02/01/2020

Bonne Année 2020

A tous les lecteurs de notre blog, nous souhaitons une excellente Année 2020 avec la réalisation de tous leurs rêves et que tout ce passe bien pour eux.

Pour bien la commencer, voici comment se déroule une journée dans un grande Etude d’avocats aux Etats-Unis (selon l’auteur et avocat John Grisham dans son livre L’infiltré)

«Leur nouveau chef pour la journée, une collaboratrice senior, une certaine Karleen, les appela dans son bureau et leur expliqua le topo. Pour ces prochains jours, ils allaient éplucher des documents essentiels, en facturant au moins huit heures par jour à raison de 300 dollars l’heure. Ce serait leur tarif, jusqu’à ce que les résultats du cabinet soient connus, en novembre, après quoi leur taux horaire sauterait à 400 dollars, à supposer qu’ils franchissent ce premier cap…
Huit heures, c’était le minimum, du moins pour le moment et, avec la pause du déjeuner et du café, on totalisait à peu près dix heures par jour. On ne commençait pas plus tard que huit heures, et personne ne songerait à quitter le bureau avant dix-neuf heures.
Au cas où ils seraient curieux de le savoir, l’an dernier, Karleen avait facturé deux mille quatre cents heures… La documentation n’avait certes rien de prestigieux, mais c’était le filet de sécurité de tous les nouveaux collaborateurs.
― Vous pouvez toujours vous présenter à la documentation et trouver du travail à facturer, leur précisa-t-elle. Huit heures au minimum, mais il n’y a pas de maximum.
Comme c’est charmant, songea-t-il. Si, pour une raison ou une autre, dix heures de travail par jour ne suffisaient pas, la porte de la documentation était toujours grande ouverte pour vous permettre de faire encore davantage…
Dans son résumé du dossier, Karleen usait d’un langage bien plus policé, mais Kyle savait depuis un certain temps déjà que le cabinet représentait...»

Bonne Année 2020

Bonne Année 2020


18/12/2019

Budget 2020 de la Ville de Genève : Exercice réussi pour l’UDC

En une seule journée, le budget accepté à la satisfaction générale - hormis la gauche extrême qui s’est abstenue. Ce budget était le dernier de la législature avec l’élection d’un nouveau Conseil administratif et d’un nouveau Conseil municipal en mars prochain. Tout le monde souhaitait se quitter dans un climat apaisé et positif après les nombreux scandales dont la commune a été la victime durant l’exercice écoulé. Cela fut chose faite malgré les difficultés de la tâche liées aux difficultés et incertitudes économiques, sociales et politiques du moment, au poids de la dette communale, aux problèmes rencontrés dans l’application des nouvelles règles comptables fédérales (MCH 2), aux litiges graves et permanents dus aux conflits de compétence nés du non-achèvement de la législation sur la répartition des tâches entre communes et canton, et à la marge de manoeuvre réduite du délibératif - et non pas législatif - de la ville face à la toute-puissance de l’exécutif, lequel bénéficie institutionnellement de la protection unilatérale et quasi absolue du Conseil d’Etat...

Ce succès a été rendu possible grâce l’excellent travail effectué par les commissions spécialisées (arts et culture, sport, travaux & aménagement, sociale et solidarité, environnement urbain et sécurité), puis par la commission des finances (CF), pour trouver un terrain d’entente satisfaisant aux yeux des visions politiques des uns et des autres, tout en préservant l’intérêt commun. Le résultat finalement trouvé par la majorité de cette dernière commission a été globalement accepté par l’exécutif de la Ville à la condition toutefois que la baisse du centime additionnel demandée ne soit pas supérieure à celle obtenue en 2019 - solution à laquelle l’ensemble des partis s’est finalement rallié. Cette prise de position de bon sens et de courage a été à l’origine du succès finalement et rapidement obtenu en séance plénière du 14 décembre.

Ce succès aurait pu être plus rapide encore si les partis de la droite élargie (PLR, PDC, MCG et UDC) avaient tous accepté de s’en tenir aux résultats du vote de la CF et renoncé en conséquence à présenter de nouveaux amendements en plénière. C’est cette solution que l’UDC s’est imposée pour elle-même et qui s’est traduite par son refus de toute proposition non soumise au contrôle préalable des commissions spécialisées et à celui de la commission des finances, cela quel que soit l’auteur ou le parti concerné. La Droite élargie s’est malheureusement mêlée au concert des récriminations de toute dernière heure initié par les partis de la gauche - singulièrement du Parti du Travail -, ajoutant en cela à la confusion des esprits et à la prolongation inutile des débats heureusement entrecoupés de déclarations cinglantes par lesquelles le Conseil administratif a relevé le caractère illégal de plusieurs des amendements formulés par leur auteur, qu’il soit de droite ou de gauche…

Au final, le budget de fonctionnement 2020 tournant autour d’un peu plus de 1,2 milliard avec un excédent de charges de près de 20 millions a été accepté par 69 OUI, 0 NON et 7 abstentions (gauches diverses). Il consacre le maintien de la politique du Conseil administratif pour la seule année à venir, politique qui ne rencontre pas l’adhésion de l’UDC (notamment en matière de solidarité internationale, d’immigration sauvage, de politique culturelle, d’aménagement du territoire et de sécurité) et que notre section combattra résolument avec une équipe et des armes nouvelles lors de la campagne électorale qui vient de s’ouvrir sous la direction de son jeune et dynamique président Mathieu Romanens.

Ce résultat remarquable est grandement dû aux efforts déployés par le groupe UDC tant en commissions qu'en plénière. Au cours de celle-ci, notre collègue Pascal Altenbach, candidat à l’élection du Conseil administratif, a été le seul à défendre avec force, brio et panache notre armée de milice à l’occasion de la suppression d’une subvention de CHF 3’000.— destinée à l’association genevoise des Sous-Officiers, suppression demandée par le Parti du Travail. Sa victoire fut heureusement complète et obtenue de la plus pacifique des manières !

 Cela est un bon signe pour l’avenir de notre parti en Ville de Genève et celui de ses citoyen-ne-s-contribuables qui ont dû être légitimement révoltés par la masse et le coût des amendements électoralistes présentés de toutes parts et au tout dernier moment. Un scandale et une honte à la fois !

Jacques Pagan, conseiller municipal Ville de Genève
Pierre Scherb, chef de groupe UDC au Conseil municipal Ville de Genève

Communiqué de presse UDC du 16 décembre 2019.

Tout le monde est content

Tout le monde est content



11/12/2019

Les succès de ma vie (souvenir du 7.8.2011)

Une vie, c’est une suite de succès et d’échecs. Nous avons souvent tendance à nous concentrer sur les déboires en oubliant les réussites. En ce que je suis concerné, je m’en suis rendu compte après avoir écrit, il y a quelques jours, un résumé de mon autobiographie.

Pourtant, j’ai appris tôt à me concentrer sur mes succès et ceux des autres, en participant à une formation de Dale Carnegie (j’y reviendrai, car c’est un de mes succès). Pour aujourd’hui, j’aimerais plutôt vous raconter comment j’ai arrêté de fumer.

J’avais commencé à fumer quand j’étais en apprentissage (j’ai obtenu ma maturité en formation parallèle). Lorsque je faisais mon école de recrues, j’ai failli arrêter, tellement j’avais de la peine à monter et descendre les escaliers de la caserne. Pourtant, je n’ai pas réussi à le faire. Par la suite, j’ai arrêté plusieurs fois de fumer pour deux semaines, trois semaines, une fois même pour trois mois. La tentation était toujours plus grande et j’ai vite fait de reprendre ma consommation journalière d’un paquet.

Je fumais des Mary Long, des Gitanes, des Gauloises et j’en passe. Un jour, j’ai subi un accident et je suis tombé dans un coma. Je suis resté hospitalisé durant deux ou trois semaines. Deux ou trois semaines sans fumer…

Les fumeurs peuvent s’imaginer l’envie que j’avais d’allumer une cigarette ! Tout naturellement, je suis rentré à la maison, monté dans ma chambre où j’ai pris un paquet qui y traînait encore. Surprise, je ne supportais plus l’odeur des cigarettes. Elles avaient dû se gâter durant mon absence. Mais les cigarettes que j’ai achetées par la suite avaient la même odeur et étaient ainsi devenues insupportables pour moi.

Vous pensez donc que c’était la fin de mon goût pour le tabac ? Que nenni ! Au lieu de cela, j’ai remarqué que j’arrivais encore à fumer les tabacs américains (Camel, Winston), ce que j’ai fait de plus belle.

(A suivre)

Pierre Scherb

P.S. Encore un succès : j’ai appris à faire un site internet moi-même. Voyez le résultat en cliquant ici.


06/12/2019

Le tube de l’été – les tubes de ma vie (2, souvenir du 10.8.2011)

Le sacre du printemps de Igor Stravinski était pour lui le plus grand choc musical de sa vie. Ne voit-on pas surtout chez l’autre ce qu’on porte en soi-même ?

Il veut donc aller à Montana, dans son costume de joueur de golf. Quand ? Bientôt, mais en tout cas pas aujourd’hui. Demain peut-être, mais sûrement bientôt. Et avant de partir, il prend sa guitare…

Et se fait plaisir.

A écouter et réécouter :

Montana de Franck Zappa !



Pierre Scherb

P.S. J’ai appris à faire un site internet moi-même. Voyez le résultat sur www.pierrescherb.ch.

24/11/2019

Un dimanche de votation

Pas moins que 8 objets au menu. Les Genevois ont été fortement sollicité ce week-end lors de cette dernière votation de l'année 2019. Pas étonnant donc qu’ils aient été moins nombreux à faire le déplacement au local de vote. J’ai pu le constater personnellement dans le local de vote que je préside. Je ne vais donc pas m’étaler maintenant sur le résultat, car d’autres l’ont déjà fait de sorte qu’il n’y a pas grand chose à ajouter, sinon dans une prochaine note.

Je me concentre ici surtout sur l’aspect positif de ses votations, c’est-à-dire l’engagement sans faille des jurés. Bien sûr, il y a toujours l’un ou l’autre qui ne peut pas venir pour diverses raisons. Le plus souvent, ils proposent spontanément de venir servir lors de la prochaine votation. Les autres viennent avec une certaine curiosité. Ils rentrent toujours avec un  sentiment prononcé de fierté. Ils ont peut-être pour la première fois dans leur vie représenté le pouvoir de l’état. Ils ont surtout rendu un grand service à la Suisse et au bon fonctionnement de notre système démocratique. Qu’ils soient encore sincèrement remerciés!

Au-dessus du brouillard

Au-dessus du brouillard


21/11/2019

Parking Clé-de-Rive: un recours abusif

Le projet de parking Clé-de-Rive a été accepté par le Conseil municipal lors de sa dernière  séance. Un délai de 40 jours a ainsi commencé à courir, afin de récolter 3’200 signatures pour le référendum, délai qui arrive à échéance le 13 janvier 2019. Craignant ne pas réussir à récolter ces signatures, la gauche préfère introduire un recours. Elle se plaint auprès du Service des affaires communales (Safco) que le règlement du conseil municipal n’aurait pas été respecté.

La Tribune de Genève retient que la présidente du conseil municipal avait le droit de fixer la date du troisième débat. Elle n'aurait pas dû accepter le vote de la motion d'ordre présentée par la droite élargie. Or, en argumentant ainsi, la gauche oublie allègrement qu’il appartenait aussi à la présidente de changer cette date après l’avoir fixée dans un premier temps au 3 décembre et après avoir constaté qu’il était préférable de considérer que même la présidente était liée par la motion d’ordre qui demandait la continuation du débat le même jour.

La future zone piétonne

La future zone piétonne


20/11/2019

Nouvelle stratégie de publication

Après une période prolongée durant laquelle je me suis contenté de publier les communiqués de presse de mon parti, je souhaite maintenant revenir à une façon plus classique d’écrire un blog. J’envisage ainsi de publier plutôt des notes écrites par moi-même ou par des amis qui souhaitent voir leurs articles publiés ici. Les thèmes restent en principe les mêmes, c'est-à-dire le droit, la politique, Genève, la Suisse, le monde, etc.

Je vais essayer de rapporter, dans la mesure du possible et sans violer le secret professionnel, les événements qui peuvent arriver dans un cabinet juridique. J’aimerais bien aussi apporter une touche d’humour, sans heurter qui que ce soit. Cela sera un sacré défi, car l’humour et la méchanceté vont souvent main dans la main.

Le lever de rideau

Le lever de rideau


18/11/2019

Affaire Adeline : l’UDC dénonce les libertés prises par le Conseil d’Etat qui risquent de conduire à un nouveau drame.

Il y a six ans, le 13 septembre 2013, Adeline M., jeune sociothérapeute, était retrouvée morte dans un bois de Bellevue. Assassinée par Fabrice A., un détenu de la Pâquerette, qu’elle avait accompagné pour une sortie dans un centre équestre. Les années ont passé, des rapports ont succédé aux rapports ; l’assassin a été condamné. Et aujourd’hui, dénonce la Commission de contrôle de gestion (CCG), on ne peut, malheureusement, pas exclure une «nouvelle affaire Adeline», toutes les mesures nécessaires n’ayant pas été adoptées par le Conseil d’Etat genevois !

«L’UDC Genève, très impliquée dans la sécurité des Genevois, ne peut que s’inquiéter des libertés prises par le Conseil d’Etat dans ce drame ayant conduit à la mort d’Adeline», constate le député Thomas Bläsi.

Ce matin, au cours d’une conférence de presse, les députés membres de cette commission Thomas Bläsi (UDC), Bertrand Buchs (PDC) et Jean-Charles Rielle (PS) ont expliqué que la CCG - forte de 14 membres - avait refusé à l’unanimité le rapport que leur avait transmis le Conseil d’Etat sur le travail rendu par la Commission d’enquête parlementaire chargée d’analyser les circonstances ayant conduit à la mort de la jeune femme.

Plusieurs choses sont pointées du doigt. D’abord, le fait que l’ancien conseiller d’Etat en charge de la sécurité, Pierre Maudet, ait assuré, au lendemain de l’assassinat d’Adeline M., que toutes les mesures avaient été prises afin qu’un tel drame ne se reproduise pas. Une affirmation remise en cause par son successeur au département de la sécurité, Mauro Poggia. Des exemples ? Aucune formation intitulée «prise en charge des personnes détenues avec des troubles psychiatriques» n’a été dispensée aux agents pénitentiaires de Curabilis sous prétexte qu’aucun d’entre eux ne s’était inscrit aux cours, sans doute par manque d’effectifs (12% de taux d’absentéisme à Curabilis). La Commission de contrôle de gestion exige – cela semblait pourtant une évidence – que cette formation soit rendue obligatoire. Elle demande également que les agents de détention interviennent obligatoirement à deux à Curabilis, ce qui n’est toujours pas le cas dans cet «hôpital prison» ou cette «prison-hôpital», c’est selon…

Au cours de ses longues et détaillées investigations, la Commission a découvert qu’il n’existait pas de remontée systématique des informations des agents de terrain quant à la dangerosité d’un détenu. Tout comme il existe un risque de pertes d’informations lorsque des prisonniers sont transférés d’un pays étranger en Suisse.

La CCG déplore par ailleurs l’arrêt de la sociothérapie, un pilier indispensable de la réinsertion selon Thomas Bläsi.  S’il faut à l’évidence changer la façon de la mettre en pratique, un nouveau concept de sociothérapie doit être proposé par le Conseil d’Etat rapidement avec un calendrier de mise en application.

Le rapport du Conseil d’Etat ayant été refusé par l’unanimité de la Commission de contrôle de gestion, il sera traité en urgence lors de la prochaine session du Parlement et repartira au … Conseil d’Etat.

Communiqué de presse UDC du 11 novembre 2019.

Pour plus de renseignements

Céline Amaudruz, présidente de l’UDC Genève, vice-présidente de l’UDC Suisse, conseillère nationale

Thomas Bläsi, député, membre de la Commission de contrôle de gestion

Adeline Baldacchino

Adeline Baldacchino

14/11/2019

Le parking Clé-de-Rive et la zone piétonne passent la rampe du Conseil municipal de la Ville de Genève

22h20, la «droite élargie» impose la construction du parking Clé-de-Rive ainsi que la zone piétonne alentour. Un référendum est attendu ; les Genevois auront leur mot à dire dans ce dossier. Et c’est tant mieux !

A l’occasion de ce débat, sur la construction d’un nouveau parking ainsi que du réaménagement en zone piétonne du périmètre de Rive, nous voilà pris dans un énième épisode du feuilleton anti-bagnoles scénarisé par la gauche.

Bien que nous partagions certaines préoccupations de la gauche devant un développement constant de notre population – développement qu’elle soutient mordicus – et par conséquence de l’augmentation des besoins de déplacements, il nous paraît sensé d’adapter, là où on le peut encore, nos infrastructures au besoin des Genevois, sans sectarisme, donc sans désavantager l’un ou l’autre moyen de transport.

Ce nouveau parking est un projet important, à contre-courant de la politique de mobilité menée par la majorité de ce Conseil municipal consistant à flinguer le transport privé motorisé, bien que ce dernier reste le principal moyen de transport dans notre canton malgré toutes les entraves imaginables que la gauche inflige à une très large partie de la population. Pourtant ce projet s’inscrit dans la volonté populaire de piétonniser l’hyper-centre de notre commune, ce qui devrait plaire à cette même gauche.

C’est un projet qui respecte notre Constitution. En son article 190, ne précise-t-elle pas que l’Etat « facilite les déplacements en visant la complémentarité, la sécurité et la fluidité des divers moyens de transport publics et privés.». Et toujours dans le même article, ne rappelle-t-elle pas également qu’elle « garantit la liberté individuelle du choix du mode de transport». Si notre population ne cesse d’augmenter, la fluidité du trafic, quant à elle, ne cesse de diminuer. Entre 2010 et 2015, la vitesse moyenne a diminuée pour les déplacements effectués avec des transports individuels motorisés (voiture, moto, scooter, vélomoteur, etc.), passant de 22,4 à 20,6 km/h.

Sans surprise, les déplacements en transports individuels motorisés les plus lents sont ceux qui s'effectuent au centre du canton et les plus rapides entre les communes périurbaines et celles suburbaines. L’une des causes de ce ralentissement, outre les innombrables chantiers complexifiant à l’extrême tout déplacement dans notre commune, c’est la recherche de places de parking. La récente décision du Gd Conseil de supprimer 4'000 places de parc ne va évidemment pas améliorer ce fait et encore moins respecter notre Constitution.

Mais revenons à la proposition du Conseil administratif  (PR-1305) qui apporte une solution, quoi qu’en disent ses détracteurs, proposée sous la forme d’une convention signée entre la société Parking Clé-de-Rive et la Ville de Genève. Elle pose comme principe premier la réalisation conjointe et simultanée du parking et de la zone piétonne. Nous décidons aujourd’hui de l’octroi du droit de superficie, nous demandons aujourd’hui au Gd Conseil l’octroi d’une concession d’utilisation accrue du domaine public, nous votons aujourd’hui un financement des aménagements de surface et en sous-sol, nécessaires à ce projet.

Je note au passage que le coût de réalisation de la zone piétonne, 34 millions de francs, n’est pour une fois pas particulièrement excessif au regard du prix de certains parcs ou certaines places que la Ville a récemment réaménagés.

L’UDC avait approuvé en 2009 le plan directeur communal qui conditionnait la réalisation d’une première zone piétonne à la réalisation d’un parking souterrain. Nous maintenons cette décision après avoir étudié longuement ce projet. Avec en prime, le réaménagement du Rond-Point de Rive et du Cours de Rive, qui est sans doute l’endroit le plus moche et peut-être le plus dangereux de la commune.

Principalement parce que les 498 places de parc supprimés en surface seront totalement compensées par la réalisation de ce parking, dont 100 places seront réservées pour les habitants des Eaux-Vives. Il est heureux que l’on y ait pensé, ne résolvant qu’en partie le cauchemar de ces habitants en recherche continuelle de places de parc.

200 places seront supprimées dans le périmètre proche de Rive, dès le début des travaux. Elles manqueront dans ce secteur et reporteront les automobilistes sur le pourtour de Rive, générant ainsi plus de trafic et de complications pour tous les usagers. J’espère vivement que les services de M. Pagani prendront en compte ce handicap et que des signalisations efficaces seront proposées aux usagers.

Certes, ce projet est loin d’être totalement satisfaisant. Ce serait bien la première fois qu’un projet genevois serait parfait. Je pense à la circulation des bus à deux voies dans chaque sens dans la rue d’Italie ou encore la création de zones piétonnes autorisées aux vélos et autres moyens légers et parfois farfelus de déplacements à deux roues. Ces zones piétonnes seront indiscutablement dangereuses pour les piétons et plus particulièrement pour les personnes âgées et les personne handicapées. Le groupe UDC attend de la Ville des solutions pratiques pour sécuriser ce secteur.

Alors, ce projet est-il désuet, est-il aussi archaïque que l’affirme la gauche ? Pour l’UDC, ce projet n’est pas parfait mais pas au point de le refuser, telle est la conclusion qui nous amène à soutenir la proposition du Conseil administratif.

Newsletter UDC N° 293 du 13 novembre 2019

Intervention d'Eric Bertinat, conseiller municipal Ville de Genève

Intervention d'Eric Bertinat, conseiller municipal Ville de Genève