09/05/2017

Il faut mettre fin à la Stratégie Energétique 2050 du Conseil fédéral

Michel de Rougemont met la loi sur l'énergie dangereuse en lien avec la Stratégie Energétique 2050 (SE50) du Conseil fédéral. Il s'agit d'arrêter de mélanger des questions d'écologie, de politique industrielle et d'économie:

Pourquoi retoquer la loi sur l’énergie ?


Par Michel de Rougemont, ingénieur chimiste, Dr sc tech (voir bio en fin de texte).
Ce texte a été publié par Uli Windisch dans LesObservateur.ch
Lors de la votation du 21 mai prochain, ce n’est pas seulement la révision de la loi sur l’énergie qui sera jugée, mais surtout la Stratégie Énergétique 2050 (SE50) du Conseil fédéral qui sera sanctionnée. Il est temps de mettre fin à un grand saucissonnage qui englobe non seulement des questions d’énergie mais aussi d’écologie, climatique en particulier, de politique industrielle et d’économie.

Cette stratégie repose sur deux dogmes. D’une part il s’agit de mettre l’énergie nucléaire au rancart, définitivement, en interdisant par anticipation d’autoriser de nouvelles centrales. Les générations futures nous remercieront de ce magnifique obscurantisme.

L’autre dogme est celui de la préservation du climat, sans d’ailleurs savoir ce qui est bon ou mauvais en la matière, ni qu’il y ait aucune preuve que réduire la consommation de carburants fossiles aurait un effet correctif sur des variations que personne ne comprend encore. La Suisse étant déjà championne du monde en matière d’efficacité énergétique il lui faudrait en faire encore plus, c’est-à-dire nous croire indispensables pour une poignée de millièmes de degré.

Une propagande fédérale éhontée est en plein déploiement afin que ces croyances s’ancrent bien dans la population ; c’est du jamais vu dans notre histoire politique, 50 millions de Francs sont affectés à ce populisme officiel. La SE2050 doit être bien mal fichue pour avoir besoin d’un tel soutien et de telles méthodes.

Propagande vendant des illusions : réduire la consommation énergétique de 43% se ferait en douceur, sans rationnement forcé ; l’approvisionnement électrique serait assuré par du vent et du soleil, ou plutôt de l’ombre et du calme plat, sans devoir recourir à des importations de masse ; le monde entier nous serait reconnaissant d’être les seuls à nous faire prendre à ce jeu suicidaire.

Propagande mensongère, effrontément ou par omission : tout est décrit comme propre en ordre, puisque ça répond aux dogmes ; la technique n’a qu’à suivre. Un avenir radieux est donc promis, comme au bon vieux temps des illusions collectivistes. Pourtant la SE2050 n’est accompagnée d’aucun plan chiffré, même approximatif ; ainsi il n’est même pas possible de savoir si on peut se la payer. Ce qui est bien commode car il faut alors faire confiance à ces gourous bernois qui osent même prétendre que ça ne coûterait que 40 francs supplémentaires par année et par ménage, alors qu’il y a des factures prévisibles de centaines de milliards pour les vingt à trente prochaines années que le consommateur-contribuable, nous tous, devrait bien payer.

Il y a pire encore : il est supposé que la poule aux œufs d’or –notre économie nationale– continuera de pondre après qu’un tel traitement lui aurait été infligé.

Renchérissement massif et certain, politique de rationnement et d’intrusion étatique dans le comportement et la sphère privée du consommateur, dégradation durable du paysage par des forêts d’hélices qui resteraient à l’arrêt le 80% du temps : ces atteintes à notre cadre de vie sont inutiles et n’offrent aucun avantage en contrepartie.

Non fondée, mal conçue, fourre-tout, mal embouchée, objet d’une propagande éhontée et d’une malhonnête tactique du salami, la stratégie du Conseil fédéral est indigne de notre pays. Il faut qu’il se ressaisisse et se remette au travail, plus sobrement et sérieusement. C’est pour cela qu’un NON s’impose le 21 mai prochain.

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Par ses activités dans la chimie fine et l’agriculture Michel de Rougemont est confronté, sans les craindre, à maints défis liés à la sûreté des gens et de l’environnement. Son livre intitulé "Réarmer la raison" est en vente en ligne sur Amazon. Il anime un blog blog.mr-int.ch et un site sur le climat climate.mr.int.ch
Courriel : michel.de.rougemont@mr-int.ch

Michel de Rougemont est libre de tout conflit d’intérêt en relation avec le sujet de cet article.
Une chute d'eau

08/05/2017

Non à la nouvelle loi sur l'énergie


Les dangers pour la Suisse de la nouvelle loi sur l'énergie ont déjà été mis en avant ici récemment. Au moment de voter, il est cependant utile de se pencher également sur l'influence d'une acceptation de cette loi sur nos relations avec l'Union Européenne. Vous serez étonné de lire les constations étonnantes d'Eric Bertinat à ce sujet:

Une loi sur l’énergie
prise dans la nasse européenne


Eric Bertinat, conseiller municipal Ville de Genève
Doris Leuthard répond dans Le Temps (31 mars) à d’intéressantes questions posées par le journaliste Bernard Wuthrich. Au détour de l’une d’elles, surgit la question européenne peu abordée jusqu'à présent. Un aspect de la loi qui est pourtant loin d’être superficiel.

Le 21 mai prochain, nous voterons sur la loi sur l’énergie (LEne). La conseillère fédérale Doris Leuthard, ministre de l’énergie, pose les bases de la campagne qui commence ces jours dans un entretien qu’elle a accordé au Temps. La consommation doit diminuer affirme-t-elle. Pour ce faire, plusieurs buts sont visés. Parmi ceux-ci, l’actuelle présidente de la Confédération souhaite intégrer la production et la consommation d’énergie de la Suisse dans le marché européen. Elle pense évidemment aux problèmes liés à l’approvisionnement électrique durant les mois d’hiver.

Si, en 2007, la Suisse et l’UE négociaient l’accès mutuel au marché de l’électricité, le dossier s’est élargi au cours des années. L’accord sur l’électricité originel est devenu un accord sur l’énergie qui comprend d’autres domaines tels que l’efficacité énergétique et la promotion des énergies renouvelables.

Le marché européen de l’énergie franchira une nouvelle étape en 2021-2022 en lien avec les accords de Paris sur le climat. Pour Doris Leuthard, ce marché a « une grande signification pour la Suisse ». Il ne faut donc pas s’étonner que tous les standards mentionnés dans la loi sur l’énergie par le Conseil fédéral correspondent à la feuille de route européenne en matière énergétique, l’un comme l’autre aspirant à une mutation profonde de l’approvisionnement.

Ainsi en est-il de la consommation d’énergie moyenne par personne devant être réduite d’ici à 2020, idem pour la consommation d’électricité, de la part obligatoire d’énergie non renouvelable pour le chauffage et l’eau chaude ou encore l’abaissement des émissions de CO2. Tous ces chiffres se trouvent dans les différentes directives sur l’écoconception de l’UE ou autres réglementations européennes. On comprend mieux les standards élevés et non négociables de cette loi défendus par le Conseil fédéral.

C’est pourquoi notre « énergique » ministre espère obtenir un accord bilatéral sur l’électricité avec l’Union européenne. Or les négociations sont à l’arrêt depuis leurs débuts en 2007. Et les problèmes n’ont cessé d’augmenter depuis lors. On pense évidemment à l’initiative de l’UDC (encore elle !) contre l’immigration de masse qui a refroidi les discussions entre notre pays et l’UE. On pense également à la reprise obligatoire du droit européen ou à des nouvelles règles nécessaires à la surveillance de ces mêmes accords qui n’ont toujours pas abouti.

Toutes ces questions devaient tourner dans la tête de Doris Leuthard lors de sa récente rencontre avec Jean-Claude Juncker, président de la commission européenne. Une visite à Bruxelles, soit dit en passant, qui n’a guère fait avancer les dossiers, malgré des déclarations de circonstance et le désir clairement exprimé par le Conseil fédéral de reprendre les négociations avec l’UE et d’aboutir à un accord d’ici la fin de cette année. Le Conseil fédéral va donc rouler plus vite sur ces dossiers en souffrance et va donc passer par-dessus les récentes déclarations des partis bourgeois soudainement opposés à l’accord-cadre. Le dossier énergétique, en cas d’accord du peuple le 21 mai prochain, sera prêt à l’usage puisqu’euro-compatible.

Seule l’UDC dénonce cette loi catastrophique pour l’avenir de la Suisse. Nous étions assurés d’un approvisionnement énergétique d’un coût acceptable. Cela ne sera plus le cas si le peuple suisse accepte la loi sur l’énergie. C’est toute notre prospérité qui est mise en jeu par cette loi qui aborde de façon dogmatique (propre à plaire à l’UE) notre approvisionnement énergétique. C’est le prix habituel à payer pour entrer dans le marché européen de l’énergie. A ses conditions, évidemment.
L'ampoule reste éteinte


02/05/2017

Budget 2017 de la Ville de Genève : Victoire de la Droite Elargie - défaite de la Gauche unie, malgré la complicité de l'exécutif municipal

Les origines de la victoire

En matière budgétaire, les conseillers municipaux PLR, MCG, PDC et UDC de la Ville de Genève ont décidé d’unir leurs forces pour atteindre des objectifs essentiels communs, issus de la longue concertation qu’ils ont menée et qui sauvegarde l’originalité politique de chacun de leur parti. Cette « Droite Elargie » ainsi constituée a démocratiquement obtenu du Conseil municipal, en avril de l’an dernier - 2016 -, la décision que « le projet de budget 2017 de la Ville de Genève devra comporter un excédent de financement de 15 millions de francs » (art. 1) et que « l’autofinancement des investissements devra être au minimum de 75 % » (art. 2). Par ailleurs, cette même Droite élargie a décidé de s’opposer par principe à toute nouvelle dépense dans la mesure où celle-ci ne peut être couverte par les moyens existants.

Fort de son bon droit d’être le seul rédacteur du budget - dont l’acceptation dépend toutefois des seuls conseillers municipaux -, l’Exécutif de la Ville n’a pas véritablement entendu ces doléances et s’est limité à présenter un budget « équilibré » comme la loi lui en fait l’obligation - budget dégageant un excédent de recettes dans ses versions successives de juin et novembre 2016 (celle-ci tenant compte des données fiscales reçues du canton).

La commission des finances chargée d’étudier et de préaviser le projet de budget amendé a procédé aux auditions requises (Exécutif de la Ville et autres institutions et personnes dont les avis étaient sollicités par les commissaires), en prenant en compte les arguments des uns et des autres de l'ensemble des partis représentés.La Droite élargie a présenté un ensemble d’amendements qui ont tous été acceptés lors de la séance de la commission du 28 mars consacrée à la discussion et au vote final). De son côté, la gauche les a tous refusés et a délibérément limité sa liberté de déposer des amendements à cinq propositions qui n’ont pas obtenu de majorité.

Lorsque le dossier est revenu en plénière le 25 avril, la Droite Elargie a déposé une motion d’ordre en vue d'obtenir les « reprise et vote des amendements déposés et acceptés en commission des finances ». Cette motion a été acceptée par deux votes du Conseil municipal (entrée en matière, puis acceptation en bloc des amendements et de leur contenu).

Pour contrer cet échec auquel elle ne s’attendait pas, la gauche a déposé alors 82 propositions d’amendement pour mettre en pièces tous les amendements votés et faire valoir les siens propres qui avaient jusque-là été refusés. Peine perdue en deuxième lecture où seule la gauche - aidée en cela par l’Exécutif de la Ville - avait le droit à la parole. En troisième lecture (obligatoire en matière budgétaire), répétition générale de l’exercice et vote portant sur chacun des 82 amendements concernés qui ont alors été sans autre confirmés (hormis trois d’entre-eux).

La victoire a été obtenue ce vendredi 28 avril, vers une heure trente du matin. Elle a permis à la Droite Elargie PLR+MCG+PDC+UDC d’accepter le budget ainsi amendé et de permettre à l’Exécutif municipal de poursuivre sa mission en 2017 dans les limites matérielles tracées par la majorité du Conseil municipal de la Ville.

Ce qu’il y a lieu de penser de cette victoire

Pour l’UDC, cette victoire est essentiellement de nature comptable, même si la dette municipale - considérable : près de 1,5 milliard pour une communauté d’un peu plus de 200'000 habitants - ne baisse pas pour autant. Elle ne l’est pas politiquement vu les trop généreuses finalités poursuivies par l’Exécutif de la Ville en matière de subventions notamment, où les intérêts particuliers prennent le pas sur l’intérêt collectif qui est d’assurer une gestion responsable et durable d’une situation au demeurant incertaine, difficilement maîtrisable et rapidement évolutive au plan international, national, cantonal et communal.

La gauche et l’Exécutif municipal dans sa majorité ont perdu ensemble et pour les mêmes motifs. Ils se sont fermés à une franche et loyale discussion avec les membres de la Droite élargie. Ils n'ont été que les avocats que de leur propre cause commune, négligeant ainsi l’intérêt collectif qui lui est largement supérieur et dont la Droite élargie s’est légitimement fait l’écho.

La victoire obtenue ce matin ne porte que sur une bataille, non sur la guerre que la gauche entend poursuivre pour imposer ses vues avec la complicité de l’Exécutif municipal qui lui est majoritairement acquis. Cette guerre, qui va vraisemblablement déboucher sur une prochaine bataille référendaire pour détruire le budget ainsi obtenu de haute lutte, n’est pas une guerre fondée sur la démocratie puisqu’elle trouve fondamentalement sa source dans le rejet de l’autre - en l'occurrence le PLR, le MCG, le PDC et l’UDC réunis ou pris isolément, ainsi que l’ensemble des citoyens et citoyennes qu’ils représentent.

Les multiples, fortes et inadmissibles vociférations et autres cris de haine proférés par la gauche lors des débats en sont la très triste et incontestable preuve.

Nous voilà tous avertis.

Pour info:
Jacques Pagan, conseiller municipal, membre de la commission des finances
Pierre Scherb, conseiller municipal, chef de groupe

Une multitude de subventions

Une multitude de subventions


30/04/2017

Gregory Porter fait revivre The Temptations

Take me to the Alley, le dernier album de Gregory Porter ne pouvait pas manquer à ce concert exceptionnel donné vendredi dernier au Victoria Hall. Pas une seule place de libre était encore disponible. On dirait que le tout Genève voulair voir ce musicien qui avait failli devenir une star du football  américain. Une blessure malchanceuse s'est cependant révélé heureuse, car c'est grâce à elle qu'il s'est tournée vers la musique.

«Que penserait Marvin Gaye et Nat King Cole?» s'est encore demandé Gregory Porter dans une de ses pièces. Quant à moi, je suis convaincu qu'ils auraient à leur tour été très content de l'entendre chanter devant un public enthousiaste et enchanté. Et lui, a-t-il pensé à son père qu'il n'a que très peu vu, en chantant «Daddy was a rolling stone?»

Gregory Porter

Gregory Porter


24/04/2017

Faut-il voter Macron?

L'ancien Président de l'UDG Genève et ancien conseiller national Jacques Pagan répond clairement par non à cette question. Il met en garde contre ce «produit de la finance envoyé par Bilderberg». Voici ses réflexions qu'il a partagées avec l'UDC:

De quelque réflexion...

Ces quelques considérations puisées
dans l’actualité du moment

​Jacques Pagan, conseiller municipal Ville de Genève

Le titre cité en référence, c’est ce que nous apprenons d'abord en visionnant l'émission «Pardonnez-moi» de Darius Rochebin de dimanche consacré à Philipp Hildebrand, ancien Président de la BNS, qui a dû quitter son poste suite à une sombre affaire d’initié où son épouse d’alors a été épinglée. Aujourd’hui, l’intéressé est vice-président de la firme US Blackrock qui gère quelque 5’000 milliards d’euros, essentiellement au profit d’investisseurs sociaux (fonds de retraites). Philipp Hildebrand qui ne tarit pas d’éloges sur Emmanuel Macron, garçon extrêmement courageux, partisan du maintien de la France dans l’UE et la Zone euro, et animé d’un fort esprit de réforme allant dans le sens d’un développement économique où chacun doit trouver sa place.

En réalité, ce plaidoyer tel qu’argumenté (à partir de la 10ème minute de son interview) fait clairement apparaître qu’Emmanuel Macron est un pur produit de la haute finance internationale que celle-ci injecte dans l’élection présidentielle française pour en toucher des dividendes rémunérateurs qui lui permettront notamment de se rembourser du financement de la campagne de son jeune poulain - lequel piaffe résolument et hennit déjà de joie à l’idée qu’il est maintenant à bout touchant de la course à l’Elysée tant l’organisation de son paddock a été remarquablement pensée et exécutée !

A peu près le même son de cloche (mais beaucoup plus discret) dans Le Temps d’aujourd’hui qui consacre ses pages 2 et 3 au grand Alexis de Tocqueville, juriste et homme politique français (1805-1859) dont l’oeuvre maîtresse "De la Démocratie en Amérique » constitue une analyse absolument incontournable de ce système à la fois fort et faible selon l’usage ou le non-usage qu’on en fait (à lire absolument !). On y apprend qu’aujourd’hui ce grand homme voterait pour Macron à la présidence française car tous deux ont, entre autres choses, l’Amérique pour passion commune, de même que l’esprit de liberté et d’entreprise qu’elle incarne ! Le journaliste Richard Werly rappelle au passage le propos tenu par le grand homme pour qui l’un des grands dangers qui menace la démocratie est constitué par une égalité poussée à l’extrême - ce qui est justement en passe de se réaliser en Suisse comme ailleurs en Europe...

Moralité : écoutons Alexis De Tocqueville et rejetons Macron!

L’académicien français Jean d’Ormesson l’a bien compris, lui qui fait cette profession de foi :
J’ai du mal à ne pas penser :
1.  que Macron est un produit de la finance envoyé par le groupe Bilderberg;
2.  que Macron est pour quelque chose dans les révélations du Canard;
3.  que Macron n’a pas la carrure, ni l'étoffe d’un chef d’Etat».
Et d’ajouter : Macron, c’est le grand flou. Entre l’électeur de gauche et l’électeur de droite qui votent pour Macron, l’un des deux, forcément, sera cocu ! Mais toute l’intelligence de Macron est de faire croire à l’un que ce sera l’autre et inversement.


Nous voilà prévenus !

17/04/2017

Les coûts de l'immigration sont plus importants que prévu

En 2015 déjà, nous avons parlé des migrants et de la prévoyance accru de la prévoyance sociale par les impôts. Aujourd'hui, c'est à l'UDC de tirer la sonnette d'alarme à cause de l'impact négatif de l'immigration sociale sur les recettes fiscales (communiqué de presse du 30 mars):

Présentation des comptes 2016 par le Conseil d’Etat : 
Le coûteux passage d’une immigration de travail à une immigration sociale

Cette année également, nous avons une pensée émue pour ces riches contribuables décédés dont leur apport à l’impôt sur les successions a rapporté 100 millions de plus que prévu au budget. Ceci permet au Conseil d’Etat d’annoncer un résultat positif des comptes 2016 de 61 millions de francs.

Malgré ce boni, l’UDC reste très inquiète par l’évolution négative des rentrées fiscales des personnes physiques, soit moins 131 millions, en valeur relative moins 4,1 %. Nous ne pouvons nous empêcher de mettre ces chiffres en perspective avec l’évolution de l’emploi dans notre canton. En effet, entre le quatrième trimestre 2015 et le dernier trimestre 2016, le taux d’indice de l’emploi a reculé de 2,2 % soit l’équivalent de plus de six mille emplois perdus (source : statistique de l’office cantonal de la statistique).

Cette analyse est corroborée par l’évolution des dépenses de prestations sociales de plus 41 millions de francs.

Nous constatons le passage d’une immigration de travail à une immigration sociale, impactant négativement la production de recettes fiscales, obligeant le canton à reporter, diminuer, décaler, ses investissements indispensables pour l’avenir économique du canton. Ne nous laissons pas abuser. Le budget 2016 prévoyait 773 millions d’investissements et les comptes n’affichent que 550 millions dépensés, soit une diminution de 223 millions.

Les comptes 2016 sont artificiellement positifs. Sans le non-dépensé des investissements (223 millions) et la diminution des frais de charge de personnel (moins 24 millions), nous aurions eu alors des comptes présentant un résultat négatif d’environ 200 millions.

Cette situation nous interpelle et nous inquiète pour le résultat des comptes 2017.

Pour info:
Patrick Lussi, député, commissaire aux finances
Gilbert Catelain, député suppléant

Patrick LUSSI

Patrick LUSSI


14/04/2017

La nouvelle loi sur l'énergie est dangereuse pour la Suisse

Les Suisses prennent de gros risques lors de la prochaine votation du 21 mai, tant il est vrai qu'une acceptation de la nouvelle loi sur l'énergie aurait des effets dramatiques sur notre mode de vie. Voyez plutôt cette communication de l'Union démocratique du centre du 28 mars dernier:

Le Smartphone prend de l'eau avec la nouvelle loi sur l'énergie

Le Smartphone prend de l'eau avec la nouvelle loi sur l'énergie 


Payer plus pour moins de confort?
NON à la loi sur l'énergie!

​Eric Bertinat, secrétaire général ​

L’assemblée générale du parti UDC Suisse s'est réuni samedi dernier à Appenzell. Elle a rejeté massivement la loi sur l'énergie qui menace notre approvisionnement énergétique. 

Cette dernière est aujourd'hui fiable, d'un prix abordable et sûr. Cette loi provoque une transformation complète de l'approvisionnement énergétique moyennant des subventions massives. Cette dangereuse utopie coûtera 200 milliards de francs que supportera la classe moyenne et les PME. Ce montant représente des charges supplémentaires de 3'200 francs par an pour une famille de quatre personnes sous la forme de taxes et de redevances.

La loi sur l'énergie exige une baisse de la consommation d'énergie de 43% jusqu'en 2035. En d'autres termes, la consommation d'huile de chauffage, d'essence, de diesel, de gaz et de bois doit être réduite de la moitié ou presque alors que celle d'électricité doit diminuer de 13%.

Il est parfaitement logique que ces objectifs – si effectivement ils sont réalisables – ne peuvent être atteints que moyennant des restrictions douloureuses. Le projet prévoit par conséquent un véritable programme de rééducation de la population. C'est une mise sous tutelle des citoyennes et des citoyens ainsi qu'une lourde facture à régler par la classe moyenne alors que les grands consommateurs bénéficieront d'allègements ciblés.

Le 21 mai, l'UDC vous invite à voter NON !

12/04/2017

Il y a encore de l'espoir

La justice existe encore, le simple citoyen n'est pas complètement perdu. C'est l'impression qu'on a en apprenant le formidable succès de Zora Masé, seule (avec 2'000 autres signataires de sa pétition) contre tous ceux qui veulent empêcher les Suisses de vivre tranquillement chez eux en leur imposant une immigration massive. Voici le communiqué de presse de l'UDC Genève du 11 mars 2017 à son sujet:

Pas de village-containers pour migrants au centre d’Onex !

Le soutien des autorités cantonales et communales à la construction en plein centre d’Onex de deux immeubles de logements préfabriqués pour recevoir plus d’une centaine de migrants, en 2015, avait suscité l’opposition de nombreux habitants concernés par ce projet. Parmi ces personnes, Zora Masé, présidente de l’UDC-Onex, avait récolté près de 2'000 signatures pour une pétition intitulée « Non à la construction d’un village modulable en containers pour requérants d’asile à Morillon-Parc. Les autorités onésiennes s’en étaient émues et s’étaient vues obligées d’organiser une séance d’information. Le législatif cantonal, également saisi, avait reçu une délégation de pétionnaires en juin 2016 faisant suite à la motion déposée par l’UDC. Motion bien évidemment refusée par l’ensemble des partis.

Toujours opposés à la construction litigieuse de containers, certains des pétionnaires n’ont pas voulu en rester là. Ils ont déposé, en août 2016, un recours auprès du Tribunal administratif de première instance contre l’autorisation de construire délivrée par le département de M. Hodgers.

Le Tribunal a rendu son jugement en donnant raison aux recourants et en annulant l’autorisation de construire.

Arrêtons-nous sur quelques considérants du Tribunal. Les juges distinguent les centres d’accueil pour requérants qui attendent une décision sur leur demande d’asile et ceux qui accueillent des requérants dont la demande d’asile a déjà été traitée et qui peuvent y séjourner pendant des mois, voire des années. Pour le Tribunal, les containers pour les premiers ne doivent pas être considérés comme des habitations lorsqu’ils n’y séjournent que de façon brève ; il s’agit donc bien de « petits immeubles d’habitation » et non pas de logements modulaires visés par l’autorisation de construire qui ne saurait  être assimilés à de l’équipement public. Il s’ensuit que l’affectation des constructions projetées diffère de celle prévue par le plan localisé de quartier (PLQ) en question.

Cette décision est évidemment susceptible d’un recours des autorités cantonales ou communales auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice. Mais avouons que cette décision va poser bien des problèmes à ces mêmes autorités soucieuses de loger les milliers de migrants que la Confédération envoie à Genève. 

L’UDC salue cette décision de justice, constate que Genève ne peut plus accueillir de migrants et rappelle ses projets de loi (12003 et 12004) déposés sur le bureau du Gd Conseil, et visant à permettre un véto des communes qui s’opposent à la construction d’infrastructures visant à loger des migrants. 

Enfin, l’UDC félicite également Zora Masé et les personnes qui ont mené ce combat, envers et contre Mme Kast et ses amis socialistes ou socialisants.

Pour info
Zora Masé - présidente de l'UDC-Onex
Marc Fuhrmann, président et conseiller municipal


03/04/2017

Toutes nos félicitations à Eric Leyvraz, nouveau président du Grand Conseil

Tout le monde savait déjà qu'Eric Leyvraz était un homme d'exception. Il l'a encore une fois prouvé en se faisant élire à la présidence du Grand Conseil pour la deuxième fois, après un passage fort bien réussi en 2009. A l'époque, il était le premier président du Grand Conseil UDC.

Voici le communiqué de presse de son parti:

Eric Leyvraz, deux fois président du Grand Conseil !

Eric Leyvraz a été élu brillamment pour la deuxième fois à la présidence du Grand Conseil.

C’est Stéphane Florey, chef du groupe UDC, qui a présenté la candidature d’Eric Leyvraz en ces termes :

« J’ai le plaisir de vous présenter comme candidats, une personne d’expérience, sage parmi les sages qui est également un des plus anciens députés de notre parlement.

C’est un candidat apprécié de ses collègues, toujours aimable et courtois, jamais hautain, et respectueux des institutions. Mais il s’est aussi se montrer ferme et imperturbable quand la situation l’exige. Il saura mener nos débats avec dignité et représenter notre parlement avec l’honneur qu’incombe la lourde de charge de Président du Grand Conseil. A noter qu’il a été un fervent défenseur du projet de loi de rénovation et transformation de l’Hôtel de Ville, avec ses collègues anciens présidents du Grand Conseil. Il a su convaincre une large majorité de son groupe contre son propre chef de groupe qui était contre. Ce qui prouve que c’est également un excellent négociateur.

Pour la petite histoire les deux compères, dont il est question, n’en ont gardé aucunes rancœurs préférant aller boire un verre à la buvette pour fêter la victoire du  premier et savourer la défaite du deuxième.

Il a également déjà été Président du Grand Conseil, sur ce point, je tiens à préciser qu’il ne s’agit nullement d’un précédent : jusqu’au milieu du siècle dernier, il n’était pas rare que la même personne soit élue à la présidence plusieurs années de suite, jusqu’à six fois pour les plus téméraires. Le vrai précédent serait de ne pas l’élire à ce poste et mettre à sa place une personne indépendante, ne représentant aucun parti de ce parlement. Selon nos sources, aucun des 26 parlements cantonaux n’a jamais élu un ou une députée ne représentant un parti pour ne pas créer de problèmes institutionnels.

Vous l’aurez compris, il a toutes les qualités requises, Il connait les rouages de la Maison, Il est donc parfaitement préparé pour reprendre le flambeau et saura mener à terme cette dernière année de la première législature 2013-2018. Année particulière et parfois compliquée, puisqu’il s’agit aussi, outre la gestion des affaires courantes, d’assurer une bonne transition pour la législature suivante.

En conclusion, pour le respect du tournus, que l’UDC a toujours respecté, et pour la bonne marche de nos travaux, le groupe UDC vous remercie de voter pour cet excellent candidat. »

L’UDC-Genève adresse à Eric Leyvraz ses plus sincères félicitations et nos vœux pour une bonne année de présidence

Pour information :
Marc Fuhrmann, président de l’UDC-Genève et conseiller municipal
Eric Leyvraz, président du Gd Conseil et député

Eric Leyvraz