20/08/2019

Session du 10 novembre 2011 de l’Assemblée constituante (communiqué de presse)

Lors de sa session du 10 novembre, l’Assemblée constituante a poursuivi en première lecture son travail sur les tâches de l’Etat. Elle a commencé par confirmer la mission du service public, qui doit notamment assumer, « en fonction des moyens de l’Etat, les tâches répondant aux besoins de la population pour lesquels une intervention des pouvoirs publics est nécessaire ». Une délégation de certaines tâches est possible, à condition de faire l’objet d’une loi ou d’une délibération communale.

La section sur l’environnement a permis à l’Assemblée d’adopter plusieurs principes, et notamment que l’Etat « lutte contre toute forme de pollution et met en œuvre les principes de prévention, de précaution et d’imputation des coûts aux pollueurs ». Un article intitulé « écologie industrielle » prévoit aussi que l’ « Etat définit et met en œuvre une politique de réduction des déchets à la source, en particulier pour ceux les plus dommageables pour l’environnement ».

Concernant le climat, les constituants ont adopté un article indiquant que l’Etat « met en œuvre des politiques propres à réduire les gaz à effet de serre ». L’eau doit également être préservée et économisée, selon un article qui prévoit aussi que « l’Etat assure un libre accès aux rives du lac et des cours d’eau, tout en respectant l’environnement et les intérêts publics et privés prépondérants ».

L’Assemblée a confirmé l’interdiction de la chasse aux mammifères et aux oiseaux. Sont réservées « les mesures officielles de régulation de la faune ». Pour ce qui est de l’aménagement du territoire, celui-ci doit respecter « les principes d’une agglomération compacte, multipolaire et verte », en préservant la surface agricole utile et les zones protégées. L’Etat « organise le territoire dans une optique régionale transfrontalière », assurant « un usage rationnel du sol, en optimisant la densité des zones urbanisées ». Par ailleurs, il « favorise la réalisation de quartiers durables ».

L’agriculture trouve aussi sa place dans les dispositions votées, avec un article qui établit notamment que l’Etat « encourage une agriculture diversifiée de qualité, respectueuse de l’environnement et de proximité. Il contribue à la promotion des produits agricoles du canton ».

La section sur l’énergie, rebaptisée « énergies », a été traitée partiellement au cours de la séance. Les constituants ont voté les principes de la politique énergétique du canton, qui doit être fondée « sur les principes de la réalisation d’économies d’énergie, du développement prioritaire des sources d’énergie renouvelables et indigènes, et du respect de l’environnement ». Le même article spécifie aussi que les collectivités et établissements publics sont liés par ces objectifs. Le dernier article voté le 10 novembre concerne les services industriels. Il précise que les prestations en matière de services industriels doivent être fournies par une institution de droit public et que ces prestations constituent « un monopole public cantonal qui ne peut être délégué ».

Lors de la prochaine session, qui aura lieu mardi 15 novembre, l’Assemblée constituante poursuivra l’examen et le vote des articles consacrés aux énergies à partir de l’article 160 Energie nucléaire.

(Communiqué de presse du Bureau de l'Assemblée constituante)

La Constituante n'a pas attendu Greta Thunberg pour adopter un article sur le climat

La Constituante n'a pas attendu Greta Thunberg pour adopter un article sur le climat


17/08/2019

L’UDC exige une baisse effective des chiffres de l’asile !

La Confédération annonce une fois de plus une baisse du nombre de demandes d’asile. Pure propagande, car c’est le contraire qui est vrai: bien que le nombre de demandes d’asile diminue, les coûts explosent. De surcroît, quelque 125’000 personnes du domaine de l’asile séjournent actuellement en Suisse, soit 2500 de plus qu’en 2018 et presque autant que la ville de Berne compte d’habitants. La majorité d’entre eux vivent au frais des contribuables.

En publiant des chiffres annonçant une baisse du nombre de demandes d’asile, la Confédération cherche à faire croire que ce problème est en train de se régler par lui-même. Un pur exercice alibi, aux yeux de l’UDC. Plus de 7000 demandes durant les six premiers mois de l’année, c’est toujours beaucoup trop, d’autant plus que la grande majorité de ces personnes ne sont pas des réfugiés au sens de la loi, mais des migrants économiques qui cherchent à se faire une vie plus agréable. Plus de 7000 demandes, c’est aussi beaucoup trop parce que le Conseil fédéral a décidé en 2015 sous la conduite de l’ancienne ministre de l’asile, Simonetta Sommaruga, de participer en plus à des dits programmes de réinstallation qui consistent à faire venir durant plusieurs années des milliers de prétendus réfugiés directement par avion en Suisse.

Les coûts ont plus que doublé depuis 2008

La problématique de l’asile est loin d’être résolue puisqu’on assiste à une explosion des coûts malgré la baisse du nombre de demandes. La Confédération a budgétisé à elle seule près de 2 milliards de francs à ce titre pour l’année en cours, soit plus que le double qu’en 2008, un an après l’éviction de Christoph Blocher du Conseil fédéral. Si on y ajoute les coûts de l’asile au niveau des cantons et des communes (l’aide sociale, lesdits programmes d’intégration, les frais d’infrastructure dans le domaine scolaire, etc.) ainsi que l’aide au développement, on constate que l’industrie de l’asile charge les budgets publics de plus de 6 milliards de francs par an.

En annonçant triomphalement une baisse du nombre de demandes, la Confédération cherche aussi à faire oublier que plus de 125’000 personnes entrées par la voie de l’asile vivent actuellement en Suisse. 47’000 d’entre elles sont au bénéfice d’une admission dite provisoire. Leur nombre a plus que doublé depuis l’entrée en fonction de la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga en 2010. La grande majorité des immigrés de l’asile vivent de l’aide sociale, donc aux frais des contribuables suisses. Selon la statistique de la Confédération, le taux d’activité lucrative n’est que de 37% chez les personnes admises provisoirement et de 31% chez les réfugiés reconnus. Il ne faut cependant pas se laisser tromper par la notion de « taux d’activité », car un grand nombre de ces migrants de l’asile qui exercent une activité professionnelle – par exemple dans un programme d’occupation financé par l’Etat – ne parviennent pas à subvenir à leurs propres besoins et encore moins à ceux de leur famille souvent nombreuse. Ils dépendront durant de nombreuses années de l’aide sociale et toucheront des prestations complémentaires lorsqu’ils auront atteint l’âge de la retraite. Ce développement posera ces prochaines années d’énormes problèmes financiers à de nombreuses communes.

Stopper l’admission et renvoyer systématiquement

Pour toutes ces raisons l’UDC réclame une fois de plus une authentique baisse des chiffres de l’asile. La Suisse doit enfin renvoyer rigoureusement les personnes admises provisoirement dès que la situation dans leur pays d’origine le permet ou si elles proviennent d’Etats tiers sûrs. De plus, la Suisse doit immédiatement cesser de participer aux programmes de réinstallation de migrants.

Newsletter UDC N° 283 du 16 août 2019

Les coûts de l'asile explosent

Les coûts de l'asile explosent


15/08/2019

Les limites d’un blog

Je suis contacté par le responsable des blogs de la Tribune de Genève. Il s’intéresse à une de mes notes, soit celle qui parle de ma constatation personnelle qu’il n’y a presque plus de touristes arabes en burqa en Ville de Genève. On pourrait bien sûr s’étonner qu’il vient justement me contacter à ce sujet, tandis qu’il ne m’a jamais contacté pour une de mes 837 autres notes. Aurait-il été poussé à cette démarche par d’autres blogeurs, éventuellement proches des Frères musulmans? Mais laissons de côté ce questionnement futile et (presque) inutile.

En vérité, je me suis contenté de répondre à Jean-François Mabut ceci: mon allégation que les arabes appellent l'interdiction de la burqa, est une constatation de moi-même, en observant ce qui se passe en Iran (les femmes ne veulent plus cacher leurs cheveux) et en Arabie saoudite (permission de conduire ou de prendre l'avion sans l'accord d'un tuteur). Je lui ai aussi rappelé que V.S. Naipaul avait rencontré une femme en mini-jupe à la campagne iranienne au moment de son voyage dans plusieurs pays musulmans, juste après la «révolution iranienne».

Sur quoi j’ai reçu quelques pistes pour améliorer «ma crédibilité». Il s’agit en fait de savoir comment faire une enquête pour un article dans un journal, en questionnant par exemple quelques portiers d’hôtel ou des chauffeurs de limousine. Je remercie par le biais de cette note le responsable des blogs de ses conseils forts judicieux. Je me pose néanmoins la question de savoir si le blog peut encore être une sorte de journal personnel accessible à tout le monde ou s’il doit plutôt devenir une sorte de journal dans le journal, à l’exception près qu’il n’est pas fait par un journaliste rémunéré.

Avec ou sans burqa?

Avec ou sans burqa?


13/08/2019

Les arabes abandonnent le noir

Tandis que les Suisses se préparent à voter l’interdiction de porter la burqa, les Arabes les devancent en abandonnant massivement ce vêtement moyenâgeux. Que s’est-il donc passé?

Comme chaque année, les touristes arabes ont été au rendez-vous au mois d’août. Ils ont pris d’assaut les hôtels cinq étoiles et, fait nouveau, de plus en plus les hôtels quatre étoiles aussi. Les Genevois ont ainsi été forcés de voir sur les quais un défilé de femmes défigurées par le port de la burqa. Ils se les imaginaient dégoulinantes de sueurs, tandis que leurs maris se délectaient à leurs côtés en t-shirts et bermudas. Or, rien de tel cette année. Les femmes arabes se promènent maintenant presqu'exclusivement sans se voiler la face. Elles n’utilisent surtout presque plus la couleur noire. La préférence est actuellement donnée à un brun clair, voir carrément à du blanc. Du coup, plus besoin d’avoir honte en se promenant le long du quai.

Que les Genevois craignant qu’une interdiction de la burqa pourrait nuire au tourisme soient rassurés: Ce n’est surtout pas les Arabes qui vont s’en plaindre. Au contraire, elles ont déjà largement anticipé et adopté cette interdiction. En vérité, elles l'appellent de leurs vœux.

Ne nous voilons pas la face

Ne nous voilons pas la face


11/08/2019

La nature du mal

Cette semaine, j’ai lu sur internet la phrase suivante qui a accompagné l’interview de la fille de Billy Graham, un célèbre prédicateur américain: C'est drôle que quelqu'un puisse dire : « Je crois en Dieu », mais qu'il suive Satan qui, d'ailleurs, « croit » aussi en Dieu.

Je me suis alors rappelé une histoire rapportée par Arnold Hottinger dans son livre «Die Araber» (Les arabes). Il y raconte l’arrivée d’un pèlerin à la Mecque qui est surpris d’y rencontrer Satan en train de prier. Il demande alors pourquoi il s’adonnait à cette activité. Et Satan répond: «Allah m’a rejeté sans raison. Il peut aussi me reprendre sans raison.»

Pour revenir à l’affirmation que Satan croit en Dieu, elle est néanmoins fausse. En tant qu’ange déchu, il n’a pas besoin de croire en Dieu, il le voit et il lui parle. Il vient se présenter à l’Eternel au milieu des fils de Dieu (Job 1, 6 - 12).

Il est cependant juste qu’on ne peut pas croire en Dieu et suivre Satan. Comme hier, il peut encore se présenter partout et c’est toujours à nous de le repousser, comme Jésus l’a fait au moment de sa tentation dans le désert.

La tentation de Jésus

La tentation de Jésus


08/08/2019

Cour de justice de l’Union européenne : Menace de dumping social sur la Suisse !

Le président de la Cour de justice de l’Union européenne contrarie la démocratie directe en tuant la paix du travail, mettant en concurrence directe les salaires des pays de l’Est avec les nôtres.

Il a été question de protection du marché du travail, ce matin, dans La Matinale sur la RTS. Nous avons pu entendre le point de vue de Koen Lenaerts, Président de la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE), l'organe auquel le monde politique, UDC exceptée bien entendu, souhaite confier notre avenir. Un avenir qui ne s'annonce pas rose, également pour le monde ouvrier. Koen Lenaerts a expliqué qu'"il ne faut pas oublier que les libertés économiques dont on parle sont aussi des droits fondamentaux". Cela signifie, en clair, que les libertés économiques autorisant le dumping salarial l'emportent sur la protection du marché du travail, soit les salaires.

Un arrêt rendu par cette fameuse Cour en 2007 a donné raison à une entreprise lettonne qui travaillait sur un chantier suédois, au-dessous du salaire minimum. Selon le Président de la CJUE, l'auguste aréopage a estimé qu'"il s’agissait de donner une chance à des entreprises et à leurs travailleurs de percer dans un autre pays européen." En pratique, cela signifie clairement tuer les entreprises locales, même sur les chantiers publics puisque la loi impose de sélectionner le mieux-disant, ce que ne seront jamais plus les entreprises suisses eu égard à nos conventions collectives. Le Président ajoute qu'"on parle toujours du dumping social, mais il y a aussi un aspect de protectionnisme social".

Danger pour la paix du travail

Voici donc le personnage à qui les partis politiques, PLR en tête, souhaitent confier le soin de légiférer en dernière instance dans notre pays, contrariant la démocratie directe, tuant la paix du travail et mettant en concurrence directe les salaires des pays de l'Est avec les nôtres. Les promesses lénifiantes relatives aux mesures intérieures que nous pourrions prendre ne sont qu'illusions comme le montre l'arrêt évoqué plus haut, arrêt que défend encore aujourd'hui le Président de la CJUE.

Le 20 octobre prochain, il faudra se souvenir que seule l'UDC s'inquiète de la main d'œuvre locale en rejetant sans équivoque l'accord-cadre.

(Communiqué de presse UDC du 7 août 2019)

La Cour de justice de l’Union européenne protège le dumping salarial

La Cour de justice de l’Union européenne protège le dumping salarial


07/08/2019

L’initiative contre la discrimination liée à l’âge est lancée

 La Tribune de Genève dans son édition du 5 août dernier rapporte le lancement de deux initiatives visant à protéger davantage les seniors. La première concoctée par la gauche semble de prime abord surtout être une grosse machine à dépenser des sous (500 millions de francs pendant les dix premières années). La deuxième initiative, quant à elle, est portée par un comité d’initiative largement représentatif de l'éventail politique suisse.

La Tribune de Genève mentionne que l’alliance contre les discriminations liées à l’âge est composée d’associations telle que la Fédération des associations des retraités et de l’entraide en Suisse (FARES), Avenir50plus Schweiz, humanrights.ch et Travail Suisse. A noter que le président de l’Association Suisse des Aînés (ASA) de tendance bourgeoise est également coprésident de l’alliance contre les discriminations liées à l’âge. Le Conseil Suisse des Ainés, l’organe consultatif du Conseil fédéral pour les questions de la vieillesse, s’engage également depuis novembre 2001 contre la discrimination des seniors. Il s’agit pour lui d’un thème de grande importance.

Le lancement de cette deuxième initiative devrait se faire très prochainement. Nous aurions sûrement l’occasion d’y revenir, ce d’autant plus que votre serviteur, après avoir présidé le Conseil des Anciens durant trois ans, est le seul représentant genevois à l’ASA et qu’il est aussi délégué suppléant du CSA.

Stop à la discrimination

Stop à la discrimination


05/08/2019

Des patrouilles pour combattre le trafic de drogues

En 2012, les Genevois étaient exaspérés par le bonneteau. Pour rappel, il s’agit d’un jeu de dupes qui consiste apparemment à trouver une fève sous trois coquilles. En réalité, c’est une escroquerie organisée de concert par plusieurs personnes. Un manipulateur et plusieurs complices attirent des joueurs en faisant croire à des gains faciles. Lorsque le joueur entre en jeu, il perd systématiquement. Ce jeu a été pratiqué à Genève par des bandes étrangères.

Les citoyens n’en pouvant plus ont alors commencé à s’organiser et à faire des patrouilles pour déranger le déroulement de cette escroquerie organisée. Les escrocs n’ont cependant pas voulu se laisser faire et les ont attaqué à plusieures reprises. La police a rappelé qu’elle était attentive au phénomène du bonneteau et qu’il existait une loi pour le combattre. Néanmoins, elle n’avait pas réussi à le faire. A l’heure actuelle, nous ne savons toujours pas si les escrocs du bonneteau ont été chassés par les patrouilles citoyennes ou par la police qui s’est finalement résignée à réagir. Toujours est-il que le phénomène a disparu de la ville de Genève.

Nous sommes aujourd’hui dans la même situation en ce qui concerne le trafic de stupéfiants. Les lois pour combattre et faire cesser ces délits et crimes existent, mais ne sont pas systématiquement appliquées. Le citoyen est-il donc encore obligé à organiser des patrouilles citoyennes afin de faire agir les autorités?

Faire fuir les dealers

02/08/2019

Joyeux 1er août à tous !

A l’occasion de notre fête nationale, il faut se souvenir de notre passé et en tirer des leçons, toujours d’actualité. Nos ancêtres se sont battus pour l’indépendance de notre pays ! Nous devons continuer à suivre leur exemple.

«Un petit peuple libre est plus grand qu'un grand peuple esclave», écrivait Victor Hugo. En ce jour de célébrations, ces mots du poète et écrivain français semblent avoir été écrits pour nous. En 1291, sur la prairie du Grütli, les premiers Suisses ont fait le serment de vivre libres et de décider par eux-mêmes de leur destin. Cette ambitieuse promesse a été tenue tout au long des siècles par les hommes et les femmes qui ont façonné notre histoire, faisant de la Suisse le pays que nous aimons. Hélas, depuis quelques décennies, un vent mauvais souffle sur nos plaines et nos montagnes. Par pur confort ou alors pour paraître le «bon élève», d’aucuns choisissent de suivre les diktats en provenance de Bruxelles, en sacrifiant notre liberté.

Il faut élargir notre horizon, disent-ils, les yeux fixés sur l’Union européenne. Nous sommes trop petits pour peser, nous devons faire allégeance à l'Union européenne pour jouer dans la Cour des grands, voici ce que l’on nous serine jour après jour comme un mantra. L'accord-cadre apparaît comme la solution ultime, celle qui nous libère de nos soucis. Confier notre destin aux juges de la Cour de justice de l'Union européenne enthousiasme le monde politique, prêt manifestement à brader notre démocratie directe enviée loin à la ronde.

Une Suisse à préserver

En tant que conseillère nationale UDC et  présidente de l’UDC-Genève, je combats fermement cette attitude. La Suisse a choisi il y a plusieurs siècles de ne pas se mêler des querelles des puissants, ce qui lui a permis à plusieurs occasions d'échapper à l'horreur des guerres qui ont ensanglanté l'Europe. C'est par son indépendance uniquement que notre pays a assuré son existence. Un pays neutre, allié de personne mais bienveillant envers chacun, voici ce que la Suisse proposait au reste du monde. La recette a assuré paix et prospérité jusqu'à aujourd'hui. Hélas, la mémoire n'est pas l'amie de la gratitude. Le Général Guisan l'évoquait lors de son dernier rapport le 19 août 1945 en adressant ces mots à la troupe : "Si, aujourd’hui, l’opinion publique reconnaît encore ce que vous avez fait pour que le Pays demeure libre, cette reconnaissance risque de s’effacer bientôt."

Les partisans des traités flétrissants et des alliances avilissantes confirment brillamment les propos du Général, n'ayant aucune mémoire quant à ce qui a fait le succès de la Suisse. Face à eux, nous devons plus que jamais nous souvenir du serment du Grütli ce 1er Août 1291. Nos ancêtres se sont élevés contre tout ce que beaucoup voudraient nous imposer aujourd'hui. Fidèles à nos devanciers, nous avons à lutter contre celles et ceux qui ont perdu confiance en nous. Le philosophe dit qu'il faut avoir perdu sa liberté pour en mesurer le prix. A quoi bon connaître la valeur des choses dont on s'est dépouillés ?

Chères et Chers Compatriotes, je vous invite à profiter de cette journée patriotique pour renouer avec notre passé afin de tirer les enseignements nécessaires à l'avenir de notre pays, cette Suisse libre, indépendante et neutre que nous devons préserver pour les générations futures.

Joyeux 1er Août!

Céline Amaudruz

Conseillère nationale UDC, présidente de l’UDC-Genève, candidate au Conseil des Etats

Céline Amaudruz: une Suisse à préserver

Céline Amaudruz: une Suisse à préserver