22/12/2018

L'aide au développement, un modèle périmé

Le politiquement correct évite de parler de l’Afrique. Lorsqu’on décrit la détresse et la misère si souvent répandue sur ce continent, les reproches affluent. L’Afrique n’est pas seulement un espace de conflits et de catastrophes, insiste-t-on : pourquoi ne pas décrire les progrès, la modernisation, la croissance économique et le boom de la classe moyenne ? Il n’est pas rare qu’étrangement ce soient les représentants des programmes de développement qui répandent ce type de critiques. L’objectif de ces reproches consiste peut-être à masquer le fait que cette aide n’a pas atteint son but initial.

Ne généralisons pas à propos de l’Afrique, entend-on. Mieux vaudrait d’ailleurs tracer le mot Afrique du vocabulaire, même si la réalité veut que la vaste majorité de la population souffre dans ces pays. Le continent reste largement distancé et occupe la dernière place des classements économiques. Cet état de fait justifie à lui seul une analyse économique de l’Afrique. Les membres des classes moyenne et supérieure sont si peu nombreux qu’il est cynique de prétendre pouvoir parler d’une « nouvelle Afrique ». Si tout était si formidable, pourquoi, selon un récent sondage, les trois quarts des jeunes Sénégalais souhaiteraient-ils quitter leur pays, pourtant l’un des plus stables et démocratiques du continent ?

En prenant pour hypothèse les difficultés économiques de la plupart des pays africains, il est nécessaire de se pencher sur les raisons de ce désir d’émigration.

(Première partie du rapport L'aide au développement, un modèle périmé de David Signer, publié par l'Institut libéral)

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