09/07/2018

Il faut abroger la double nationalité

J'ai posé sur mon profil Facebook la question de savoir à quoi servait la double nationalité. Les réponses était plus ou moins drôles, mais personne n'a trouvé une bonne justification pour cette institution.

La possession de deux citoyennetés étant autorisée en Suisse depuis le 1er janvier 1999, la Confédération fait valoir qu'il ne s'en était pas résulté de difficultés notables. La réalité est cependant tout autrement, comme l'a encore démontré le déroulement du mondial 2018 et, notamment, le comportement de joueurs suisses, nés et grandis en Suisse, mais qui ont pourtant fait l'apologie d'un autre Etat sur le terrain de foot de Nizhny Novgorod (avant de sombrer sans gloire contre la Suède).

L'Association suisse de football propose maintenant d'ouvrir les portes du programme de formation seulement aux jeunes joueurs qui renoncent à leur double nationalité. Au lieu de mettre en avant seulement les jeunes voulant embrasser une carrière dans le football, il me semble plus logique de renoncer à la double nationalité et de revenir aux règles qui ont fait leur preuve en Suisse jusqu'en 1998 et qui sont encore valables dans de nombreux Etats.

Un écureuil

05/07/2018

Directive chômage UE : Non au paiement annuel d’un milliard de francs de cohésion chômage par la Suisse !

Sur proposition des sections UDC des cantons de Genève et du Tessin au Comité du parti UDC-Suisse, tous les groupes parlementaires cantonaux sont chargés de lancer des initiatives au parlement afin que la Suisse ne verse pas d’indemnités de chômage aux frontaliers étrangers. Les députés UDC au Grand Conseil genevois déposent ce jour une résolution afin que la Confédération s’exprime avec fermeté face à Bruxelles et refuse de reprendre une règlementation UE néfaste.

Lorsqu’un des quelque 320'000 frontaliers travaillant en Suisse perd son emploi, les indemnités de chômage ne lui sont pas versées par l’assurance-chômage suisse, mais par son équivalent dans son pays de domicile. Or, les ministres du travail de l’UE viennent de modifier radicalement ce système. A l’avenir, les indemnités ne seraient plus financées par l’assurance du pays de domicile du frontalier, mais par l’Etat dans lequel le frontalier au chômage a travaillé en dernier. Selon le Secrétariat d’Etat aux migrations, ce changement de pratique coûtera « plusieurs centaines de millions de francs par an » à la Suisse alors que d’autres observateurs estiment la facture proche du milliard de francs.

Outre les questions financières, la députation UDC-Genève est préoccupée pour l’encadrement de nos chômeurs qui serait péjoré si les collaborateurs des ORP avaient à placer des chômeurs frontaliers au détriment des chômeurs et des demandeurs d’emploi locaux sur un marché de l’emploi saturé. La résolution déposée ce jour au Grand Conseil invite par conséquent l’Assemblée fédérale à ne pas approuver la révision du règlement européen (CE) 883/2004 concernant les prestations de chômage pour les travailleurs frontaliers ainsi qu’à refuser tout projet de loi visant à exécuter en Suisse les modifications apportées au règlement européen précité.

(Communiqué de presse UDC Genève du 28 juin 2018)

Pour tous renseignements :

Stéphane Florey, député

Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale

Des coûts supplémentaires de plusieurs centaines de milliers de francs par an: Non!

Des coûts supplémentaires de plusieurs centaines de milliers de francs par an: Non!


04/07/2018

Berne applique enfin la préférence nationale défendue par l’UDC

Un premier succès est annoncé pour l'initiative de l'UDC contre l'immigration de masse: les employeurs recherchant des travailleurs de certaines catégories seront obligés de passer par les ORP. 

Eric Bertinat, secrétaire général UDC-Genève
 
Déposée le 14 février 2012, acceptée par le peuple suisse le 9 février 2014, l’initiative « Contre l’immigration de masse »proposait d'ajouter un article 121a à la Constitution fédérale indiquant que le pays «gère de manière autonome l’immigration des étrangers» en fixant des quotas annuels selon les besoins de l'économie «dans le respect du principe de la préférence nationale».

La politique d’immigration a été en Suisse, dès les années 1960 et les initiatives Schwartzenbach, l’objet d’âpres discussions entre un pouvoir ouvert à une immigration sans limite et une population très divisée sur ce sujet.

Dès 2002, avec l’entrée en vigueur de la libre circulation, l’immigration explose en Suisse avec des chiffres qui inquiètent la population. Le Conseil fédéral a menti au peuple en tablant sur une immigration de 8'000 personnes par an. En 2007, elle est multipliée par dix. Ce sont 80'000 personnes qui s’installent en Suisse. Les infrastructures sont rapidement obsolètes, la qualité de la vie diminue fortement et cette nouvelle population exerce une forte pression sur le marché du travail. Le Tessin et Genève sont particulièrement touchés, le taux de chômage est le double de celui dans le reste du pays.

En 2015, le Conseil fédéral présente un projet pour l'application de la nouvelle disposition constitutionnelle en contradiction avec les intentions de l'initiative populaire, en particulier le but visé, à savoir une gestion et une réduction de l’immigration.

En 2016, l'Assemblée fédérale s'accorde sur un projet de loi d'application au terme duquel les entreprises suisses devront communiquer leurs offres de postes au service public de l'emploi avant de recruter un étranger « lorsque certains groupes de profession, domaines d’activités ou régions économiques enregistrent un taux de chômage supérieur à la moyenne ».

Les débats sont loin de se terminer. Fin juin, le mécanisme imaginé par les autorités fédérale entre en fonction. 70'000 annonces d’emplois devront passer par les Offices régionaux de placement (ORP). Les demandeurs d’emploi seront ainsi privilégiés dans leur propre pays, quoi de plus normal ? C’est du moins ce que demandait en partie l’initiative de l’UDC avec son principe de la préférence nationale.
Mais les forces patronales n’en baissent pas moins les bras et dénoncent déjà ce nouveau mécanisme qui se base sur des une liste de professions concernées par cette nouvelle obligation qui daterait de 2000. Ce qui ne nous étonne pas outre mesure, tant les performances de l’administration fédérale sont peu compétitives. Il faudra attendre une année-test pour corriger le tir et se réjouir de la promesse d’un nouvel outil informatique, actuellement en cours de développement, pour les ORP.

Ce qui était impossible – et même impensable – pour tous les partis est devenu possible. Les entreprises qui ont déjà joué le jeu (il y a des entreprises qui ont le soucis du tissus régional, il faut savoir les remercier !) ont connu d’excellents résultats. La préférence nationale, défendue par l’UDC, connait après bien des déboires, une application pratique. La solution UDC des quotas annuels selon les besoins de l'économie sera aussi un jour une solution pour notre pays qui est sous la pression de la libre circulation. C’est aujourd’hui impossible – et même impensable – pour tous les partis. Mais demain, ce sera possible - et nécessaire - pour reprendre en main une immigration qui nous échappe depuis les années 1960 et qu’aucun parti n’entend sérieusement prendre en main. Restez fidèle à l’UDC, elle a une guerre d’avance !

La préférence nationale est nécessaire

La préférence nationale est nécessaire


11/06/2018

Après le oui au PAV, les problèmes commencent

Les Genevois ont accepté le PAV, espérant ainsi échapper à la pénurie d'appartement qui sévit dans leur canton. Hélas, ils risquent de déchanter bientôt avec l’arrivée prévue de toujours plus d’étrangers qui augmentent la concurrence lors de la recherche d’un nouveau logement. Voici l’analyse du secrétaire général de l'UDC Genève:

Le surdéveloppement grand absent de la campagne

Beaucoup plus qu’une simple défaite ? Oui et non ! Au soir de la votation sur le PAV, la question peut se poser pour celles et ceux qui, comme l’UDC, s’opposent au développement de notre canton tel qu’annoncé dans le plan directeur cantonal 2030.

Le résultat est certes sans appel : trois électeurs sur cinq sont d’accord avec la proposition du Conseil d’Etat. C’est une réelle défaite. Les arguments avancés par les organisations patronales, les partis bourgeois et l’UDC ont porté principalement sur l’atteinte forte à la mixité qui découlerait du texte soumis à votation. Mais derrière cette aimable campagne, la question que personne n’a voulu soulever, c’est celle de l’arrivée de 30’000 nouveaux habitants, dont la grande majorité sera composée d’étrangers en quête d’un travail.

Pourtant Pascal Pétroz, président de la Chambre genevoise immobilière, n’a pas hésité à dénoncer les petits calculs du Conseil d’Etat qui le conduiraient à créer de possibles ghettos: «Nous ne voulons pas d’un Sarcelles à la Praille».

Vous en conviendrez, ce n’est pas un discours habituel de la part de notre ancien président PDC du Gd Conseil ou des responsables patronaux. Mais serait-ce seulement la proportion de logements du PAV qui conduirait Genève à de pareilles extrémités expérimentées avec le succès que l’on connaît chez nos voisins français ? Ne serait-ce pas également la libre circulation défendue avec acharnement par les milieux patronaux qui permet l’installation dans notre canton de milliers de nouveaux arrivants ? Une politique qui conduira obligatoirement à construire des logements en grands nombre, à majorité sociaux, n’en déplaisent à la droite, au PAV et bien ailleurs. Les quotas, qu’une majorité de Suisses ont accepté pour maîtriser l’immigration est  - et reste - une solution que rejettent pourtant avec force ces mêmes responsables politiques.

Ainsi que l’UDC le répète à l’envi, la construction de 2'500 logements par année suffit amplement à couvrir les besoins démographiques genevois et permet aussi d’absorber une immigration selon nos besoins. Les milliers de logements que l’on construit sont en grande partie destinés à une immigration totalement incontrôlée par nos autorités. Nous rejoignons les craintes des milieux patronaux quant à l’aspect sociologique de cette arrivée soutenue d’étrangers peu argentés qu’il faudra soutenir financièrement dès leur installation mais ce n’est là qu’un aspect de la problématique d’un accroissement rapide et important de la population sur notre petit canton.

Le débat n’était pas exactement là où on aurait souhaité qu’il fut. Dans son discours de St-Pierre, Pierre Maudet nous annonce pour la fin de l’année une consultation des Genevois sur le développement de notre canton. Fort de ce succès, il y a peu de chance que le gouvernement pose les bonnes questions. Mais malgré tout, non, ce n’est pas plus qu’une défaite. Nous avons perdu une bonne occasion d’en découdre. Mais pas celle de nous taire.

Eric Bertinat, secrétaire général de l'UDC-Genève

Le Pavillon Sicli

Le Pavillon Sicli


10/06/2018

Votations du 10 juin 2018

Loi sur la Caisse de prévoyance des fonctionnaires de police et des établissements pénitentiaires

Le coup de force réussi de Pierre Maudet

L’UDC-Genève, une fois de plus, relève l’importance de la démocratie directe. Le vote sur le projet de loi sur la Caisse de prévoyance des fonctionnaires de police et des établissements pénitentiaires est un cas d’école. Alors que le Conseil d’Etat voulait faire passer en force sans même consulter les organisations du personnel, c’est donc finalement le peuple qui tranche en acceptant ce projet de loi.

L’assemblée générale de l’UDC, tenue le 16 avril dernier, s’était opposée à ce texte, estimant qu’il aurait un impact significatif sur les salaires des policiers et des gardiens de prison assurés dans cette caisse. La majorité des Genevois, n’ont pas été sensibles à cet argument ni aux difficultés induites par la LPOL (déconsidération et démotivation du personnel policier et des établissements pénitenciers ainsi que du fort taux d’absentéisme). L’UDC ne peut que le regretter.

PAV : La démesure est le seul vainqueur de cette votation

L’UDC est extrêmement déçue du résultat de cette votation. Elle s’oppose (et continuera à s’opposer) au nouveau projet PAV d’une part pour des raisons de proportion de logements d’utilité publique et de propriétés par étages. Et d’autre part, l’UDC constatait que cette absence de mixité des habitats illustre à merveille la volonté du Conseil d’Etat de faire de Genève une grande banlieue française à la densité suffocante. Des Genevois qui semblent donc satisfaits du développement du canton, de sa surpopulation, de ses innombrables chantiers, de ses bouchons et de ses futurs logements sociaux pour assurer l’arrivée de 100'000 nouveaux habitants qui seront pour la plupart subventionnés par l’Etat. Triste week-end.

Pour info :
Marc Fuhrmann, président et député
Thomas Bläsi, député et chef de groupe

Luc Barthassat et maquette TPG

Luc Barthassat et maquette TPG


08/06/2018

Apte au service militaire et apte à l’emploi !

L’UDC se soucie des pratiques discriminatoire et illégales de certains employeurs sur la place genevoise qui préfère embaucher un employé qui ne fait pas de service militaire, voire qui n’a pas besoin d’en faire comme c’est le cas des 107'000 détenteurs de permis de travail frontalier. Le groupe des députés UDC avait déposé en mai 2017 une motion (M-2397) invitant le Conseil d’Etat à mettre fin à cette pratique et à rendre rapport sur la façon dont il applique la loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes.

De son côté, la droite bourgeoise aime bien reconnaître quelque mérite aux textes que l’UDC dépose au Gd Conseil et aime encore plus trouver matière à démolir ces mêmes textes.

Mais chassez le naturel, il revient au galop. Le rapporteur PLR, chargé de rapporter les débats animés qui se sont déroulés durant le travail de la commission de l’économie, n’a pas pu s’empêcher de se livrer à ce jouissif petit jeu. Sous forme de conclusion, il écrit, un brin condescendant, que « Cette motion part certainement d’un bon sentiment, respectueux de nos institutions. Mais, et nos débats et les auditions auxquelles nous avons procédé démontrent bien qu’elle cumule les obstacles : non-conformité avec le droit supérieur, difficultés d’application et de contrôle, liste de discriminations à développer. »

C’est donc tout naturellement que ce petit jeu, toujours aussi jouissif, a perduré ce jour devant le Gd Conseil au moment de débattre de la proposition UDC. Aidée par la gauche, deux amendements ont élargi le thème pour rappeler que toute discrimination à l’embauche doit être combattue.

L’UDC, bonne fille, a soutenu ces amendements qui ont permis à son texte de passer la rampe du législatif. Va pour ne pas cibler le problème bien réelle de la discrimination à l’emploi des personnes astreintes au service militaire. Va aussi pour contrôler avec rigueur que ces mêmes personnes ne seront pas rejetées du marché de l’emploi pour avoir servi le pays. Et on vous promet que ce ne sera pas une corvée que d’éplucher le rapport du Conseil d’Etat obtenu par la motion UDC !

Pour info :
Stéphane Florey, député, membre du bureau
Patrick Lussi, député


07/06/2018

L’UDC Eric Bertinat présidera le Conseil municipal de la Ville de Genève

Largement soutenu tant par la gauche que par la droite, Eric Bertinat est appelé à présider le Conseil municipal de la Ville de Genève durant ces douze prochains mois.

Au cours de son intervention, Eric Bertinat n’a pas manqué de remercier ses collègues conseillers municipaux et son parti, l’UDC, pour la confiance témoignée en vue de l’exercice de cette tâche. Dans son discours, Eric Bertinat a relevé l’importance des dossiers traités par la Ville, aussi passionnants que coûteux qui dépassent parfois les frontières communales et suscitent un intérêt quasi cantonal.

Le désormais président du Délibératif de la plus grande commune du canton a regretté l’abstentionnisme chronique des électeurs genevois, constaté à nouveau lors des dernières élections cantonales, et relevé la nécessité de

​ revoir de fond en comble le règlement du Conseil municipal pour​ passer d’une alchimie parlementaire, parfois mystérieuse, à une rigueur indispensable au bon déroulement des travaux. Ceci avec pour buts l’efficacité, la compréhension, la simplicité, le plaisir de débattre, en rendant les débats plus fluides et encore plus intéressants pour notre population. ​Les difficultés que rencontrent les jeunes pour assumer leur mandat sera également l'un de ses soucis durant l'année à venir.

​Enfin, Eric Bertinat a lancé un appel à travailler sans relâche pour organiser et moderniser notre Ville et faciliter la vie aux communiers en ces temps si difficiles.

L’UDC-Ville de Genève et l’UDC-Genève adressent à Eric Bertinat leurs plus sincères félicitations et leurs meilleurs vœux pour une bonne année de présidence.

Eric Bertinat s'adresse aux Genevois

Eric Bertinat s'adresse aux Genevois


Communiqué de presse UDC Ville de Genève du 5 juin 2018

Pour tous renseignements :
Pierre Scherb, conseiller municipal Ville de Genève, chef de groupe
Eric Bertinat, conseiller municipal Ville de Genève

06/06/2018

Ma présentation d'Eric Bertinat comme candidat à l'élection du président du Conseil municipal de la Ville de Genève

J'ai eu l'honneur de présenter le nouveau président du Conseil municipal à ceux qui l'ont élu. Voici ce que j'ai dit à cette occasion:

Monsieur le Président. Mesdames, Messieurs les Conseillers municipaux, Chers Collègues,

Selon une tradition forte ancienne du Conseil municipal de la Ville de Genève, le premier vice-président suit son prédécesseur à ce poste et, à la fin de son mandat, est immédiatement appelé, à son tour, à présider le Conseil municipal. Je ne vais donc pas prolonger le suspense quant au nom de notre candidat, mais immédiatement vous le présenter:

Eric Bertinat vous est connu comme un des politiciens le plus accompli de Genève. Elu au Grand Conseil avant même d’avoir trente ans, il a vite démontré qu’il avait la politique dans le sang. Depuis 2011, il a également intégré le Conseil municipal. Il s’y est tellement plu qu’il lui a donné la préférence, en démissionnant du Grand Conseil, en 2013.

Grâce à son expérience, Eric Bertinat a pu faire bénéficier de ses compétences plusieurs commissions importantes dont je me borne à nommer la commission des finances. Il a présidé la Commission de la sécurité du domaine public de l’information et de la communication. A la fin de cette année de présidence, une seule question s’est posée: Quand Eric Bertinat allait-il reprendre la présidence du Conseil municipal?

Or, le moment tant attendu est enfin arrivé, si vous êtes aujourd’hui du même avis que les commissaires de la CSDOMIC de l’époque. Ce d’autant plus que vous avez pu voir Eric Bertinat à l’œuvre durant l’année écoulée. Vous avez remarqué que cet homme qui a des convictions politiques fortes, en sait faire abstraction, lorsqu’il s’agit de trouver un consensus ou encore la juste mesure.

Je vous recommande ainsi d’élire Eric Bertinat à la présidence du Conseil municipal à une large majorité, ou mieux encore, pourquoi pas, à l’unanimité!

Eric Bertinat, président du Conseil municipal de la Ville de Genève

Eric Bertinat, président du Conseil municipal de la Ville de Genève


05/06/2018

PAV: plus le nombre de logements sociaux est grand, plus les personnes à petits revenus sont nombreuses

Au moment de voter sur le PAV, voici la prise de position de l'UDC, exprimée par Paul Boumy:

L’Entente aurait-elle du plomb dans l’aile ? On est en droit de se poser la question alors qu’approche la votation sur le PAV. En effet, le 10 juin prochain, les Genevois devront décider quel type de quartier ils veulent voir émerger. D’un côté, en cas de non, c’est la loi initiale avec 10'500 logements qui serait appliquée et, de l’autre côté, en cas de oui, la loi serait revue et permettrait la construction de 12'400 logements, dont un plus fort taux de logement sociaux.

Officiellement, l’Entente et l’UDC en appellent à refuser cette nouvelle mouture. Sur Facebook le député PLR Cyril Aellen argumente ainsi : « Si, en moyenne, ces logements sont occupés par trois personnes, cela fera 37’200 habitants supplémentaires dans un seul quartier. Autant que toute l’actuelle commune de Vernier, deuxième commune la plus peuplée du Canton. Construire et accueillir de nouveaux habitants, c’est bien, mais cela doit-il nous dispenser de réfléchir sur le modèle de développement de notre Canton ? Assurément non. Le PAV, pas comme cela ! »

Au sein du même parti, l’ancien conseiller d’Etat Mark Muller à l’origine du PAV, tient lui un tout autre discours. Pour l’ex-élu, la loi initiale «va dans la bonne direction». Il regrette que la droite, «contre toute logique», soit contre cette loi. Vous avez dit bisbille ?

A l’UDC, il est évident que nous nous opposons à ce projet revu et corrigé. Bien dans nos bottes, nous ne souhaitons pas voir un tel quartier. Surtout, on le répète, plus le nombre de logements sociaux est grand, plus les personnes à petits revenus sont nombreuses. De fait, cela prive les autorités de recettes étant donné que, logiquement, les personnes à petits revenus paient peu, voire pas d’impôts.

Comme l’ajoute encore le député PLR Cyril Aellen: «Les dépenses sociales prennent l’ascenseur. Elles augmentent déjà bien plus vite que les recettes fiscales. Élément déterminant de la croissance démographique, l’augmentation massive du nombre de logements sociaux sur le territoire de notre Canton aura un impact direct sur cette dépense, déjà en forte croissance».

Nous ne pouvons que souscrire à cette implacable argumentation.

Newsletter N° 219 UDC Genève du 5 juin 2018


Tours en construction autour de "Lancy-Pont-Rouge", première grande réalisation du projet Praille - Acacias - Vernets (PAV)

Tours en construction, première grande réalisation du projet Praille - Acacias - Vernets (PAV)