 1860 un opuscule intitulé « La régénération du monde (ouvrage dédié aux 12 tribus d’Israël) ». Cette réflexion rencontre l’opposition du clergé local mais l’approbation de Rome ! Ils sont persuadés, en s’appuyant sur la Bible, que le retour des juifs en Palestine est proche.

La conclusion de cette brochure catholique est celle-ci : « il est donc clair que la Terre sainte sera rendue un jour aux israélites pour s’y reconstituer en nation, et que cette nation ne sera plus expulsée tant que la terre existera. »

Congrès sioniste

L’histoire s’écrit peut-être aussi avec des prises de position modestes de ce genre, et par des appels prophétiques qui, peu à peu, balisent des voies d’avenir. Ce n’est pas un hasard si le chapelain de l’ambassade de Grande-Bretagne à Vienne, l’aumônier William Hechler s’adresse en ces termes au Grand Duc de Bade Frederic : « Selon la Bible, les juifs doivent retourner en Palestine. Par conséquent, je viens en aide à ce mouvement en tant que chrétien pleinement convaincu de la vérité de la Bible. Cette cause est la cause de Dieu. »

Or le même Hechler se retrouve avec Henri Dunant aux côtés de Herzl au 1er congrès sioniste à Bâle. Y participe également le pasteur luthérien Johann Lepsius, grand défenseur des Arméniens, et persécuté par les autorités allemandes alliées aux Ottomans. Ce pasteur présente un rapport intitulé : « Arméniens et juifs en exil, ou l’avenir de l’orient, compte tenu de la question arménienne et du mouvement sioniste ».

Montée de l’antisémitisme européen

C’est dans ce contexte belliqueux que la situation des juifs s’aggrave rapidement en Europe centrale et orientale. En 1882 à Dresde a lieu le 1er congrès antisémite. Le terme même «antisemitismus» est créé par le journaliste W. Marr (il est clair que ce terme ne désigne que les juifs et eux seuls).

Les pogroms de Russie et de Roumanie incitent les juifs à émigrer en Amérique et en Europe occidentale, mais aussi vers la Palestine. Sur place, l’hostilité des populations arabes tout juste arrivées de Syrie et du Liban pour s’installer se manifeste envers les familles juives qui retournent sur la terre de leurs ancêtres et s’installent dans des localités aux noms purement hébraïques.

L’Empire ottoman est allié de l’Allemagne, et quand la guerre éclate en 1914, le sultan déclare le djihad aux puissances alliées. C’est dans ce contexte que la Terre sainte est prise en tenailles entre forces britanniques et armées ottomanes soutenues par les Allemands. Aux côtés des alliés lutte la Légion juive, première unité nationale reconstituée depuis Bar Kokhba au 2ème siècle !

A ce moment-là, la Grande-Bretagne prend l’engagement d’aider à la création du Foyer National juif en Palestine. C’est la Déclaration Balfour. (2 novembre 1917). Voici ce que déclare le premier président de l’Etat d’Israël HaïmWeizmann :

« Les hommes comme Balfour, Churchill, Lloyd George, étaient profondément religieux ; ils croyaient en la Bible. Pour eux, le retour du peuple juif en Palestine était une réalité de sorte que les sionistes représentaient pour eux une grande tradition pour laquelle ils avaient beaucoup de respect. »

Il est vrai que Balfour s’est intéressé au sort des juifs longtemps avant de devenir un homme d’État, il y avait été préparé par l’ambiance de son église. Idem pour le président américain Woodrow Wilson, fils de pasteur presbytérien ; c’est sous son impulsion que l’Amérique a appuyé dès le départ la déclaration Balfour.

D’où cette affirmation qui résume assez bien la situation de l’époque. C’est le Reverend Norman Maclean qui parle :

« Le sionisme réclame de nombreux juifs nobles comme organisateurs. Mais peu nombreux sont ceux qui réalisent que les trois hommes qui rendirent possible cette politique étaient chrétiens : un presbytérien américain, un presbytérien écossais, et un baptiste gallois (WilsonBalfour, et Lloyd George). Ce sont eux qui firent entrer cette politique dans les conseils de gouvernements qui contrôlaient la moitié du monde. »

Cercles judéophiles

Historiquement, il est indéniable que la Palestine a été la patrie des juifs et des premiers chrétiens. Aucun d’eux n’était d’origine arabe

Après le travail de dialogue mené par la congrégation de Notre Dame de Sion, des frères Ratisbonne, (juifs alsaciens convertis au catholicisme) a lieu à Rome en 1926 le lancement d’une association catholique des amis d’Israël, fondée par le général des chanoines de Sainte-Croix et Francisca van Leer.

Cette association compte bientôt dans ses rangs 19 cardinaux, 278 évêques et 3000 prêtres du monde entier. Son programme est de s’attaquer à l’antisémitisme. Que les chrétiens ne parlent pas de «peuple déicide», de conversion des juifs, mais qu’on enseigne l’amour de Dieu pour son peuple Israël. Il y a aussi l’initiative de Franz Rödel, créateur de l’Institutum judaeologicum catholicum en 1922 pour lutter contre l’antisémistisme en Allemagne. Il a adressé au pape un mémorandum qui a été repris comme contribution lors du concile Vatican II avec sa déclaration Nostra Aetate (cinquantenaire en 2015).

A part la Grande-Bretagne, c’est, en fait, surtout aux Etats-Unis que se manifeste le plus de soutien à l’égard du sionisme ; en 1931 est créé l’American Palestine Committee, en 1942 le Christian Council on Palestine et ces 2 organes fusionnent en 1946 pour donner un American Christian Palestine Committee dans les rangs duquel on dénombre 20’000 ministres du culte chrétien. Ses membres saluent avec enthousiasme la création de l’Etat d’Israël.

En France, Paul Claudel s’exprime sur la (re)naissance de l’Etat d’Israël en termes personnels ; il écrit :

« Israël est rentré, et a repris sa place au foyer paternel, l’anneau a été remis à son doigt, il a repris son droit de Fils aîné. Il est rentré et il n’y aura plus besoin qu’il sorte.

Maintenant qu’Israël a réintégré le centre, il est impossible qu’il n’arrive pas quelque chose à la périphérie. »

Jacques Maritain écrit de son côté :

« La diaspora ne cessera jamais jusqu’à la grande réintégration. Mais l’ébauche d’un nouveau centre existe maintenant, l’Etat d’Israël, état temporel qui a pourtant une fonction spirituelle à exercer »

Maritain rappelle avec force le droit d’Israël à sa terre :

« ce que Dieu a donné une fois est donné pour toujours. Ce don de la terre de Canaan aux tribus d’Israël est matière de foi pour les chrétiens comme pour les juifs ! »

Il y a de forts soutiens à l’Etat d’Israël dans les opinions chrétiennes occidentales, plus spécialement chez les évangéliques. Billy Graham déclare : « la renaissance de l’Etat d’Israël décidée par les Nations Unies le 29 novembre 1947 est de loin le plus important événement biblique du 20ème siècle ! »

Sur le terrain de ce qui va se jouer au Proche-Orient, voici ce qu’écrit en 1947 à l’ONU l’archevêque catholique de Beyrouth, Ignace Moubarak, Libanais maronite, après deux décennies de troubles sanglants entre juifs et arabes en Palestine :

« Historiquement, il est indéniable que la Palestine a été la patrie des juifs et des premiers chrétiens. Aucun d’eux n’était d’origine arabe ; la force brutale de la conquête en a réduit et astreint à se convertir à la religion musulmane. Voilà l’origine des Arabes dans ce pays. Peut-on déduire de là que la Palestine est arabe ou qu’elle fut toujours arabe ?

Les vestiges historiques, les monuments, les souvenirs sacrés des deux religions demeurent là vivants pour attester que ce pays a vécu en dehors des guerres intestines arabes que se livraient les princes et monarques d’Irak et d’Arabie. Les lieux saints, les temples, le mur des Lamentations, les églises et les tombes des prophètes et des saints, en un mot tous les souvenirs des deux religions sont des symboles vivants qui infirment à eux seuls ceux qui ont intérêt à faire de la Palestine un pays arabe. Englober la Palestine et le Liban dans le cadre des pays arabes, c’est renier l’histoire et détruire l’équilibre social du Proche-Orient !

Ces deux pays, ces deux foyers prouvent jusqu’à aujourd’hui l’utilité et la nécessité de leur existence comme entités indépendantes.

Des raisons majeures, sociales, humaines et religieuses exigent qu’il soit créé dans ces deux pays deux foyers pour minorités : foyer chrétien au Liban, foyer juif en Palestine, ainsi qu’il a toujours été…

Le Liban réclame la liberté pour les juifs en Palestine, comme il souhaite sa propre liberté et indépendance… /… »

Ambassade chrétienne internationale

Initiative plus récente, l’Ambassade chrétienne internationale à Jérusalem. Ce groupement évangélique, dirigé par Johann Luckhoff et Jan Willem van der Hoeven, est né en 1980 pour protester contre le fait que de nombreux états refusent de transférer leurs ambassades de Tel-Aviv à Jérusalem. Le mouvement a inauguré en 1980 à Bâle le premier congrès chrétien sioniste international. Et chaque année ses animateurs organisent un festival religieux et culturel auquel assistent les plus hautes personnalités politiques d’Israël. Cet organisme finance également par des dons (surtout américains) des aides à l’alyah et à l’intégration de nouveaux immigrants juifs sur tout le territoire d’Israël.

En guise de conclusion de ce parcours historique, il serait bon de rappeler que des étapes essentielles ont ouvert des voies depuis l’après-guerre, et sur la base de formulations doctrinales renouvelées de la part des chrétiens, des liens plus étroits se sont développés et renforcés entre chrétiens et juifs.

Pour mémoire : les 10 points de Seelisberg en 1948, qui ont directement préparé des prises de position protestantes et catholiques majeures. Le concile Vatican II, avec Nostra Aetate, dans la ligne voulue par Jules Isaac et Jean XXIII, promulguée malgré les pressions hostiles des patriarches arabes. Puis, une succession d’événements, côté catholique, sous le pontificat de Jean Paul II, citons-en quelques-uns :

  • le rappel à Mayence en 1980 que l’alliance de Dieu avec son peuple Israël n’a jamais été révoquée ni remplacée.
  • la publication en 1985 de notes pour une présentation correcte des juifs et du judaïsme dans la prédication et la catéchèse catholiques
  • l’affirmation lors de sa visite à la synagogue de Rome en 1886 que les juifs sont les frères aînés des chrétiens, et que le lien entre judaïsme et christianisme est intrinsèque.
  • le document la Shoah, nous nous souvenons, en 1998, qui reconnaît, malgré ses insuffisances, une responsabilité chrétienne historique dans les malheurs des juifs.
  • le pèlerinage du jubilé à Jérusalem en 2000, où JP II s’est recueilli devant le Kotel et à Yad Vashem.

Charta œcumenica

Conclusion œcuménique, un document significatif d’un nouvel état d’esprit est signé à Strasbourg en 2001, par les représentants catholiques, protestants et orthodoxes des Eglises européennes : charta œcumenica.

Ce document comporte un § 10 qui recommande à tous les chrétiens « d’approfondir la communion avec le judaïsme« , c’est-à-dire de faire apparaître partout où c’est possible le lien profond entre christianisme et judaïsme, ce qui suppose une lutte permanente contre l’antisémitisme, et un dialogue constructif judéo-chrétien toujours plus engagé et plus intense.

A la suite du pape Jean Paul II, Benoît XVI a poursuivi sur la même lancée et son successeur François également. Sa déclaration de fin 2015 contre l’antisionisme, expression masquée d’antisémitisme, a fait reculer un certain flou qui pouvait lui être reproché.

On peut signaler également l’institution en Suisse et dans d’autres pays, du DIES JUDAICUS, un dimanche consacré dans les églises catholiques aux liens entre judaïsme et christianisme, afin d’éclairer en profondeur les consciences chrétiennes et d’inviter des juifs à apporter leur témoignage.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

15/05/2021

Éjectée du leadership du GOP, Liz Cheney s’enfonce davantage

Les Républicains de la Chambre des Représentants ont élu vendredi matin, le 14 mai, la Représentante Elise Stefanik (Républicaine de New York) afin de remplacer la revancharde Liz Cheney. Mme Stefanik a immédiatement mis à mal les socialistes radicaux qui détruisent les États-Unis. C’était rafraîchissant de l’entendre à la place de Mme Cheney qui semble ne savoir rien faire d’autre à part attaquer l’ex-Président Donald Trump. Après le vote, mercredi matin, qui la démettait de son poste, Mme Cheney a affirmé qu’elle ferait tout ce qu’elle pourrait afin de s’assurer que Donald Trump ne s’approche plus jamais du bureau ovale.

Interviewée par Bret Baier sur Fox News, Liz Cheney s’en prend encore à Donald Trump

Apparemment, son éviction de la direction du GOP ne lui a rien appris.

Liz Cheney est allée sur Fox News, jeudi soir avec Bret Baier. Au lieu d’essayer de se réconcilier avec les électeurs ou de montrer qu’elle est déterminée à aller de l’avant et à combattre Joe Biden, la députée du Wyoming a perdu la tête, fulminant contre « le grand mensonge » et refusant de tenir les Démocrates responsables de quoi que ce soit.

Elle a même attaqué directement Fox News, ce qui est une chose étrange à faire lorsque vous êtes interviewé par quelqu’un d’aussi calme et objectif que Brett Baier.

L’arrogance de Mme Cheney transparaît dans des clips postés sur Twitter, ce qui est ironique étant donné que les twitts de M. Trump était l’une des choses qu’elle critiquait le plus.

Brett Baier a été très direct lorsqu’il lui a demandé quelles sont ses priorités.

(Pourquoi un Républicain consacrerait-il sa vie à faire obstacle à un ex-président républicain ? Où était cette énergie lorsqu’il s’agissait de s’opposer aux Démocrates, qui sont ostensiblement à l’opposé de Mme Cheney?)

Après que Mme Cheney se soit visiblement énervée lorsque Baier a insisté (afin d’obtenir une réponse), elle a détourné l’attention en critiquant Fox News. Selon son habitude, elle est retombée dans le Syndrome de dérangement anti-Trump :

« Nous avons tous une obligation, et je dirais que Fox News surtout – surtout Fox News – a une obligation particulière de s’assurer que les gens savent que l’élection n’a pas été volée. Fox News doit s’assurer que le peuple américain… »

Brett Baier l’a interrompue, lui disant que Fox l’a fait (et a mis en colère certains téléspectateurs en disant cela), alors Mme Cheney s’est emportée en disant qu’il devait poser les questions et la laisser finir, puis a déblatéré sur la nécessité d’une transition pacifique du pouvoir – comme si cela n’était pas arrivé.

Je suppose qu’il faut lui reconnaître le mérite d’y aller à fond. En se dirigeant vers la sortie de cette façon, elle aliène tous les collaborateurs républicains qui étaient portés à l’appuyer.

Mais il y a une dernière question qui devrait vraiment vous faire réagir.

Brett Baier l’a interrogée sur son utilisation d’un faux reportage selon lequel les Russes payaient des primes aux Talibans (pour tuer des soldats américains ) qui a été largement propagé pour attaquer Trump pendant l’élection de 2020.

Elle ne regrette pas d’avoir cité ce reportage. Il était faux, alors en quoi confirmait-il sa mauvaise opinion de Donald Trump ?

Cet exemple montre simplement que Mme Cheney n’a aucun principe et n’est guidé que par une soif aveugle de pouvoir. C’est une femme qui est passée de l’arrière-ban à la direction en seulement quatre ans, certainement grâce à son nom de sa famille et non à ses qualifications (comme démontré éventuellement par ses piètres performances).

Au lieu de faire preuve d’un peu d’humilité et d’admettre qu’elle a eu tort, elle a redoublé d’agressivité, cherchant à perpétuer un mensonge qui a été utilisé pour prolonger la guerre en Afghanistan.

À quel point une personne peut-elle être avide de faire la guerre ?

Ce que Mme Cheney a fait lors de cette interview, c’est valider toutes les critiques formulées récemment à son endroit.

Qu’elle oublie Donald Trump.

Elle est la dernière personne dont le leadership républicain a besoin.

Je pense même qu’elle ne devrait pas demeurer dans le parti.

C’est clair qu’elle insiste pour jouer les martyres dans le but de se faire valoir, parce qu’elle estime que Donald Trump a fait dérailler ses ambitions (sans doute, espérait-elle devenir un jour présidente à la Chambre des Représentants).

Si elle avait le souci minimal de ce qu’est la vérité, elle corrigerait ses mensonges concernant les soi-disant primes russes, elle se concentrerait sur les erreurs de Joe Biden, et elle aiderait les Républicains à remporter les élections de mi-mandat en 2022.

Au lieu de cela, elle sert d’idiote utile aux médias gauchistes, et tente de démolir en cours de route les bastions du conservatisme.

Bon débarras.

Espérons que le Wyoming s’en débarrassera pour de bon l’an prochain.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

14/05/2021

Ascension de Jésus

Le message de l’Ascension est souvent mal compris : on le ressent parfois comme une absence du Christ, alors que – comme dans l’évangile où Thomas est invité à croire sans avoir vu – il s’agit plutôt d’une invitation à avoir confiance en la présence invisible – mais indéfectible – de Jésus parmi les siens. Nous retrouvons ce message de l’Ascension dans les évangiles de Luc, de Marc et de Matthieu, mais sous une forme différente dans l’évangile de Jean !

Pour bien comprendre ce que représente l’Ascension pour les contemporains de Jésus et pour nos vies de croyants, il faut décrypter le texte : pour cela, utilisons les clés de la bible hébraïque, qui parle déjà de « montée aux cieux » Ainsi, au 2ème livre des Rois, ch. 2, à propos du prophète Elie : « Le Seigneur a fait monter Elie aux cieux dans un tourbillon, il a été enlevé… ».

On ne trouve pas l’expression « monter aux cieux » dans le nouveau testament, mais Jean dit quand même que Jésus va « monter vers le Père ». Cela nous indique que la montée de Jésus aux cieux avec son corps glorieux n’est pas un voyage dans l’espace. Pour les Israélites, l’expression utilisée dans les évangiles : « monter aux cieux, s’élever vers le ciel » est spontanément compréhensible. Cela signifie « entrer dans la gloire du Dieu invisible», c’est exactement ce que nous affirmons dans le credo en précisant que Jésus partage la seigneurie et la souveraineté de Dieu, lorsque nous disons qu’il siège « à la droite du Père ». Dans l’évangile de Jean, quand Jésus dit : « Je m’en vais vers le Père », il n’est pas question d’un lieu, qui serait le ciel, la stratosphère au milieu des galaxies ! Ce qui est évoqué, c’est un nouvel état d’existence, différent de nos conditions de vie terrestres. On voit ainsi pourquoi au matin de la résurrection, Jésus dit à Marie de Magdala : « Ne me retiens pas, je ne suis pas encore monté vers le Père ».

Les récits ne sont pas là pour être pris au pied de la lettre, mais dans un style qui nous fait pressentir un mystère qui nous dépasse.

On sait que pour la Bible hébraïque, c’est Dieu qui est maître du temps et de l’histoire (melekh ha olam) et si nous lisons Ezékiel, un prophète de l’exil, aux ch. 9, 10, 11, nous voyons la Gloire du Nom divin quitter le Temple de Jérusalem par la porte qui donne sur le Mont des Oliviers, et cette présence, appelée la shekhina, s’élève aux cieux au-delà de la Ville sainte. En d’autres termes, la Présence divine n’est pas limitée au sanctuaire, elle peut se manifester où elle veut, présente d’en haut à tous les êtres, jusqu’aux extrémités de la terre.

Pour Luc, il est donc évident que Jésus, reflet personnel de la Gloire du Père, s’élève du Mont des Oliviers, Et pour bien comprendre la logique du récit des Actes des Apôtres, il faut se référer à l’histoire du prophète Elie et de son Ascension : c’est ce récit de l’ancien testament qui nous donne la clé d’interprétation du texte. Elisée peine à quitter Elie, qui est envoyé au Jourdain: or le Jourdain, c’est la porte d’entrée en Terre promise. Elie frappe les eaux avec son manteau, et les frères prophètes peuvent traverser à pied sec, comme dans l’Exode. C’est clairement une évocation de la Pâque. Elie demande à Elisée: que puis-je faire pour toi avant d’être enlevé? Elisée répond: que me revienne une double part de ton esprit! Elie répond: si tu me vois pendant que je serai enlevé, alors cela arrivera…La transmission d’esprit a lieu: Elisée le disciple regarde Elie le maître qui lui est enlevé.

Luc reprend exactement le même scénario : les disciples regardent Jésus qui leur est enlevé, et ils reçoivent l’héritage de l’Esprit saint!

Par ailleurs, nous savons à quel point la figure d’Elie a joué un rôle important à l’époque de Jésus, puisqu’on attendait de le reconnaître pour ressentir l’imminence des temps messianiques. Ainsi, lorsque Jésus célèbre le rituel de la Pâque juive avec ses amis, avec la Sainte Cène, il y a comme d’habitude une 5ème coupe de vin réservée au prophète Elie, dont on attend le signal du retour. C’est justement cette coupe singulière que – exceptionnellement – Jésus boit et partage. C’est ce qui est dit à la messe : « à la fin du repas il prit LA coupe », ce geste annonciateur des temps nouveaux préfigure l’accomplissement de l’Alliance dans la venue du Royaume.

C’est ainsi que nous pouvons vivre la profondeur de cette alliance et découvrir les perspectives qu’elle offre à toute l’humanité. Ce Dieu de l’histoire sainte nous parle de l’avenir de notre terre, nous savons que sans la foi en ce Dieu de justice et de paix, aucune éthique terrestre ne saurait résister aux pressions du monde ancien, ni aux influences du mal omniprésent. C’est pourquoi à la différence du Jésus terrestre, le Christ ressuscité envoie ses disciples annoncer la vraie vie jusqu’aux extrémités de la terre, afin que tous y aient accès.

Cette fête de l’Ascension du Christ nous dit que Jésus est « monté au ciel », elle nous fait ainsi comprendre, avec le pape Grégoire le Grand, que « le ciel c’est la communion des âmes des justes », ou encore comme disait Maurice Zundel : « le ciel, on n’y entre pas, il faut le devenir ! ».

Entrons dans cette démarche spirituelle, afin que notre engagement à la suite du Christ puisse être perçu comme un appel crédible et fiable, par ceux et celles qui cherchent encore l’invisible, à travers les visages humains, heureux ou souffrants, qu’ils croisent jour après jour.

Amen

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

12/05/2021

Au secours, ils sont fous ! L’Église luthérienne américaine élit un évêque transgenre

La « révérende » Megan Rohrer a été élue samedi évêque du synode Sierra-Pacifique de l’Église évangélique luthérienne d’Amérique, devenant ainsi la première personne transgenre à occuper un poste d’évêque dans l’une des principales confessions chrétiennes des États-Unis.

Rohrer, pasteur de l’église Grace Lutheran à San Francisco et coordinateur de l’aumônerie communautaire pour le département de la police de San Francisco, a été la première personne transgenre à être ordonnée en 2006 et la première à servir en tant que pasteur lorsqu’il a été appelé à Grace Lutheran en 2014.

Bien connu pour avoir défendu les droits LGBTQ dans le cadre de son activisme de rue, de ses prédications et de ses écrits, Rohrer, 41 ans, qui utilise les pronoms ils et elles, est également reconnu pour son travail avec les sans-abri.

« C’est un honneur d’être appelé à servir le Synode Sierra Pacific », a déclaré Rohrer, qui sera installé comme évêque le 1er juillet.

En cette période où certains imaginent les personnes transgenres sous leur pire jour, les luthériens ont une fois de plus déclaré que les personnes transgenres sont de beaux enfants de Dieu. Merci à tous ceux qui ont prié pour moi et ma famille alors que j’accepte cet appel ».

Selon le New York Times, Rohrer a déclaré après le vote :

« J’espère que vos petits-enfants vous appelleront, que vos enfants vous appelleront, que vos amis vous appelleront et vous interrogeront sur votre foi. Et quand ils vous appelleront, dites-leur combien vous aimez Jésus et pourquoi la foi de Jésus en vous signifie que vous pouvez avoir foi en moi ».

Extraordinary Lutheran Ministries a déclaré dans un communiqué :

« Megan s’est toujours trouvée à marcher aux côtés de ceux qui élèvent la voix pour la justice, en solidarité avec eux et pour leur assurer la sécurité.

Aujourd’hui, l’histoire s’est écrite dans notre église ! L’ELM célèbre une église qui reconnaît désormais les dons des leaders queers comme l’évêque élu Rohrer et nous anticipons le jour où tous les leaders queers seront appelés à exercer leur ministère sans entrave ni barrière et seront affirmés dans leurs appels donnés par Dieu.

Élevée dans le Dakota du Sud, Rohrer a raconté qu’elle avait été expulsée du groupe de jeunes de l’église qu’elle fréquentait à Sioux Falls lorsqu’elle s’est déclarée lesbienne, et elle a déclaré à une station de radio publique californienne qu’elle était étudiante à l’université luthérienne Augustana.

« Les personnes qui suivaient mes cours de religion avec moi chantaient des hymnes quand je passais devant eux, pour essayer de chasser mes démons homosexuels. Et je ne faisais que chanter l’harmonie. Je ne savais pas quoi faire », ont-ils déclaré.

  • Un pasteur du campus d’Augustana a toutefois encouragé Rohrer à envisager le ministère et, en 2002, ils ont déménagé à San Francisco pour suivre les cours du Pacific Lutheran Theological Seminary, avant d’être transférés à la Pacific School of Religion de Berkeley, favorable aux LGBTQ.
  • Ordonnée en 2006 dans le cadre d’un « processus de candidature extraordinaire » conçu pour contourner la politique nationale de l’ELCA sur les ministres LGBTQ à l’époque, l’ordination de Rohrer a été officiellement acceptée en 2010.
  • À San Francisco, dont le conseil d’administration a déclaré le 12 août « Journée du pasteur Megan Rohrer » en 2012, Mme Rohrer défend et conseille ouvertement les personnes LGTBQ, en particulier celles qui s’identifient comme transgenres et sont sans abri.

« Utiliser la foi pour démolir d’autres personnes n’est pas une bonne nouvelle », déclarait Rohrer à Cosmopolitan en 2017. « Nous devons tous être aussi forts et aussi en colère que les personnes qui veulent déclarer qu’il y a des types de personnes que Dieu ne peut pas aimer. »

Alors que les évêques homosexuels ont servi dans les principales dénominations protestantes depuis que l’évêque Gene Robinson a été nommé évêque dans le diocèse épiscopal du New Hampshire en 2003, les prêtres et ministres transgenres ne trouvent que lentement l’acceptation.

  • En 2007, Drew Phoenix a été autorisé à rester pasteur d’une paroisse méthodiste unie de Baltimore après avoir fait son coming out en tant que transgenre.
  • L’UMC a nommé son premier diacre transgenre en 2017.
  • L’Église épiscopale a approuvé les prêtres transgenres en 2012.

Le synode Sierra Pacific englobe 180 congrégations dans le nord de la Californie et le nord du Nevada, avec plus de 36 000 membres et environ 13 000 fidèles présents le dimanche.

Les évêques sont élus pour un mandat de six ans au sein de l’ELCA.

Rohrer a été élu au cinquième tour de scrutin de l’élection épiscopale de samedi, devançant le révérend Jeff R. Johnson, pasteur de la chapelle luthérienne de l’université de Californie à Berkeley, qui a mené le vote jusqu’au dernier tour.

Dans les documents exposant leurs qualifications pour le poste d’évêque, le révérend Rohrer a déclaré que ses priorités seraient « d’engager un professionnel de la communication pour mener un effort d’évangélisation majeur », de promouvoir le logement social dans une partie du pays où les prix de l’immobilier exacerbent le problème des sans-abri [ce qui est manifestement de la désinformation car les sans-abri ont un problème de santé mentale et d’addiction aux drogues, mais de paiement du loyer] et d’ordonner un audit pour examiner les politiques du synode qui conduisent à la partialité.

Mon grain de sel

Je n’aime pas ces efforts pour normaliser les transsexuels. Cela devrait rester hyper-marginal, cela devrait rester l’exception, et les jeunes ne devraient pas être incités à banaliser quelque chose contre-nature, sous prétexte de faire disparaître la haine. Je crois même que la haine pourrait être exacerbée à force de pousser les gens à accepter ce qu’ils rejettent : toutes ces histoires vont finir par taper sur les nerfs de gens précédemment indifférents au problème.

Je crois aussi qu’il y a une crispation sociale autour du concept de haine – alors que la haine est un sentiment légitime et sain, tout à fait normal en fait. Ce qui ne l’est pas, c’est la violence et le désir de faire du mal.

Au lieu de diaboliser la haine, de voter des lois pour punir pénalement la haine et censurer les propos de haine – ce qui est le résultat de cerveaux stupides qui réfléchissent comme des tortues retournées sur leur carapace, il serait bien plus utile et efficace d’enseigner à ne pas faire le mal, à ne pas dire du mal, à ne pas heurter les minorités homosexuelles, à respecter leurs choix et leur dignité humaine.

Hélas, je ne suis pas un bisounours, et je sais parfaitement qu’en poussant ces communautés LGBT dont ils se contrefichent, la gauche les instrumentalise, les manipule, pour créer des tensions, des divisions, du chaos, afin d’imposer un jour une dictature molle compatible avec leur esprit totalitaire.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

11/05/2021

Pourquoi les gauchistes sont entichés de pseudo-science

Les gauchistes sont attirés par la pseudo-science parce que les catastrophes qu’ils annoncent leur permettent de faire parler d’eux. Ils bénéficient de la complicité des médias de masse qui publient délibérément leurs déclarations afin de produire des titres sensationnels et d’augmenter leur tirage. Les Démocrates aiment prétendre qu’ils suivent la «science» et attaquent les gens de droite qui font preuve de scepticisme que ce soit à propos des vaccins contre le coronavirus, des masques, du réchauffement climatique ou des méfaits des combustibles fossiles.

******************************

La fascination des gauchistes pour la fausse science

Les Démocrates sont prompts à attaquer les gens de droite pour leur scepticisme ou leurs opinions alternatives concernant les vaccins, les masques, le réchauffement climatique et autres questions qui relèvent de la science. Eux prétendent qu’ils suivent la «science», contrairement à nous.

Mais la gauche entretient plein d’opinions douteuses sur la science.

Leur insistance sur des positions radicales en matière de réchauffement climatique, sans aucune place pour les opinions opposées ou la modération, est la plus évidente.

Depuis des années, ils lancent de terribles avertissements, prédisant le moment où la Terre sera détruite, mais leurs prédictions tombent toujours à plat.

– En 2006, Al Gore a averti que le monde avait jusqu’au 27 janvier 2016 pour mettre fin à sa dépendance aux combustibles fossiles, sinon il y aurait une urgence à l’échelle planétaire.

– En 2019, Alexandria Ocasio-Cortez a prédit la fin du monde dans 12 ans si le changement climatique n’était pas résolu.

Pourtant, les médias de masse continuent de diffuser leurs idées et ils parviennent à avoir une influence sur un public (crédule et mal informé).

Peu importe la quantité de preuves qui émergent montrant que la terre passe naturellement par des phases de refroidissement et de réchauffement, probablement causées par les taches solaires, de sorte que tout le réchauffement ne peut pas être dû à l’homme, la gauche refuse de reconnaître même la possibilité que ces facteurs existent et les ignore.

C’est presque une obsession, une sorte de culte.

Aujourd’hui, ils ont investi trop d’argent dans ce domaine pour admettre qu’ils avaient tort ; c’est devenu un gros business pour la gauche, qui accorde des subventions gouvernementales et des réductions d’impôts à ses sociétés gauchistes préférées impliquées dans le «virage vert».

La gauche ne cesse de promouvoir des programmes de santé douteux qui, soit ne font l’objet d’aucune étude positive significative, soit présentent de sérieux problèmes, comme les aliments biologiques et le régime végétarien. Tous les points négatifs – comme le fait que des gens en meurent – sont passés sous silence comme s’ils n’existaient pas.

La gauche s’emporte contre les OGM, mais refuse de reconnaître que plus de 900 études de toutes les grandes organisations de santé du monde, y compris l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ont déclaré que les OGM peuvent être consommés sans danger.

Comparez cela à l’attitude de la gauche en ce qui a trait aux vaccins.

Comme pour les autres questions que nous venons de mentionner, il y a des inquiétudes. Des centaines de personnes sont mortes après avoir été vaccinées contre le coronavirus. Pourtant, la gauche ne laisse aucune place au scepticisme, elle exige que toute personne en bonne santé le prenne, sans reconnaître que ce n’est peut-être pas une bonne idée pour certaines personnes en se basant – sur quoi déjà? – sur la science !

Cette attitude empêche les gens de se faire vacciner. Certains sont tellement troublés par le refus de la gauche de présenter l’ensemble du tableau concernant le vaccin qu’ils se disent qu’il doit être très dangereux.

S’il est vrai que de nombreuses approches holistiques peuvent fonctionner pour certaines personnes, ce n’est pas toujours le cas et une personne qui aurait pu être guérie par un traitement conventionnel comme la chimiothérapie ou la radiothérapie, peut être morte faute de soin adéquat.

Mais vous n’entendrez jamais la gauche admettre cela ; comme d’habitude lorsqu’il s’agit de pseudo-science, elle n’autorise qu’une seule avenue pour en sortir. Toute position qui n’est pas la leur est qualifiée de fausse science ou de théorie du complot.

La réaction de la gauche à l’égard de l’énergie nucléaire est un autre exemple classique d’ignorance de la science.

La fuite nucléaire qui a eu lieu à Tchernobyl était le résultat d’une négligence, et non pas parce que l’énergie nucléaire correctement gérée est mauvaise pour l’environnement. Des précautions ont été prises depuis lors pour que cela ne se reproduise plus jamais. Mais 35 ans après Tchernobyl, la gauche a fermé triomphalement la centrale nucléaire d’Indian Point, près de New York.

Le gouverneur démocrate Andrew Cuomo l’a qualifiée de « bombe à retardement » qu’il essayait de fermer depuis 15 ans.

Mais l’énergie nucléaire est l’une des formes d’énergie les plus propres, les plus sûres et les plus écologiques qui soient. C’est la source d’énergie la plus sûre et la moins chère. Le solaire, l’éolien et l’hydroélectricité tuent plus de gens. En France, plus de 70 % de l’électricité provient de l’énergie nucléaire.

Et puis il y a l’astrologie. Les Démocrates sont beaucoup plus nombreux que les Républicains à croire en l’astrologie, mais les a-t-on jamais ridiculisés comme on ridiculise les gens de droite pour leur foi en la Bible ?

La gauche qualifie souvent la Bible de «contes de fées», mais avez-vous déjà entendu l’astrologie être qualifiée de conte de fées ? Bien sûr que non.

Les médias de masse prétendent que l’obsession n’existe même pas, et les gauchistes font constamment référence à leurs signes comme si c’était quelque chose de banal. En fait, c’est considéré comme cool.

Mais évoquez un verset de la Bible et vous avez toutes les chances d’entendre une remarque désobligeante du genre « le Père Noël dans le ciel ».

Steven Milloy, qui dirige le site junkscience.com, explique pourquoi la gauche est si attirée par la pseudo-science.
Les médias de gauche la mettent délibérément en avant afin de produire des titres sensationnels qui attirent les lecteurs. Les avocats spécialisés dans les préjudices corporels en rajoutent afin de gagner de l’argent grâce à d’énormes procès. La National Trial Lawyers Association est presque entièrement composée de Démocrates ; en 2014, 97% des dons des membres sont allés aux Démocrates.

Les organismes de réglementation gouvernementale peuvent étendre leur pouvoir et faire passer leurs projets gauchistes. Une étude de l’élection présidentielle de 2016 a révélé que 95 % des contributions électorales venant des travailleurs du gouvernement fédéral de 14 agences sont allées à la campagne d’Hillary Clinton, et seulement 5 % à celle de Donald Trump.

De plus, des études montrent que les Démocrates sont davantage gouvernés par leurs émotions que les Républicains.
C’est pourquoi ils sont plus susceptibles de croire qu’une photo d’un ours polaire sur un glacier qui rétrécit est un signe de destruction mondiale imminente. Les Républicains, en revanche, chercheront la raison de la présence de l’ours polaire afin d’aller au fond des choses avant de réagir.

La Fondation pour l’éducation économique a enquêté sur la vidéo d’un ours polaire, cherchant de la nourriture, dont on voyait les côtes. National Geographic a titré : « Voilà à quoi ressemble le changement climatique ».

C’est devenu la vidéo la plus regardée sur le site web du magazine. En réalité, la population d’ours polaires a augmenté.

L’un des photographes a admis plus tard que l’apparence navrante de l’ours pouvait être due à d’autres raisons.

La pratique consistant à prétendre qu’ils suivent la science tout en qualifiant la pensée conservatrice de pseudo-science n’est qu’un autre exemple du modus operandi de la gauche, qui prétend que c’est la droite qui se trompe.

Ne les laissez pas s’en tirer avec ces mensonges, qualifiez-les de pseudo-science.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

02/05/2021

Le Sénateur Manchin porte un coup dur aux ambitions du Parti Démocrate

Le Sénateur Joe Manchin (un Démocrate de la Virginie-Occidentale), en plus de faire obstacle à l’annulation de l’obstruction parlementaire (le filibuster) par le Sénat, qui maintient le seuil de 60 voix nécessaire pour adopter une loi, a déclaré vendredi (le 30 avril) qu’il ne va pas appuyer le projet de loi de la Chambre des Représentants visant à fédéraliser les élections. Il a également dit qu’il s’opposera à la législation visant à faire de la ville de Washington un État.

Le Sénateur Manchin se déclare contre le statut d’État de la ville de Washington, et porte un coup dur aux gauchistes de Washington

Citant le 23e amendement ( NdT: Cet amendement permet aux citoyens américains résidant dans le district de Columbia de voter pour les électeurs présidentiels, qui votent à leur tour au sein du Collège Électoral pour élire le président et le vice-président.), le Sénateur démocrate, Joe Manchin, a déclaré cette semaine qu’il ne voterait pas en faveur de la législation visant à donner le statut d’État à la ville de Washington, DC, ni pour le projet de loi de réforme électorale, portant ainsi un coup dur aux gauchistes de Washington.

Le Sénateur Manchin a déclaré que le Congrès devrait proposer un amendement constitutionnel s’il veut faire un État du District of Columbia, lors d’une interview radio avec Hoppy Kercheval de West Virginia MetroNews.

« Ils sont tous arrivés à la même conclusion », a déclaré le Sénateur à propos des études précédentes du DOJ (Ministère de la Justice) concernant le statut d’État de DC. « Si le Congrès veut faire de DC un État, il devrait proposer un amendement constitutionnel … et laisser le peuple américain voter. »

Les rédacteurs de la Constitution n’ont jamais eu l’intention de faire de Washington un État, mais les Démocrates veulent quand même tenter le coup ( NdT: afin d’ajouter deux sénateurs démocrates au Sénat ) ce qui leur permettrait de prendre le pouvoir de manière définitive.

Le Parti Démocrate sait qu’il n’a pas les appuis nécessaires afin de modifier la Constitution. Il fait donc pression pour que le District of Columbia devienne un État par le biais d’un vote au Congrès.

Jeudi dernier, la Chambre des Représentants a voté par 216 voix contre 208 pour que le District de Columbia devienne un État.

Les Démocrates ont accédé à la Maison Blanche et pris le contrôle du Sénat en 2020 grâce à une fraude électorale massive, alors maintenant ils travaillent férocement afin de «paqueter» la Cour suprême et le Sénat.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.