18/01/2019

Plan-les-Ouates : La racaille tire sur deux APM

Ce jour, alors que deux agents de la police municipale (APM) de Plan-les Ouates patrouillent, leur route a croisé celle de scootéristes, circulant sans casque. Se dirigeant vers eux, ces derniers ont fait feu contre les forces de proximité communales.

Il s’est vite avéré que ces deux personnes venaient de braquer une agence Tamoil et prenaient la fuite. Une fois encore, l’UDC relève que la police municipale n’est pas suffisamment équipée  pour combattre la racaille qui, elle, l’est parfaitement. Contre des armes à feu, il faut pouvoir répliquer avec des armes à feu.

Lorsque Pierre Maudet, plus ou moins chef de la police genevoise, aime à rappeler aux APM qu’ils ne sont pas le premier échelon de la sécurité à Genève, et que par-là, qu’ils doivent appeler la gendarmerie en cas de « coups durs », les faits prouvent que la police municipale fait bel et bien partie de ce premier échelon parce que sur le terrain. Il est donc grand temps de lui permettre de passer le brevet fédéral (qui lui permettra de porter une arme) et de circuler avec un feu bleu au lieu d’être coincée dans le trafic genevois.

L’UDC Ville de Genève, plus particulièrement, mène ce combat depuis 2011 mais se trouve en but à la mauvaise volonté du Conseiller administratif Guillaume Barazzone et du Conseiller d’Etat Pierre Maudet. Il en est de même dans la plupart des communes qui ne veulent pas entendre parler de brevet fédéral pour ne pas avoir à augmenter en conséquence le salaire de leurs APM ni acheter les armes qui doivent permettre à ces hommes et ces femmes de défendre le citoyen et leur vie.

Nous sommes en pensée avec les deux APM qui ont essuyé leur baptême du feu et ont mesuré l’impuissance de leur équipement en pareille situation.

Nous rappelons que la résolution 1069 « Pour une police municipale armée » déposée par l’UDC Ville de Genève est toujours inscrite à l’ordre du jour (au point 156). Elle devient plus que jamais d’actualité.

(Communiqué de presse de l'UDC Genève du 18 janvier 2019)

Pour info :

Eric Bertinat, président du conseil municipal
Céline Amaudruz, présidente de l’UDC-Genève, conseillère nationale

Campagne Montfalcon à Plan-les-Ouates, non loin du lieu des tirs

Campagne Montfalcon à Plan-les-Ouates, non loin du lieu des tirs


17/01/2019

Pierre Maudet obtient la confiance de l'assemblée générale extraordinaire du PLR

Une décision qui interpelle :

Pierre Maudet obtient la confiance du PLR avec 48% des voix des participants contre 45%.

Il s'est donc trouvé une majorité de libéro-radicaux pour accorder leur confiance à Pierre Maudet lors de l'assemblée générale organisée hier soir par son parti, le PLR. Malgré les mensonges, malgré les financements politiques dissimulés au parti, malgré les déductions fiscales problématiques, malgré le fait que le magistrat en charge de la police a incité un ami à faire de fausses déclarations à la justice, une majorité de membres PLR a jugé que son Conseiller d'Etat était apte à continuer son mandat.

Question de valeurs, comme dirait l'autre... (Eric Bertinat)

(Newslettter de l'UDC-Genève - N° 258 | 16 janvier 2019)

Pierre Maudet et le civisme

Pierre Maudet et le civisme


10/01/2019

Puis-je protéger les textes écrits sur mon blog ? (souvenir du 11.1.2013)

Je constate que de larges traits de mon blog sont repris par des commentateurs anonymes. Puis-je enregistrer le contenu de mon blog dans un registre officiel pour le protéger et empêcher ce genre d’abus ?

C’est peut-être une question que chaque blogueur s’est déjà posée. Qu’il soit rassuré : chaque texte qu’il publie est automatiquement protégé par le droit d’auteur. Il ne peut donc être repris dans sa totalité et sans mention de son origine. En revanche, il est permis de l’utiliser pour des citations en indiquant clairement la source du texte.

La serre protège les palmiers

La serre protège les palmiers


04/01/2019

Budget 2019 voulu par l'UDC et la droite élargie : C’est OUI !

Le budget sorti de la Commission des finances a victorieusement passé la rampe du Conseil municipal. Il répond pour l’essentiel aux objectifs d’intérêt collectif poursuivis par notre parti, le MCG, le PLR et le PDC qui voulaient le voter rapidement pour passer au traitement des autres affaires urgentes au nombre desquelles figurent notamment le contrôle des comptes présentés par Conseil administratif, de même que celui de la gestion de ces derniers en général.

Le Conseil administratif est le grand perdant de ce débat suite à l’affaire des «frais professionnels» mise en lumière par le tout récent rapport de la Cour des Comptes et actuellement traitée par cette même commission actuellement en charge d’analyser les éventuels dysfonctionnement des systèmes de contrôle l’ayant rendue possible et de permettre au Conseil municipal d’adopter les réformes nécessaires. De premières sanctions concernant l’exécutif de la Ville sont tombées lors des décisions prises lors d'une précédente séance plénière (suppression des cartes de crédit, soumission aux recommandations de la Cour des Comptes) et d’autres ont été validées à l’issue du débat budgétaire (renforcement des moyens d’action du Contrôle Financier, diminution symbolique et de principe du centime additionnel, suppression des allocations de vie chère et forfaitaire, baisse des frais de voyage et diminution de frais de location). Ce fut, au demeurant, le but premier poursuivi - et atteint - par notre parti dans cette dernière procédure.

Le climat de confiance que l’exécutif municipal dit aujourd'hui appeler de ses voeux est loin d’être devenu une réalité et le Conseil administratif faisait grise mine à l’issue des débats de samedi menés avec diligence et efficacité par le Président Eric BERTINAT (UDC).

A l’évidence, il nous appartiendra de poursuivre notre action en nous montrant sans concession dans l’examen des comptes 2018 ainsi que dans le traitement de toutes les propositions actuelles et futures soumises à l’approbation du délibératif de la Ville.

(Communiqué de presse UDC VdG du 17 décembre 2018)

Pour info :
Pierre Scherb, conseiller municipale Ville de Genève, chef de groupe
Jacques Pagan, conseiller municipal Ville de Genève, membre de la commission des finances

Le climat de confiance n'est pas encore une réalité

Le climat de confiance n'est pas encore une réalité


02/01/2019

Bonne et heureuse année 2019

Une fois n’est pas coutume, je vous présente mes vœux seulement le 2 janvier. Ce n’est cependant pas grave, car selon l’entendement communément admis il est possible de le faire jusqu’à fin janvier. Je suis donc encore bien dans la marge.

La nouvelle année a bien commencé. Aucun attentat majeur n’est à déplorer. Nous pouvions donc trinquer dans le bonheur avec les nécessiteux et les personnes seules en assistant au Réveillon de la solidarité organisé par la Ville de Genève grâce à de nombreux soutiens.

La soirée avait débuté par les allocations d’Esther Alder, responsable du Service social, et du maire Sami Kanaan. Pour une fois, même le conseiller municipal radical Guy Dossan, comme nous présent à cette fête pour la première fois, n’avait rien à dire contre une dépense qu’il considérait pleinement justifiée pour apporter un peu de joie à ceux qui ne nagent justement pas toujours dans le bonheur à longueur d’année, et tant pis pour quelques-uns qui n’avaient pas l’air trop nécessiteux.

Je ne suis moi-même pas trop porté à dresser des louanges à la gauche qui gouverne notre ville, mais je me dois d’admettre que le réveillon de la solidarité est vraiment une excellente idée brillamment réalisée. Je me joins aux remerciements adressés aux très nombreux bénévoles qui ont rendu cette soirée vraiment inoubliable.

Pierre et Madeleine Scherb au réveillon de la solidarité

Pierre et Madeleine Scherb au réveillon de la solidarité


31/12/2018

L’Occident n’a aucun intérêt à une Afrique pauvre

L’Occident n’a aucun intérêt à ce que l’Afrique soit pauvre et se limite à lui permettre uniquement de transporter des matières premières bon marché. Il est erroné de croire que les multinationales tentent systématiquement de contrecarrer les efforts de l’Afrique sur la voie de son industrialisation. Ce n’est qu’un mythe répandu par la gauche. Pour les entreprises de matières premières, il serait bien plus intéressant de transformer les ressources naturelles sur place. Les conditions d’un tel engagement à long terme dans les pays riches en matières premières ne sont souvent malheureusement pas réunies, qu’il s’agisse des infrastructures, des voies de communication, de l’approvisionnement en énergie, de la sécurité du droit, de la formation du personnel, ou de la stabilité. Une Afrique prospère et qui fonctionne ne serait pas seulement un site de production. Elle offrirait aussi des débouchés aux pays industrialisés et serait plus intéressante que dans un rôle de bénéficiaire de l’aide au développement, ou, en langage actuel, de « partenaire de la coopération au développement ».

Or, les organisations de développement ne sont guère ouvertes aux discussions de fond. Il leur manque souvent le temps, parce qu’on doit se précipiter à la prochaine séance de « briefing » ou de « debriefing ». Un sentiment de désillusion s’exprime pourtant en privé. Un expert allemand, présent dans le domaine médical au Bénin depuis vingt ans, dresse le bilan suivant : « Si je considère ce qu’il reste de tous les projets de santé de ces années, je dois avouer qu’en dehors des murs de fondation de quelques hôpitaux il ne reste pas grandchose ». En d’autres mots, en Afrique le temps agit comme une bombe à neutrons : elle ne laisse que quelques ruines, et des valeurs immatérielles comme l’esprit, l’amour, la musique, le rire et la tristesse. Mais les tables d’opération, les moustiquaires, les réserves de médicaments, les ouvrages spécialisés, les statistiques, les cours, tout cela disparaît.

(Dernière partie du rapport L'aide au développement, un modèle périmé de David Signer, publié par l'Institut libéral)

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Le rêve: l'Afrique prospère

Le rêve de l'Occident: une Afrique prospère



30/12/2018

Le nombre magique de 0,7 (2ème partie)

Les principaux adversaires de Sachs sont William Easterly, avec son ouvrage Le fardeau de l’homme blanc – l’échec des politiques occidentales d’aide aux pays pauvres et Dambisa Moyo avec L’aide fatale : les ravages d’une aide inutile et de nouvelles solutions pour l’Afrique. William Easterly pense que la tragédie réside dans le fait que « l’Occident a dépensé 2300 milliards de dollars d’aides au développement en cinq décennies et qu’il n’est pas parvenu à donner aux enfants l’accès à des médicaments qui ne coûtent que 12 cents et qui auraient permis d’éviter la moitié des décès à la suite de la malaria ».

William Easterly n’a guère de peine à contrer la thèse du piège de pauvreté chère à Jeffrey Sachs. L’histoire récente regorge de pays qui sont parvenus à prospérer sans aide au développement et d’autres pays qui malgré une telle aide n’y sont pas parvenus. D’ailleurs, s’il existait vraiment un piège de la pauvreté, nous serions encore tous pauvres. L’aide au développement n’est au contraire qu’un feu de paille. Elle n’a guère d’impact sur la croissance économique. La qualité de la politique du gouvernement est bien plus importante. Si l’aide étrangère dépasse 8% du PIB, elle devient même contreproductive : aujourd’hui 27 pays sont dans cette situation et si les donateurs mettaient en œuvre la proposition du « big push », la quasi-totalité des pays à bas revenu dépasseraient cette limite.

L’analyse ne serait pas complète sans évoquer un autre livre de référence sur le sujet, The Bottom Billion de Paul Collier. L’auteur y propose un changement de priorité. La situation n’oppose plus les riches Occidentaux au « reste » : le monde se répartit plutôt entre un milliard de personnes riches, cinq milliards de personnes dans les pays émergents et un milliard dans les régions en stagnation, celui du bas de l’échelle. En raison des pays en situation de rattrapage, avant tout en Asie, la question se pose avec plus d’acuité qu’il y a dix ans : pourquoi ceux qui appartiennent au milliard le plus pauvre comprennent 58 pays, souvent petits et  africains ? Le discours de la gauche classique « ils sont pauvres parce que nous sommes riches » est plus improbable que jamais. L’économie n’est pas un jeu à somme nulle. Un pays profite de la prospérité des autres. Le problème de beaucoup de pays africains, avant tout de ceux qui n’ont pas d’accès à la mer, devient géographique. Le chaos et la pauvreté règnent chez leurs voisins, ce qui complique sérieusement le transport de biens aux ports les plus proches et empêche les échanges d’être rentables.

(Sixième partie du rapport L'aide au développement, un modèle périmé de David Signer, publié par l'Institut libéral)

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De nouvelles solutions pour l'Afrique

De nouvelles solutions pour l'Afrique


29/12/2018

Le nombre magique de 0,7

Les organismes de développement exigent depuis des années que les États occidentaux allouent 0,7% de leur PIB à l’aide au développement. Nous nous sommes peut-être trop habitués à la monétarisation et à la quantification de tous les domaines de la vie pour ne pas nous être davantage étonnés de l’étrangeté de cette revendication. Les avocats de l’aide au développement sont généralement très critiques à l’égard du capitalisme, mais ils ont à l’évidence tellement intériorisés la logique financière qu’ils prennent pour hypothèse que « davantage » est automatiquement « mieux ». L’aide est mesurée en fonction de la dépense totale mais pas du résultat final.

L’argent n’est pas le problème. Beaucoup d’organisations peinent aujourd’hui à investir l’argent dont elles disposent. Cette situation les amène en fin d’année à rapidement acheter de nouveaux véhicules afin d’éviter de devoir réduire leur budget pour l’année suivante. L’idée d’un plan Marshall pour l’Afrique rate également sa cible et ne répond pas aux problèmes réels du continent. Il ne cherche qu’à mobiliser un maximum d’argent sans même d’ailleurs demander l’avis des représentants africains.

Cette idée de « plus on dépense et mieux cela vaudra » a été initialement promulguée par Jeffrey Sachs, un économiste du développement, à travers le concept du « big push », c’est-à-dire d’un gigantesque financement de départ. Dans son livre The End of Poverty, l’économiste a évalué à 75 milliards de dollars le capital de départ nécessaire au sauvetage de l’Afrique. Le point capital, pour Jeffrey Sachs, est ce qu’il appelle le piège de la pauvreté : la pauvreté est la principale cause de la pauvreté. Quiconque se bat pour sa survie ne peut pas épargner et n’a donc aucune chance de changer ses conditions de vie. Seules des aides extérieures peuvent l’amener du premier échelon au prochain et ce n’est qu’à partir de celui-ci qu’il pourra de lui-même continuer sa progression.

(Cinquième partie du rapport L'aide au développement, un modèle périmé de David Signer, publié par l'Institut libéral)

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Le Kilimanjaro (5895 m, en Tanzanie)

Le Kilimanjaro (5895 m, en Tanzanie)


28/12/2018

L’immaturité des États

Il existe de petits projets d’aide ciblée qui s’appuient sur la population locale. Le risque de mauvaise planification et d’« éléphant blanc » est ici relativement modeste. Mais la construction d’une fontaine et des projets de vannerie ne remplacent pas la présence d’institutions ou de structures. « Il n’y a pas de vraie vie dans la fausse vie », pour reprendre Theodor Adorno. Quant aux projets de réformes structurelles, par exemple issus du Programme des Nations Unies pour le Développement, qui s’intéressent plus ou moins à l’ensemble de l’économie, les risques de mauvaise utilisation des fonds et de procédures administratives inutiles sont d’autant plus élevés. Le développement ne se délègue pas.

La référence au colonialisme et au néocolonialisme, qui essaie d’entretenir la mauvaise conscience des donateurs, n’est pas d’un grand soutien non plus. Le principal problème de beaucoup de pays africains est lié à l’immaturité de leurs institutions. Certains sont toujours en phase d’édification ou ne sont que des pseudo-États, comme le Congo. On peut naturellement reprocher la modeste contribution des pays coloniaux à l’établissement de structures politiques durables et à la formation des futures élites. Sans colonialisme, cependant, la situation ne serait sans doute guère différente sur ce point ; les États seraient même peut-être encore moins développés et plus fragiles. De ce point de vue, l’Afrique se distingue totalement de l’Asie, et cela explique peut-être pourquoi un pays comme le Vietnam, qui a souffert à de multiples reprises du colonialisme et des guerres, est parvenu à se stabiliser et à se développer beaucoup plus rapidement.

On rencontre fréquemment en Afrique des chefs d’État qui accusent les Blancs d’être responsables de tous les maux du continent. C’est une façon d’échapper à leur propre responsabilité. Il est significatif de constater le sentiment ambivalent des Européens à ce sujet, y compris au sein de la population. D’une part, le Blanc est défini comme le coupable, le colonialiste, l’exploiteur, l’oppresseur, le raciste, le riche, et en même temps il est aussi le libérateur, le sauveur, le donateur, le bienfaiteur. Cette contradiction se reflète à l’égard de la migration quand des jeunes Africains imaginent l’Europe comme un eldorado, un pays de Cocagne ou un jardin d’Eden et que les mêmes se plaignent d’y voir un lieu où le racisme serait omniprésent. On retrouve dans cette dichotomie presque obsessive envers l’Europe les aspects psychologiques d’une fixation postcoloniale ambivalente. L’engagement chinois en Afrique en constitue l’issue. De nombreux politiciens ont ouvert la porte du continent un peu naïvement en supposant que les Chinois avaient un passé non colonial qui empêchait de les discréditer. Pékin n’a pas manqué de jouer cette carte anti-impériale.

(Quatrième partie du rapport L'aide au développement, un modèle périmé de David Signer, publié par l'Institut libéral)

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Vue aérienne d'une île

Vue aérienne d'une île