26/07/2019

Le besoin de communiquer

L’enfant naît avec le besoin de communiquer. Il commence par chercher le regard de sa mère, avant de babiller. Plus tard, il rentre en courant pour raconter rapidement à sa mère ce qui s’est passé à l’école. C’est là qu’il apprend à cesser la communication, au moins temporairement tandis que la maîtresse parle ou un de ses camarades. Il apprend aussi qu’il n’arrive jamais à se mettre d’accord avec quelques-uns, car ils refusent de se rendre à l’évidence. Il se contente alors de répéter la sagesse millénaire qui disait déjà que la parole était d'argent et le silence d'or, qu’on répondait aux imbéciles par le silence et que les chiens aboyaient et la caravane passait.

Friedrich Nietzsche disait que chaque homme cachait en lui un enfant qui voulait jouer. Pour jouer, il faut communiquer. Et le besoin de communication devient d’autant plus important que ce qu’on entend et lit ne correspond pas à son ressenti et à ses observations. C’est alors que renaît le besoin de communiquer. Noircir des feuilles. Faire apparaître du texte sur un écran. La magie est toujours la même. Et puis voir imprimé ce qui est sorti de soi-même dans un journal, dans un livre. Savoir que l’article, le livre est lu, apprécié et parfois condamné. Et pouvoir se dire: quoiqu’il arrive, au moins j'aurais communiqué.

Les habits sont aussi une forme de communication

Les habits sont aussi une forme de communication


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