30/08/2019

On légifère sur tout, y compris sur le dos de nos morts

L'UDC-Ville de Genève dénonce la réglementation du service des Pompes funèbres, cimetières et crématoire obligeant à supprimer, d’ici fin août, les ornementations des cases du Colombarium.

Des photos, des fleurs, des petits anges, des moutons, des lapins, des vaches ou des voitures, des bougies, bref, tout ce qu’aimait nos grands-parents, parents et proches, dont les cendres reposent au Colombarium de Saint-Georges ou de Châtelaine. Et bien tous ces ornements vont devoir disparaître d’ici la fin du mois. Ainsi en a décidé le Service des Pompes funèbres, cimetières et crématoires, qui dépend de la magistrate Verte Esther Alder, en charge du Département de la cohésion sociale de la Ville de Genève. Une réglementation stricte relative aux ornementations des cases du Colombarium a été édictée ainsi que des règles ayant pour objectif de garantir le respect des lieux, des défunts et de leurs proches ainsi que d’assurer une équité de traitement entre toutes et tous. On croit rêver.  Les proches de ce grand-père qui adorait sa montagne et son chalet vont devoir enlever ce joli mazot de bois construit de ses mains et qui l’accompagnait depuis sa mort. Ce veuf qui se rend à Saint-Georges deux fois par semaine pour apporter des roses à son épouse disparue trop tôt, ne pourra plus que lui amener une toute petite fleur qu’il déposera dans l’unique vase toléré et fixé sur la case par le marbrier, à côté du nom de la défunte. «Je le ressens ni plus ni moins comme une punition», déclare-t-il.

Les ornements contraires au règlement doivent être enlevés des Colombariums de Saint-Georges et de Châtelaine d'ici au 31 août. Toute parure non-conforme sera ensuite débarrassée. Toute nouvelle ornementation non conforme sera systématiquement enlevée.

L’UDC-Ville de Genève dénonce tous ces règlements que nos autorités municipales nous imposent, même après la mort. Les collectivités publiques légifèrent sur tout en introduisant par ailleurs sans cesse de nouvelles taxes, ainsi que le dénonce l’UDC depuis des années. Dans cette triste histoire, les commerçants, comme les fleuristes des cimetières, notamment, sont aussi sanctionnés d’un point de vue financier par des décisions stupides et irresponsables. L'UDC Ville de Genève dépose de suite un projet de délibération intitulé : «Modification du règlement des cimetières de la Ville de Genève LC 21 351.1».

(Communiqué de presse UDC Genève du 29 aôut 2019)

L'entrée du cimetière de Saint-Georges

L'entrée du cimetière de Saint-Georges


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