30/04/2019

Conseil municipal: il faut améliorer la place Cornavin

Le Conseil municipal s'est penché sur la proposition du Conseil administratif d'extension de la gare Cornavin PR-1332. Voici mon intervention:

Si la Ville de Genève a bien été fondée en Vieille-Ville et autour de la cathédrale Saint-Pierre, force est néanmoins de constater que son centre s’est déplacé lentement vers la rive droite. La gare Cornavin avait été construite en dehors de la Ville afin de ne pas la couper en deux et d’épargner aux Genevois les énormes nuisances dues à la vapeur et au bruit. Devenue un pôle d’attraction, les Genevois ont commencé à se rapprocher d’elle. Ce rapprochement s’est encore accéléré avec l’ouverture des nouvelles ligne du tram 14, 15 et 18. L’extension planifiée de la gare Cornavin veut maintenant en faire son centre. Au moins c’est l’impression qu’un des commissaires de la Commission de l’aménagement et de l’environnement a eu lors de la présentation de ce projet. Les travaux s’étalent ainsi de 2017, avec le lancement de l’avant-projet, à 2030 et la mise en service de la nouvelle gare. Des changements substantiels sont prévus, notamment la fermeture à la circulation de la rue de Montbrillant derrière la gare et la fermeture à la circulation de la place Cornavin. La rue des Alpes deviendra bi-directionnelle. Le boulevard James-Fazy sera réservé à la circulation, tandis que la rue des Terreaux-du-Temple sera réservée aux trams circulant dans les deux directions.


Avec ce projet, la Ville de Genève semble tabler sur une réduction de la circulation motorisée qui disparaîtra carrément des alentours de la gare. Les commissaires ont aussi eu l’impression que, pour se rendre depuis la rive gauche à la Perle du Lac, il faudrait passer par l’avenue Giuseppe-Motta, puis par l’avenue de France, c’est-à-dire par la moyenne ceinture planifiée par le canton de Genève, ce qui semble aberrant.


L’étude que le Conseil administratif sollicite devrait contenir la présentation des conséquences de la fermeture des axes routiers nord et sud longeant la gare Cornavin. Il s’agit de s’assurer que ces mesures ne prétéritent pas les commerçants qui verront une partie de leur clientèle s’en aller vers la France voisine. Il faut aussi garantir aux touristes l’accessibilité à la rade. La Ville de Genève, peut-elle être sûre d’une diminution de la circulation tandis que le plan directeur cantonal prévoit une Genève à 600’000 habitants avec autant d’étrangers en plus peu habitués et enclin à utiliser les vélos et transports publics et qui tiennent à leur propre voiture? A cela s’ajoute que la passion des jeunes qui s’est enflammée depuis quelques semaines pour le climat risque de retomber aussi rapidement qu’elle est apparue devant le constat qu’il est plus facile de réclamer des autres des mesures que de les appliquer à soi-même. Il est donc fort vraisemblable que la stratégie d’enfumage des verts échoue et que la raison l’emporte. Nous ne verrons probablement pas l’interdiction idéologique des chauffages au mazout et des moteurs à combustion ainsi que des taxes élevées sur les prix de l’essence et du mazout, mais plutôt la protection de l’environnement comme l’UDC la prône, c’est-à-dire par de nouvelles innovations et la recherche.


Pour toutes ces raisons et les incohérences du projet soulevées, même s’il ne s’agit que d’un crédit d’étude avec tout de même 4 milliards de francs en jeu au final, des travaux à n’en plus finir et une ville complètement bloquée et verrouillée, le groupe UDC votera non à la PR-1332.

La gare Cornavin

La gare Cornavin


27/04/2019

Loi sur les armes : Schengen n’est pas menacé

L’UE est la première intéressée à ce que la Suisse reste dans Schengen. Pour le Conseil fédéral et certains milieux économiques, il n’y a pas d’autre choix que d’adopter cette révision, sous peine d’exclusion de la Suisse de Schengen et de rétablissement de frontières hermétiques, avec de lourdes répercussions financières.

En réalité, l’accord qui lie la Suisse à Schengen ne comprend pas de clause guillotine mais une procédure de négociation pour aplanir les divergences (cf. art. 2 à 4 et art. 7 du traité qui lie la Suisse à l’accord Schengen).
Il est important de relever que notre appartenance à Schengen bénéficie largement à l’UE, qui en tire de nombreux avantages économiques, des emplois, ainsi que diverses contributions – financières et autres – dont s’acquitte notre pays. Quelques chiffres à ce propos :

    Balance commerciale Suisse-UE pour 2018: 20.45 milliards de CHF en faveur de l’UE, en hausse de 4.66 milliards par rapport à 2017 ;
    Participation financière de la Suisse à l’accord Schengen pour la période 2008-2013: 57 millions de CHF ;
    Première contribution helvétique au fonds de cohésion de l’UE depuis 2007: 1.3 milliards de CHF ;
    Deuxième contribution au même fonds selon le message approuvé par le Conseil fédéral le 28 septembre 2018: 1.3 milliards de CHF.

On imagine difficilement l’UE renoncer dans les temps difficiles qu’elle traverse à cette manne financière en raison d’un désaccord sur un élément aussi secondaire du traité.

D'ailleurs, les voix prophétisant la sortie imminente de notre pays des accords Schengen en cas de « mauvais » vote ne s’élèvent qu’en Suisse, et pas dans l’UE. On le comprend aisément au vu des chiffres ci-dessus… Dans l’UE, la votation du 19 mai n’est pas un thème et ne fait d’ailleurs l’objet d’aucun suivi médiatique chez nos voisins contrairement à d’autres votes qui ont, eux, pu susciter la polémique.

Les coûts annoncés d’une hypothétique sortie de la Suisse de Schengen sont fantaisistes
Depuis plus d’un mois, l’estimation des coûts qu’entraînerait une sortie de Schengen oscille de 500 millions à 11 milliards selon les sources. Les partisans du oui se gardent bien d’avouer l’origine de ces chiffres : une étude commanditée par les Affaires Européennes au bureau d’études ECOPLAN où on lit en p. 47 de la version française : «Afin de pouvoir procéder néanmoins à l’estimation des éventuelles conséquences économiques, l’étude ECOPLAN a dû s’appuyer sur diverses hypothèses dont certaines seulement reposent sur des données empiriques.» Dans ce passage, les auteurs de l’étude admettent eux-mêmes l’impossibilité de fournir des chiffres concrets et fiables sur une partie de ces coûts.

Et, de toute manière, dans la pire et la plus improbable des hypothèses : La Suisse ne serait pas sourde et aveugle

L’hypothétique perte d’accès au Système d’Information Schengen (SIS) ne nous laisserait pas du tout aveugles, car nous disposerions toujours des bases d’Interpol qui fonctionnent depuis plus longtemps et mieux que le SIS. Il est bien connu dans les milieux policiers que ce dernier souffre de données lacunaires ou périmées. Au demeurant, selon certains experts en la matière, une contribution financière au SIS est tout à fait envisageable pour en conserver l’accès et maintenir la réciprocité du flux d’information.

Le tourisme ne serait pas impacté

Le retrait de la Suisse de Schengen ne l’empêcherait en rien d’accorder une équivalence automatique aux possesseurs d’un visa Schengen valable, cette facilité étant de la seule compétence de la Suisse. Un état non membre de l’accord Schengen, et pourtant situé au centre de cet espace, le fait couramment : Monaco. Les milieux touristiques et hôteliers ne subiraient par conséquent aucun préjudice.

Notre sécurité ne serait pas compromise

D’une part, eu égard au nombre de cas concrets d’actes terroristes en augmentation, Schengen ne représente pas un gage de sécurité accrue. D’autre part, Madame KELLER-SUTTER a reconnu qu’il n’y a quasiment pas d’usage abusif d’armes en Suisse. Ainsi, renoncer à cet «acquis Schengen» ne représente pas un risque sécuritaire, la loi actuelle étant manifestement suffisante.

Cet article est paru sur le site du "Comité Liberté & Ouverture – Genève" qui a vu le jour à Genève afin de fédérer les bonnes volontés contre la modification de la loi sur les armes. Cette association, issue de la société civile, est indépendante de tout parti politique et de toute association d’intérêt, que ce soit au niveau cantonal ou fédéral.

La Suisse a déjà très bien réglé les questions de l'acquisition, de la possession et de l'utilisation des armes

La Suisse a déjà très bien réglé les questions de l'acquisition, de la possession et de l'utilisation des armes




26/04/2019

Accord institutionnel et la Ville de Genève: vivre sans subventions

Le jargon des accords institutionnels est à peu près incompréhensible pour le commun des mortels et même pour les juristes les plus expérimentés. Les seuls qui s’y retrouvent sont les fonctionnaires bruxellois qui ne ratent pas une occasion pour interpréter une disposition en défaveur de la Suisse.

Une grande partie des spécialistes s’accordent cependant de constater que la phrase suivante (tirée de l'art. 8A de l'accord) exclut en principe dorénavant les subventions à tous les niveaux:

«Sauf dérogations prévues par les accords visés au paragraphe premier du présent article,
a) sont incompatibles avec le bon fonctionnement du marché intérieur, dans la mesure où elles
affectent les échanges entre les Parties dans le champ d'application des accords visés au
paragraphe premier du présent article, les aides accordées par la Suisse ou par les États membres
de l'Union européenne ou au moyen de ressources d'État sous quelque forme que ce soit qui
faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou
certaines productions.»

Il y a peu, la majorité des électeurs genevois a refusé une légère baisse des subventions. Que va-t-elle donc faire maintenant que la totalité des subventions accordées aux associations est en jeu?

Imposer à la Suisse les normes européennes

Imposer à la Suisse les normes européennes


25/04/2019

Karin Keller-Suter se tire une balle dans le pied

Surnommée KKS par la Tribune de Genève, la conseillère fédérale Karin Keller-Suter croyait sûrement être très maline. Constatant que beaucoup de tireurs étaient sensibles aux coûts pour obtenir un permis d’acquisition d’une arme, elle a décidé de le baisser. Mal lui en a pris, car elle a sensibilisé la population aux coûts qu’elle devraient supporter en cas d’acceptation de la directive de l’UE sur les armes.

Aujourd’hui l’acquisition d’un permis d’acquisition d’une arme coute Frs 50.- approximativement. Avec l’acceptation des oukases de l’UE, le prix doublerait pour chaque tireur. KKS croyait donc pouvoir apaiser l’ire des tireurs et les amener à accepter l’inacceptable en les libérant de cette surtaxe. Elle n’a fait que souligner leur réalité en voulant la mettre sur le dos du contribuable. En réalité, chaque canton ne devrait pas seulement supporter cette augmentation, mais encore financer la surcharge administrative. Pour le canton de Genève, il s’agirait de renforcer à hauteur de 50% l’effectif du service des armes et dédié à la gestion du domaine des armes, soit trois postes à plein temps.

Karin Keller-Suter

Karin Keller-Suter


24/04/2019

Plan destructeur cantonal 2030 : la démesure en marche !

Portée par le ministre vert champion du bétonnage, la révision du plan directeur cantonal 2030 est adoptée par une majorité du Grand Conseil. La fuite en avant, visant à surdensifier le canton et à accueillir toujours plus d’immigration, est actée. Il s’agit aussi de préparer une libre circulation sans entraves, que ce soit sous forme d'accès au marché de l'emploi ou du logement en sacrifiant au passage nos équilibres sociaux et environnementaux.

Les récentes manifestations pour le climat sont restées sans effet sur la révision du plan directeur cantonal (PDCn) qui contraint à surdensifier Genève et à sacrifier la zone villas et son apport en matière de biodiversité. C’est aussi oublier que plus de population, c’est aussi plus de déplacements et donc plus de pollution.

La révision est un leurre destiné à intégrer les remarques de la Confédération qui, rappelons-le, avait validé le plan directeur cantonal 2030 en 2015. La révision ne change rien aux « principes » du PDCn qui entendent imposer un canton surpeuplé sous prétexte de construire vite et beaucoup en vue d’accueillir toujours plus d’habitants à Genève. D’un point de vue fiscal, la destruction de secteurs entiers en zone villas se traduira par un impact critique sur les recettes.

Notre canton dispose pourtant de suffisamment de terrains pour construire des logements pour ses propres résidents au cours de ces 30 prochaines années. Les milliers de nouveaux logements prévus ne sont pas destinés, comme aiment à le répéter la gauche et les partis bourgeois, à « loger nos enfants » ou à rapatrier les Genevois « de l’extérieur ». Ils serviront à satisfaire à la surdensification démente infligée par le Conseil d’Etat et par une majorité de députés qui ont voté pour le Plan directeur cantonal 2030 qui prévoit une population de 600’000 personnes sur le sol genevois.

(Communiqué de presse UDC Genève du 10 avril 2019)

Pour tous renseignements :

Stéphane Florey, député, rapporteur de minorité

Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale

Halte à la démesure

Halte à la démesure


23/04/2019

Sans le savoir, Guillaume Barazzone donne raison à l’UDC

Le nouveau programme de l’UDC le dit clairement: »Notre environnement se porte bien. Nos sols et nos cours d’eau sont en excellent état. Les emissions et substances nocives baissent depuis des décennies. Une nature superbe est un des grands atouts de la Suisse.»

Tout catastrophisme est donc malvenu et ne fait que nuire à la qualité de vie de ceux qui le vivent, c’est-à-dire des Verts et de la gauche en général. Nous n’avons pas besoin de toujours plus de régulations et d'interdictions, mais pouvons continuer la préservation de notre environnement naturel tel que nous le faisons avec grand succès depuis longtemps. Pensons seulement à la protection des forêts pratiquée en Suisse depuis 125 ans.

Guillaume Barazzone a maintenant suivi le souhait exprimé par le Conseil municipal d’interdire l’utilisation des gobelets en plastique à usage unique. Sont aussi concernés les pailles, les couverts, les assiettes, les contenants en tous genres, les sacs plastique, les bâtonnets pour mélanger les boissons et les tiges des ballons gonflables pour enfants. Mais, diriez-vous, il s’agit donc bien d’une nouvelle interdiction et l’UDC ne veut pas de nouvelles interdictions? Eh bien non. La Ville de Genève n’étant pas compétente pour réglementer en la matière, il ne s’agit en réalité pas d’une interdiction, mais d’une condition pour organiser des manifestations. C’est dans ce sens là que Guillaume Barazzone applique le programme de l’UDC d’appliquer strictement les règles en vigueur.

Nous lui en sommes reconnaissants.

La fin des gobelets non réutilisables

La fin des gobelets non réutilisables


22/04/2019

Un chiffre qui interpelle : 17 actes de violence/jour

Dans les chiffres de la criminalité genevoise de l’an passé, dévoilés la semaine dernière, la police cantonale genevoise a annoncé une hausse de 12% des atteintes contre la vie et l’intégrité corporelle par rapport à 2017. On dénombre ainsi 4'002 infractions de violence (qui comprennent notamment la menace et la contrainte) et 2'198 infractions contre la vie et l’intégrité corporelle en 2018. Soit, dans nos rues, 17 actes violents par jour, dimanche y compris.

Les quarante aspirants ainsi que le nouveau policier déjà breveté (provenant d'un autre canton), qui ont prêté serment à la cour de Saint-Pierre la semaine dernière ne seront pas de trop !

(Eric Bertinat in Newsletter UDC N° 266 du 1er avril 2019)

Genève est la ville la moins sûre de Suisse

Genève est la ville la moins sûre de Suisse


21/04/2019

Pâques: le Christ est ressuscité

Les mauvaises nouvelles pour l’église catholique s’enchaînent. Scandale des prêtres pédophiles, incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris, attentats meurtriers au Sri Lanka. Est-ce un signe qu’une période arrive à son terme et sera remplacée par autre chose, comme on peut le lire ça et là?

La périodicité du temps est un mythe de la mythologie grecque et romaine. Le monde commence par l’âge d’or, suivi de l’âge d’argent, de l’âge d’airain et finalement de l’âge de fer. La périodicité astrologique évoquée par les adhérents New Age part du principe que nous entrons maintenant dans l’ère du Verseau en sortant de celle des poissons dans laquelle nous sommes censés être.

Pour le Chrétien, ces idées émanent du monde païen. Elles sont l’expression de ce qu’il attend, c’est-à-dire voir l’œuvre de faux prophètes qui essaient de détourner les croyants. L’avertissement de Pierre garde ainsi toute son actualité (2 Pierre 2): «Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront sournoisement des sectes pernicieuses… Plusieurs les suivront dans leurs dérèglements et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux.»

Comme à l’époque des premiers apôtres, le message de Pâques est cependant toujours annoncé: le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité.

Le message reste le même

Le message reste le même

20/04/2019

Plan directeur cantonal 2030, première mise à jour

Le plan directeur cantonal 2030 a été approuvé en 2015 par le Conseil fédéral, mais avec de nombreuses réserves et observations qui sont à l’origine, trois ans seulement après son adoption par le Grand Conseil, d’une première mise à jour.

A-t-on profité de cette opportunité pour corriger le tir et mettre fin à la surdensification planifiée de Genève, à l’origine de la dégradation du cadre de vie de notre canton ?

Quel est l’utilité de cette première révision ? 

Cette révision est un leurre destiné à intégrer les remarques de la Confédération qui, rappelons-le, avait validé le plan directeur cantonal 2030 (PDCn) en 2015, validation accompagnée de réserves limitant le développement du canton en extension sur la zone agricole en raison du quota des surfaces d’assolement (SDA) à respecter.

Pourquoi cette première révision ne donne-t-elle pas satisfaction ?

La pression sur la zone 5 (villas) est toujours aussi grande. Prévoir de déclasser 11% de cette zone d’ici 2030 est beaucoup trop élevé pour l’UDC. D’autant que si l’on considère tous les terrains déjà déclassés en zone de développement, nous avons ici une réserve de terrain largement suffisante pour y construire du logement, pour les 30 prochaines années, destiné à nos résidents. La révision ne change rien aux « principes » du PDCn qui entendent imposer à un canton surdensifié de nouvelles lignes directrices sous prétexte de construire vite et beaucoup en vue d’accueillir toujours plus d’habitants à Genève. Il s’agit d’une vision destructrice de notre patrimoine naturel et bâti, mettant en péril nos équilibres sociaux et environnementaux.

La zone agricole est-elle mieux préservée avec cette révision ?

La première révision va certes en partie dans le sens des remarques de la Confédération, mais elle ne vaut que jusqu’à 2030, comme pour la zone 5 (villas). Après cette date, un amendement demandant que le Conseil d’Etat renégocie le quota de SDA a été accepté. Aujourd’hui, nous ne devrions pas déclasser de la zone agricole pour y construire du logement, nous n’en avons plus besoin !

Mais qu’en est-il de la crise du logement ? Ne faut-il pas construire davantage pour « détendre » le marché du logement ?

Il faut à ce stade oser dire la vérité dont personne n’ose parler de peur d’être montré du doigt. Aujourd’hui, si nous devons construire autant de logements, c’est uniquement parce que Genève subit la démesure d’une politique migratoire incontrôlée. Il faut rappeler que les trois quarts de l’augmentation de la population sont dus à l’immigration. C’est cette immigration incontrôlée qui est à l’origine de la raréfaction des logements disponibles.

L’immigration incontrôlée est donc lourde de conséquences pour Genève ?

Elle contraint à surdensifier Genève et à sacrifier la zone villas. La destruction de secteurs entiers en zone villas se traduira par un impact critique sur les recettes fiscales. Il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui, 80% des impôts des personnes physiques proviennent des résidents de la zone villas. On ne peut que s’opposer à la suppression du substrat fiscal du canton pour y construire énormément de logements, principalement destinés à des populations migrantes paupérisées. Preuve en est l’explosion des dépenses d’aide sociale.

Faut-il pour autant cesser de construire du logement ?

Bien sûr que non ! Il y a d’autres moyens pour construire du logement, mais uniquement ce qui est nécessaire. Certaines fondations, comme la FPLC, mais également des communes, disposent d’une immense réserve de terrains. Il y a également suffisamment de zones déjà déclassées en zone de développement. Le potentiel de la loi sur les surélévations n’a pas encore atteint son maximum tout comme plus récemment la loi sur la transformation des bâtiments commerciaux en logements. Si le potentiel de toutes ces lois était correctement utilisé, nous aurions très certainement beaucoup moins de soucis en matière de logement et encore moins de crise comme on la connaît encore aujourd’hui.

Peut-on combattre démocratiquement le plan directeur cantonal ?

Le PDCn est, suivant le système de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT), un instrument de coordination avec un caractère de nature programmatique. Adopté par résolution par le Grand Conseil, il échappe au référendum. Le plan directeur cantonal n’aurait pas d’effets sur les droits et les obligations des particuliers, bien que les nombreuses mesures subséquentes prises par le canton (dont les modifications de zones) soient pourtant justifiées par le plan directeur. A notre avis, la population devrait également avoir son mot à dire sur le PDCn et sur ces modifications. Le PDCn ne doit pas être « un chèque en blanc » pour nos autorités.

Qu’aurait dû proposer le Conseil d’Etat ?

Ce qui aurait été plus ambitieux, de la part du Conseil d’Etat, aurait été de proposer l’inverse de ce qu’il demande. Garantir la pérennité de notre zone agricole, en stoppant net toutes nouvelles études de déclassement sur cette zone et plus spécifiquement sur les SDA. Reclasser des centaines d’hectares de zone à bâtir en zone agricole. Redéfinir le taux de déclassement de la zone 5 (villas) à 1% maximum contre 11% aujourd’hui, soit garantir la pérennité de 99% de la zone villas. Proposer de reclasser certains périmètres actuellement en zone de développement en zone villas. Au lieu de cela, le Conseil d’Etat s’évertue à poursuivre sa longue fuite en avant avec comme conséquence la destruction de notre canton. Laissant ainsi à nos générations futures un canton surpeuplé et un environnement réduit à son strict minimum. Tout le contraire d’un canton où il fait bon vivre !

(Stéphane Florey, député et rapporteur de minorité sur le projet de 1re mise à jour du plan directeur cantonal 2030 in Newsletter UDC N° 266 du 1er avril 2019)

Faire de Genève un Chicago suisse

Pas de Chicago suisse à Genève : halte à la démesure !