18/02/2021

Pourquoi suis-je constamment poussé par la télé à penser que l’homosexualité est la normalité ?

 

La Télévision, le cinéma, la médiatisation, trop c’est trop !  

Atrop vouloir imposer à la population une certaine idéologie actuelle la conséquence sera forcément une saturation, mais également un effet contraire de désaffection, qui se manifestera par un rejet de ce matraquage médiatique que l’on s’obstine à nous proposer dans les séries, les pubs, les reportages, les interviews (quel que soit le sujet traité) et, depuis quelque temps, même dans les films au cinéma. 

Tout au long de ma vie j’ai connu des homosexuels et cela ne m’a jamais dérangé ni posé problème, or, aujourd’hui, je me sens constamment agressé par l’obligation qui m’est imposée d’assister quotidiennement à des scènes proposées par « la nouvelle société », dans l’intention de vouloir prouver que l’homosexualité est devenue « la normalité ».  

Quel est l’objectif recherché pour les nouvelles générations, car il y en a forcément un ? Détruire le modèle traditionnel (hétérosexuel) de la famille ? Encourager l’homosexualité, la bisexualité et même la transexualité ? 

Imposé la « Théorie du genre », mettre en doute « la construction de l’identité sexuelle de chacun ? (Il faut aider nos enfants à savoir s’ils sont garçons ou filles !). Et moi qui ai toujours pensé que cela venait naturellement, quel idiot !  

Ce serait, paraît-il, la civilisation et l’éducation qui orienteraient les enfants vers un rôle masculin ou féminin. Il me semblait pourtant que, dès la naissance, garçons et filles étaient initialement différents, non ? 

Comme la vie était simple « avant » : il y avait une femme, un homme, un ou des enfants, une famille et « les autres » faisaient ce qu’ils voulaient « dans la discrétion », sans manifestations de masse, de « GayPride », de « Femen », de « Marche des fiertés lesbiennes », etc. 

Il a pu y avoir, à une époque, une opposition violente des « uns » contre les « autres » et aujourd’hui, et depuis quelques années, c’est la vengeance violente des « autres » contre les « uns » ! 

Et tout ce remue-ménage, semble-t-il, pour lutter contre l’inégalité des sexes ! Dois-je rappeler les très nombreuses fois, tout au long de notre Histoire, où les femmes se sont imposées, soit par leur intelligence, soit par leur beauté et leur féminité, opposées totalement au « féminisme » que l’on nous impose depuis quelques années, destiné uniquement à nous séparer, à nous culpabiliser, à nous accuser tous des violences et des crimes de certains. 

Et quand ce n’est pas le « genre », c’est la couleur de peau. 

Auparavant je n’avais jamais été choqué par la présence d’un couple de couleur et bien aujourd’hui on nous impose la diversité comme modèle de vie. 

On avait eu droit au « Docteur Knock » interprété par Omar Sy et à présent ce même Omar Sy dans « Arsène Lupin ». Demain il interprètera qui ? De Gaulle, James Bond ? Et quelle artiste de couleur interprètera un jour Jeanne d’Arc (Pour souvenir, elle a été représentée par une jeune et charmante métisse, il y a quelques années, à Orléans). 

A quel artiste « blanc » sera proposé, demain, le rôle d’Obama ou de Nelson Mandela ? 

On aurait pu parfaitement réaliser des scénarios identiques en nommant différemment les « héros », mais il n’y aurait pas eu provocation ! 

Un autre sujet nous propose l’exemple de ce changement progressif, ceux qui se considéraient comme « victimiser » dans des rôles secondaires, au cinéma ou dans les séries télévisées, se voient proposer actuellement des promotions hiérarchiques inespérées : commandants, chefs, commissaires, supérieurs, qu’ils soient hommes ou femmes. 

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, tout comme je l’ai remarqué, mais dans toutes les excellentes séries télévisées, quel que soit le personnage appartenant à une « minorité », soupçonné d’avoir commis un meurtre, ou une agression violente, un viol, etc. Vous pouvez être certain que ce ne sera pas lui le coupable. Vous pouvez l’écarter immédiatement. 

Si vous n’y avez pas prêté attention, faites-le dorénavant et vous le constaterez. 

Quels sont les objectifs recherchés ? Que veut-on nous inculquer par la force des images ? Qu’il s’agit-là de la « normalité » ? Personne ne peut prétendre que c’est la « réalité ». 

Et ce qui est étonnant et inattendu, c’est que tous ces mouvements imposant les différences sont toujours issus de la gauche et de l’extrême gauche qui, dans le même temps, soutient l’islam musulman, une religion qui, si elle avait un jour le pouvoir en Occident, pourrait appliquer la charia ! Comme c’est le cas dans les pays qui pratiquent un islamisme radical. Les homosexuels seraient persécutés, les femmes seraient soumises et les êtres qu’ils considèrent comme inférieurs seraient esclaves (c’est toujours le cas actuellement dans certains pays islamisés). 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

16/02/2021

La semaine cauchemar des Démocrates

 

C’était une «Septimana Horribilis» (une semaine horrible) pour les Démocrates.

Le procès d’Impeachment au Sénat s’est terminé par l’acquittement de Donald Trump; le Lincoln Project (anti-Trump) est complètement démoli à cause des allégations de harcèlement sexuel par le co-fondateur John Weaver; la pétition pour rappeler le Gouverneur démocrate de la Californie, Gavin Newsom a atteint le nombre requis de signatures; le mensonge selon lequel Donald Trump aurait qualifié les émeutiers néo-nazis de « gens très bien » a été démystifié; et le Gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, est confronté à de graves critiques bipartisanes de la part des législateurs de l’État.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Gable Kaminsky, paru sur le site de The Federalist, le 14 février.

***********************

La semaine a été terrible, horrible, pas bonne du tout, très mauvaise pour le Parti Démocrate

Nous avons vu s’aggraver cinq catastrophes pour les Démocrates, en une seule semaine. Semaine difficile pour la gauche.

Le procès d’Impeachment au Sénat, présenté en guise de théâtre politique a été démoli; le groupe anti-Trump qui s’est nommé le Lincoln Project a implosé de nouveau lorsqu’il a été signalé que ses dirigeants étaient au courant des allégations de harcèlement sexuel concernant le co-fondateur John Weaver; et la pétition pour rappeler le Gouverneur démocrate de la Californie, Gavin Newsom, a atteint les 1,5 millions requis de signatures pour déclencher une élection visant à le remplacer.

Le mensonge selon lequel Donald Trump aurait qualifié les émeutiers néo-nazis meurtriers de « gens très bien » après l’émeute de Charlottesville (en 2017) a de nouveau été démystifié; et maintenant, le Gouverneur démocrate de l’État de New York, Andrew Cuomo, est confronté aux critiques bipartisanes de la part des législateurs de l’État après qu’une demande de liberté d’information (FOIA) ait montré que pas moins de 9 000 patients infectés par le coronavirus ont été envoyés dans des maisons de retraite sous sa directive, une décision qui a abouti à l’un des pires scénarios de la pandémie au pays.

1) Donald Trump, de nouveau acquitté

Samedi, l’ex-Président Donald Trump a été acquitté lors d’une procédure d’Impeachment pour la deuxième fois en deux ans, par 57 votes contre 43 au Sénat. C’est le résultat auquel tout le monde s’attendait depuis des semaines, et qui ne fait qu’ajouter au mépris sans fin et compulsif de la gauche pour le 45e président.

Si sept Républicains et deux indépendants ont voté en faveur de la destitution de Trump avec les Démocrates, il leur manquait 10 voix pour atteindre le nombre requis de 67.

Les partisans de l’Impeachment ont tenté de faire passer le narratif sans fondement selon lequel Trump aurait incité ses partisans à la violence au Capitole le 6 janvier, sans tenir compte du fait que selon le New York Times, l’émeute était déjà commencé 20 minutes avant le début de son discours.
L’Impeachment pourrait être terminé – on croise les doigts – à condition que les Démocrates au Congrès n’essayent pas de nouveau, de façon inconstitutionnelle. Mais la perpétuelle obsession anti-Trump de la gauche ne s’arrêtera pas pour autant. Les coches de Twitter ont eu du mal à suivre les nombreuses réactions de la nouvelle tant attendue, samedi.

2) Le Lincoln Project est complètement foutu

En janvier, le journaliste Ryan Girdusky a publié un article choc dans le magazine The American Conservative à propos de John Weaver, le co-fondateur du comité d’action politique (PAC) anti-Trump du Lincoln Project.

M. Girdusky s’est entretenu avec des dizaines de jeunes hommes qui ont dénoncé le harcèlement sexuel et l’inconduite de M. Weaver envers les jeunes conservateurs et ses abus de pouvoir. Une semaine après, Weaver a démissionné et a admis que les allégations étaient vraies.

Vendredi (le 12 février), Steve Schmidt, co-fondateur du Lincoln Project et ancien conseiller principal de la campagne présidentielle de John McCain en 2008, a également démissionné. Schmidt affirme avoir eu connaissance des fautes de Weaver et a fait cet aveu sur Twitter. Il a déclaré:

« Je démissionne de mon siège au conseil d’administration du Lincoln Project pour faire place à la nomination d’une femme au sein du conseil d’administration, première étape de la réforme et de la professionnalisation du Lincoln Project ».

Selon plusieurs employés du Lincoln Project, la direction du PAC a été informée de 10 des allégations contre Weaver en juin 2020. L’organisation a donc intentionnellement dissimulé ces informations.

Aujourd’hui, d’anciens employés du Lincoln Project ont demandé à être libérés immédiatement des accords de non-divulgation signés lorsque Weaver était dans l’entreprise, afin d’informer davantage le public en donnant plus de détails.

M. Schmidt a également fait l’objet d’un examen minutieux après s’être déchaîné sur Twitter et avoir publié de manière inappropriée des captures d’écran d’une conversation par message direct entre la cofondatrice Jennifer Horn et un journaliste de l’organisme de presse The 19th qui travaillait sur une histoire accablante concernant l’organisation anti-Trump.

3) Le rappel du gouverneur de la Californie est en marche

La pétition visant à rappeler le gouverneur de Californie Gavin Newsom a atteint 1 509 000 signatures vendredi (le 12 février), le minimum nécessaire pour mener à une élection spéciale. D’ici mars, l’effort de rappel doit avoir reçu 12 % des signatures de Californiens, qui seront ensuite examinées par le Secrétaire d’État de la Californie.

Le correspondant de l’Ouest de The Federalist, Tristan Justice, et le rédacteur Jordan Davidson ont animé la campagne de Rescue California, dirigée par Anne Dunsmore, sur l’émission transmise en baladodiffusion « The Federalist Radio Hour » vendredi.

« Il s’agit d’un mouvement citoyen, pas d’un mouvement politique », a déclaré Mme Dunsmore. « Nous poursuivons un processus politique pour régler le problème, c’est sûr, mais ce n’est pas un truc de Trump contre Biden ».

Comme discuté dans le podcast, l’intensification de l’effort de rappel survient après le confinement tyrannique que M. Newsom a institué en Californie tout au long de la pandémie du coronavirus, changeant sans cesse les objectifs.

M. Newsom a été photographié tandis qu’il était hypocritement en train de dîner au restaurant haut de gamme le French Laundry en décembre dernier, quelques jours après avoir mis brusquement un frein sur les plans de mise en œuvre de la réouverture de l’État et avoir institué de nouvelles règles de confinement.

Le Comité national républicain a fait don de 250 000 dollars aux efforts de rappel, car il semble de plus en plus probable que M. Newsom devra défendre très bientôt son règlement auprès des électeurs.

4) Le mensonge de Charlottesville est démystifié

Depuis les manifestations de Charlottesville, en Virginie, en août 2017, les Démocrates n’ont cessé prétendre que le Président Trump avait déclaré qu’il y avait des «gens bien» des deux côtés de la manifestation qui a mal tourné, en faisant référence aux Suprémacistes blancs.

Cette affirmation a été démentie à de nombreuses reprises par des sources médiatiques non partisanes, et a reçu à juste titre l’attention nationale qu’elle mérite, samedi, lors du procès de mise en accusation par l’avocat principal de la défense, David Schoen.

Après la diffusion du clip que les entreprises médiatiques avaient utilisé pour manipuler le public, M. Trump avait déclaré ce qui suit :

« Vous avez des gens, et je ne parle pas des néo-nazis et des nationalistes blancs, parce qu’ils devraient être totalement condamnés, mais vous aviez beaucoup de gens dans ce groupe autres que les néo-nazis et les nationalistes blancs..

Démolissant le mensonge des « bonnes gens de Charlottesville », Donald Trump Jr. avait tweeté :

« Assurez-vous de regarder tout cela de bout en bout et de voir si cela correspond aux vraies paroles de Donald Trump que les médias ont prétendu rapporter. (Je vous donne) un indice : c’est impossible Les médias d’aujourd’hui sont une honte ».

 Voilà pour l’engouement de la gauche qui a traité Trump de raciste à cause de ce montage bâclé.

5) Le Gouverneur Cuomo finalement dénoncé de façon bipartisane

Ce que les médias conservateurs ont rapporté pendant des mois a enfin été admis par la gauche. Le Gouverneur Andrew Cuomo, a renvoyé jusqu’à 9 000 patients âgés infectés par le coronavirus dans des maisons de retraite, ce qui a entraîné un taux élevé de décès dans l’État de New York parmi les personnes âgées.

Vendredi, le principal assistant du Gouverneur Cuomo a publié une déclaration reconnaissant que le bureau a retardé la communication des données sur les décès par crainte qu’elles soient « utilisées contre nous ».

Une ordonnance du tribunal et un rapport du Procureur général de l’État de New York ont montré ces dernières semaines que le taux total de mortalité dans les maisons de retraite est un septième de tous les résidents vivant dans des maisons de retraite de l’État. Au total, 15 000 personnes sont mortes.

En août, le Président Trump avait dénoncé sur Twitter la mauvaise gestion de la pandémie par Andrew Cuomo :

« (l’agence Associated Press ) AP estime que le nombre réel de personnes tuées par Cuomo à cause de son incompétence est de 11 000, et non de 6 000 comme on le pensait au départ !».

Néanmoins, les gauchistes se sont rangés du côté de M. Cuomo et l’ont aidé à se couvrir, tout cela pour s’opposer au Méchant Homme Orange.

Aujourd’hui, les Démocrates se rendent compte de son incompétence.

Plusieurs sénateurs démocrates de l’État de New York ont signé une lettre commune pour priver Cuomo de ses pouvoirs d’urgence et une sénatrice de l’État, Jessica Ramos, a envoyé une lettre séparée.

« À un moment où nous avons le plus besoin que les New-Yorkais fassent confiance à leurs élus, le Gouverneur et son administration ont sciemment choisi de mentir et de faire de la politique avec la vie des New-Yorkais », a écrit Mme Ramos, le jour même où la délégation du Congrès du GOP de New York a envoyé une lettre demandant au ministère de la Justice d’enquêter sur l’obstruction à la justice dans l’enquête sur la maison de retraite bloquée par M. Cuomo.

Un Représentant républicain de l’État, Lee Zeldin a tweeté:

« Nouvelle : Une délégation de congressistes républicains de l’État de New York demande au Département de la Justice d’ouvir une enquête concernant l’obstruction à la justice du Gouverneur Cuomo et de son administration. Ils ont dissimulé les véritables conséquences de sa politique concernant les maisons de retraite et maintenant on rapporte qu’ils ont caché des informations pour bloquer une enquête du DOJ ! »

Nous avons assisté à l’aggravation de cinq catastrophes concernant les Démocrates. Toutes ont eu lieu en une semaine. On se demande seulement à quel point la situation va continuer d’empirer alors qu’il est impossible d’ignorer les mauvais résultats des confinements dus à la pandémie.

*Gabe Kaminsky est stagiaire à The Federalist, et étudiant à l’université de Pittsburgh. Ses travaux ont été publiés dans The Daily Wire, Townhall.com, The Washington Times, The American Conservative, RealClearPolitics, The Washington Examiner, et d’autres médias.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

14/02/2021

Trump innocent, acquitté !

 

     Président Donald Trump le 6 janvier à Washington – discours de l’Arena, près du Capitole

Faute de preuves, le Sénat a acquitté samedi l’ancien président Donald Trump pour un seul article de mise en accusation excentrique « d’incitation à l’insurrection ».

Il a manqué 10 voix aux deux tiers nécessaires pour condamner Donald Trump. 57 sénateurs ont voté coupable contre 43 non-coupable pour ce procès exemplaire à plus d’un titre.

Imaginez un procès où les juges déclarent, avant l’audience, que l’accusé est coupable et qu’ils voteront sa condamnation sans examiner les preuves, ni entendre les arguments en défense.

C’est ainsi que se déroulaient les procès politiques en Europe, derrière le rideau de fer, après la Seconde Guerre mondiale. Avant le commencement des procès, la direction du parti avait déjà décidé du verdict. 

Cela vient encore de se produire, en 2021, aux Etats-Unis, parce que la plus grande démocratie mondiale est provisoirement entre les mains de la gauche. Tous les sénateurs membres du parti démocrate et cinq membres du parti républicain avaient décidé à l’avance du verdict.

Et aucun média ne s’en est étonné parce qu’ils étaient heureux de ce procès qui devait humilier le président Trump – et lui a, au contraire, apporté une immense victoire.

Les sept républicains qui ont voté « coupable » sont : Richard Burr de Caroline du Nord, Bill Cassidy de Louisiane, Pat Toomey de Pennsylvanie, et les habituels anti-Trump du premier jour : Susan Collins du Maine, Lisa Murkowski d’Alaska, deux RINO, Mitt Romney de l’Utah qui n’a jamais digéré qu’un homme qu’il voit comme inférieur à lui ait gagné l’élection suprême qu’il a perdue, et Ben Sasse du Nebraska.

  • Les responsables de la Chambre et l’équipe de défense de M. Trump avaient convenu samedi matin de passer aux plaidoiries finales pour une durée maximale de 4 heures.
  • Mais l’incertitude sur l’issue est apparue après une matinée de surprises quand le Sénat a voté en faveur de la convocation de témoins, après que les responsables de la mise en accusation de la Chambre ont déclaré vouloir appeler la représentante républicaine de Washington, Jaime Herrera Beutler, à témoigner sur la déclaration qu’elle a faite vendredi soir concernant la conversation du leader du GOP de la Chambre, Kevin McCarthy, avec M. Trump le jour de l’émeute.
  • Surprenante aussi la décision du leader de la minorité républicaine au sénat, Mitch McConnell, qui a d’abord voté contre la convocation de témoins, puis a changé d’avis et a voté pour avec 54 de ses collègues, tout en déclarant qu’il voterait l’acquittement du président.
  • L’avocat de la défense de Trump, Michael van der Veen, a déclaré que dans l’éventualité d’un procès prolongé avec témoignage, il ferait témoigner la présidente de la Chambre Nancy Pelosi et la vice-présidente Kamala Harris.
  • Les avocats de Trump et les responsables de la mise en accusation ont finalement accepté d’intégrer la déclaration de Herrera Beutler dans les preuves du procès et de procéder aux plaidoiries finales, mais ils n’ont pas fait venir de témoins à la barre.

Témoignage d’Herrera Beutler

M. Beutler a déclaré dans de récents tweets que le leader de la minorité à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy s’est entretenu avec le président Trump alors que les émeutiers prenaient d’assaut le Capitole américain le 6 janvier, et que, selon son témoignage, le président hésitait à mettre fin aux émeutes malgré la demande de McCarthy.

Trump pensait que c’était des Antifa qui avaient violé le Capitole.

« Eh bien, Kevin, je suppose que ces gens sont plus contrariés par l’élection que toi », aurait dit Trump à McCarthy après que ce dernier ait prétendument réfuté la thèse Antifa.

WASHINGTON, DC – 13 FÉVRIER : Dans cette capture d’écran tirée d’un webcast de congress.gov, Bruce Castor Jr, avocat de la défense de l’ancien président Donald Trump, s’exprime le cinquième jour du procès en destitution de l’ancien président Donald Trump.
Dans un geste surprise, le Sénat a voté à 55-45 pour appeler des témoins. Les responsables de la mise en accusation de la Chambre des Représentants ont fait valoir que M. Trump était « singulièrement responsable » de l’insurrection du 6 janvier au Capitole américain et qu’il devrait être condamné et interdit d’exercer à nouveau une fonction publique.

Deux acquittements : une première dans l’histoire

Nous savions depuis le début de cette mascarade que le président Trump serait innocenté. La raison est que l’accusation ne reposait sur rien et ne tenait pas debout, pas plus que les deux premières tentatives.

Pour résumer ce que les médias ne vous diront pas :

  • Le FBI a récemment déclaré avoir les preuves que des groupes d’extrême droite avaient prévu de longue date d’intervenir au capitole le 6 janvier, ce qui innocente le président, accusé d’avoir incité l’insurrection lors de son discours.
  • Le discours du président l’innocente aussi : d’une part, il est protégé par le premier amendement, de plus, Trump avait clairement appelé à manifester pacifiquement, et enfin, un examen chronologique montre que les personnes qui ont écouté son discours n’avaient pas le temps matériel de se rendre au capitole quand l’émeute a éclaté : les émeutiers ne pouvaient pas à la fois avoir assisté au discours du président et envahi le capitole.
  • Le directeur de la police du capitole a témoigné devant une commission du sénat qu’elle avait été informée quelques jours avant le 6 janvier que des événements violents se préparaient, et elle a reconnu avoir sous-estimé la préparation de ses équipes. Trump ne peut donc pas être responsable le 6 janvier, d’incidents décidés avant cette date.

Donald Trump est ainsi le premier président de l’Histoire des Etats-Unis qui a fait trois fois l’objet d’une tentative d’impeachment, dont deux sont allées jusqu’au sénat, et le premier président de l’Histoire qui a été deux fois innocenté par le sénat, preuve qu’il s’agissait à chaque fois de procès politiques, puisque les votes ont suivi les lignes des partis.

La présidente de la Chambre, Nancy Pelosi est furieuse des résultats. Elle a déclaré exclure dorénavant d’engager une procédure de censure de Trump.

Amère, frustrée, pleine de haine et vindicative, Pelosi a refusé les résultats du vote et a traité les sénateurs qui ont acquitté Donald Trump de « lâches républicains ». Si elle était membre du GOP, les Démocrates auraient immédiatement déclenché une mesure d’impeachment contre elle pour cette déclaration. Sans le moindre complexe, (elle) a même reproché à Mitch McConnell de ne pas avoir permis à la Chambre de transmettre la mise en accusation au Sénat alors qu’il en était encore le leader de la majorité républicaine, et que Trump était encore à la Maison-Blanche.

Chuck Schumer, le chef de file de la majorité démocrate du sénat, a qualifié l’acquittement du président Donald Trump de « vote d’infamie ». Ben voyons.

Déclaration de Donald Trump

A l’issue du procès, Donald Trump a publié le communiqué suivant :


Je tiens tout d’abord à remercier mon équipe d’avocats dévoués et les autres personnes pour leur travail inlassable de défense de la justice et de la vérité.

Mes remerciements les plus sincères vont également à tous les sénateurs et membres du Congrès des États-Unis qui ont défendu avec fierté la Constitution que nous vénérons tous, et les principes juridiques sacrés qui sont au cœur de notre pays.

Notre chère République constitutionnelle a été fondée sur l’État de droit impartial, la garantie indispensable de notre indépendance, de nos droits et de nos libertés.

C’est un triste commentaire sur notre époque qu’un parti politique américain se voie accorder un laissez-passer pour dénigrer l’État de droit, diffamer les forces de l’ordre, acclamer les agitateurs, excuser les émeutiers, transformer la justice en un instrument de vengeance politique, et persécuter, mettre sur liste noire, « cancel » et éliminer toutes les personnes et tous les points de vue avec lesquels ils sont en désaccord.

J’ai toujours été, et je serai toujours, un champion inébranlable de l’État de droit, des héros de l’application de la loi et du droit des Américains à débattre pacifiquement et honorablement des questions du jour sans malveillance et sans haine.

Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la plus grande chasse aux sorcières de l’histoire de notre pays. Aucun président n’a jamais vécu une telle expérience, et elle se poursuit parce que nos adversaires ne peuvent oublier les quelque 75 millions de personnes, le nombre le plus élevé jamais atteint par un président en exercice, qui ont voté pour nous il y a quelques mois à peine.

Je tiens également à exprimer ma gratitude aux millions de citoyens décents, aux travailleurs respectueux des lois, aimant Dieu et le pays, qui ont courageusement soutenu ces principes importants en ces temps très difficiles et éprouvants.

Notre mouvement historique, patriotique et magnifique « Make America Great Again » [MAGA] ne fait que commencer.

Dans les mois à venir, j’aurais beaucoup à partager avec vous, et je me réjouis de poursuivre notre incroyable voyage ensemble pour atteindre la grandeur américaine pour tous nos peuples. Il n’y a jamais rien eu de tel !

Nous avons tant de travail devant nous, et bientôt nous émergerons avec une vision d’un avenir américain brillant, radieux et sans limites.

Ensemble, il n’y a rien que nous ne puissions accomplir.

Nous restons un seul peuple, une seule famille et une seule nation glorieuse sous l’égide de Dieu, et il est de notre responsabilité de préserver ce magnifique héritage pour nos enfants et pour les générations d’Américains à venir.

Que Dieu vous bénisse tous, et que Dieu bénisse à jamais les États-Unis d’Amérique.

Trump aux commandes

Je l’écrivais récemment, Donald Trump est désormais le principal acteur politique américain. Oubliez le pantin fatigué Biden. Trump est à la tête du parti républicain.

Vendredi soir, le sénateur républicain de Caroline du Sud Lindsey Graham a déclaré aux journalistes qu’il a l’intention de rencontrer Trump dans les semaines à venir pour parler de l’avenir du GOP.

Il a déclaré qu’il veut demander à l’ancien président d’aider le GOP à reprendre la Chambre et le Sénat en 2022, rapporte Politico (1).

« Je vais tenter de le convaincre que nous ne pouvons pas y arriver sans lui, et qu’il ne peut pas faire avancer le mouvement Trump sans le GOP », a déclaré M. Graham aux journalistes.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

13/02/2021

Aloïs Alzheimer, le spécialiste de la mémoire

 

L’être humain recèle un potentiel fantastique, mais certaines de ses fonctions peuvent connaître des déficiences qui ont été longtemps difficiles à interpréter.

C’est le cas pour la mémoire, une fonction du cerveau qui conditionne l’expression de notre humanité. St Augustin, dans sa réflexion à la fois psychique et spirituelle reprise plus tard par St Thomas d’Aquin, évoquait déjà cette trinité intérieure que constitue l’interaction entre mémoire, intelligence et volonté.

Au début du 20ème siècle, la découverte réalisée par le docteur Aloïs Alzheimer, médecin allemand, apporte des éléments déterminants de compréhension des troubles de la mémoire, qui seront désormais qualifiés de « maladie d’Alzheimer ».

Aloïs naît en 1864 à Marktbreit (Bavière) de Eduard Alzheimer et de Barbara Busch. Comme ses parents, il est un fervent catholique. Après les études secondaires où il excelle, il poursuit une formation en médecine à Berlin, Tübingen et Würzburg. Il sera titulaire d’un doctorat de médecine, en 1888 (mention très bien) sur les glandes auriculaires, et en 1904 il présente une thèse sur la pathologie du cortex cérébral au cours de l’assemblée générale des psychiatres d’Allemagne du Sud-Ouest. Aloïs Alzheimer est psychiatre, neurologue et neuropathologiste.

En 1894, alors que l’antisémitisme grandit en Allemagne, Aloïs Alzheimer épouse Cecilia Geisenheimer, une femme juive, dont il aura trois enfants. Il est intéressant de noter au passage que le spécialiste des troubles de la mémoire a choisi de s’unir avec une personne membre du peuple de la mémoire…

Dès 1888, Alzheimer travaille comme médecin assistant dans une institution pour déments et épileptiques à Francfort. Ses convictions l’amènent à changer les méthodes habituelles dans le traitement des malades : à la place des mesures coercitives (enfermement, camisoles, alimentation forcée) il instaure les promenades accompagnées dans l’environnement naturel du parc et les bains apaisants dans un cadre détendu.

En 1901, les soins prodigués à Augusta Deter, une patiente, vont amener le docteur Alzheimer à proposer une interprétation novatrice des troubles mémoriels. Cette personne a des symptômes généralement reconnus chez des sujets âgés, or elle n’a que 51 ans. A partir de ses entretiens suivis, il établit un tableau récapitulatif de ce qu’il nomme « maladie de l’oubli ».  Après le décès de Madame Deter, le neurologue autopsie son cerveau et il y découvre des symptômes de dégénérescence manifestés par des dépôts de protéines typiques, des fibrilles et des plaques amyloïdes. En 1906 la présentation de ses conclusions cliniques auprès de confrères réunis en congrès ne convainc pas les participants, plus intéressés par la présence de C.G. Jung parmi eux. Cependant, Emil Kraepelin son chef de recherche investigatrice est quant à lui persuadé de la justesse des découvertes d’Alzheimer. Il met en valeur la validité de cette thèse dans un ouvrage savant, sous le chapitre « Folie sénile ». Malgré cette reconnaissance officielle, les explications cliniques d’Alzheimer vont tomber dans l’oubli jusque dans les années 60, alors que se développent de nouvelles recherches médicales sur la démence.

Aloïs Alzheimer décède à l’âge de 51 ans, en raison d’insuffisances rénale et cardiaque. Il repose auprès de sa femme Cecilia au cimetière de Francfort.

Aujourd’hui, l’appellation « maladie d’Alzheimer » s’est banalisée, car elle correspond aux formes courantes de troubles mémoriels (2/3 des diagnostics de démence sénile). Les recherches sur cette maladie se poursuivent mais les seules solutions pharmaceutiques applicables se résument à freiner la déconnection progressives des synapses du cerveau, à l’origine de ce que certains appellent « la mort blanche » d’un proche qui oublie les événements de sa vie et ne reconnaît plus les siens.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

10/11/2020

Le mythe de Joe Biden qui aurait gagné les élections

Les médias nous répètent en boucle que Joe Biden aurait gagné les élections à la présidence américaine et que Kamala Harris serait la première femme vice-présidente des Etats-Unis. Ils cherchent désespérément des preuves pour croire à ce qu’ils savent pertinemment être un vœux pieux, pour l’instant. Les félicitations de quelques présidents étrangers n’y changent rien: le vote par correspondance était peut-être anticonstitutionnel et le résultat de plusieurs Etats n’a donc pas encore été certifié. Pour le surplus, des fraudes auraient eu lieu, raison pour laquelle le procureur général William Barr a ordonné l’ouverture d’une enquête.

L’engouement des médias peut d’autant plus étonner peu de temps après le mouvement «Me too!» Malgré le fait que Joe Biden a plusieurs fois été filmé en train de tripoter en public des jeunes femmes et même des filles, cela n’a pas fait des vagues. Aucun défilé de féministes contre le harcèlement n’a pu être observé. Il y aurait donc décidément deux poids deux mesures.

On apprend par contre tout à coup que Biden est catholique. Il s’est même opportunément rendu à une messe, dimanche dernier. Cela ne l’a pas empêché de choisir Kamala Harris qui s’engage depuis des années pour élargir le droit à l’avortement. Il cautionne ainsi, selon les écrits d’un prêtre vus sur facebook, «le meurtre de milliers et de milliers d’innocents.»

Il y a vraiment de quoi se réjouir.

Joe Biden avec Stephanie Remsky qui vient de perdre sa maison




29/10/2020

Karl Marx et Satan

Tout le monde connaît les ravages du communisme avec ses millions de morts: un million de déportés morts dans des camps du Goulag, entre 2,5 et 5 millions de victime tués par les famines soviétiques, entre 50 et 70 millions de morts attribués à Mao, des millions d’autres causés par les Khmers rouges, le sentier lumineux et j’en passe. Le tueur Hitler, quant à lui, se réclamait non pas du communisme, mais tout de même du socialisme dont est issu le communisme.


Ce qui est moins connu est l’idéologie qui se cache derrière les idées de l’inventeur du communisme Karl Marx. Je viens de découvrir par hasard un livre qui se penche sur cette question. Intitulé Karl Marx et Satan, il est l’œuvre de Richard Wurmbrand, le seul juif acquitté par une cour martiale des nazis, avec sa femme et plusieurs amis. Converti au christianisme, il est devenu pasteur luthérien. Le régime communiste de la Roumanie l’a condamné à 25 ans de prison. Libéré 10 ans plus tard et sous surveillance constante, il a pu quitter son pays d’origine grâce au paiement d’une rançon de 10’000$ par deux associations protestantes. (à suivre)


Richard Wurmbrand et sa femme, entourés d'amis


30/09/2020

Gestion de l'immigration: la portée de l'art. 121a Constitution fédérale

A la suite de la votation de ce week-end, voici un article intéressant qui rappelle notamment l'existence de l'art. 121a Constitution fédérale. Son auteur, M. Michel Piccand, déplore surtout que cet article reste inappliqué à ce jour:


Vote sur la libre-circulation. Les opposants à l’initiative n’ont rien gagné

La votation du 27 septembre sur la libre circulation a été perdue mais ceux qui ont gagné se réjouissent un peu vite.

Si je sors ma Constitution je peux toujours y lire l’article 121a voté en 2014. La votation de ce dimanche n’y change strictement rien.

L’article 121b voté ce dimanche avait pour but de mettre fin à la libre-circulation. L’article 121a de 2014 a pour but de réguler cette libre-circulation par le moyen de plafonds et de contingents. Et il n’est toujours pas appliqué.

Mettre fin à la libre-circulation ou la réguler sont deux choses totalement différentes qui ne peuvent pas se confondre.

Les citoyens feront donc extrêmement attention à ce que vont raconter les politiciens. Ces derniers n’ont ici aucun droit d’interpréter l’article 121a ou de nous inventer un autre tour de passe-passe comme la démocratie « élastique » du conseiller fédéral Ignazio Cassis.

Du point de vue constitutionnel ce week-end il ne s’est strictement rien passé. Rien n’a été ajouté et rien n’a été retranché. La situation qui prévaut est donc un statu quo ante, l’article 121a de 2014 est toujours en vigueur et toujours inappliqué et notre Constitution toujours violée. La Suisse doit toujours retrouver l’autonomie de sa politique migratoire.

Les défenseurs de la libre-circulation pensent avoir gagné quelque chose, ils n’ont même pas gagné un marigot.

Faut-il rappeler qu’au milieu de cette campagne il y a eu une grande absente qui va revenir et qui ne pourra pas être contournée dans le débat sur l’accord cadre. Il s’agit de la souveraineté.

Dans toute discussion on peut faire semblant qu’une partie du problème n’existe pas. Il ne tarde jamais à resurgir comme la montagne au milieu de la plaine.

La libre-circulation et l’accès facilité au marché tels qu’ils sont aujourd’hui ont été conservés. Bravo. Ce n’est que le début de la bataille. La vérité sur nos relations avec l’UE va resurgir.

Faut-il rappeler que l’UE a clairement énoncé qu’elle n’était plus d’accord d’avancer sur la voie bilatérale si nous n’acceptons pas l’accord cadre. Et ici ce n’est désormais plus une partie du peuple qui demande l’arrêt de la progression des bilatérales, c’est l’UE elle-même qui va l’imposer. Et les conditions de la bataille ne seront plus du tout les mêmes.

En un mot la voie bilatérale est bloquée dans son état actuel et pas sûr que l’UE l’accepte très longtemps. Le droit du marché de l’UE change continuellement et sa compatibilité avec les accords bilatéraux actuels n’existe que parce que le peuple ne demande pas de référendums sur ces modifications du droit européen qui sont reprises automatiquement dans nos accords bilatéraux, ce système fonctionne tant que personne ne s’y oppose…

Les milieux économiques pro-européens croient avoir gagné et pensent qu’ils tiennent le couteau par le manche. Ce n’est pas la réalité.

Il y en a assez maintenant de prendre les gens pour des idiots et de les tromper continuellement, en plus de leur confisquer leurs votes. La désinformation et l’abus des citoyens pratiqués par les politiciens durant la campagne en leur racontant que les frontières seraient fermées, que nos exportations s’effondreraient, que la protection du droit du travail s’effondrerait, a littéralement été odieux. C’est un manque de respect absolument incroyable.

Les souverainistes peuvent montrer encore d’autres choses sur la démocratie directe. Nous pouvons mettre encore beaucoup de choses dans notre Constitution. Tiens, par exemple, le crime pour infraction politique, la poursuite ou la destitution des politiciens qui refusent d’appliquer les lois. L’interdiction d’utiliser les deniers publiques pour financer leurs campagnes. Le droit pour le citoyen de ne pas payer son impôt tant que toutes les lois, et l’on dit bien toutes les lois, ne sont pas appliquées, comme les lois sur la migration.

Il y a au milieu de ce débat un mur qui est infranchissable et il s’appelle la souveraineté. Durant cette campagne les politiciens opposés à l’initiative ont fait comme si elle n’existait pas. Ils expliquent maintenant qu’ils vont négocier l’accord cadre. Mais qui viole la constitution peut-il avoir la légitimité de la représenter ? Ils croient que le problème est en partie réglé, il ne fait que commencer. Le temps constitutionnel comme le temps juridique n’avance pas à la même vitesse que le temps ordinaire. Certains pourraient demain se retrouver surpris.

Tout le débat ne tourne qu’autour des questions économiques mais à la fin il y a toujours ce mur infranchissable qui est celui de l’incompatibilité de nature entre notre système politique et celui de l’UE. Deux systèmes qui peuvent coopérer mais qui ne pourront jamais être unifiés.

Les Européens peuvent continuer à vouloir nous imposer leurs lois et leurs juges, continuer à coloniser notre pays, mais dans une nature qui leur en montrera bientôt les limites. Il restera toujours dans ce pays un noyau dur, infranchissable, qui est gravé dans l’airain. Un noyau dur dont les valeurs politiques sont supérieures aux leurs.

Michel Piccand


P.S.

Sans développer ici longuement on rappelle que l’accord cadre ou accord institutionnel a notamment pour effet, dans les domaines concernés par les accords bilatéraux, donc y compris l’accord de libre-circulation des personnes, d’obliger la Suisse à reprendre automatiquement et entièrement toute la jurisprudence européenne antérieure et postérieure à la signature de l’accord, et de nous soumettre in fine à la Cour de justice de l’Union européenne et à sa jurisprudence (art. 4 Principe d'interprétation uniforme).

En décodé, il s’agit rien moins que d’une intégration toujours plus poussée du système juridique suisse dans le système juridique de l’UE.

(D’abord on cherche à intégrer par le marché, puis via les lois et les règlements on cherche à intégrer l’appareil judiciaire).

Faut-il rappeler que l’accord cadre interdira à la Suisse toute aide étatique sous quelque forme que ce soit aux entreprises suisses, sauf cas de graves difficultés économiques (et selon les définitions qu’en donne ou en donnera la jurisprudence européenne) (art. 8A ch.2). Il interdira les aides d’Etat dans une mesure jusqu’ici inconnue en Suisse.

Faut-il rappeler que l’interdiction des aides d’Etat est un principe général du marché européen visant à niveler la concurrence dans tous les pays et dans tout le marché intérieur, et qu’il est NON négociable. Vous vouliez tout le gâteau, attendez de voir la couleur de la cerise.

Ceux qui croient que le principe des aides d’Etat est négociable se trompent lourdement. Si un tel principe était négociable par chaque Etat ce ne serait plus un principe et il n’aurait plus aucun sens ni aucune utilité. Si des aménagements sont faits ils ne seront jamais que provisoires histoire de faire passer la pilule.

On se réjouit déjà d’en imaginer les effets sur le marché helvétique, par exemple dans la construction lémanique qui facture à l’Etat ses fouilles 55 % plus cher que dans le Mitteland… Comment dira-t-on ? « Il s’est fait ratiboiser par la concurrence européenne ? » et cela vaudra pour tout revenu lucratif, donc aussi pour le gentil paysagiste avec qui la commune est bien gentille et qui lui réserve ses travaux communaux, pour le gentil artiste (gentil anti-frontière) avec qui le conseil de ville est bien gentil en lui passant commande, ou pour le gentil chercheur, et qui pourront les uns et les autres  se voir mis en concurrence avec d’autres venant de plusieurs milliers de kilomètres de là et dont ils n’ont même jamais même entendu prononcer le nom. On se réjouit des descriptions de l’avenir des CFF qui sont déjà les parmi les plus chers du monde et qui précisément ne peuvent survivre sans « aides d’Etat » …

On se réjouit déjà. Ce sont ceux qui croient avoir gagné ce week-end qui vont venir pleurer demain.

Car il va falloir désormais expliquer à tous ces gens tout ce qu’il y a derrière les intentions européennes. Pourquoi l’UE ne veut plus se contenter de coloniser notre pays par la migration et pourquoi elle veut maintenant imposer l’entier de son droit et de ses juges.

Vous avez cru que vous pouviez escamoter la question de la souveraineté, elle va vous revenir en pleine figure. Vous pensiez que vous pouviez être éternellement dans l’illégalité et donner des leçons ; en général dans la vie ces attitudes ne résistent jamais très longtemps.

Vous pensiez que la question européenne s’arrêtait à la libre-circulation et à l’accès facilité au marché ? Sans doute devriez-vous alors vous demander si vous vous abreuvez bien aux bonnes sources d’informations.

Le monument de le bataille de Morgarten



19/09/2020

Changement de stratégie

Depuis quelques instants déjà, vous avez remarqué que ce blog s’est contenté de publier les communiqués de presse et autre communiqués de l’Union démocratique du Centre. Un blog n’est cependant pas un journal. Par voie de conséquence, cette habitude est abandonnée dès aujourd’hui. Cela ne veut pas nécessairement dire qu’il n’y aura plus de publication de sujets politiques, mais en aucun cas des communiqués ou communiqués de presse UDC.

Il est temps que votre serviteur se rappelle de ce qui est écrit sur son blog, soit Le droit est notre passion. C’est d’autant plus important que nous sommes dans une période qui le méprise souvent. Le citoyen se sent de plus en plus abandonné par son propre gouvernement. Pourquoi a-t-il donc renoncé à une partie de ses libertés si la contrepartie de l’état, la démocratie et l’état de droit, ne sont plus respecté?

Encore une nouvelle de dernière minute: La juge américaine Ruth Bader Ginsburg est décédée après avoir exercé durant 27 ans à la cours de justice. Le président Donald Trump pourra ainsi placer un troisième juge à la plus haute juridiction de son pays, ce qui devrait assurer une normalisation de sa jurisprudence durant des décennies. 


Ruth Bader Ginsburg


09/09/2020

Cet accord qui appauvrit les Genevois

Les milieux patronaux et les partis bourgeois se félicitent souvent de la croissance économique provoquée par la libre circulation des personnes. S'il est vrai que l'ouverture incontrôlée de la frontière a profité à certains secteurs de l'économie, on constate qu’elle ne favorise aucunement la population genevoise dans son ensemble. Les montants encaissés par le canton au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques constituent un bon indicateur de la santé financière des Genevois.

Dans les comptes de l'Etat de Genève pour l'année 2008, la recette de l'impôt sur le revenu des contribuables domiciliés à Genève s'élevait à CHF 2,8 milliards (soit un total de CHF 3,2 milliards en y ajoutant l'impôt-source des résidents français). Pour l'année 2019, la recette de l'impôt sur le revenu des contribuables domiciliés à Genève s'est élevée à CHF 2,7 milliards (CHF 3,4 milliards avec l'impôt-source des résidents français).

Pourtant, entre 2008 et 2019, la population du canton de Genève est passée de 453'000 à 506'000 habitants. On constate donc qu'avec ses 53'000 habitants supplémentaires, l'Etat de Genève n'encaisse plus « que » CHF 2,7 milliards d'impôts sur le revenu contre CHF 2,8 milliards 10 ans auparavant. Faites vos comptes !

Mauvaise nouvelle pour nos institutions

Rien de surprenant à cela. La statistique indiquait 71'100 personnes à l'aide sociale au sens strict en 2018. Ce chiffre n'inclut pas les nouveaux bénéficiaires du subside d'assurance-maladie. Et le nombre des résidents genevois qui ne paient plus d'impôts augmente d'année en année. Ils représentent 35% de l'ensemble des contribuables en 2019. Une mauvaise nouvelle pour la stabilité de nos institutions.

C’est donc cela la fameuse croissance provoquée par la libre circulation des personnes? Celle que les milieux patronaux et les partis bourgeois ne veulent pas remettre en question!

A l’UDC, nous pensons que le contrôle de nos frontières et des autorisations de séjour permettra de rétablir certains équilibres indispensables pour assurer une vie plus agréable à tous nos concitoyens, sans exceptions. La fin de l’accord de libre circulation n'empêchera pas la venue de personnes qualifiées, mais leurs compétences devront correspondre à nos besoins. Par exemple, en l'absence de structures de formation suffisantes, l'Etat continuera à engager des infirmières à l'étranger. En revanche, un psychiatre qui ne parle pas français pourrait désormais se voir refuser une autorisation de séjour. La fin de l’accord de libre circulation, c'est aussi des économies substantielles dans l'assurance-maladie.

Afin de récupérer le contrôle de notre croissance et pour assurer le bien-être de la population dans son ensemble, l'UDC vous recommande de voter « Oui » le 27 septembre à l'initiative de limitation.

Vincent Schaller, conseiller municipal

Communiqué UDC du 9 septembre 2020.

Vincent Schaller

Vincent Schaller