25/09/2018

Le peuple veut une agriculture indigène autodéterminée

L'échec des deux initiatives agricoles lancées par la gauche n'est pas une surprise. Ces deux projets étaient extrêmes. Pour l'UDC, le double non du souverain est un vote clair et net en faveur de l'agriculture indigène actuelle et d'une production nationale d'aliments de qualité.

L'UDC se réjouit de ce refus clair des deux initiatives. Le peuple ne veut pas de bureaucratie et de prescriptions supplémentaires pour la production et la vente de denrées alimentaires. Les standards en vigueur sont suffisamment élevés. Les votants ont bien compris que ces deux initiatives agricoles avaient pour principal effet d'alourdir la bureaucratie et la réglementation, d'augmenter les prix des aliments et, partant, d'encourager encore plus le tourisme d'achat à l'étranger.

Les règles de l'OMC en vigueur ne permettent pas, par exemple, d'interdire l'importation d'œufs de poules élevées en cage. Le Conseil fédéral et l'association economiesuisse ont donc menacé à plusieurs reprises que l'initiative "Pour des denrées alimentaires saines et produites dans des conditions équitables et écologiques" ne pourrait de toute manière pas être appliquée en raison du droit international. Cette argumentation est inacceptable. Les décisions populaires et les dispositions constitutionnelles qui en découlent sont contraignantes. Ce principe vaut tout particulièrement pour la conception de la politique agricole. Les choix du peuple ne peuvent en aucun cas être éludés sous le prétexte de conventions internationales et d'accords de libre-échange agricole.

Seule l'acceptation de l'initiative populaire pour l'autodétermination le 25 novembre prochain garantit que le peuple et les cantons puissent continuer de fixer définitivement les conditions-cadres de l'agriculture et le mode de production agricole.

Les voies cyclables, qui étaient jusqu'ici de la compétence des cantons et des communes, seront à l'avenir l'affaire de la Confédération. C'est ce que la majorité des votants a décidé. L'UDC prend acte avec regret de ce nouveau progrès de la centralisation. On ose espérer que le trafic routier, déjà largement négligé par la Confédération, ne pâtisse de surcroît de l'application pratique de ce nouveau projet.

(Communiqué de presse UDC du 24.9.2018)

Vignoble en terrasse

Vignoble en terrasse


24/09/2018

Le directeur général Francis Gurry ouvre l’assemblée des Etats membres de l’OMPI

L’assemblée des Etats membres de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) se réunit cette année pour la cinquante-huitième fois. Avant tout, son directeur général Francis Gurry a exprimé sa satisfaction par rapport au grand succès de son organisation. En seulement 20 ans, elle a réussi à augmenter son activité de 200% en moyenne. Pour rappel, la propriété intellectuelle concerne le droit d’auteur, les brevets, les marques, les dessins et modèles industriels et les indications géographiques.

L’OMPI a ainsi inventé et gère au niveau mondial les systèmes internationaux des brevets (PCT), des marques (système de Madrid), des dessins et modèles (système de la Haye), des appellations d’origine (système de Lisbonne) et de dépôt des micro-organisme (système de Budapest).

Francis Gurry fournit son rapport

Francis Gurry fournit son rapport


23/09/2018

La démocratie n’est pas encore morte en Suisse: journée de votation

Ce dimanche 23 septembre 2018, les Suisses sont une fois de plus appelés aux urnes, afin de trancher eux-mêmes une question, ou plutôt trois questions, qui auront une influence sur leur vie.

A Genève, il y a trois possibilités d’exprimer sa volonté. La première est le vote traditionnel en se rendant dans le local de vote de sa commune. Afin de garantir le bon déroulement de cette opération électorale, une équipe composée d’un président de local de vote (comme votre serviteur, par exemple), d’un vice-président de local de vote et d’au minimum quatre jurés vous y attend. Attention à ne pas oublier votre carte d’identité avec votre carte de vote et les bulletins de vote.

La deuxième possibilité est le vote par correspondance jusqu’au jeudi qui précède le scrutin et la troisième le vote par internet jusqu’à samedi à midi.

Une urne du 18e siècle

Une urne du 18e siècle


03/09/2018

Les journées européennes du patrimoine 2018 ou la célébration de la frontière

Le thème aurait pu nous induire en erreur. «Sans frontières» aurait pu être compris comme s’il n’avait pas de frontières ou comme si un état d’inexistence de frontières était souhaitable. Il n’en est rien. Les frontières sont tout simplement indispensables à la civilisation.

Le Conseiller d’Etat Antonio Hodgers l’a bien reconnu au moment de présenter les Journées européennes du patrimoine aux journalistes, dans le magnifique cadre du musée Ariana: «En réalité, les frontières existent. Il aurait donc été préférable d’appeler ses journées Perce-frontières».

Une fois n’est pas coutume, je suis entièrement d’accord avec lui.

Antonio Hodgers et Rémy Pagani

Antonio Hodgers et Rémy Pagani


Le bâtiment de l'ONU vu depuis le dôme du musée Ariana

Le bâtiment de l'ONU vu depuis le dôme du musée Ariana


02/09/2018

Le jardin botanique et les déchets: état des lieux

Au moment où les antispécistes veulent nous faire croire que l’animal est l’égal de l’homme, je suis intrigué par une exposition du Jardin botanique de la Ville de Genève. Il me semble qu’elle traite d’un sujet qui ne concerne que l’homme: la production et le traitement des déchets. Voici ce que l’on y apprend, entre autres:

En Suisse, plus de 1,3 million de tonnes de déchets organiques sont traitées dans 235 installations de compostage ou dans des installations de méthanisation.

En 2013, plus de 21,5 millions de tonnes de déchets ont été produits en Suisse.
Le secteur de la construction génère à lui seul près de 12 millions de tonnes de déchets par an (hors excavations), dont une grande partie est valorisée.
Les déchets urbains viennent en deuxième position avec quelques 700 kg par habitant en 2013.

Si la quantité des déchets ne cesse d’augmenter en Suisse, la gestion et le recyclage de ceux-ci est en constante amélioration: 51% des déchets urbain ont ainsi fait l’objet d’une collecte sélective en 2013, contre 40% en 2000.

⅓ des aliments finissent à la poubelle!


L'exposition sur les déchets et le compost

L'exposition sur les déchets et le compost


L'état de la situation en Suisse

L'état de la situation en Suisse



27/08/2018

Méthodologie étrange au comité intergouvernemental de l’OMPI

Ce matin, le président de session australien Ian Goss a ouvert la trente-septième session du comité intergouvernemental (CIG) de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Ce faisant, il a suivi la méthodologie et le programme établis par ses soins. Fait étrange, les groupes régionaux, l’Union européenne, les pays ayant une position commune et le groupe de travail autochtone étaient invités à présenter des déclarations liminaires d’une durée maximale de trois minutes chacune, s’ils le souhaitaient. Toute autre déclaration liminaire pouvait être remise au secrétariat par écrit en vue de son inclusion dans le rapport.

Ayant assisté à cette conférence en tant que membre de l’ONG camerounaise Health and Environment Program (HEP), j’ai été intrigué par cette façon inique d’exclure certains participants de se faire entendre. Ne soyons pas dupes, l’inclusion dans le rapport ne servant strictement à rien dans la mesure où il ne sera lu que par quelques initiés. La majorité des Etats membres présents ne pourra par contre pas prendre connaissance d'un avis divergent d'un observateur, notamment avec le groupe de travail autochtone par lequel il ne se sent pas représenté. Lazaro Pany Anagua du mouvement indien Tupaj Amaro a réussi à parler tout de même et à faire sa déclaration liminaire. Il a ainsi dénoncé que ce «groupe de travail autochtone» n’était pas représentatif des peuples autochtones. Il a ajouté que plusieurs de ses membres n’avaient jamais rien fait lors des conférences du CIG et qu’ils ne pratiquaient qu’une sorte de tourisme.

HEP n'a pas pu exprimer sa position, en application de ladite méthodologie.

Ian Goss parle

Ian Goss parle


26/08/2018

L’été touche à sa fin à Genève

Après les journées chaudes de l’été, nous vivons un week-end bien plus frais. Tout le monde respire mieux. La stupeur qui nous a empêché de réfléchir calmement et qui nous a poussé à voyager, quid à la montage en recherche de fraîcheur, quid au bord de la mer à la recherche du dolce fare niente, fait place à une nouvelle envie d’explorer le ici et maintenant.

Pour une fois, la douce oisiveté était aussi de mise à Genève, sans l’ambiance de ses fêtes. Les touristes l’ont vite compris et ont boudé notre cité, sauf quelques intrépides qui se sont contentés de faire une croisière sur le lac et peut-être une excursion à Chamonix.

Les drapeaux devant l’ONU ont retrouvé leur place, après avoir été rangés durant une semaine en honneur de feu Kofi Annan. Au jardin botanique, les nénuphars rêvent sur les eaux.


Les drapeaux sont à nouveau hissés

Les drapeaux sont à nouveau hissés


Les nénuphars du jardin botanique

Les nénuphars du jardin botanique


23/08/2018

Oskar Freysinger s’exprime sur l’autodétermination

L’ancien Conseiller d’Etat valaisan est épanoui. Il a enfin le temps d’écrire à sa guise, au lieu de le faire sous pression, comme cela avait été le cas durant de longues années. Il vient ainsi de publier son dix-septième livre intitulé Le côté obscur de la lumière. A cette occasion, il vient de se livrer durant une interview de 25 minutes.

Le journaliste a profité de l’occasion pour connaître sa position par rapport à l’initiative sur l’autodétermination. Oskar Freysinger rappelle que le principe fondateur de la Suisse est l’indépendance. Ce que nous pouvons décider nous-mêmes doit être décidé par nous-mêmes. Les décisions sont alors plus près de notre vécu et plus pragmatiques. On constate que là où il y a une démocratie directe, les impôts sont d’un tiers moins élevés que sous un gouvernement centralisé. Nous avons en Suisse une légitimité donnée par le peuple. Tout à coup, nous devrions nous soumettre à un droit diffus déterminé par des gens qui sont cooptés, sans aucune légitimité politique. Ils sont dans une sorte de vase clos et décident dans l’intérêt de ceux qui les ont nommés et qui les paient.

Le droit international est en plus à géométrie variable. Deux situations semblables sont traitées différemment, par exemple le Kosovo, une province élevée par décision de l’OTAN au statut d’Etat, sans que cela ne pose le moindre problème, et la Crimée où la population a voté l’indépendance, ce que les Américains refusent d'accepter.

Les Allemands pratiquent clairement ce que l’initiative sur l’autodétermination demande, c’est-à-dire que le droit allemand est considéré comme supérieur aux décisions qui viennent de Bruxelles ou de Strasbourg. Ils ont la supériorité de leur Grundgesetz qui n’est même pas une vraie constitution et de leurs lois sur le droit «supérieur». L’Allemagne est membre de l’Union européenne, tandis que nous ne le sommes pas. Pourquoi la Suisse, un Etat souverain, devrait-elle se soumettre à ce diktat franchement discutable?


20/08/2018

Les journées européennes du patrimoine 2018 ou la Versoix fait frontière

Le thème des journées européennes du patrimoine de cette année est «sans frontières». Je ne m’arrête pas ici à la question de la pertinence de ce choix à l’heure où la nécessité d’avoir des frontières (entre cellules, voisins, états) est de plus en plus visible. Le but de cette note est plutôt de m’étonner que même les concepteurs de cette manifestation ne le contestent pas, mais le mettent plutôt en avant.

Le projet N° 20 du canton de Genève est donc consacré à «Sauverny, où la Versoix fait frontière». Le 1er et 2 septembre, la population est ainsi invitée à une promenade le long de la Versoix, à la découverte de son patrimoine.

Extrait du programme: «La Versoix marque la limite entre la France et la Suisse, de Bogis-Bossey à Bossy, et divise le village de Sauverny. C’est au moment du traité de Paris, en 1815, que la rive gauche de la rivière est rattachée à la Suisse. Pour autant la communication entre les deux rives est maintenue d’abord par un pont en bois, puis en maçonnerie, et enfin dès 1960 grâce au pont actuel.»

Comme quoi les frontières sont nécessaires pour maintenir sa propre existence et identité, sans empêcher le contact nécessaire et souhaité.

Sauverny, où la Versoix fait frontière

Sauverny, où la Versoix fait frontière