22/05/2019

Europe: supernova ou trou noir politique?

L'UNION EUROPÉENNE SE PRÉSENTE EN SUPERNOVA

de la politique, une explosion institutionnelle qui promettait une augmentation peut-être brève mais fantastiquement grande de la luminosité du Vieux-Continent, certes en fin de cycle mais capable, mieux que jamais peut-être, de féconder l'univers de son génie politique. En fait de nova, c'est d'un trou noir dont les peuples européens sont en train de prendre acte, un objet institutionnel dont l'intensité du champ de gravitation est telle qu'elle interdit désormais à toute forme de rayonnement politique de s'en échapper.

Curieux destin que celui d'un continent capable d'inventer la politique, au sens de la polis, la communauté des citoyens libres et autonomes des cités grecques, pour l'atomiser vingt-cinq siècles plus tard dans une hybris qui s'en prétend l'apothéose.

La Cité d'aujourd'hui, l'Etat, se définit en droit international comme un pouvoir effectif sur un territoire et une population donnés. En renonçant à des attributs étatiques essentiels, comme la compétence de battre monnaie ou de contrôler aux frontières les populations qui entendent pénétrer leur territoire, les membres de l'UE ont cessé d'être des Etats à part entière. Tout comme l'ont fait les cantons suisses en constituant un Etat fédéral en 1848.

Mais à la différence des cantons suisses, les membres de l'UE ont renoncé à leur statut d'Etat au profit de quelque chose qui n'est jamais devenu un Etat. L'Union européenne a certes une monnaie et un marché, elle dicte les règles qui leur sont applicables mais elle n'a ni politique économique commune, ni défense, ni diplomatie, ni la capacité de contrôler efficacement les migrants qui pénètrent ses frontières. LUE, c'est au fond tous les effets secondaires d'un Etat, cohortes de fonctionnaires, surabondance de directives, sans l'Etat.

Du point de vue de son existence politique, l'Europe se présente dès lors comme 28 (27) Etats eunuques, dépouillés de leurs attributs de puissance étatique et un Etat croupion, qui, sans être capable de devenir lui-même un Etat, se borne à interdire à ceux qui l'étaient l'exercice de leurs prérogatives anciennes: «Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens », rappelait Jean-Claude Juncker aux Grecs qui venaient de voter en 2015 contre l'austérité imposée par Bruxelles; «je veux un accord institutionnel d'ensemble maintenant» , exige-t-il des Suisses en les invitant à renoncer à leurs droits politiques en tous domaines dévolus aux fonctionnaires de Bruxelles; et définitivement car «le Brexit est une équation impossible».

Un empire de papier

Le paradoxe est que personne ne règne plus en Europe depuis l'Union européenne, sinon une idéologie aussi tatillonne qu'elle se sait consubstantiellement incapable de faire de la politique, c'est-à-dire de définir des positions communes en regard des questions stratégiques les plus décisives pour l'avenir du continent et de les faire respecter.

Dans un monde multipolaire que se partagent désormais des méga-Etats en compétitions impériales (Chine, Russie, Etats-Unis, Inde, etc.), un vide politique en Europe est une aberration que l'histoire se chargera de combler à la place des Européens. Déjà, la voix d'un Jean-Claude Juncker est aussi faible que celle d'un empereur de la dynastie Qing lorsque les Européens se taillaient des comptoirs en territoire chinois en se jouant des rivalités locales et de la faiblesse du pouvoir central.

Ironie de l'histoire ou du karma, les Chinois s'établissent d'ailleurs aujourd'hui en Grèce, en Italie, en France, avec la même facilité qu'en Asie ou en Afrique le long de leurs nouvelles routes de la soie en se jouant des dettes nationales et de l'incapacité endémique d'un empire européen de papier à faire respecter une position commune au-delà des déclarations initiales de principe.

Mettre la république européenne en marche, une bonne idée sans doute, quoique tardive et qui mériterait mieux qu'une lettre électorale d'Emmanuel Macron aux Gilets jaunes. Un peu de Suisse dans les idées, par contre, serait un bon début.

(Yves Nidegger in Newsletter UDC N° 272 du 8 mai 2019)

Une sorte d'Etat croupion

Une sorte d'Etat croupion


19/05/2019

Votations du 19 mai 2019

1 – 2 - 3. Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève

Loi modifiant la loi instituant la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (LCPEG) (Financement de la CPEG) (B 5 22 – 12228), du 14 décembre 2018 (loi 1)

Loi modifiant la loi instituant la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (LCPEG) (B 5 22 – 12404), du 14 décembre 2018 (loi 2)

Question subsidiaire

L'UDC-Genève n’est guère heureuse de cette décision populaire qui valide la loi 1. Pour notre parti, il est hors de question de financer à hauteur de 4,2 milliards de francs la caisse de prévoyance de l’Etat sans qu’il y ait prise de conscience et changement au sein de cette institution. C’est pourquoi l'UDC-Genève s’y était opposée.

L'UDC-Genève ne peut que regretter que la loi 2 n’ait pas plu aux Genevois. C’était beaucoup mieux que la simple demande de la gauche et du MCG de payer une somme colossale pour sauver cette caisse de pension et continuer son petit bonhomme de chemin sans revoir son mode de fonctionnement.

4. Loi modifiant la loi sur les heures d’ouverture des magasins

Loi modifiant la loi sur les heures d’ouverture des magasins (LHOM) (Sauvons les emplois du commerce genevois) (I 1 05 – 12372), du 21 septembre 2018

Pendant les prochaines fêtes de fin d’année, les Genevoises et Genevois pourront faire leurs emplettes à Genève, plutôt qu’en France voisine. L’acceptation de cette loi est un petit bol d’air pour les commerçants Genevois. Notre commerce de détail se bat depuis des années pour sauver ses presque 18'000 emplois. La concurrence transfrontalière et le commerce en ligne sont vifs et en expansion. Le nombre d’arcades vides en est le témoin.

Renoncer jusqu'en 2020 à l’obligation d’une Convention Collective de Travail pour l’ouverture de ces 3 dimanches était nécessaire et permettra, non seulement l’ouverture des magasins pour ces 3 dimanches, mais apaiserons la tension entre les partenaires sociaux !



5. RFFA cantonale

Loi modifiant la loi sur l’imposition des personnes morales

L'UDC-Genève prend acte de la décision populaire sur un objet que le Conseil d’Etat a eu bien du mal à faire passer. Nous combattons et continuerons de combattre le développement de notre canton que nous considérons comme une véritable fuite en avant et l’implantation de nouvelles multinationales s’installant à Genève avec leurs propres employés qui pose inévitablement le problème aigu de la main d’œuvre locale sacrifiée et d’un chômage anormalement élevé dans notre canton.

Nous restons sur nos gardes quant aux nouvelles charges pour les employeurs et le subventionnement des primes d’assurance maladie (directement lié a cet objet) qui sera fiscalisé. Sans oublier les communes qui seront tôt ou tard obligées d’augmenter l’impôt communal pour faire face aux coûts engendrés par la nouvelle RFFA.



6. Initiative populaire cantonale 167 « Pour une politique culturelle cohérente à Genève

C’est sans grande surprise que le corps électoral genevois accepte cette modification de l’art. 216 de la Constitution genevoise. L'UDC, opposée à l’initiative, estime que le rôle de l’Etat est principalement de faciliter une culture diversifiée et l’accès aux institutions culturelles. Ce que l’Etat fait déjà avec la loi sur la culture votée en 2013 en renforçant le rôle du canton dans la coordination de la politique culturelle. Les milieux culturels à l’origine de l’initiative ont mis en avant un besoin de sécurité, de protection, que l’Etat n’assumerait pas. Difficile au bout du compte de tempérer leurs revendications et de faire admettre que l’Etat et les communes collaborent en bonne intelligence pour trouver les solutions permettant à la culture de se développer et de rayonner. Ce dimanche, les milieux culturels ont gagné, pas la culture.



7 - 8 -9. Subsides assurances maladie

IN populaire cantonale 170 « Pour des primes d’assurance-maladie plafonnées à 10% du revenu du ménage ! »

Contreprojet à l’IN 170, du 31 janvier 2019

Question subsidiaire

L'UDC-Genève accueille sans émotion la décision des Genevois. Pour mémoire, nous avions déposé notre projet de loi (PL 12166) visant à aider la population en ayant recours à une hausse des déductions fiscales sur les primes d’assurance-maladie. Le Grand Conseil avait préféré le contre-projet qui propose de renforcer le système des subsides que les Genevois devront comptabiliser la somme reçue dans leur déclaration d’impôt et qui sera, bien évidemment, fiscalisée. Ce que l’Etat donne d’une main, il le reprend de l’autre.

Quant à l’initiative 170, l'UDC-Genève remarque que la décision finale des Genevois (lors de la question subsidiaire) est cohérente, ce d’autant plus qu’ils ont refusé récemment l’initiative «Pour le remboursement des soins dentaires ».

Tout va très bien madame la marquise

Tout va très bien madame la marquise


16/05/2019

Gare Cornavin ou la démesure annoncée...

Lundi, le Conseil municipal de la Ville de Genève s'est penché sur l'ouverture d'un crédit complémentaire de 3,2 millions de francs destiné à poursuivre l'extension de la gare de Cornavin. Selon le conseiller administratif Rémy Pagani, la gare de Cornavin a été choisie pour être le centre de l’agglomération. Dans et autour de la gare, ce sont 100'000 à 120 000 voyageurs qui passerons chaque jour et il est prévu d’augmenter ce chiffre à 150'000 personnes. Le projet de la gare Cornavin verra trois gares, dont une souterraine pré-financée à hauteur de 100 millions de francs par la Ville de Genève. Un très gros dossier qui n'a pas enthousiasmé les conseillers municipaux UDC.

Intervention de Pierre  Scherb,
conseiller municipal UDC et chef de groupe

Si la Ville de Genève a bien été fondée en Vieille-Ville et autour de la cathédrale Saint-Pierre, force est néanmoins de constater que son centre s’est déplacé lentement vers la rive droite. La gare Cornavin avait été construite en dehors de la Ville afin de ne pas la couper en deux et d’épargner aux Genevois les énormes nuisances dues à la vapeur et au bruit. Devenue un pôle d’attraction, les Genevois ont commencé à se rapprocher d’elle. Ce rapprochement s’est encore accéléré avec l’ouverture des nouvelles ligne du tram 14, 15 et 18. L’extension planifiée de la gare Cornavin veut maintenant en faire son centre. Au moins c’est l’impression qu’un des commissaires de la Commission de l’aménagement et de l’environnement a eu lors de la présentation de ce projet. Les travaux s’étalent ainsi de 2017, avec le lancement de l’avant-projet, à 2030 et la mise en service de la nouvelle gare. Des changements substantiels sont prévus, notamment la fermeture à la circulation de la rue de Montbrillant derrière la gare et la fermeture à la circulation de la place Cornavin. La rue des Alpes deviendra bi-directionnelle. Le boulevard James-Fazy sera réservé à la circulation, tandis que la rue des Terreaux-du-Temple sera réservée aux trams circulant dans les deux directions.

Avec ce projet, la Ville de Genève semble tabler sur une réduction de la circulation motorisée qui disparaîtra carrément des alentours de la gare. Les commissaires ont aussi eu l’impression que, pour se rendre depuis la rive gauche à la Perle du Lac, il faudrait passer par l’avenue Giuseppe-Motta, puis par l’avenue de France, c’est-à-dire par la moyenne ceinture planifiée par le canton de Genève, ce qui semble aberrant.

L’étude que le Conseil administratif sollicite devrait contenir la présentation des conséquences de la fermeture des axes routiers nord et sud longeant la gare Cornavin. Il s’agit de s’assurer que ces mesures ne prétéritent pas les commerçants qui verront une partie de leur clientèle s’en aller vers la France voisine. Il faut aussi garantir aux touristes l’accessibilité à la rade. La Ville de Genève, peut-elle être sûre d’une diminution de la circulation tandis que le plan directeur cantonal prévoit une Genève à 600’000 habitants avec autant d’étrangers en plus peu habitués et enclin à utiliser les vélos et transports publics et qui tiennent à leur propre voiture? A cela s’ajoute que la passion des jeunes qui s’est enflammée depuis quelques semaines pour le climat risque de retomber aussi rapidement qu’elle est apparue devant le constat qu’il est plus facile de réclamer des autres des mesures que de les appliquer à soi-même. Il est donc fort vraisemblable que la stratégie d’enfumage des verts échoue et que la raison l’emporte. Nous ne verrons probablement pas l’interdiction idéologique des chauffages au mazout et des moteurs à combustion ainsi que des taxes élevées sur les prix de l’essence et du mazout, mais plutôt la protection de l’environnement comme l’UDC la prône, c’est-à-dire par de nouvelles innovations et la recherche.

Pour toutes ces raisons et les incohérences du projet soulevées, même s’il ne s’agit que d’un crédit d’étude avec tout de même 4 milliards de francs en jeu au final, des travaux à n’en plus finir et une ville complètement bloquée et verrouillée, le groupe UDC votera non à ce complément d'étude.

Newsletter UDC N° 271 du 1er mai 2019

Transformer Genève en forêt vierge?

Transformer Genève en forêt vierge?


05/05/2019

Eric Bertinat : l'homme de la majorité (souvenir du 18.9.2012)

Eric Bertinat est l'homme qui sait trouver des majorités, comme lorsqu'il s'agit de défendre une de ses motions au Grand Conseil (voir le communiqué de presse ci-dessus). Un signe précurseur en vue de son élection au Conseil administratif, le 4 novembre prochain ?


Double imposition en matière de succession: la résolution d’Eric Bertinat adoptée par le Grand Conseil !

Nos citoyens expatriés en France voisine ne sont pas des citoyens de seconde zone. La majorité des députés a adopté la résolution déposée par Eric Bertinat demandant au Conseil d’Etat de s’opposer à la ratification par les Chambres fédérales de la convention de double imposition en matière de succession entre la Suisse et la France.

Si la question des Français vivant en Suisse est régulièrement abordée dans les médias, le sort des quelque 170'000 Suisses habitant en France l’est moins. Pourtant, c’est auprès de ces derniers que la nouvelle convention déploiera ses effets néfastes.

Les cantons s’insurgent contre un accord désastreux pour la Suisse

Le groupe des députés UDC se félicite que le Parlement genevois se soit prononcé lors de sa session supplémentaire de samedi dans le même sens que le Parlement valaisan la veille. Après le Valais et Genève, des députés de plusieurs cantons, lassés par la politique du Conseil fédéral, vont prochainement déposer des textes similaires dans leur Parlement respectif.

La brume se lève

La brume se lève


01/05/2019

Suis-je assez populiste?

Il est devenu de bon ton de se dresser contre les vilains populistes qui osent vouloir faire plaisir à la population. La raison en est que le quidam les assimile forcément à la droite et à des «méchants» comme Donald Trump, Jair Bolsonaro ou ceux qui veulent le Brexit. Hélas, ils vont devoir déchanter et ce discours sur les populistes risque de disparaître rapidement de la discussion après un sondage publié aujourd’hui par la Tribune de Genève.

A la surprise générale, il s’avère que les lecteurs de la Tribune de Genève populistes se trouvent presque exclusivement à gauche! Selon la définition utilisée par ce journal, le populisme est une idéologie que l’on peut trouver partout sur l’échiquier politique, qui glorifie le peuple comme un tout homogène et cultive un côté antiélites, avec une propension à faire appel à un discours simpliste.

N’étant pas de gauche, j’aurai donc assurément encore quelques efforts à faire pour être vraiment populiste et devenir un citoyen moyen.

Surprise

Surprise


30/04/2019

Conseil municipal: il faut améliorer la place Cornavin

Le Conseil municipal s'est penché sur la proposition du Conseil administratif d'extension de la gare Cornavin PR-1332. Voici mon intervention:

Si la Ville de Genève a bien été fondée en Vieille-Ville et autour de la cathédrale Saint-Pierre, force est néanmoins de constater que son centre s’est déplacé lentement vers la rive droite. La gare Cornavin avait été construite en dehors de la Ville afin de ne pas la couper en deux et d’épargner aux Genevois les énormes nuisances dues à la vapeur et au bruit. Devenue un pôle d’attraction, les Genevois ont commencé à se rapprocher d’elle. Ce rapprochement s’est encore accéléré avec l’ouverture des nouvelles ligne du tram 14, 15 et 18. L’extension planifiée de la gare Cornavin veut maintenant en faire son centre. Au moins c’est l’impression qu’un des commissaires de la Commission de l’aménagement et de l’environnement a eu lors de la présentation de ce projet. Les travaux s’étalent ainsi de 2017, avec le lancement de l’avant-projet, à 2030 et la mise en service de la nouvelle gare. Des changements substantiels sont prévus, notamment la fermeture à la circulation de la rue de Montbrillant derrière la gare et la fermeture à la circulation de la place Cornavin. La rue des Alpes deviendra bi-directionnelle. Le boulevard James-Fazy sera réservé à la circulation, tandis que la rue des Terreaux-du-Temple sera réservée aux trams circulant dans les deux directions.


Avec ce projet, la Ville de Genève semble tabler sur une réduction de la circulation motorisée qui disparaîtra carrément des alentours de la gare. Les commissaires ont aussi eu l’impression que, pour se rendre depuis la rive gauche à la Perle du Lac, il faudrait passer par l’avenue Giuseppe-Motta, puis par l’avenue de France, c’est-à-dire par la moyenne ceinture planifiée par le canton de Genève, ce qui semble aberrant.


L’étude que le Conseil administratif sollicite devrait contenir la présentation des conséquences de la fermeture des axes routiers nord et sud longeant la gare Cornavin. Il s’agit de s’assurer que ces mesures ne prétéritent pas les commerçants qui verront une partie de leur clientèle s’en aller vers la France voisine. Il faut aussi garantir aux touristes l’accessibilité à la rade. La Ville de Genève, peut-elle être sûre d’une diminution de la circulation tandis que le plan directeur cantonal prévoit une Genève à 600’000 habitants avec autant d’étrangers en plus peu habitués et enclin à utiliser les vélos et transports publics et qui tiennent à leur propre voiture? A cela s’ajoute que la passion des jeunes qui s’est enflammée depuis quelques semaines pour le climat risque de retomber aussi rapidement qu’elle est apparue devant le constat qu’il est plus facile de réclamer des autres des mesures que de les appliquer à soi-même. Il est donc fort vraisemblable que la stratégie d’enfumage des verts échoue et que la raison l’emporte. Nous ne verrons probablement pas l’interdiction idéologique des chauffages au mazout et des moteurs à combustion ainsi que des taxes élevées sur les prix de l’essence et du mazout, mais plutôt la protection de l’environnement comme l’UDC la prône, c’est-à-dire par de nouvelles innovations et la recherche.


Pour toutes ces raisons et les incohérences du projet soulevées, même s’il ne s’agit que d’un crédit d’étude avec tout de même 4 milliards de francs en jeu au final, des travaux à n’en plus finir et une ville complètement bloquée et verrouillée, le groupe UDC votera non à la PR-1332.

La gare Cornavin

La gare Cornavin


27/04/2019

Loi sur les armes : Schengen n’est pas menacé

L’UE est la première intéressée à ce que la Suisse reste dans Schengen. Pour le Conseil fédéral et certains milieux économiques, il n’y a pas d’autre choix que d’adopter cette révision, sous peine d’exclusion de la Suisse de Schengen et de rétablissement de frontières hermétiques, avec de lourdes répercussions financières.

En réalité, l’accord qui lie la Suisse à Schengen ne comprend pas de clause guillotine mais une procédure de négociation pour aplanir les divergences (cf. art. 2 à 4 et art. 7 du traité qui lie la Suisse à l’accord Schengen).
Il est important de relever que notre appartenance à Schengen bénéficie largement à l’UE, qui en tire de nombreux avantages économiques, des emplois, ainsi que diverses contributions – financières et autres – dont s’acquitte notre pays. Quelques chiffres à ce propos :

    Balance commerciale Suisse-UE pour 2018: 20.45 milliards de CHF en faveur de l’UE, en hausse de 4.66 milliards par rapport à 2017 ;
    Participation financière de la Suisse à l’accord Schengen pour la période 2008-2013: 57 millions de CHF ;
    Première contribution helvétique au fonds de cohésion de l’UE depuis 2007: 1.3 milliards de CHF ;
    Deuxième contribution au même fonds selon le message approuvé par le Conseil fédéral le 28 septembre 2018: 1.3 milliards de CHF.

On imagine difficilement l’UE renoncer dans les temps difficiles qu’elle traverse à cette manne financière en raison d’un désaccord sur un élément aussi secondaire du traité.

D'ailleurs, les voix prophétisant la sortie imminente de notre pays des accords Schengen en cas de « mauvais » vote ne s’élèvent qu’en Suisse, et pas dans l’UE. On le comprend aisément au vu des chiffres ci-dessus… Dans l’UE, la votation du 19 mai n’est pas un thème et ne fait d’ailleurs l’objet d’aucun suivi médiatique chez nos voisins contrairement à d’autres votes qui ont, eux, pu susciter la polémique.

Les coûts annoncés d’une hypothétique sortie de la Suisse de Schengen sont fantaisistes
Depuis plus d’un mois, l’estimation des coûts qu’entraînerait une sortie de Schengen oscille de 500 millions à 11 milliards selon les sources. Les partisans du oui se gardent bien d’avouer l’origine de ces chiffres : une étude commanditée par les Affaires Européennes au bureau d’études ECOPLAN où on lit en p. 47 de la version française : «Afin de pouvoir procéder néanmoins à l’estimation des éventuelles conséquences économiques, l’étude ECOPLAN a dû s’appuyer sur diverses hypothèses dont certaines seulement reposent sur des données empiriques.» Dans ce passage, les auteurs de l’étude admettent eux-mêmes l’impossibilité de fournir des chiffres concrets et fiables sur une partie de ces coûts.

Et, de toute manière, dans la pire et la plus improbable des hypothèses : La Suisse ne serait pas sourde et aveugle

L’hypothétique perte d’accès au Système d’Information Schengen (SIS) ne nous laisserait pas du tout aveugles, car nous disposerions toujours des bases d’Interpol qui fonctionnent depuis plus longtemps et mieux que le SIS. Il est bien connu dans les milieux policiers que ce dernier souffre de données lacunaires ou périmées. Au demeurant, selon certains experts en la matière, une contribution financière au SIS est tout à fait envisageable pour en conserver l’accès et maintenir la réciprocité du flux d’information.

Le tourisme ne serait pas impacté

Le retrait de la Suisse de Schengen ne l’empêcherait en rien d’accorder une équivalence automatique aux possesseurs d’un visa Schengen valable, cette facilité étant de la seule compétence de la Suisse. Un état non membre de l’accord Schengen, et pourtant situé au centre de cet espace, le fait couramment : Monaco. Les milieux touristiques et hôteliers ne subiraient par conséquent aucun préjudice.

Notre sécurité ne serait pas compromise

D’une part, eu égard au nombre de cas concrets d’actes terroristes en augmentation, Schengen ne représente pas un gage de sécurité accrue. D’autre part, Madame KELLER-SUTTER a reconnu qu’il n’y a quasiment pas d’usage abusif d’armes en Suisse. Ainsi, renoncer à cet «acquis Schengen» ne représente pas un risque sécuritaire, la loi actuelle étant manifestement suffisante.

Cet article est paru sur le site du "Comité Liberté & Ouverture – Genève" qui a vu le jour à Genève afin de fédérer les bonnes volontés contre la modification de la loi sur les armes. Cette association, issue de la société civile, est indépendante de tout parti politique et de toute association d’intérêt, que ce soit au niveau cantonal ou fédéral.

La Suisse a déjà très bien réglé les questions de l'acquisition, de la possession et de l'utilisation des armes

La Suisse a déjà très bien réglé les questions de l'acquisition, de la possession et de l'utilisation des armes




26/04/2019

Accord institutionnel et la Ville de Genève: vivre sans subventions

Le jargon des accords institutionnels est à peu près incompréhensible pour le commun des mortels et même pour les juristes les plus expérimentés. Les seuls qui s’y retrouvent sont les fonctionnaires bruxellois qui ne ratent pas une occasion pour interpréter une disposition en défaveur de la Suisse.

Une grande partie des spécialistes s’accordent cependant de constater que la phrase suivante (tirée de l'art. 8A de l'accord) exclut en principe dorénavant les subventions à tous les niveaux:

«Sauf dérogations prévues par les accords visés au paragraphe premier du présent article,
a) sont incompatibles avec le bon fonctionnement du marché intérieur, dans la mesure où elles
affectent les échanges entre les Parties dans le champ d'application des accords visés au
paragraphe premier du présent article, les aides accordées par la Suisse ou par les États membres
de l'Union européenne ou au moyen de ressources d'État sous quelque forme que ce soit qui
faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou
certaines productions.»

Il y a peu, la majorité des électeurs genevois a refusé une légère baisse des subventions. Que va-t-elle donc faire maintenant que la totalité des subventions accordées aux associations est en jeu?

Imposer à la Suisse les normes européennes

Imposer à la Suisse les normes européennes


25/04/2019

Karin Keller-Suter se tire une balle dans le pied

Surnommée KKS par la Tribune de Genève, la conseillère fédérale Karin Keller-Suter croyait sûrement être très maline. Constatant que beaucoup de tireurs étaient sensibles aux coûts pour obtenir un permis d’acquisition d’une arme, elle a décidé de le baisser. Mal lui en a pris, car elle a sensibilisé la population aux coûts qu’elle devraient supporter en cas d’acceptation de la directive de l’UE sur les armes.

Aujourd’hui l’acquisition d’un permis d’acquisition d’une arme coute Frs 50.- approximativement. Avec l’acceptation des oukases de l’UE, le prix doublerait pour chaque tireur. KKS croyait donc pouvoir apaiser l’ire des tireurs et les amener à accepter l’inacceptable en les libérant de cette surtaxe. Elle n’a fait que souligner leur réalité en voulant la mettre sur le dos du contribuable. En réalité, chaque canton ne devrait pas seulement supporter cette augmentation, mais encore financer la surcharge administrative. Pour le canton de Genève, il s’agirait de renforcer à hauteur de 50% l’effectif du service des armes et dédié à la gestion du domaine des armes, soit trois postes à plein temps.

Karin Keller-Suter

Karin Keller-Suter