27/01/2014

Formalisme excessif

Est-il exagéré d’exiger d’un avocat qu’il motive suffisamment sa demande en reconnaissance de dette contre son client ? Ou autrement dit, peut-il se contenter d’alléguer l’existence d’un mandat et d’un décompte impayé, soit 22’541 fr. 90 et 2’068 fr. 40, montants restants dus ?

Un Tribunal de district du canton du Valais a répondu par la négative à cette question et a rejeté la demande de l’étude en forme de société anonyme où exerçait l’avocat. Puis, le Tribunal cantonal a confirmé cette décision.

Le Tribunal fédéral relève quant à lui que, même en tenant compte d’un listing détaillé des opérations accomplies et frais encourus, avec la date, le temps consacré et l’indication d’un tarif horaire de 300 fr., il n’y avait pas de formalisme excessif, mais qu’il y avait lieu de rejeter la demande. L’avocat aurait au moins dû indiquer en quoi consistaient les litiges dans lesquels il était intervenu et quelles opérations il avait dû effectuer. Il aurait aussi dû se prononcer au sujet des degrés de difficultés des affaires traitées.

(4D_57/2013)


La poursuite: un jeu?


08/01/2014

Le cadavre parfait

– Je ne voulais pas déjà lors du premier cours magistral vous montrer un cadavre, annonçait le professeur du droit légal aux étudiants cinq minutes avant la fin de sa leçon. Il se trouve cependant que j’en ai un qui vous convient parfaitement.


Son assistant réagissat vite à son signe de main et dix secondes plus tard, un brancard se trouvait au milieu de la salle de cours avec un jeune homme nu couché dessus.

– Cet homme d’une trentaine d’années a été retrouvé couché dans son lit. Vu son âge, il s’agit sans doute d’un décès inhabituel, raison pour laquelle il nous a été transféré. La police avait pour le surplus trouvé un pistolet de faible calibre dans sa chambre, sagement rangé dans une armoire. Le cadavre ne porte aucune marque de blessure et il n’y avait pas du sang nulle part.
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Que s’était-il donc passé, se demandaient silencieusement les étudiants ?

– Pour répondre à cette question, nous avons procédé à une autopsie. Nous avons ainsi trouvé une balle couchée derrière la langue. La balle avait été tirée avec le pistolet qui se trouvait dans l’armoire. Le jeune homme voulait visiblement mettre fin à ces jours en se tirant une balle dans la bouche. Après avoir tiré, il a constaté qu’il était encore en vie. Au lieu de tirer une deuxième fois, il a dû regretter son geste. Il a donc rangé le pistolet et s’est mis au lit pour dormir. Il ne s’est jamais réveillé. En vérité, la balle l’avait tout de même blessée et causé un faible saignement. Dans la station debout et couchée, le sang s’est écoulé dans sa trachée et s’est dirigé vers les poumons. Il est ainsi mort noyé par son propre sang.

Et le professeur de conclure :

– Si vous voulez vous suicider avec un pistolet, ne vous tirez surtout pas dans la bouche !

24/12/2013

Protéger votre marque

Les marques sont souvent ce qu’une société possède de plus précieux. Les marques sont déterminantes pour son image auprès de sa clientèle et du public. Il est donc important de bien les protéger qu’il s’agisse de mots (p. ex. Nestlé), de slogans (p. ex. Think different), de lettres (p. ex. CFF), de chiffres (p. ex. 501), de représentations figuratives (logo) ou de formes tridimensionnelles (p. ex. Toblerone).

Au début, les marques ont été crées pour protéger les consommateurs d’une possible tromperie. Puis il s’est avéré que les marques étaient aussi très utiles pour la publicité des sociétés. D’où l’intérêt de créer des marques fortes pour empêcher des concurrents à utiliser des mots similaires, capables de tromper les clients qui achètent leurs produits plutôt que ceux du détenteur de la marque. La protection d’une marque est valable durant dix ans et peut être prolongée à l’infini de dix ans à dix ans.

By Ashley Pomeroy (Own work) [CC BY 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/3.0)], via Wikimedia Commons

18/12/2013

Attirer, motiver, fidéliser par la rémunération

Le Petit-déjeuner des PME et des start-up du 1er novembre 2013 organisé par le Service de la promotion économique du canton de Genève a été destiné à éclaircir ce sujet.

Le but de la rémunération est le recrutement, la motivation et la fidélisation des collaborateurs, a expliqué Mme Emmanuelle Brulhart, titulaire du brevet d’avocat et senior manager auprès de la société Deloitte pour introduire ce sujet. Elle doit aussi assurer la compétitivité externe, l’équité interne et l’équilibre financier. Ainsi, le peuple suisse a souverainement décidé qu’accorder à l’employé le plus mal payé au moins un douzième du salaire de l’employé le mieux payé n’est pas équitable.

La rémunération ne se compose pas seulement du salaire. D’autres composants s’y ajoutent. Pensons par exemple à la prévoyance sociale, partiellement financée par l’employeur, à des avantages en nature comme l’utilisation d’une voiture ou des prix préférentiels à la cantine, et encore à une rémunération indirecte par exemple en forme d’options pour l’achat d’actions de la société employeuse.

Le manège

Le manège



13/12/2013

Importance de la propriété intellectuelle


Combien de biens aura la société que vous vous apprêtez à créer ? Bien sûr, elle aura peut-être un immeuble, des ordinateurs, des voitures. A côté de ses biens tangibles, elle aura aussi un certain nombre de biens immatériels, de la propriété intellectuelle. Nous allons ainsi nous pencher sur trois droits de propriété intellectuelle reconnus en Suisse et sur un quatrième reconnu en droit anglo-saxon (commun law).


Il y a d’abord le droit des marques, comme par exemple les marques Nestlé ou Novartis. Puis nous allons mentionner le droit d’auteur qui peut concerner les prospectus d’une société et le contenu de son site internet. Le troisième type de propriété intellectuelle sont les brevets. Pas besoin de faire un dessin de leur importance au même moment où une « guerre des brevets » fait rage entre Samsung et Apple aux Etats-Unis, avec des condamnations à des paiements de millions de dollars de dédommagement à la clé. Le quatrième type de « propriété intellectuelle » que nous allons évoquer sur ce blog prochainement est le secret d’affaires.



La propriété intellectuelle mérite notre attention à deux points de vue, le premier étant de nature défensive et le deuxième offensive. Nous allons nous intéresser aux moyens d’éviter la violation de la propriété intellectuelle d’autrui et faire le nécessaire pour protéger notre propriété et créer des droits forts.

Une oeuvre protégée

10/12/2013

La convention entre entrepreneurs

Au moment de lancer leur start-up, les partenaires négligent souvent de bien définir leurs relations au sein de l’entreprise. C’est compréhensible, car souvent ils se connaissent bien et il y a tant d’autres choses à faire que de définir clairement le rôle de chacun et les moyens pour résoudre des situations qui ne vont peut-être jamais se présenter. Néanmoins, cette attitude est une source potentielle de grands problèmes par la suite.

Régler quelques domaines au début est donc important pour la survie ultérieure d’une entreprise. Il est ainsi indispensable de fixer les modalités de diriger la société. De combien de membres sera composé le conseil d’administration, s’il y en a un ? Qui pourra les élire ? Quels droits de contrôle auront les membres non représentés dans le conseil d’administration ? Quelles restrictions aura-t-il pour acheter et vendre les parts de société ? Qui aura droit à combien de parts dans la société si par exemple un partenaire fournit tout le financement et l’autre le savoir-faire et le travail ? Autant de questions à répondre au début de toute activité entrepreneuriale afin d’éviter de graves dissensions par la suite.


Jeunes entrepreneurs

Jeunes entrepreneurs


26/11/2013

Beaucoup de bruit pour rien

Beaucoup de bruit pour rien, ce n’est pas seulement le titre d’une comédie de William Shakespeare, c’est aussi le sentiment qui se dégage de l’intervention d’hier des trois conseillers fédéraux Didier Burkhalter, Simonetta Sommaruga et Johann Schneider-Ammann pour lancer la campagne.

Ils étaient trois – et pourtant aucun argument n’a été avancé pour dire non à l’initiative de l’UDC contre une immigration massive et incontrôlée. Que faire de 70'000 personnes de plus chaque année ? Dans quels trams et trains les transporter, par quel route les acheminer à leurs places de travail (s’ils ne sont pas à la charge de l’assistance sociale) ? Dans quels logements les loger, en pleine période de pénurie avec une totale incapacité des autorités genevoises de construire les logements pourtant promis ?
Aucune réponse non plus aux questions légitimes que les Suisses se posent n’a été avancée. Rendez-vous donc le 9 février 2014 pour dire avec force que le peuple attend des actions et n’a pas peur de l’Union Européenne.


Résultat de l'initiative

11/11/2013

« La démocratie n’est plus rien qu’une grande entreprise de démagogie qui trompe les peuples… » *

Je suis tombé ce matin sur une note de Pierre Weiss s’insurgeant contre les « docteurs en désinformation et mensonges » Hafid Ouardiri et Hani Ramadan. Intrigué par ces propos, j’ai suivi quelques liens sur le site de la fondation de l’entre-connaissance que dirige le premier de ses Frères musulmans suisses (selon Pierre Weiss, malgré les dénégations des deux protagonistes). J'ai alors trouvé cette allégation de Hafid Ouardiri citée en titre. Elle a de quoi étonner à l’heure où les Frères musulmans, cette secte islamique, réclame le respect de la démocratie en Egypte.

Quant à moi, je suis resté profondément démocrate et je maintiens que l’armée égyptienne n’a pas fait un coup d’état, mais qu’elle a empêché le président élu de parfaire l’instauration de la dictature des Frères musulmans commencée dès son accession à la présidence et de transformer ce pays en un deuxième Afghanistan.

http://planetephotos.blog.tdg.ch/archive/2011/11/13/5db9ae58884a15845c36c680b893124f.html

Tariq Ramadan, le frère de Hani Ramadan

Tariq Ramadan, le frère de Hani Ramadan


12/09/2013

La traversée du lac : avec des si on mettrait Paris en bouteille

La Tribune de Genève vient de nous apprendre (le 12/9/2013) la merveilleuse traversée du lac que la section genevoise de la Fédération des entreprises romandes et la Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève s’imaginent. En regardant de plus près, on constate qu’il s’agit en fait de deux traversées du lac, l’une un viaduc et l’autre un tunnel. Les Genevois connaissent déjà ce choix, pour avoir vu échoir leurs espoirs d’une traversée de la rade à cause d’une telle possibilité de choisir. Le 9 juin 1996, le peuple n’a pas pu se décider et a refusé les deux projets, se privant ainsi de la traversée de la rade tant désirée.

Restons réalistes ; pour l’instant, il n’y a qu’une alternative raisonnable : Accepter la traversée de la rade proposée par l’UDC !


Vue aérienne de Genève

Vue aérienne de Genève