09/04/2021

Les passagers de George Floyd lui ont fourni la drogue qui l’a tué

Le procès de l’officier de police de Minneapolis (MPD), Derek Chauvin, accusé du meurtre de George Floyd, est commencé. Ce dont aucun média de masse ne parle c’est du fait que Shawanda Hill et Morries Hall, les deux passagers présents dans la voiture de George Floyd, savaient parfaitement qu’il ingurgitait des drogues puisque c’était eux qui les lui fournissaient. À aucun moment, ils n’ont trouvé le courage de dire aux policiers que leur ami faisait probablement une overdose. Ils l’ont laissé mourir, alors que l’antidote qui aurait pu lui sauver la vie se trouvait dans la voiture de police à côté d’eux.

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Les faux amis de George Floyd

La défense a retourné la situation cette semaine dans l’affaire Derek Chauvin, en faisant admettre au témoin vedette de l’accusation, le chef de police, que les vidéos montrent M. Chauvin agenouillé sur l’omoplate de George Floyd, et non sur son cou.

L’accusation a également fait défiler une série de témoins de la police pour dire que le genou sur le cou n’a jamais été autorisé dans le cadre de la formation de la police, alors qu’il l’était très certainement. Un autre témoin de la police a admis qu’un coup de genou sur le côté du cou devait rendre une personne inconsciente en dix secondes, alors que M. Floyd a tenu pendant neuf minutes.

Ajoutez à cela que l’autopsie a montré des bleus non pas sur son cou, mais sur ses épaules, précisément là où l’officier Chauvin a appuyé, et la vidéo le montre, qu’il retenait George Floyd d’une façon nettement non létale. En fait, un type similaire de pression du genou à l’épaule se produit tous les jours sur les tapis de lutte des lycées sans que personne n’en meure.

Donc, nous avons des témoins de l’accusation qui se parjurent et se contredisent dans leur propre affaire.

Dans un procès normal, cela suffirait à innocenter l’officier Chauvin des charges criminelles qui pèsent sur lui.

Il n’a tout simplement pas eu l’intention de blesser M. Floyd.

Certains ont objecté que la défense crée une certaine confusion en évoquant la foule qui aurait distrait la police, disant que cela prouve que la défense n’est pas certaine de pouvoir montrer que le policier a agi selon les règles, en gardant trop longtemps son genou appuyé sur M. Floyd.

Il semble certain que M. Chauvin et les autres policiers ont perdu la notion du temps, en partie à cause de la foule hostile. Mais cela en fait un cas de négligence civile, sans intention criminelle.

Ce n’est pas un procès ordinaire, et les jurés sont suffisamment effrayés pour rendre un verdict de culpabilité.

Le groupe Black Lives Matter (BLM) menace de provoquer des émeutes si M. Chauvin n’est pas condamné, et elles seront probablement pires que celles de l’an dernier.

Mais cela m’amène aussi à ce que je crois être le fait important dont personne n’a parlé jusqu’à présent dans cette affaire : les deux passagers dans la voiture de M. Floyd ce jour-là et leur comportement.

M. Floyd s’est montré très ému lors de sa première confrontation avec la police, mais a insisté sur le fait qu’il n’avait pris aucune drogue. La police semble l’avoir cru, supposant tout au long de l’épreuve que M. Floyd était une sorte d’homme mentalement perturbé ayant un épisode psychotique.

Pourtant, les deux passagers de M. Floyd savaient qu’il ingurgitait des drogues. C’était souvent eux qui les lui vendaient, selon la petite amie de M. Floyd.

À aucun moment, Mme Shawanda Hill ou M. Morries Hall, ne sont allés parler à la police afin de lui dire que leur ami consommait beaucoup de drogue et faisait probablement une overdose.

Ce point est crucial, car la police de Minneapolis administre systématiquement du naloxone à toute personne soupçonnée d’avoir fait une overdose.

Apparemment, les drogues que M. Floyd a prises ce jour-là provenaient de M. Hall, qui refuse de témoigner, de peur d’être accusé de complicité criminelle.

Au lieu d’aider leur ami alors qu’ils auraient pu facilement le faire, ces deux pourris l’ont tranquillement regardé mourir, alors que l’antidote qui aurait pu lui sauver la vie se trouvait dans la voiture de police à côté d’eux, plutôt que de s’attirer des ennuis pour leur propre criminalité.

Ce n’est pas le racisme systémique ou les brutalités policières qui affectent les communautés noires d’Amérique. Ce sont les nombreux personnages de rue sans cœur comme Mme Hill et M. Hall qui font tant de dégâts chaque jour.

Au lieu de brûler les villes américaines l’an dernier, nous aurions dû avoir une discussion honnête sur les petits voyous et les dealers qui maintiennent nos quartiers pauvres dans l’indécence, où les enfants sont aspirés dans un cycle de crime, d’abus et de violence à cause des adultes qui en sont responsables – des adultes comme Mme Shawanda Hill et M. Morries Hall.

Ce sont là les soi disant «amis» de George Floyd.

* Frank Friday est un avocat de Louisville, dans le Kentucky.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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