14/04/2019

Un chiffre qui interpelle : 13'205

C'est le nombre de personnes très riches (plus d'un million de francs imposable) qui résident sur notre canton et contribuent à 85% de l'impôt perçu, soit 384 millions sur un total de 422,5 millions de francs. A noter que ce même canton compte 208'000 des 281'000 contribuables qui ne possèdent aucune fortune imposable. Genève ne fait pas la fortune de tous ses habitants.

(Eric Bertinat in Newsletter UDC N° 263 du 26 mars 2019)


Genève est-elle le paradis des riches?

Genève est-elle le paradis des riches?


13/04/2019

Rétrospective de la session de printemps 2019: POLITIQUE SOCIALE ET SANTÉ (2ème partie)

Les régions de primes ne seront pas modifiées

Les primes d'assurance-maladie sont en règle générale moins élevées dans les régions rurales que dans les villes parce que ces populations ont un plus grand sens de la responsabilité individuelle et ne courent pas chez le médecin pour le moindre bobo, mais utilisent des remèdes maison qui ont fait leurs preuves. De concert avec les partis de droite, l'UDC s'est engagée avec succès dans les deux chambres législatives pour le maintien des régions de primes actuelles. La gauche emmenée par son ministre socialiste Berset voulait modifier ces primes afin que sa clientèle provoquant des coûts de la santé élevés dans les villes bénéficie de subventions transversales.

Non à l'augmentation de la franchise dans ces conditions

Oui, l'UDC est toujours pour le renforcement de la responsabilité individuelle, notamment dans la santé publique, mais, compte tenu de la situation actuelle, le groupe UDC a décidé de s'opposer à l'augmentation de la franchise minimale à 350, respectivement 500 francs. Il est hors de question de faire passer une fois de plus à la caisse la classe moyenne aussi longtemps que les autres partis ne sont pas prêts à soutenir des mesures efficaces et globales. Le PS et les autres partis de gauche ne ratent pas une occasion pour ponctionner la classe moyenne laborieuse, mais osent néanmoins se présenter comme les grands défenseurs des veuves et des orphelins. L'UDC refuse de participer à ce jeu. Elle se réserve la possibilité de soutenir une augmentation de la franchise cet automne dans le cadre d'un train complet de mesures de maîtrise des coûts et à condition que les acteurs de la santé publique, les médecins, les hôpitaux, l'industrie pharmaceutique, etc. participent aux efforts d'économie. Les payeurs de primes ne doivent pas être les seuls à passer à la caisse.

(Newsletter UDC N° 263 du 26 mars 2019, 2ème partie)

Haro à la ponction de la classe moyenne laborieuse

Haro à la ponction de la classe moyenne laborieuse


12/04/2019

Rétrospective de la session de printemps 2019: POLITIQUE SOCIALE ET SANTÉ

La réforme urgente des prestations complémentaires (PC) est terminée

Les dépenses pour les PC ont plus que doublé entre 1998 et 2012 pour atteindre 4,4 milliards de francs. La droite du Conseil national et du Conseil des Etats s'est mise d'accord sur un compromis pour réformer rapidement les PC. Ce projet allège les charges des PC de 453 millions de francs. Le Conseil national a fini par s'imposer concernant le seuil de fortune au-delà duquel le droit au PC s'éteint: une personne possédant une fortune supérieure à 100 000 francs ne pourra plus à l'avenir réclamer des PC. Pour les couples, cette limite a été fixée à 200 000 francs. La valeur du logement que l'assuré possède et habite lui-même n'est pas prise en compte. L'avantage de cette solution est que les rentiers doivent certes consommer une partie de leur fortune avant de pouvoir recourir à un soutien supplémentaire de l'Etat, mais qu'ils ne sont pas contraints de vendre l'appartement ou la maison qu'ils possèdent et habitent. Une innovation importante concerne les loyers: ces derniers ayant fortement progressé, les montants imputables ne couvrent que partiellement les loyers effectifs, si bien qu'ils seront augmentés.

Une révision peut en cacher une autre

Pour éviter des séjours onéreux dans des homes médicalisés, l'installation des personnes âgées dans des logements protégés sera à l'avenir soutenue financièrement par le biais des PC. Le Conseil national a approuvé sans opposition une motion dans ce sens.

La Suisse adapte sa loi sur les médicaments à la législation UE

La Suisse doit reprendre les règles UE plus sévères sur les produits thérapeutiques afin que les entreprises helvétiques puissent continuer d'accéder au marché européen. Le Conseil national et le Conseil des Etats sont en principe d'accord avec la nouvelle réglementation. Les prescriptions sur la transparence étaient cependant contestées. La Grande Chambre exigeait que les médecins et autres personnes habilitées à prescrire ou à remettre des médicaments soient contraints d'annoncer leurs liens économiques. Le Conseil des Etats s'est opposé avec opiniâtreté à cette disposition. A son avis, la règle de la transparence aurait exigé un lourd appareil de contrôle sans apporter réellement une sécurité supplémentaire aux patientes et aux patients.

Prévenir l'individualisation et renforcer l'insertion

Des enquêtes ont révélé que les enfants, les adolescents et les personnes souffrant de handicaps psychiques ont besoin d'un soutien pour éviter leur individualisation et pour renforcer leur insertion dans la société. De plus, les rentes actuelles, notamment celles versées aux familles nombreuses, ont un effet contre-productif. Il n'est en effet pas acceptable que les familles touchant des rentes AI soient financièrement plus à l'aise que celles qui gagnent leur subsistance par leurs propres moyens. Chez les jeunes adultes également, il arrive fréquemment que les indemnités journalières soient plus élevées que le revenu que reçoivent des personnes du même âge et sans handicap durant leur formation. La droite du Parlement a supprimé ce défaut en réduisant les prestations. L'UDC s'est en revanche opposée sans succès au recensement précoce par l'AI des jeunes ayant des problèmes psychologiques. Le risque est grand qu'à l'avenir tout jeune vivant une puberté difficile soit placé dans l'AI. Le Conseil national a refusé l'idée d'un quota lancée par la gauche. Celle-ci voulait contraindre les entreprises de plus de 250 employés d'occuper une proportion de personnes handicapées égale à au moins un pour cent de leur effectif. L'objet passe au Conseil des Etats.

(Newsletter UDC N° 263 du 26 mars 2019, 1ère partie)

Le besoin d'être inséré dans la société

Le besoin d'être inséré dans la société



11/04/2019

De la prolongation du Brexit à l’éternel Brexit

Ce sera donc une prolongation jusqu’au 31 octobre qui est sortie des négociations des 27 dirigeants de l’Union européenne. Theresa May avait demandé que le Royaume Uni reste membre jusqu’au 30 juin seulement. La France aurait souhaité accepter cette proposition, tandis que d’autres Etats européens voulaient une prolongation d’une année.

La question de la durée de la prolongation a-t-elle vraiment une importance? Le délai a déjà été prolongé une fois et maintenant une deuxième fois sans que personne n’ait dit qu’il s’agissait bien de la dernière prolongation. A vrai dire, cela ne changerait rien non plus, car il n’y a aucune instance supérieure qui pourrait imposer aux Européens le respect du délai et des engagements. En vérité, nous sommes en face de deux parties dont seulement une veut se séparer de l'autre. L’Union européenne a ainsi imposé des conditions de sortie qui rendent au Royaume Uni le Brexit impossible à accepter. Reste donc l’alternative de quitter l’Union européenne sans accord de séparation, ce que la majorité des Anglais ne veut pas. La seule solution est donc de faire perdurer cette situation en allant de prolongation en prolongation.

L'impossible conquête de la lune

L'impossible conquête de la lune


01/04/2019

Nouveau fonds transfrontalier : des infrastructures en France pour toujours plus de frontaliers à Genève !

Le nombre de frontaliers actifs à Genève continue de progresser et les travailleurs indigènes de tirer la langue. C’est dans ce contexte qu’Antonio Hodgers annonce la création d’un « fonds de financement de transports transfrontaliers » alors que le canton verse déjà à la France une compensation financière relative aux frontaliers et que la population a refusé le financement de P+R en France. L’UDC s’opposera fermement à la constitution d’un tel fonds.

La vision est celle d’un Conseil d’Etat désireux de faciliter la venue de toujours plus de frontaliers à Genève en voulant réaliser en France voisine les infrastructures nécessaires à leur venue. La France dispose pourtant d’une confortable enveloppe versée par Genève, la compensation financière relative aux frontaliers (291 millions pour 2017) que la France doit affecter au financement d’infrastructures pour ses travailleurs frontaliers. A cela s’ajoute la manne fédérale des projets d’agglomération, qui comprennent aussi des projets transfrontaliers.

Pour l’UDC, rien ne justifie d’allouer des montants supplémentaires pour la réalisation d’infrastructures en France voisine. Aux heures de pointe, les infrastructures genevoises sont victimes d’une surcharge de capacité et l’augmentation attendue du nombre de déplacements requiert une hausse des investissements dans les infrastructures sur territoire genevois, plutôt que de financer des infrastructures à l’étranger.

Vouloir financer des infrastructures à l’étranger, c’est aussi méconnaître le refus populaire exprimé à la création de parkings relais (P+R) en France voisine financés par Genève. Enfin, la réalisation de nouveaux accès visant à faciliter l’arrivée sur le marché du travail genevois à de nouveaux travailleurs frontaliers s’avère incompatible avec le principe de la préférence indigène, alors que dans le canton de Genève une partie des plus de 100’000 frontaliers devrait être remplacée par des demandeurs d’emploi locaux et diminuer ainsi le nombre de personnes au chômage et à l’aide sociale.

(Communiqué de presse UDC Genève du 25 mars 2019)

Pour tous renseignements :

Stéphane Florey, député

Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale

Pas de parkings pour frontaliers en France payés par les Genevois

Pas de parkings pour frontaliers en France voisine financés par Genève


30/03/2019

L’UDC s’engage contre le harcèlement des femmes et la gauche refuse de la suivre


Que se passe-t-il aux Vernets pour que vous déposiez une motion intitulée «Pour des piscines sereines, sans indésirables harcelant les femmes» ?

Pierre Scherb, chef de groupe UDC-Ville de Genève : Il s’agit d’une motion qui fait suite à une question orale au sujet de la présence indésirable d’Africains dans le hall d’entrée de la piscine de Varembé. Ils se trouvaient là soi-disant pour recharger leurs portables. En vérité, ils harcelaient surtout les femmes et tous les utilisateurs de la piscine.

Vous avez dénoncé ce fait mais avez-vous aussi exigé des mesures ?

La motion de l'UDC voulait mettre fin à cette situation. Elle a ainsi demandé que les agents de la police municipale fassent régulièrement mais aléatoirement des passages auprès des piscines des Vernets et de Varembé, tout en transmettant les coordonnés des nomades à l’Office cantonale de la population et des migrations et que tous les services coopèrent pour protéger les femmes de ce harcèlement.

Et quel accueil a reçu votre motion ?

Fais ce que je dis, mais ne fais pas ce que je fais. Ce leitmotiv du parti socialiste s’est encore confirmé au moment du vote de la motion UDC. La gauche venait d’accepter sans examen dans une commission trois crédits budgétaires pour un montant total de 193’000 francs dans le but d’élaborer un plan d’action de prévention du sexisme et du harcèlement dans l’espace public. Elle était donc prête à dépenser ce montant dont on ne sait pas à quoi il servira au final, mais elle a refusé de voter une action concrète qui ne coûterait rien de plus au contribuable, mais protégerait concrètement les femmes du harcèlement qu’elles subissent.

Le Conseil administratif a toutefois admis que le problème que vous souleviez existait bel et bien.

Oui. Le maire Sami Kanaan a constaté qu’il s’agissait de nomades n’ayant jamais fait de demande d’asile en Suisse. Il a profité de l’occasion pour souligner le manque de coopération des autres départements pour efficacement gérer les piscines et autres installations de sport.

(Newslettter de l'UDC-Genève - N° 265 du 29 mars 2019)

L'UDC veut protéger les femmes du harcèlement

L'UDC veut protéger les femmes du harcèlement


29/03/2019

Accord-cadre avec l’UE : une majorité du Grand Conseil veut que l’UE légifère à sa place !

Consciente des sérieuses menaces planant sur la souveraineté de la Suisse et sur son fédéralisme, l’UDC-Genève a demandé que le Grand Conseil s’engage contre l’accord-cadre avec l’UE en demandant à l’Assemblée fédérale de le rejeter sans conditions. Une majorité du parlement cantonal se satisfait de l’accord-cadre et accepte que l’UE se substitue à elle, au législateur fédéral et au Peuple.

Peut-on parler d’accord entre partenaires quand le législateur suisse, fédéral ou cantonal ainsi que le peuple et les cantons sont écartés par une législation de l’UE qui agirait jusqu'au niveau communal ? Avec l’accord-cadre entre la Suisse et l’UE, la démocratie directe ne serait plus qu’une farce et l’indépendance et l’autodétermination de la Suisse appartiendraient au passé. Finie la caractéristique essentielle de la Suisse, où les citoyennes et les citoyens décidaient définitivement des règles et des lois dans le cadre de la démocratie directe.

Au lieu de cela, l’accord-cadre restreint massivement l'autonomie de la Suisse, l’oblige à reprendre systématiquement le droit de l’UE et à se soumettre à la Cour de justice de l’UE. Pour Genève, ne pas s’opposer à l’accord-cadre, c’est aussi accepter que les mesures d’accompagnement pour la protection des salaires face au dumping disparaissent car refusées par l’UE. Notre canton avec son taux de chômage le plus élevé de Suisse aurait à subir davantage d’immigration, de densification et de pression sur les salaires.

(Communiqué de presse UDC Genève du 21 mars 2019)

Pour tous renseignements :

Stéphane Florey, député, premier signataire de la résolution

Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale

Laisser Paris décider de tout?

26/03/2019

Pas d’école à deux vitesses : pour des camps scolaires accessibles à tous les élèves !

L’UDC demande que les camps scolaires (sorties comprenant une ou plusieurs nuitées), les courses d’écoles et autres sorties scolaires au degré primaire et au degré secondaire 1 soient à nouveau obligatoires et pris en charge par le canton.

D’après le Tribunal fédéral, les dépenses pour les excursions et les camps font partie des moyens nécessaires et servant immédiatement l’objectif d’enseignement, dans la mesure où la participation de l'élève à ces événements est obligatoire. Dans ce cas, elles font partie de l’enseignement de base gratuit, avec comme conséquences que les cantons doivent prendre en charge les excursions et les camps obligatoires. Pour ces raisons, le canton de Genève a modifié le statut des camps, passés d’obligatoires à « fortement recommandés ». Rendus facultatifs, Genève peut demander aux parents jusqu’à 180 fr. au primaire pour un camp de cinq jours et au maximum 300 francs par an et par degré pour toutes les sorties cumulées au Cycle. Des sommes non négligeables qui peuvent faire basculer vers le rouge des budgets familiaux souvent serrés.

La motion déposée ce jour se veut cohérente avec la jurisprudence du Tribunal fédéral en demandant de restaurer le caractère obligatoire des sorties comprenant une ou plusieurs nuitées (révision des directives « sorties scolaires EP » et « sorties scolaires CO »). Ainsi, les camps (sorties comprenant une ou plusieurs nuitées), les courses d’écoles et autres sorties scolaires au degré primaire et au degré secondaire I seraient pris en charge par le canton et la participation des parents strictement limitée aux montants exigibles selon le Tribunal fédéral pour des activités obligatoires.

(Communiqué de presse UDC Genève du 8 février 2019)

Pour tous renseignements :

Stéphane Florey, député, auteur de la motion

Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale

Le bonheur des camps scolaires

Le bonheur des camps scolaires


25/03/2019

Une somme qui interpelle : 50'000 francs

Il y a suspicion. Disons-le ainsi. Rémy Pagani n'en finit pas de rendre des comptes. Après les manquements relevés, disons-le ainsi, par le contrôle interne de la Ville de Genève sur son projet de complément de crédit pour les travaux du Gd Théâtre, c'est maintenant sa "Fondation de Genève - cité de refuge" qui suscite la curiosité des élus municipaux et de la Surveillance des communes.

Profitant de son année de Maire, le magistrat d'Ensemble à Gauche s’est octroyé 50'000 francs pour soutenir sa propre fondation. Cette somme est-elle une dotation ou une subvention ? Dans le premier cas, il aurait dû passer par le Conseil municipal. Dans le deuxième cas, sa fonction de Maire le lui permettait mais seulement si la dotation était acquise par des fonds privés. Reste l'élégance du geste du maire Pagani. Et la certitude que cette somme n’était pas une dotation.

(Eric Bertinat dans Newsletter UDC N° 259 du 7 février 2019)

Refuge?