22/04/2021

Le verdict de culpabilité de Derek Chauvin ne surprend personne

Le célèbre avocat et professeur de droit à Harvard, Alan Dershowitz, a dénoncé le fait que le procès de Derek Chauvin ait eu lieu à Minneapolis – le juge ayant refusé de le délocaliser.
Or, les médias de masse ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour identifier les jurés, sans les nommer. Le juge a refusé de les isoler « séquestrer » pendant le procès et donc ils savaient que l’avocat de M. Chauvin, faisait face à des menaces de mort. Ils savaient que leur ville se préparait à un siège violent dans le cas où le policier Chauvin serait déclaré non coupable. Ils savaient aussi que, dans ce cas, eux et leurs familles subiraient de graves répercussions.

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L’affaire Chauvin

Je n’ai pas été surprise que le jury dans l’affaire Chauvin l’ait déclaré coupable de toutes les accusations portées contre lui.

De l’homme à la Maison Blanche à Maxine « Guilty, Guilty, Guilty » Waters en passant par les journalistes locaux, l’Establishment gauchiste a clairement fait comprendre aux jurés que s’ils ne statuaient pas « dans le bon sens », non seulement les villes de toute l’Amérique brûleraient, mais qu’eux et leurs familles risqueraient de subir des répercussions graves, voire mortelles.

BLM a fait de nous une nation dans laquelle une méprisable fausse équité, qui est en fait une punition collective, a supplanté la justice.

Voici ce que les preuves ont montré : George Floyd, un criminel récidiviste qui a déjà pointé une arme sur une femme enceinte lors d’un cambriolage, était sous l’emprise de toute une pharmacie de drogues illégales, et a passé un faux billet de 20 dollars.

Lorsque la police est arrivée, cet homme énorme montrait tous les signes d’une intoxication aiguë par la drogue – discours rapide, confusion, paranoïa et difficulté à respirer. Il s’est violemment débattu lorsque les policiers ont essayé de le faire monter dans la voiture de police.

Les policiers ont compris que M. Floyd souffrait d’une agitation délirante, et ils ont appelé les secours. Ils ont ensuite utilisé une méthode de contention classique – maintenir M. Floyd sur le ventre avec le genou de M. Chauvin sur ses omoplates (M. Chauvin, incidemment, était plus petit et plus léger que M. Floyd).

M. Floyd a continué de parler, répétant qu’il ne pouvait pas respirer.

Le fentanyl dont il faisait une overdose affectait sa respiration.

Normalement, une fois que Floyd était sous contrôle, les policiers auraient pu le laisser tranquille. Mais une foule bruyante, agressive et menaçante les entourait, rendant impossible de relâcher la contrainte que le policier Chauvin avait sur M. Floyd.

Donc M. Floyd est mort.

L’autopsie a montré qu’il avait trois fois le niveau mortel de fentanyl dans son système, ainsi qu’une myriade d’autres drogues, le COVID, de l’obésité et une maladie cardiaque avancée. L’autopsie n’a trouvé aucun signe de suffocation.

Il est mort à cause de ses mauvais choix de vie et parce qu’une foule «woke» (éveillée) a empêché la police de faire autre chose que de maintenir sa position défensive. Le Woke a tué M. Floyd.

Voici ce que les faits montrent également : Minneapolis a remis 27 millions de dollars à la famille de M. Floyd, prouvant qu’il valait beaucoup plus mort qu’il ne valait vivant. Les médias ont fait tout ce qu’ils pouvaient, sans les nommer, pour identifier les jurés individuels. Comme le juge a refusé de les séquestrer, les jurés le savaient.

Les jurés devaient aussi savoir qu’Eric Nelson, l’avocat de Chauvin, faisait face à de sérieuses menaces de mort. Ils ont peut-être même su que le procureur du comté d’Hennepin, Mike Freeman, et d’autres fonctionnaires ont littéralement fui Minneapolis à cause de menaces.

Les jurés n’ont pu que constater que leur ville se préparait à un siège violent si, Dieu nous en préserve, Chauvin était déclaré non coupable.

Et malgré le fait que M. Biden se soit vanté d’avoir attendu que le jury soit séquestré pour dire qu’il était certain que M. Chauvin était coupable et que le jury avait intérêt à rendre le « bon » verdict, je suis prête à parier qu’ils le savaient aussi.

Une fois le verdict rendu, les Républicains vichyssois étaient déjà à l’œuvre.

Le sénateur Tim Scott et d’autres Républicains au Capitole et au niveau national ont salué la condamnation de Derek Chauvin pour le meurtre de George Floyd, déclarant que le verdict prouvait la force du système judiciaire américain.

Le Gouverneur du Maryland, Larry Hogan, un Républicain, a également déclaré qu’il approuvait le verdict.
Le Sénateur républicain de l’Alabama, Tommy Tuberville, a déclaré que la condamnation était due à la force des institutions américaines.

L’intimidation d’un jury fait maintenant partie de la justice en Amérique.

Tout cela a été résumé dans un courriel d’un «consultant républicain» nommé Jonathan Lockwood, qui a envoyé ce courriel de masse inspiré par BLM :

« Le verdict Chauvin doit être suivi par d’autres. Les vies noires comptent. La justice d’aujourd’hui ne doit pas être une exception, mais devenir la règle: si vous exécutez un homme noir dans la rue, vous serez tenu pour responsable. Les Républicains qui se plaignent de la décision de justice d’aujourd’hui sont plus KKK que conservateurs. Aujourd’hui est un point tournant et il mérite d’être reconnu et célébré, mais il doit être suivi de plus de justice. L’injustice ne se repose jamais, nous ne devons jamais nous reposer. »
Comme on pouvait s’y attendre, Nancy Pelosi a fait une déclaration totalement inepte concernant la «justice» :

« La présidente (de la Chambre des Représentants) Nancy Pelosi lors de la conférence de presse du Congressional Black Caucus après le verdict Chauvin a dit : « Merci George Floyd d’avoir sacrifié votre vie pour la justice.» (diffusé par The Recount, sur Twitter)

M. Floyd rejoint maintenant la longue liste des autres martyrs démocrates : Trayvon Martin, le voyou drogué qui a essayé de battre George Zimmerman à mort ; Michael Brown, le voleur à main armée qui a essayé de voler l’arme d’un policier ; Breonna Taylor, la femme d’un dealer dont le petit ami a tiré sur la police ; Adam Toledo, le gangster de 13 ans armé connu sous le nom de «Lil Homicide» ; Daunte Wright, recherché pour avoir étouffé et volé une femme ; Jacob Blake, violeur au couteau ; et Rayshard Brooks, condamné pour avoir agressé des enfants et volé le Taser d’un policier.

Pour chacun d’eux, on pourrait dire ce que Shakespeare a dit du traître Thane of Cawdor après sa mort : « Rien dans sa vie ne lui est allé aussi bien que le fait de la quitter. » (Ref: Macbeth) Je préfère les martyrs chrétiens d’antan qui défendaient des principes moraux, mais je crois qu’il faut s’adapter à l’époque.

Notez bien : ce que nous avons vu depuis un an, et qui a culminé à Minneapolis, ce n’est pas de la justice. Ce n’est même pas de la vengeance. La vengeance est exercée contre la personne qui a fait le mal.
Le policier Chauvin, lui, a fait exactement ce que la police est censée faire.

Ce que nous voyons ici, c’est une punition collective. C’est complètement diabolique et c’est l’antithèse de la justice.

Nous ne pouvons qu’espérer qu’en appel, les juges qui examineront les circonstances entourant le verdict comprendront que le procès de Chauvin était tellement entaché que ce verdict ne peut être maintenu.
Sinon, un officier de police qui a fait ce qu’il a été formé à faire passera sa vie en prison parce que les Démocrates voient un chemin vers le pouvoir permanent en convainquant une foule pleine de haine que deux maux égalent un bien.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

21/04/2021

Derek Chauvin reconnu coupable de tous les chefs d’accusation dans la mort de George Floyd. Où est la justice ?

Loin de moi l’idée de faire sur internet le procès de Derek Chauvin. Ce n’est pas dans les médias ou depuis son salon qu’on fait un procès et qu’on rend un verdict. Ce n’est pas pour autant qu’il faille fermer les yeux devant cette mascarade de justice.

Le panel des jurés, menacé, sous haute protection, vient de conclure à la culpabilité de Derek Chauvin, l’ancien officier de police de Minneapolis qui a vu sa vie basculer le jour où, le genou sur la nuque de George Floyd, les passants ont filmé la scène difficile à regarder, 8 longues minutes où Floyd a perdu la vie.

Les jurés ont retenu les trois chefs d’accusation contre Chauvin. Je vous passe les détails – ce sont des technicalités juridiques et ce n’est pas l’objet de cet article. Pour faire simple, et si le procès avait été honnêtement mené, l’affaire se résumait à deux questions clés : Floyd est-il mort des actions de Chauvin ou de la drogue dont il était imbibé, et les actions de Chauvin étaient-elles raisonnables ou excessives.

Coupable sur toute la ligne
Les jurés ont conclu :
  • au meurtre intentionnel au deuxième degré,
  • au meurtre au troisième degré et,
  • à l’homicide involontaire au deuxième degré.

Sa caution a été révoquée et il a été emmené en prison, menottes aux mains. Des acclamations et des klaxons ont été entendus à l’extérieur du palais de justice lors de la lecture du verdict. Et l’on nous dit que justice a pu être rendue.

Nous saurons dans deux mois environ à quelle peine Chauvin sera condamné. Quelle que soit la gravité de la condamnation, sa vie est finie. Il a suffit de 8 minutes. Celle de Floyd aussi.

Un jury menacé et sous pression

  • Les jurés ont été séquestrés pour leur sécurité, leurs allées et venues étant tenues secrètes et ils étaient protégés.
  • Le palais de justice était entouré de barrières en béton et de fils barbelés.
  • La Garde nationale et les forces de l’ordre étaient sur place.
  • Les commerces étaient barricadés.
  • A Washington, le Congrès a de nouveau fait appel à la Garde nationale.

Malgré cela, ignorant cela devrais-je dire, le juge du comté de Hennepin, Peter Cahill, a expliqué aux jurés qu’ils ne doivent tenir compte que des preuves présentées lors du procès et rien d’autre. Quelle blague.

Il leur a expliqué que Chauvin est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit prouvée « au-delà du doute raisonnable ».

Et il leur a expliqué ce que l’on doit entendre par « doute raisonnable » : il est « basé sur la raison et le bon sens » et sur la façon dont « des hommes et des femmes ordinairement prudents se comporteraient dans les situations les plus graves ». Il leur a expliqué qu’il ne faut pas tenir compte d’un doute fantaisiste ou irrationnel, ni chercher à évacuer le doute le plus minuscule possible.

« Décider des faits est votre responsabilité exclusive », a expliqué le juge. « Ce faisant, vous devez prendre en compte toutes les preuves que vous avez entendues et vues dans ce procès, et vous devez ignorer tout ce que vous avez pu entendre ou voir ailleurs dans cette affaire. »

Et là réside tout le problème.

Des jurés partiaux et sous influence

  1. Les jurés ont été tout sauf impartiaux, car le système judiciaire de l’Etat démocrate a dès le début du procès tout mis en œuvre pour qu’un jury impartial ne soit pas désigné.

    Pour dépassionner autant que possible l’affaire, pour rendre une justice aussi sereine que possible, pour déconnecter les habitants de la ville où le drame s’est produit, il fallait délocaliser le procès. Mais le délocaliser vers le nord, plus conservateur, était un risque que l’extrême gauche n’aurait pas toléré, et que les Démocrates ne voulaient pas prendre. Les jeux étaient pipés dès le premier jour.
  2. Cette affaire a été mondialement hyper-médiatisée parce que la victime était noire et pas le policier. La gauche médiatique a fabriqué l’illusion que nous vivons dans un climat de racisme extrême, dans le but que la gauche politique prenne le pouvoir, en proposant de régler le problème du racisme – qu’elle a fabriqué. C’est un classique. La gauche a déclenché des émeutes, des destructions et des morts dans tout le pays, et Minneapolis s’en souvient.
  3. Le président Biden a mis son poids dans la balance, tout comme la députée Maxine Waters qui a explicitement appelé BLM à plus de violence, à monter la pression – et aucune condamnation verbale, aucune sanction au Congrès n’effaceront ce qu’elle a dit : les mots ne s’effacent pas lorsqu’ils ont été prononcés.
  4. La plupart des journalistes et commentateurs ont condamné Chauvin sans procès. Ils ont fait ce que je me refuse à faire – parce que je suis un journaliste et qu’ils sont des militants : condamner devant la caméra, juger sans vouloir entendre les preuves en défense, refuser d’entendre les rapports d’expertise.
  5. Les médias et les nouveaux fascistes ont fait comprendre à mots souvent à peine couverts aux jurés qu’eux et leurs familles avaient intérêt à bien voter s’ils voulaient rester en vie.
  6. Et si les jurés conservaient la moindre envie de juger en leur âme et conscience, Black Lives Matter était là, à deux pas, dans les rues voisines et les quartiers, devant le tribunal, et il sème la terreur pour leur rappeler qu’ils ne sont pas là pour rendre la justice, mais pour condamner Chauvin. Ce qu’ils ont fait. Le choix n’existait pas.
  7. Et si tout cela ne suffisait encore pas assez pour teinter la justice et en faire une mascarade, les médias, leurs médias – car les jurés sont plus que probablement Démocrates, habitant la région de Minneapolis – ont clairement expliqué que rien d’autre qu’une décision de culpabilité totale, ne permettrait d’éviter que la terreur, le chaos, les destructions et les morts ne s’abattent sur le pays ; et cette terreur, ce chaos, ces destructions et ces morts seraient sans commune mesure avec les scènes terribles, traumatisantes de l’été 2020. Et les jurés les auraient sur la conscience. C’était le message.

Et avec ça, le juge Cahill leur dit « vous devez ignorer tout ce que vous avez pu entendre ou voir ailleurs dans cette affaire ». Quelle farce, quelle tragique comédie humaine.

L’erreur fatale de Chauvin

Derek Chauvin – ou ses avocats, on ne le sait pas encore – a fait une erreur terrible : il a refusé de prendre personnellement la parole et de plaider sa cause auprès du jury. Il a invoqué le 5e amendement. Je n’en connais pas les raisons. On ne les connaîtra peut-être jamais, encore que je ne désespère pas que des journalistes d’investigation honnêtes cherchent à faire toute la lumière. Ne comptez pas sur moi pour spéculer et avancer des hypothèses qui ne reposent sur rien, ou sur des interprétations et des bruits qui courent.

Ce que je peux dire en revanche, c’est qu’en refusant de témoigner, Chauvin a aggravé son cas. Il a signé sa condamnation. Il a raté la possibilité de plaider sa cause, de s’expliquer, de s’amender, que sais-je. Si une petite chance d’acquittement existait, c’était là qu’il devait la saisir, dans la dimension humaine. Cela ne veut pas dire qu’il aurait eu gain de cause. Mais en refusant de s’exprimer devant les jurés, il perdait.

Conclusion

C’est là que je demande à mes lecteurs les plus émotionnellement impliqués de prêter bien attention à ce que je m’apprête à écrire.

1Oui, j’affirme que la justice n’a pas été rendue parce que le jury a été fortement menacé. Chaque membre du jury savait que si Chauvin était innocenté, il serait médiatiquement et méthodiquement lynché, socialement rejeté, civilement détruit, exclus professionnellement, et que les fascistes de Black Lives Matter et Antifa auraient leur peau. Chaque membre du jury savait que sa famille ne serait pas en sécurité. Leurs noms et adresses seraient publiés sur internet. Des fanatiques viendraient les harceler, les violenter, ou pire. Ils n’auraient d’autre choix que fuir la région. Et rien ne permet de penser qu’ils aient les moyens ou le désir de fuir. Aucun membre du jury ne pouvait ignorer l’immense danger qu’il faisait courir à sa famille si le verdict n’était pas une condamnation.

2,Mais tout ce que je viens de détailler n’innocente pas Chauvin pour autant. Je l’ai dit, je ne suis pas ces journalistes malhonnêtes, minables militants, qui méprisent les droits de l’homme, le droit à un procès juste équitable, la présomption d’innocence, et ont condamné Chauvin selon leur ligne politique. Ces journalistes malhonnêtes, on les rencontre des deux bords politiques. Les journalistes de droite diront que Chauvin est innocent parce que les jurés étaient menacés. Les journalistes de gauche nieront la réalité, ils affirmeront sans la moindre honte de mentir qu’ils n’ont pas subi de menaces, et que les juges n’ont pas été influencés. Les deux sont partisans, ce ne sont pas des journalistes, mais des activistes de la pire espèce.

3Aucune des raisons ci-dessus ne disculpe Chauvin. Elles démontrent non pas son innocence, mais que la justice n’a pas été rendue. Et justement, lorsque je dis que la justice n’a pas été rendue, c’est que l’on n’a pas assisté à un procès, mais à un règlement de compte, à une opération de soumission totale à la gauche fasciste. On ne sait pas, on ne peut pas savoir quel verdict un jury neutre et indépendant – aussi neutre et indépendant que possible – aurait décidé.

Je ne sais pas si Derek Chauvin est coupable ou innocent. Si mon émotion dicte mon jugement, le fait que mon émotion soit authentique, sincère et réelle ne la rend pas plus juste. Je n’étais pas dans la salle au tribunal, face au procureur, face aux avocats, face aux experts, face aux témoins, et vous voudriez que je sache, sans aucun élément factuel pour décider, si Chauvin est coupable ou innocent ? Ne comptez pas sur moi pour ça.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

18/04/2021

Le sens biblique du signe de croix !

« Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, amen ! »

Du front à la poitrine, à l’épaule gauche et à l’épaule droite, le signe de croix n’est pas un geste de piété automatique, encore moins un réflexe de superstition, il exprime un message symbolique et existentiel venant tout droit de la Tradition biblique. Ce geste d’appartenance à la foi chrétienne se pratique dans le monde catholique, orthodoxe, et protestant (anglicans et luthériens)

A l’origine, bien des siècles avant Jésus, on a l’habitude en terre d’Israël de tracer sur le front un signe de bénédiction divine en forme de + , ancienne graphie du tav, la dernière lettre de l’alphabet hébraïque désignant le T de Torah.

La Torah est bienfaisante dans la vie des hommes, elle est chemin vers D.ieu. Or, que dit la prophétie messianique d’Ezekiel ? (Ez 9.4-6) : « Passe par le milieu de la ville et marque d’un tav le front des hommes ! »

Jésus lui-même a sans doute fait ce geste de bénédiction que nous aurions spontanément interprété comme « signe de croix », alors qu’il s’agissait de l’onction traditionnelle en forme de tav, signifiant l’importance vitale de la torah pour devenir juste devant D.ieu.

N’oublions pas l’affirmation initiale de Jésus lui-même : « Je ne suis pas venu abolir la Torah, mais l’accomplir » (Mt 5.17).

Les premiers disciples de Jésus superposent donc le sens de la mort-résurrection de leur rabbi au signe de bénédiction qu’ils pratiquent déjà, puisqu’ils considèrent Jésus comme une Torah vivante, le Verbe de Dieu incarné, pleinement manifesté dans le don de lui-même au Golgotha, suite à la condamnation romaine.

Tertullien (160-220) écrit : « Au début et à la fin de toutes nos activités, nous nous marquons le front avec le signe de la croix… »

A l’époque des persécutions romaines de juifs et de chrétiens qui étaient mis à mort pour leur refus de diviniser le pouvoir impérial, une épitaphe du 2ème siècle (Abercius) évoque cette résistance de tout « un peuple qui a le sceau brillant au front »

On comprend ainsi la logique spirituelle qui anime les croyants dans le geste du signe de croix déployé avec la main droite :

le front, siège de la pensée,

la poitrine, lieu de la santé physique et du cœur,

et les épaules, représentant la force de vivre et l’activité quotidienne.

Verticalité et horizontalité manifestent également la destination cosmique aux quatre horizons de la Parole de Dieu ainsi que son application intégrale à tous les aspects de notre humanité.

Mais on peut dire aussi que le signe de croix manifeste le réflexe des premiers membres du mouvement messianique de Jésus qui est de relayer la tradition mère du judaïsme dans laquelle ils puisent toutes leurs expressions de foi et de piété.

Voici donc comment ils transposent gestuellement dans l’espace la signification des tefilin, (appelés phylactères dans l’évangile grec). Les tefilin sont ces petits boîtiers recelant la Parole de Dieu, attachés à des lanières de cuir pour relier le front du croyant à ses bras. C’est le mental qui conditionne l’activité. Pour montrer concrètement l’attachement personnel à la Parole de Dieu, qui doit inspirer toute pensée et permettre d’agir humainement selon les volontés de Celui qu’on invoque. Nous lisons au Livre du Deutéronome : « Que les commandements que je te prescris soient inscrits dans ton cœur…Attache-les sur ta main et porte-les sur le front » (Dt 6.4-9)

Le geste du signe de croix de haut en bas reprend exactement ce mouvement de l’irruption du divin dans notre condition humaine. Il visualise aussi le trajet de la pensée vers le cœur, c’est-à-dire le recentrage de l’être, si nécessaire aujourd’hui alors que nous sommes tiraillés en tous sens, au point d’être parfois « en exil » de nous-mêmes… Au cœur de l’être se trouve la fine pointe de l’âme, là où le Royaume de Dieu est déjà présent en nous. « Je dors, mais mon cœur veille » (Cantique des cantiques)

Le signe de croix : manière humble et concrète de tracer sur soi-même l’itinéraire dynamique de l’amour bienveillant de Dieu qui veut que nous soyons des vivants !

N’est-ce pas la même démarche spirituelle qui relie et harmonise – exactement comme les tefilin – le front, le cœur et les bras, c’est-à-dire la pensée, la chair et l’action, et cela, comme réponse de confiance et d’amour aux commandements de Dieu ?

C’est aussi le rappel de l’engagement de Jésus qui a vécu dans sa chair l’attachement indissociable aux commandements de l’amour de Dieu et du prochain.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

17/04/2021

La Ligue majeure de baseball a eu tort de se mêler de politique

La Major League Baseball (MLB) a retiré son match des étoiles de la ville d’Atlanta en Géorgie pour le présenter à Denver dans le Colorado. Elle a fait cela afin de contester un récent projet de réforme électorale adopté par les législateurs de la Géorgie. En fait, la raison qui a motivé ce retrait était basée sur un tissu de mensonges proférés par des personnalités démocrates comme Stacey Abrams la politicienne qui a toujours contesté sa défaite électorale pour le poste de gouverneur de l’État de Géorgie. À présent, tandis que les Républicains constituaient autrefois l’une des bases de consommateurs les plus solides de la MLB, leur fidélité est sérieusement remise en question.

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Il semble bien que la MLB ait fait une grosse erreur en se mêlant de politique

L’une des choses les plus stupides qu’une entreprise puisse faire dans le monde des affaires est de s’aliéner une grande partie de ses consommateurs.

S’adresser au plus grand nombre possible de consommateurs est bon pour les affaires, car cela maximise le nombre de personnes dont on peut tirer des bénéfices.

C’est également vrai pour les équipes sportives, qui, somme toute, sont aussi des entreprises. On ne doit surtout pas cracher au visage de l’un des groupes démographiques les plus forts.

C’est pourtant exactement ce qu’a fait la Major League Baseball, et elle est en train d’apprendre cette leçon à ses dépens, car de nouvelles données montrent à quel point sa décision de faire de la politique était stupide.

Pour mémoire, la MLB a retiré son match des étoiles de la Géorgie en signe de protestation contre un récent projet de réforme électorale. En réalité, les raisons de ce retrait étaient basées sur les mensonges de personnalités démocrates comme Stacey Abrams.

Et alors que les Républicains constituaient autrefois l’une des bases de consommateurs les plus solides de la MLB, cet état de chose arrive à sa fin.

Voici un post d’Axios sur Twitter, datant du 15 avril :

« À la mi-mars, la cote de popularité nette de la MLB auprès des Républicains était de 47 %, la plus élevée des quatre grandes ligues sportives américaines. Depuis lors, elle a chuté à 12%, faisant tomber la ligue en dessous de la NFL (National Football League) et de la NHL (National Hockey League), selon de nouvelles données. »

Ceux qui disent que cela ne fera aucune différence n’ont pas prêté attention à la baisse d’audience de la NFL pendant la controverse concernant l’hymne national. De nos jours, les Républicains sont beaucoup plus enclins à mettre à exécution leurs menaces de boycott qu’ils ne l’étaient autrefois.

De manière anecdotique, j’ai entendu de nombreuses personnes dire qu’elles en avaient fini avec la MLB tant qu’elle n’arrêterait pas d’enfoncer la politique dans la gorge des gens.

L’expression de mépris à l’égard des amateurs de baseball a commencé avec des affiches de Black Lives Matter qui ont été placardées un peu partout l’an dernier. Ça s’est poursuivi cette année avec de fausses allégations de suppression d’électeurs et le boycott de l’État de Géorgie sans aucune raison légitime.

En outre, la MLB souffrait déjà avant cela de la baisse d’intérêt pour son sport. Qui diable a pensé que c’était le bon moment de devenir ouvertement politique et complètement « woke » en tenant compte des avis de personnalités controversées telles que Mme Abrams ?

Celui qui a pris cette décision devrait être viré car cette décision était incroyablement stupide d’un point de vue commercial.

On peut bousculer les gens, mais seulement jusqu’à un certain point. Les gens veulent pouvoir regarder un match de baseball sans que les idées politiques des Démocrates ne leur tombent dessus.

Si la MLB n’est pas en mesure de fournir ce genre d’environnement non partisan, ses auditoires et la fréquentation de ses matchs vont continuer à en souffrir.

Il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi, mais il semble bien que, ces jours-ci, la MLB craint la gauche plus qu’elle n’aime faire de l’argent.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

16/04/2021

Élargissement de la Cour suprême, Les Démocrates sont aux abois

Les Démocrates au Congrès ont l’intention de déposer un projet de loi visant à élargir le nombre de juges à la Cour suprême des États-Unis (SCOTUS), la faisant passer de neuf à treize juges. Les quatre nouveaux postes vacants devront être pourvus immédiatement par le président Joe Biden et par le Sénat contrôlé par les Démocrates. Cette proposition intervient moins d’une semaine après la signature par le président Biden d’un décret créant une commission chargée d’étudier la question de l’élargissement de la SCOTUS. Toutefois, la présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi est intervenue pour dire que même si le dépôt d’une législation visant à élargir la Cour suprême n’est «pas hors de question», elle n’a pas l’intention de présenter cette mesure dans l’immédiat, car les Démocrates sont occupés à élaborer le projet de loi sur les infrastructures.

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Les Démocrates, aux abois, veulent contourner la commission Biden et introduire une législation visant à l’élargissement de la SCOTUS

Pourquoi un groupe de Démocrates du Congrès a-t-il symboliquement fait un bras d’honneur à la « Commission présidentielle sur la Cour suprême des États-Unis » que le président Biden a créée par décret il y a seulement six jours ?

Andrea Widburg a publié un excellent blog dans ces pages aujourd’hui concernant l’annonce de Joe Biden et sa place dans le projet à long terme des Démocrates visant à modifier le cadre institutionnel de la gouvernance afin d’assurer des majorités démocrates permanentes.

Ce groupe de prétendus «experts» nommés par le décret de M. Biden a été constitué de manière à produire un résultat favorable à l’élargissement de la Cour afin de donner une majorité d’approbation automatique aux Démocrates, comme le rapporte Bloomberg :

« La commission est orientée à gauche, les progressistes étant 3 fois plus nombreux que les conservateurs, selon Ilya Shapiro, du groupe de réflexion libertaire, le Cato Institute.
La commission s’appuie également fortement sur des universitaires, avec seulement une poignée de membres dont l’expérience n’est pas principalement dans le domaine juridique ou politique. En outre, environ 80 % d’entre eux sont diplômés ou affiliés à deux écoles seulement – Harvard et Yale. 
»

Mitch McConnell, qui, malgré tous ses défauts, est à l’origine de la confirmation de la majorité actuelle de la SCOTUS, considère la commission de Joe Biden comme une menace.

Leader de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a critiqué vendredi passé (le 9 avril) la nouvelle commission du président Biden chargée d’étudier les changements potentiels à apporter à la Cour suprême.

Il a publié une déclaration dans laquelle il qualifie la commission de M. Biden, qui étudiera notamment la possibilité d’ajouter des sièges à la plus haute juridiction du pays, d’« attaque directe contre l’indépendance du pouvoir judiciaire de notre pays ».

M. McConnell a également rappelé à M. Biden la position de la défunte juge de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg concernant l’élargissement de la Cour au-delà de neuf juges :

« Neuf semble être un bon chiffre. C’est ainsi depuis longtemps », avait déclaré Mme Ginsburg lors d’une interview de juillet 2019. « Je pense que c’était une mauvaise idée lorsque le président Franklin Roosevelt a essayé de bourrer la cour ».
« Les observateurs rationnels savent bien qu’il n’y a rien dans la structure ou le fonctionnement de la branche judiciaire qui nécessite une ‘étude’ »,
 a dit le Sénateur McConnell. « Les spécialistes de la Constitution et les juges eux-mêmes ont confirmé à plusieurs reprises la position de la défunte juge Ruth Bader Ginsburg selon laquelle « neuf semble être un bon chiffre ».»

Tandis que Joe Biden a mis en place un projet visant à fournir une justification de la part d’«experts extérieurs» pour le remplissage de la Cour, pourquoi précipiter les choses?
Pour ajouter à la singularité de la situation, le Représentant Jerry Nadler a joué la carte de la discrétion hier, après qu’un article paru dans The Intercept ait révélé l’existence de ce plan. Newsweek a rapporté :

« Le Représentant Jerry Nadler a refusé de confirmer ou d’infirmer si les Démocrates ont l’intention d’élargir la Cour suprême, lorsque le représentant Jim Jordan lui a posé la question mercredi.
M. Jordan, un Républicain Représentant au Congrès du 4e district de l’Ohio, a cité un article de The Intercept lors d’une audience de la commission judiciaire de la Chambre, présidée par M. Nadler. M. Nadler, un Démocrate qui représente la 10e circonscription de New York, a refusé de répondre à sa question, tandis qu’un autre membre de la commission a déclaré que la demande du Républicain était irrecevable.
« Ce n’est pas un sujet de balisage », a déclaré M. Nadler.
Un «markup» est le terme utilisé au Congrès pour désigner le processus de débat, d’amendement ou de réécriture d’une législation au sein d’une commission.« L’élargissement de la Cour suprême, le rapport que le président est…». a dit M. Jordan. Nadler lui a cependant coupé la parole, en disant à nouveau : « Ce n’est pas ça le sujet ».
M. Jordan a poursuivi en exprimant son incrédulité sur le fait qu’une législation visant à élargir la SCOTUS parrainée par le président de la commission « n’est pas une chose dont on peut parler au sein de la commission judiciaire de la Chambre
.»

Alors, que se passe-t-il ? Pourquoi ne pas avoir attendu les 180 jours prévus par Joe Biden pour que la commission présidentielle parvienne étayer des arguments peu convaincants ?

Je vois deux raisons possibles, qui ne sont pas mutuellement exclusives.

1) La première est l’incroyable étroitesse du contrôle du Congrès par les Démocrates. Le Sénat est à égalité 50-50, de sorte que seule la voix de Kamala Harris en tant que vice-présidente permet aux Démocrates de faire passer une loi – si le filibuster n’est pas invoqué ou s’il est abrogé.

Dans la Chambre des Représentants comptant 435 membres, Nancy Pelosi ne peut se permettre de perdre plus de deux voix démocrates si elle veut faire passer une loi, tant sa majorité est étroite.

Les perspectives de conserver le soutien de tous les sénateurs et membres démocrates de la Chambre pendant 180 jours (c’est-à-dire à six mois des élections de 2022) ne sont pas bonnes, compte tenu de l’escalade de la crise à la frontière, qui est un sujet de préoccupation grave et permanent dans tout le pays. Ajoutez à cela la possibilité d’une crise militaire à l’étranger, tandis que la Russie envoie des troupes en masse près de l’Ukraine et que la Chine multiplie les menaces contre Taïwan et les manœuvres expansionnistes dans la mer de Chine méridionale.

Il se pourrait donc que les Démocrates qui sautent sur l’occasion, voient dans ce moment particulier leur dernière chance d’empêcher la Cour suprême d’être un frein à leur capacité de gouverner de manière tyrannique.

2) La deuxième possibilité est liée à un modèle déjà établi d’astuce législative chez les Démocrates : l’abus du processus de «réconciliation budgétaire» afin de contourner le filibuster, que les Sénateurs Manchin et Sinema ont juré tous deux de protéger.

Jetez un coup d’œil à ce tweet du Représentant Mondaire Jones, l’un des Démocrates qui prévoit d’introduire aujourd’hui la législation sur l’élargissement des tribunaux :

« Si les Démocrates essaient d’ajouter le «court-packing» au projet de loi sur les infrastructures, qu’ils envisagent ouvertement de faire passer au Sénat par le biais de la «réconciliation budgétaire», il pourrait bien passer. Un énorme projet de loi sur les dépenses offre d’énormes possibilités de soudoyer d’inciter les Sénateurs et les Représentants, des gens comme Manchin et Sinema, dont les électeurs aimeraient voir des milliards de dollars de fonds fédéraux couler à flot vers eux grâce au projet de loi sur les « infrastructures ». »

Dans l’ensemble, les Démocrates semblent désespérés, comme s’ils voyaient leur dernière chance de conserver le pouvoir leur échapper s’ils ne changent pas les règles du jeu, alors qu’ils ont encore la majorité la plus étroite possible et un président sénescent encore en fonction.
(…)

Sans le rôle propagandiste joué par les médias de masse qui les soutiennent, le public se serait déjà retourné contre eux avec fureur à cause des ratés des trois premiers mois de mandat de Joe Biden et le déchaînement des foules racistes.

La confiance du public envers les médias de masse se situant à peu près au même niveau que pour les vendeurs de voitures d’occasion, cette caisse de résonance médiatique ne tiendra pas auprès du public jusqu’en novembre 2022 (NdT: date des élections de mi-session).

Je crois qu’un nombre croissant de Démocrates se disent que c’est maintenant ou jamais.

Ils sont en train de risquer le tout pour le tout. Notre travail consiste à faire en sorte qu’ils échouent et se ruinent, politiquement.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.