27/02/2021

Joe Biden a bombardé la Syrie, mais il est d’une politesse exquise sur Twitter

 

Joe Biden, menteur et va-t’en-guerre, vient de bombarder la Syrie. S’il bombarde d’autres nations, c’est certain, il recevra le prix Nobel de la paix.

Les États-Unis ont mené jeudi leur première action militaire sous la direction du président Biden, ciblant les infrastructures autour d’Al-Bukamal, à proximité de la base Imam Ali utilisée par les groupes soutenus par l’Iran en Syrie en réponse aux récentes attaques à la roquette en Irak.

Le secrétaire d’Etat à la Défense Lloyd Austin a déclaré aux journalistes qui l’accompagnaient qu’il avait recommandé cette frappe à M. Biden, qui l’a autorisée lors d’un appel téléphonique.

Contexte

  • La semaine dernière, une attaque à la roquette à Erbil, dans le nord de l’Irak, a tué un sous-traitant militaire privé sous contrat avec le Pentagone, qui n’était pas un citoyen américain, et blessé quatre sous-traitants militaires américains et un membre de l’armée américaine. Au total, huit sous-traitants ont été blessés, dont deux assez gravement pour nécessiter une évacuation.
  • Les États-Unis ont reçu la preuve que l’attaque avait été menée avec du matériel fourni par l’Iran.
  • L’attaque sur Erbil consistait en 14 roquettes, 6 autres étant restées sur les rails de lancement.
  • Le Pentagone a confirmé que :

« Sur ordre du président Biden, les forces militaires américaines ont mené dans la soirée des frappes aériennes contre des infrastructures utilisées par des groupes militants soutenus par l’Iran dans l’est de la Syrie » à 18h (heure de l’Est).

  • Le secrétaire américain à la Défense a déclaré :

« Nous sommes confiants dans la cible que nous avons visée. Nous savons ce que nous avons touché. Nous sommes convaincus que cette cible était utilisée par la même milice chiite qui a mené les frappes contre les Américains en Irak.

  • John Kirby, porte-parole du Pentagone, a déclaré dans un communiqué :

« L’opération envoie un message sans ambiguïté : Le président Biden agira pour protéger le personnel de la coalition américaine ».

Premiers effets

Les frappes ont détruit de multiples installations à un point de contrôle frontalier à al Bukamal, en Syrie, utilisées par un certain nombre de groupes militants soutenus par l’Iran, dont le Hezbollah Kataib et Sayyid al Shuhada Kataib.

Le porte-parole du Pentagone n’a mentionné aucune victime.

Cependant, le groupe de surveillance basé au Royaume-Uni, l’Observatoire syrien des droits de l’homme, a déclaré que 22 personnes ont été tuées lors des frappes, qui ont, selon lui, touché trois camions transportant des munitions de l’Irak vers la Syrie. Toujours selon l’Observatoire, toutes les personnes tuées étaient des membres des milices soutenues par l’Iran, la majorité d’entre elles appartenant au Hezbollah Kataïb. Les sources du groupe ont déclaré qu’immédiatement après les frappes, les groupes soutenus par l’Iran se sont précipités pour évacuer plusieurs sites à Al Bukamal, craignant de nouvelles attaques américaines.

Pourquoi l’affaire pue

Le 8 décembre 2020, le New-York Times exposait les problèmes éthiques soulevés par la décision de Biden de nommer Lloyd J. Austin au poste de ministre de la Défense, en raison de ses liens avec le secteur militaire (1).

Le général à la retraite Lloyd J. Austin III, qui a recommandé ces frappes au président Joe Biden depuis son poste de ministre de la Défense, siège au conseil d’administration de Raytheon, l’un des plus grands fabricants d’armes au monde, et il est associé dans une société d’investissement qui achète des fournisseurs militaires, expliquait le NYT.

  • Alors qu’il était membre du conseil d’administration, Austin a reçu un total de 1,4 million de dollars en actions et autres compensations sur quatre ans. Raytheon en attendait un retour sur investissement. C’est cette forme de lobbying qui constitue le fond du marécage puant de Washington, un lobbying payé avec l’argent des contribuables, et profite à quelques-uns, mais certainement pas aux Américains.

Raytheon

Raytheon est l’un des plus grands entrepreneurs et sous-traitants militaires au monde. Là où il se distingue de ses concurrents, c’est qu’un membre de son conseil d’administration (2) a été nommé par le président Biden au poste de prochain secrétaire à la Défense.

  • Raytheon, c’est 195 000 employés.
  • L’entreprise fabrique des moteurs d’avions de chasse, des armes, des capteurs de haute technologie et des dizaines de produits militaires.
  • Elle a vendu pour des milliards de dollars d’armes et de systèmes de radar aux alliés américains au Moyen-Orient.
  • Son portefeuille de commandes en attente du gouvernement fédéral est de 73 milliards de dollars, une paille (3).

Un ministre de la Défense impliqué dans l’armement, ça fait tousser

La décision de Biden de nommer le général Austin a suscité des questions sur les étranges choix de Biden pour son administration, qui promet – mais ils le promettent tous – une administration transparente et éthique.

Ces liens sont particulièrement problématiques concernant le Pentagone, qui dépense chaque année des centaines de milliards de dollars en armement et sous-traitance.

« Il est important que le secrétaire à la Défense soit indépendant, et il est très inquiétant de voir qu’un candidat vient directement de l’un des principaux entrepreneurs militaires », a déclaré Daryl G. Kimball, le directeur exécutif de l’Association pour le contrôle des armes.

Il a ajouté : « Raytheon, je tiens à le souligner, a un énorme enjeu financier dans les décisions à venir de l’administration Biden, du Congrès, du secrétaire à la Défense ».

Même les membres du propre parti de M. Biden lui ont demandé de ne pas nommer au poste de secrétaire à la Défense des personnes venant directement du monde des entreprises d’armement.

« La sécurité nationale américaine ne devrait pas être définie par les bénéfices désirés par Boeing, General Dynamics et Raytheon », a déclaré le mois dernier le représentant Mark Pocan, Démocrate du Wisconsin, dans un communiqué.

https://www.commondreams.org/news/2020/11/12/should-be-basic-common-sense-lee-and-pocan-urge-biden-appoint-pentagon-chief-without

Et ce n’est pas tout !

Raytheon n’est pas le seul lien du général Austin avec les sous-traitants militaires du Pentagone. Il a également les pieds dans une société d’investissement qui a racheté de petites entreprises de Défense, Pine Island Capital, dont il a rejoint le conseil d’administration en juillet 2020 (4). Cette société a récemment acheté de nombreux petits entrepreneurs militaires, dont Precinmac Precision Machining, qui vend des pièces spécialisées pour les systèmes de lancement de fusées et les mitrailleuses.

Pendant le mandat de M. Trump, le budget militaire a augmenté d’environ 15 %, atteignant 705 milliards de dollars au cours du dernier exercice financier, soit l’un des niveaux les plus élevés en dollars constants depuis la Seconde Guerre mondiale. D’une part, le président Trump est le premier président depuis 50 ans à ne pas avoir déclenché de guerre parce que sa stratégie consistait à imposer la paix par une démonstration de force, ce qui a payé, et de l’autre, il avait découvert en 2017 en entrant en fonction, une armée vétuste, sous-équipée, et au matériel dangereux vieillissant.

Biden, va-t’en-guerre menteur

En février 2020, Joe Biden déclarait :

« En tant que président, j’utiliserai le pouvoir militaire de manière responsable et en dernier recours. Nous ne reviendrons pas éternellement sur les guerres au Moyen-Orient ».

  • En janvier 2020, il dénonçait les intentions prêtées au président Trump d’entrer en guerre contre l’Iran :

Soyons clairs : Donald Trump n’a pas l’autorité nécessaire pour nous faire entrer en guerre avec l’Iran sans l’approbation du Congrès. Un président ne devrait jamais emmener cette nation en guerre sans le consentement éclairé du peuple américain ».

Riposte disproportionnée

  • Et en février 2021, Biden bombarde la Syrie. Une riposte disproportionnée, sans demander l’accord du Congrès, et pour des motifs plus que douteux : des sous-traitants blessés.

En juin 2019, le président Trump a annulé au dernier moment une frappe contre l’Iran parce qu’elle risquait de faire jusqu’à 150 victimes côté iranien, en notant que l’abattage d’un drone par l’Iran n’avait tué aucun Américain. C’était une riposte proportionnée. Mais cela ne compte pas, car les tweets de Donald Trump étaient agressifs et quelques fois malpolis, tandis que ceux signés au nom de Biden sont plutôt gentils.

Point secondaire et significatif, la vice-présidente Kamala Harris n’a pas été informée avant le bombardement syrien, et elle semble être très contrariée d’avoir été mise à l’écart.

Deux poids deux mesures

En janvier 2021, un pro-Biden déclarait : « Etre assez bête pour croire que Joe Biden va littéralement « bombarder » le Moyen-Orient, les pro-Trump sont tous des fous. »

En 2017, Jen Psaki, actuellement attachée de presse de la Maison-Blanch a écrit à propos de Trump :

« Quelle est l’autorité légale pour les bombardements ? Assad est un dictateur brutal. Mais la Syrie est un pays souverain ».

Elle justifie maintenant les frappes de Biden comme légitimes.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

  1. https://www.nytimes.com/2020/12/08/us/politics/lloyd-austin-pentagon-military-contractors.html
  2. https://www.rtx.com/our-company/corporate-governance
  3. https://investors.rtx.com/static-files/e7a17bc7-b7bc-4d7b-9c57-24e7c5cf0152
  4. https://pineislandcp.com/news/

26/02/2021

Al-Sisi demande au ministère de l’éducation de supprimer les versets du Coran et les hadiths des programmes scolaires

 

Al-Sisi peut le reconnaître, mais aucun dirigeant occidental ne le peut. Le faire serait « islamophobe » et lui vaudrait l’indignation des médias de l’establishment et des groupes de gauche et islamiques. La question qui reste sans réponse est de savoir s’il existe des versets du Coran et des hadiths qui propagent le terrorisme.

Voici quelques versets du Coran :

« Contre eux, préparez votre force au maximum de votre puissance, y compris les coursiers de guerre, pour frapper de terreur les cœurs des ennemis d’Allah et de vos ennemis… » (8:60)

Quand ton Seigneur a révélé aux anges : « Je suis avec toi, confirme les croyants ». Je jetterai la terreur dans le coeur des infidèles ; frappez donc les cous, et frappez chacun de leurs doigts ! » (Coran 8:12)

« Nous jetterons la terreur dans les cœurs de ceux qui ne croient pas pour ce qu’ils ont associé à Allah dont Il n’avait pas fait descendre l’autorité. Et leur refuge sera le Feu, et misérable est la résidence des malfaiteurs. » (Coran 3:151)

« Et tuez-les où que vous les trouviez, et chassez-les d’où ils vous ont chassés ; la persécution est pire que le massacre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée jusqu’à ce qu’ils vous combattent là-bas ; ensuite, s’ils vous combattent, tuez-les – telle est la récompense des mécréants, mais s’ils cèdent, Allah est certes indulgent, compatissant. Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de persécution et que la religion soit celle d’Allah ; alors, s’ils cèdent, il n’y aura plus d’inimitié, sauf pour les malfaiteurs ». (Coran 2:191-193)

« Ils souhaitent que vous soyez mécréants comme ils sont mécréants, et alors vous seriez égaux. Ne prenez donc pas d’amis parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le chemin d’Allah ; puis, s’ils tournent le dos, saisissez-les et tuez-les où que vous les trouviez ; ne prenez pour vous aucun d’entre eux comme ami ou comme aide. » (Coran 4:89)

« Voici la rétribution de ceux qui combattent contre Allah et Son messager, et qui se hâtent sur la terre pour y commettre la corruption. Ils seront tués, ou crucifiés, ou leurs mains et leurs pieds seront frappés sur des côtés opposés, ou ils seront exilés du pays. C’est là une dégradation pour eux dans ce monde ; et dans le monde à venir les attend un puissant châtiment. » (Coran 5:33)

« Combattez-les, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de persécution et que la religion soit pour Allah, puis s’ils cèdent, Allah verra sûrement ce qu’ils font. » (Coran 8:39)

« Ensuite, quand les mois sacrés sont terminés, tuez les idolâtres où que vous les trouviez, et prenez-les, et enfermez-les, et guettez-les dans tous les lieux d’embuscade. Mais s’ils se repentent, accomplissent la prière, et font l’aumône, alors laissez-les partir ; Allah est Pardonneur et Compatissant. (Coran 9:5)

« Combattez ceux qui ne croient pas en Allah et au Jour dernier et n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit, et ne pratiquent pas la religion de la vérité, même s’ils sont du peuple du Livre – jusqu’à ce qu’ils paient la jizya avec une soumission volontaire et se sentent soumis. » (Coran 9:29)

« Allah a acheté aux croyants leur propre personne et leurs biens contre le don du Paradis ; ils combattent dans le chemin d’Allah ; ils tuent, et sont tués ; c’est une promesse qui lie Allah dans la Torah, l’Evangile et le Coran ; et qui remplit son engagement plus vrai qu’Allah ? Réjouissez-vous donc du marché que vous avez conclu avec Lui ; c’est le triomphe puissant. » (Coran 9:111)

« Ô croyants, combattez les infidèles qui sont près de vous ; et qu’ils trouvent en vous une dureté, et sachez qu’Allah est avec la piété. » (Coran 9:123)

« Quand vous rencontrerez les infidèles, frappez leur cou, puis, après avoir fait un grand massacre parmi eux, attachez les liens ; puis libérez-les, soit par grâce, soit par rançon, jusqu’à ce que la guerre dépose ses charges. Il en sera ainsi ; et si Allah avait voulu, Il se serait vengé d’eux ; mais pour qu’Il éprouve les uns d’entre vous par l’intermédiaire des autres. Et ceux qui sont tués dans le chemin d’Allah, Il ne fera pas dévier leurs oeuvres ». (Coran 47:4)

Et quelques hadiths pour la bonne mesure. Ces deux déclarations sont attribuées à Muhammad :

« Lutte contre ceux qui ne croient pas en Allah. Faites une guerre sainte… Lorsque vous rencontrez vos ennemis qui sont polythéistes, invitez-les à trois actions. S’ils répondent à l’une d’entre elles, vous l’acceptez également et vous vous abstenez de leur faire du mal. Invitez-les à (accepter) l’Islam ; s’ils vous répondent, acceptez-les et renoncez à les combattre…. S’ils refusent d’accepter l’islam, exigez d’eux la Jizya. S’ils acceptent de payer, acceptez-le de leur part et ne vous en mêlez pas. S’ils refusent de payer l’impôt, demandez l’aide d’Allah et combattez-les. (Sahih Muslim 4294)

« La dernière heure n’arrivera que si les musulmans se battent contre les juifs et que les musulmans les tuent jusqu’à ce que les juifs se cachent derrière une pierre ou un arbre et qu’une pierre ou un arbre dise : Musulman, ou serviteur d’Allah, il y a un Juif derrière moi ; viens et tue-le ; mais l’arbre Gharqad ne dirait pas, car c’est l’arbre des Juifs ». (Sahih Muslim 6985)

Al-Sisi ordonne de supprimer les versets du Coran et les hadiths des programmes d’enseignement parce qu’ils contribuent à répandre le terrorisme | Une nation tweet de façon désordonnée », PrimeTimeZone, 16 février 2021 (merci à Samir A. Zedan) :

La vice-ministre égyptienne de l’éducation, Reda Hegazy, a révélé que le président du régime est Abdel Fattah El-Sisi. A ordonné au ministère de supprimer les versets coraniques. Et les nobles hadiths prophétiques des programmes d’enseignement.

Selon ce qui a été rapporté par les médias, Al-Sisi a ordonné que les versets coraniques soient limités à la religion uniquement.

AL-SISI ORDONNE AU MINISTÈRE DE SUPPRIMER LES VERSETS CORANIQUES ET LES NOBLES HADITHS PROPHÉTIQUES DU SUJET DE LA LANGUE ET DE L’HISTOIRE ARABES, ET DE LES LIMITER À LA SEULE RELIGION, SOUS PRÉTEXTE QUE CELA FAVORISE LA PROPAGATION DES « IDÉES EXTRÉMISTES ».
L’APPEL À LA PRIÈRE SERA-T-IL EMPÊCHÉ ? ! !!!! PIC.TWITTER.COM/KHM0PLPXIB

FΑTℳΑ (@5RURLZIK70NEHLV) 15 FÉVRIER 2021

Le chef du régime a justifié sa démarche en disant « parce que cela contribue à répandre des idées extrémistes ».

SISI ORDONNE AU MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DE SUPPRIMER LES VERSETS QUR’AN ET LES HADITHS NOBLES DE L’ARTICLE #ARABIQUE ET #DATE ET #GÉOGRAPHIE ET DE LE LIMITER À UNE SUBSTANCE #RELIGION UNIQUEMENT SOUS PRÉTEXTE QUE CELA FAVORISE LES « IDÉES EXTRÉMISTES ». PIC.TWITTER.COM/ZYFVD82BOW

WASFI ASHOUR ABU ZEID (@DR_WASFY) 16 FÉVRIER 2021

 Le ministère de l’éducation a approuvé

Dans ce contexte, le vice-ministre égyptien de l’éducation a déclaré que le ministère avait accepté une proposition présentée par le député « Freddy Al-Bayadi ».

Et cela concerne l’enseignement d’une nouvelle matière qui inclut les valeurs communes entre l’Islam, le Christianisme et le Judaïsme.

Cela s’ajoute à l’enseignement des principes de tolérance et de coexistence dans les différentes étapes de l’éducation de base, selon sa proposition.

M. Al-Bayadi a déclaré qu’il existe un réel danger dans la matière des textes religieux dans les matières de la langue arabe, de l’histoire et de la géographie.

Soulignant que cela donne une place aux enseignants qui ne sont pas qualifiés pour interpréter ces textes : des interprétations extrémistes et destructrices, selon lui.

Il a demandé au ministère de l’éducation d’élaborer un plan de lutte contre « l’extrémisme »…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Gaïa pour Dreuz.info.

25/02/2021

Le faux bras-de-fer entre Facebook et l’Australie

Dans une redite résolument amusante de ce qui s’est passé il y a un peu plus d’un an en France, l’Australie passe au travers des mêmes soubresauts idiots provoqués par les luttes picrocholines entre les médias traditionnels et la Big Tech.

Pour rappel, l’Hexagone était passé par les mêmes bisbilles consternantes lorsque la presse avait tenté de faire chèrement payer à Google le droit de reprendre ses articles dans Google.News, alors même que le service de la firme de Mountain View, pourtant gratuit, leur rapportait un trafic considérable et des rentrées publicitaires afférentes.

Sans surprise, Google avait alors retiré les extraits incriminés des journaux envieux et trop gourmands qui avaient rapidement constaté une chute énorme de leur audience, et s’étaient donc à la fois arrangés avec la firme américaine, tout en continuant massivement le lobbying auprès de l’État afin de tordre le bras de l’impétrante et lui extorquer enfin un peu d’argent pour renflouer leurs caisses vides.

Le même sketch ridicule se déroule à présent en Australie où c’est Facebook qui fait les frais de l’ire médiatique et politicienne locale : le réseau social, qui laissait jusqu’alors les nouvelles des principaux médias s’égailler joyeusement dans les partages de ses membres et envisageait même d’offrir un service de collation de nouvelles du jour, s’est retrouvé attaqué par cette même presse avide de récupérer un peu d’argent au motif que le réseau social violerait les droits d’auteur.

Là encore, le motif est essentiellement le même qu’ailleurs dans le monde : la presse traditionnelle, voyant ses revenus diminuer inexorablement, refuse de remettre en question ses méthodes de travail et entend donc faire chèrement payer ceux qui diffusent gratuitement leur production.

En retour, la firme Facebook a rapidement fait comprendre que, puisqu’il en était ainsi, elle ne participerait plus à la moindre diffusion de contenu et mettrait les moyens techniques en œuvre pour s’assurer que ses utilisateurs n’enfreindraient plus du tout le droit d’auteur.

Ce qui se traduit par une chute impressionnante des visites sur les sites médiatiques (la surprise est là encore complète) et provoque donc maints atermoiements chez les patrons de presse : vite, il faut une loi pour imposer que Facebook diffuse les nouvelles et qu’en plus, la presse soit rémunérée pour cela !

En somme, tout se déroule comme si l’heureux propriétaire d’un grand panneau publicitaire blanc au bord de l’autoroute voyait une entreprise se pointer, y poser une publicité pour ses services et déclarer avec un aplomb phénoménal : « votre panneau parle de mon entreprise, il va donc falloir me payer », pour s’étonner ensuite que le propriétaire enlève le panneau purement et simplement.

Et tout comme en France, ce qui n’est, finalement, qu’une extorsion de fonds menée par les éditeurs de presse vers les firmes numériques, finira dans la même eau de boudin, obligeant les accapareurs peu scrupuleux à trouver un accord amiable a minima.

On se plaira néanmoins à lire les petites analyses fiévreuses de nos journalistes hexagonaux qui voient, là encore, une redite de leur propre combat : « regardez le méchant Google et le méchant Facebook qui, en plus de laisser les conspirationnistes et les haineux s’exprimer, volent le trafic des journaux et de la presse installée, propre sur elle, qui ne fait pas dans la fake news, elle ! Regardez comme Google et Facebook ont un pouvoir exorbitant sur les pauvres États qui, faibles et désarmés, ont bien du mal à contraindre ces GAFA gonflées ! »

La réalité est bien moins rose et ces échanges de coups entre les Big Tech et la presse ressemblent bien plus à des chamailleries d’adolescents qu’à des batailles homériques, voire des combats d’infirmes.

Du côte des infirmes médiatiques, les médias, qui voient leurs recettes s’éroder d’année en année, et doivent donc trouver de l’argent.

Ils n’ont que deux façons de procéder.

La première consiste à se renouveler. Malheureusement, ils semblent infoutus de vendre leur soupe : leur contenu n’est plus assez bon pour justifier un achat, et leur modèle économique n’a pas évolué depuis des décennies, comme si internet n’existait pas ou pas beaucoup.

La seconde méthode, plus simple, consiste à aller piocher dans la poche de ceux qui les ont pleines. Ceci serait du vol si ce n’était pas autorisé par la loi. Le lobbying est donc indispensable pour autoriser ce pillage, ce que se sont employés à mettre en place les éditeurs de journaux et de magazines partout dans le monde, un pays après l’autre.

Ce lobbying adopte différents angles selon les cultures et le pays, depuis l’aide pure et simple (subvention pour plusieurs centaines de millions d’euros en France par exemple) jusqu’à l’amoindrissement de leurs coûts (de distribution notamment avec la prise en charge par le contribuable des frais postaux), … En passant par les amendes pour violation du droit d’auteur, depuis Google jusqu’aux réseaux sociaux qui ont la mauvaise idée de faciliter la reprise de ces articles de presse si finement ouvragés, aux tournures de phrases si précisément ciselées dans la dentelle grammaticale et orthographique, aux métaphores si audacieuses et aux analyses si pointues.

Il va de soi que tous les Albert Londres modernes n’en peuvent plus du pillage de leur prose si essentielle à capturer le moment, depuis les plus vibrantes enquêtes sur le climat, le glyphosate ou l’absence évidente de tout islamo-gauchisme en France jusqu’aux plus belles envolées lyriques de leur titraille à base de « Selon une étude » et autres « Ivre, ».

L’appel à la loi et l’envie de pénal sont trop forts et ce qu’on observe en est donc la conséquence logique.

Les infirmes numériques, elles, se retrouvent donc dans la position de devoir distribuer le contenu souvent indigent de cette presse, et, de surcroît, de la rémunérer pour continuer à produire son jus de chaussette médiocre.

just think of it as a tax

Bien sûr, pour cette presse, Facebook qui coupe ces médias australiens de sa plateforme représente l’officialisation du pouvoir effectif de censure qu’on a (nous tous, utilisateurs) accordé à ces réseaux en les plaçant, probablement trop vite, au centre de nos préoccupations…

C’est surtout une balle dans le pied pour Facebook (et ses coreligionnaires) qui va inévitablement se prendre le retour de bâton politique : ayant aussi coupé certains services jugés essentiels par l’État australien, nul doute que ce dernier prétextera la bévue pour imposer au réseau social de diffuser les merdasseries tièdes de leur presse locale, à prix négocié.

Ici, peu semblent surpris que le gouvernement australien compte sur une plateforme totalement privée pour diffuser des messages essentiels à la population, et surtout qu’aucune alternative de secours ne semble exister. Peu s’offusquent qu’on puisse ainsi forcer une firme privée à rémunérer un service qui n’a rien d’indispensable. Peu voient l’atteinte supplémentaire à la propriété privée.

Tous, en revanche, pontifient sur la faiblesse des gouvernements devant la toute-puissance (fantasmée) des réseaux sociaux. Et tous applaudiront lorsque, faisant pourtant fi de cette soi-disant faiblesse, ces mêmes gouvernements voteront un bricolage législatif qui imposera l’extorsion pure et simple.

Arrêtons les niaiseries.

Arrêtons de nous leurrer, de croire en la toute puissance de ces firmes : si Facebook, Google et les autres ont ainsi pris tant d’importance dans nos vies, c’est parce que les politiciens, les gouvernements et les administrations y ont trouvé un intérêt direct et indirect.

Quoi qu’il arrive, à la fin, le pouvoir reste ultimement dans les mains de l’État qui peut, à n’importe quel moment et de façon plus ou moins arbitraire, décider de la mise sous tutelle, du démantèlement, de la dissolution ou du rachat à vil prix de ces firmes. Si, par extraordinaire, il venait à Zuckerberg, Sundar Pichai ou Tim Cook l’idée idiote de dépasser les limites de la bienséance autorisée par l’État, ils en subiraient immédiatement les conséquences les plus douloureuses et les plus rapides.

Ceux qui en doutent, en réajustant leur petit masque sur le pif, en applaudissant à l’idée d’un passeport sanitaire, en rentrant bien vite chez eux à 18h, oublient trop facilement que leurs libertés ne sont jamais que conditionnées à ce que l’État leur accorde, et oublient aussi ce que Louis XIV avait fait graver sur ses canons de bronze.

Ultima Ratio Regum.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © H16. Publié avec l’aimable autorisation de l’auteur (son site)

24/02/2021

Brefs sujets de réflexion pour Bill Gates

 

Bill Gates a voulu faire la leçon  à la planète entière : cessons de produire du CO2 si nous ne voulons pas  cramer dans peu de temps.  Il s’est renseigné auprès de bon nombre de scientifiques avant d’écrire un livre de mise en garde et voici la synthèse de 10 fiches dont le contenu n’a pas été évoqué par  ces scientifiques.

  1. Le GIEC observe que, depuis 30 ans,  nous avons gagné  30 % de CO2 dans l’atmosphère – CO2 qui y restera pour des siècles, dit-il – et que,  si nous arrêtons toute production de CO2, l’élévation de température sera de 0,5°C. Pourtant, dans le passé, ce surplus de CO2  a toujours été accompagné d’une élévation de température de 10°C. (cfr carottes glaciaires) Y a-t-il un lien entre ces deux phénomènes ? Pourquoi n’apparaît-il pas ces dernières années ?
  2. La quantité de CO2 dans l’atmosphère de Vénus est 250.000 fois plus élevée que sur la Terre et beaucoup pensent que c’est la raison de ses 460°C. Pourtant, si Vénus avait une atmosphère de 100 % de CO2 et non 96,5 %, elle devrait être transparente et glacée. En fait, l’atmosphère vénusienne est opaque et chaude grâce aux 3,5 % de gaz divers qui s’ajoutent aux 96,5 % de CO2.
  3. Selon le GIEC, le soleil, le CO2 et d’autres gaz apportent au sol 500 watts par mètre carré. Le  sol rayonne 400 watts. Où sont passés les 100 watts ?
  4. Dans des écoles, les élèves reçoivent la preuve du réchauffement par le CO2 grâce à  une expérience qui prouve en réalité le pouvoir isolant du CO2. Ce pouvoir isolant est le même que celui de l’argon : c’est une affaire de masse atomique. Pourtant, le GIEC est catégorique : l’argon est le modèle du gaz qui ne fait pas chauffer l’air. C’est absurde.
  5. Le GIEC prétend que 50 % du CO2 industriel restera pendant des siècles dans l’air. Or, en réalité, il quitte l’air très rapidement pour d’autres milieux. Toute la nature en bénéficie (plantes, plancton…)
  6. Actuellement, il y a bien 30 % de supplément de CO2 par rapport à ce que l’atmosphère comptait il y a 30 ans…. Les satellites météo n’en observent pas le moindre effet sur le rayonnement de la terre vers l’espace.
  7. En altitude (exemple : sommet de l’Everest à 9km ) le sol – avec un ensoleillement normal – est à – 40°C. Selon le GIEC, il serait à -18°C s’il n’y avait pas d’atmosphère du tout.  En réalité, dans ce cas, la température devrait être beaucoup plus basse, de l’ordre de -60°C, partout au niveau du sol, au lieu des 15°C actuels. Où est l’erreur ?
  8. « Gaz à effet de serre » ou « effet de serre »dans l’atmosphère sont sans lien avec l’effet dans une serre. Un vocabulaire avec « opacité » et « isolation » serait plus adapté. Pourquoi utilise-t-on le terme « effet de serre » ? Pour impressionner le public ?
  9. Le GIEC n’évoque jamais les observations de l’astronome William Herschel (1800) et le lien entre le nombre de taches solaires et la température. Ce lien,  bien réel, a déjà été observé fin du 18e siècle et a pu, depuis, être expliqué.
  10. Dans des textes de ses experts, le GIEC reconnaît n’avoir aucune preuve de ce qu’une augmentation  de CO2 ferait chauffer l’air ! Le professeur de physique JP.van Ypersele a même écrit un livre sur le réchauffement climatique par  le CO2…. sans présenter la moindre preuve de la responsabilité d’un surplus de CO2.  Il en fait un dogme : faut croire…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Claude Brasseur pour Dreuz.info.

23/02/2021

Et maintenant, un peu d’islamo-gauchisme universitaire !

 

Et voilà que l’islamo-gauchisme est le grand thème du moment.

Il était pourtant évident que certain sujets ne devaient pas être abordés. Il était pourtant clair que certains concepts n’avaient pas le droit d’être évoqués, surtout dans le cadre policé, calme, pondéré et bien comme il faut, propre sur lui, de l’Université Française. Et pourtant, malgré tout, il y a quelques jours, une ministre a abordé un sujet et évoqué un concept qu’elle n’aurait vraiment pas dû. Et là, c’est le drame.

Tout est allé très vite, dans un moment que certains qualifieront d’égarement tant il était clair, dès le départ, qu’il ne pouvait être question de ce genre de concepts dans ce qui tient lieu d’élite intellectuelle française : au cours d’un entretien accordé à CNews (pour rappel, il s’agit de cette horrible chaîne d’extrême-droite selon la classification officielle), Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement supérieur, réagissait suite à un article paru dans Le Figaro au sujet de l’islamo-gauchisme selon lequel certains enseignants se trouveraient empêchés dans leurs recherches et leurs enseignements par « certains militants gauchistes épaulés par l’entrisme d’activistes proches des Frères musulmans ».

Cet article faisait d’ailleurs lui-même suite aux déclarations du ministre de l’Éducation Nationale, Jean-Michel Blanquer, quelques jours après la décapitation de Samuel Paty, sur les complaisances islamo-gauchistes de certains universitaires. Soufflant sur ces braises politiques, le ministre de l’Enseignement supérieur estime quant à elle que l’islamo-gauchisme gangrène en effet toute la société, dont l’Université fait partie intégrante et dans laquelle infusent donc les tensions et problèmes.

En somme, Vidal explique ici que certains enseignants, certains chercheurs universitaires utilisent leur aura pour porter un discours militant, et plus précisément dans le cas qui nous occupe, un discours gauchiste et favorable aux idées islamistes, et que ce militantisme peut se traduire assez concrètement par, notamment, l’empêchement de certaines recherches…

Ces déclarations, bien qu’assez banales finalement, n’ont pas manqué de déclencher un véritable tsunami de protestations chez les universitaires qui se sont empressés de mitrailler de la tribune (les pétitions électroniques enfiévrées ne devraient plus tarder).

Pour les intéressés, pas de doute : l’islamo-gauchisme est un concept qui n’existe pas et soupçonner qu’il puisse exister, qu’il puisse y avoir des mandarins capables de censurer des collègues au motif qu’ils ne sont pas idéologiquement alignés, c’est vraiment pousser le bouchon trop loin ; comment peut-on ainsi ouvertement admettre que certains seraient non seulement gauchistes, mais surtout islamistes ?! Vous n’y pensez pas !

Pas de doute : on a touché là un nerf ultra-sensible. Une fibre a été excitée. Un cri a été poussé, une armée s’est levée. L’affront devra être lavé tant ces accusations sont insoutenables !

Toute cette bronca, assez peu spontanée, est intéressante pour plusieurs raisons.

D’une part, elle tend à alimenter le brouhaha universitaire sur l’islamisme et le gauchisme.

Pourtant, ces universitaires, généralement les premiers à se baigner dans des piscines de moraline, se targuent de vouloir prendre en compte les problèmes des étudiants et notamment leurs difficultés liées à la période actuelle. Or, s’agiter comme ils le font sur le sujet est parfaitement contre-productif de leur souci affiché : on finirait presque par oublier les étudiants coincés chez eux, la chute continuelle du niveau académique français, l’état consternant des bâtiments et tout ce qui fait le charme délicat des universités du pays.

En revanche, l’attitude des outrés est tout à fait en ligne avec ce qu’on a l’habitude de voir dans le petit milieu universitaire français : on fait corps, on fait tribune, on proteste et on fait grève en transformant quelques bâtiments en ZAD. Un classique qu’on n’évitera probablement pas cette fois-ci.

D’autre part, la réaction semble avoir largement dépassé la réponse proportionnelle au sujet dont il est question. En pratique, ça fulmine de tous les côtés, ça s’emporte dans des tribunes médiatiques, sur twitter et un peu partout sur les réseaux sociaux, pour un concept que tous s’accordent pourtant bruyamment à dire qu’il n’existe pas.

Pour quelque chose qui n’a pas de réalité, pour quelque chose dont nos effervescents universitaires s’empressent de dire qu’il n’a aucune « base scientifique », voilà une bien curieuse surréaction là où un haussement d’épaule et quelques yeux au ciel auraient dû logiquement suffire.

Pourtant, ces mêmes universitaires ne manquent pas, a contrario, d’abondamment utiliser d’autres termes polémiques, des notions floues, mal cadrées, bancales, sans la moindre caution scientifique lorsqu’il s’agit d’évoquer le climat, le genre, l’économie ou la politique. Ce sont les mêmes qui s’étranglent de voir le concept d’islamo-gauchisme débouler dans l’arène publique qui ont, des décennies durant, déblatéré à qui mieux-mieux sur l’ultralibéralisme, le néolibéralisme ou ses autres parfums sans avoir jamais réussi à en définir clairement les contours. Ce sont les mêmes qui nous abreuvent de leurs foireuses pensées sur les « constructions sociales du genre », la « domination patriarcale » et les autres foutaises intersectionnelles d’ampleur intergalactique, colonialistes et autres, et qui fulminent à présent lorsqu’un terme finalement assez facile à comprendre vient bousculer leurs plates-bandes.

C’est assez peu cohérent mais c’est assez cocasse.

Enfin, tout ce barouf ridicule montre surtout que les vieux réflexes staliniens du désir de censure ressortent vite : il va falloir faire taire ceux qui ont osé aborder le sujet, Vidal en premier.

Pétitionnons, tribunons, pamphlétisons mais surtout, agitons-nous pour ne surtout pas laisser l’engeance réactionnaire et autres hyènes dactylographes s’emparer de la question islamogauchiste à l’Université ! S’il y a débat, ce ne sera pas sur ce sujet, ce ne sera pas dans ces termes et ce ne sera pas avec ces gens-là. Qu’on se le dise !

De ce point de vue, vouloir la démission de la ministre donne raison à la même Vidal qui, à l’Assemblée, expliquait que la radicalisation des discours empêchait de plus en plus les débats contradictoires. Au moins, elle n’aura pas eu besoin d’attendre longtemps pour en avoir une preuve éclatante…

Cette affaire est encore une fois une parfaite illustration de la façon dont le pays fonctionne : chaque nouveau sujet, d’une importance relative, chasse l’autre avec vigueur. Tout se passe comme si l’actualité était bâtie par les médias et les politiciens pour cacher les évolutions profondes de la société (augmentation de la misère et des violences, évaporation du régalien, absence consternante de toute gestion économique de moyen ou de long terme, instruction en berne).

Cette succession maintenant trop rapide de sujets garantit qu’aucun d’eux, surtout d’importance, ne sera correctement appréhendé par les médias, analysé par les politiciens et digéré par le peuple. Quant à la polarisation grandissant des débats, elle accroît la fracture entre le peuple et les élites dont les universitaires font partie.

À discuter du sexe des anges, cette élite auto-proclamée s’aliène chaque jour un peu plus ceux dont elle tire son pouvoir.

Forcément, cela va bien se terminer.

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