31/01/2016

Les photos du 31 janvier 2016

Voici trois belles photos choisies pour vous:

Le tarmac avec un avion d'Air France

Le tarmac avec un avion d'Air France


Le ciel étoilée du désert avec un avion à l'approche

Le ciel étoilée du désert avec un avion à l'approche


Oiseaux en route vers le sud

Oiseaux en route vers le sud

Le ciel est le leitmotiv de cette journée. Il y a d'abord l'avion capable de s'élever en l'air, puis ce qui semble être une étoile filante, mais qui n'est qu'un avion à l'approche et ensuite des oiseux volant haut dans le ciel.


30/01/2016

Le MAH peut être sauvé

J’avais déjà mentionné que des alternatives au projet à rejeter Gandur & Nouvel existaient. En passant au stand de l’Union démocratique du centre à Rive, ce matin, j’ai pour la première fois vu des détails dans le supplément au n° 134 de Alerte, journal de Patrimoine suisse Genève. A vrai dire, il ne s’agit pas d’une alternative, mais plutôt du seul projet capable de sauver et le MAH, et les finances de la Ville de Genève. Figurez-vous seulement que Monsieur Nouvel prévoit d’obtenir des surfaces utiles nettes de 20’959 m², tandis que les scénarios alternatifs arrivent à des surfaces utiles nettes de 31’290 m²! C’est carrément la moitié d’espace d’exposition de plus. Si vous voulez donc vraiment voir les œuvres stockées aujourd’hui dans les caves du MAH, il n’y a qu’une solution:

Voter NON le 28 février 2016


Stand de l'UDC

Stand de l'UDC


29/01/2016

Lire comprendre et interpréter un bilan et un compte de résultat

Il n’est pas indispensable d’être Conseiller municipal et d’exercer de la sorte, pour ainsi dire, la fonction de l’organe de contrôle de la Ville de Genève pour avoir besoin de lire, comprendre et interpréter un bilan et un compte de résultat. Il suffit d’être membre d’un conseil d’administration, d’un conseil de fondation ou entrepreneur tout court pour avoir besoin de cette compétence.

Le Service de la promotion économique de la République et canton de Genève a invité aujourd’hui les PME et les start-up à trois interventions, soit des messages de bienvenues de la part de Mmes Elisabeth TRIPOT-FATIO et Véronique KÄMPFEN, suivis des considérations générales et bases de l’analyse de bilan présentées par M. Gregory MOREL, et des analyse financière et principaux ratios présentés par M. Amaury BONNAIRE. Le débat qui suivait était animé par M. Serge GUERTCHAKOFF.


Un public attentif devant le présentateur de la FER

Un public attentif devant le présentateur de la FER


28/01/2016

MAH: NON au saccage de notre patrimoine public

Le nom que le comité référendaire a choisi est parlant au point qu’il a pu servir de titre à cette note. Il ratisse large et on y trouve des partis et personnalités de toutes tendances politiques. Voyez plutôt:


Action Patrimoine Vivant (APV), Défense des Aînés et des Locataires (DAL), Ensemble à Gauche, Entente Responsable: liste citoyenne contre le gaspillage des deniers publics, La culture doit rester un bien public, Les Verts genevois, MAH - pour un projet propre pour le Musée d’art et d’histoire, Non aux coupes budgétaires dans la culture, Parti du Travail, Patrimoine suisse Genève (PsGe), solidaritéS, Union démocratique du centre (UDC), Vert’libéraux.


Et pour terminer cette note, voici un extrait de la brochure de campagne:


Non à un chèque en blanc irresponsable:

  • Initialement, l’apport d’argent privé pour financer une partie des travaux va réduire le prix du projet pour la collectivité. Toutefois, la facture pour les contribuables va rapidement devenir beaucoup plus lourde, notamment en raison des charges induites par les conditions imposées par le principal «partenaire» privé, et cela sur 99 ans.
  • Le contrat entre la Ville de Genève et la Fondation Gandur n’a pas été soumis au Conseil municipal et les lourdes charges financières qu’il impose à la collectivité n’ont même pas été chiffrées. Les clauses de ce contrat subordonnent le soutien financier au projet Nouvel mais laissent la collectivité seule face aux risques de dépassement de budget.
  • L’investissement initial de Jean-Claude Gandur est infime en regard des frais que la collectivité devra assumer pendant un siècle pour la gestion de ses collections (qu’il peut retirer en tout temps), les assurances, l’entretien, les expositions et toutes les autres charges imposées par ce contrat.


Affiche Non à un projet destructeur de 140 millions

Affiche Non à un projet destructeur de 140 millions


27/01/2016

La Ville expose sa maquette (2)

Voici encore quelques détails concernant cette exposition extraordinaire (visibles sur les photos):

Affiche La Ville expose sa maquette

Affiche La Ville expose sa maquette


Les détails techniques de la maquette

Les détails techniques de la maquette


Par ailleurs, le Conseil municipal s'est posé la question de savoir si cette exposition pourrait être pérénisée. Les coûts d'une telle exposition temporaire sont cependant trop élevés, raison pour laquelle la population genevoise devrait plutôt se contenter d'exposition d'une partie de la maquette, par exemple concernant un quartier ou en rapport avec un projet de construction.

26/01/2016

Conseil municipal: mon intervention du 25 janvier 2016

Le Conseil municipal s'est penché hier soir sur la pétition P-331 A. Elle avait été acceptée en commission, malgré mon opposition. Il était donc important de bien expliquer aux Conseillers municipaux les enjeux de cette pétition et les raisons pour lesquelles il fallait la refuser. Voici donc mon argumentation qui a apparemment eu du succès, puisque le renvoi de la pétition au Conseil administratif a été refusé:


Cette pétition a été signée par 763 personnes en 2013 et déposée au mois de novembre 2014. Elle part d’un constat de dysfonctionnement au sein du Théâtre de Saint-Gervais. En deux ans et sur une quinzaine de collaborateurs, il y avait eu 6 démissions, 8 avertissements et 2 licenciements. Les pétitionnaires indiquent avoir agi par solidarité pour soutenir le personnel. Ils affirment de notoriété publique que le directeur de ce théâtre était de mauvaise foi, qu’il manipulait les gens, les flattait, puis les poignardait.


Le Conseil de fondation avait par ailleurs demandé et reçu un audit qui n’avait pas été communiqué aux pétitionnaires.

Après une première audition des pétitionnaires par la commission des pétitions, ils avaient encore été entendus par la commission des arts et de la culture, au mois d’avril 2015. Ils avaient alors relevé que la situation s’était calmée et qu’aucun employé ne voulait venir témoigner devant la commission.

La directrice du conseil de fondation n’avait, de manière surprenante, jamais été contactée par les pétitionnaires. Pour elle, la pétition avait été rédigée par des personnes étrangères au théâtre et qui ne connaissaient pas son fonctionnement. Leur allégation que les membres du conseil de fondation brillaient souvent par leur absence était fausse. Le magistrat Sami Kanaan avait aussi réuni à trois reprises le conseil de fondation, le personnel, la direction et les représentants du syndicat pour discuter et trouver des solutions. Personne ne s’était adressée aux prud’hommes. Une procédure de conciliation auprès de la Chambre des relations collectives de travail n’avait pas abouti. La Commission tripartite composée de deux représentants du personnel, deux représentants du conseil de fondation et de la direction ne s’était plus réunie depuis 2013. L’audit n’avait pas été communiqué suite à une mauvaise expérience de la directrice au Grand Théâtre, puisque l’audit dudit Grand Théâtre s’était alors retrouvé publié sur internet. Le Conseil de fondation et la direction avait cependant décidé de mettre en pratique les recommandations de l’audit. L’administrateur avait choisi de quitter le théâtre.

Le magistrat Sami Kanaan, quant à lui, a pu remonter l’origine des difficultés jusqu’au jour où le théâtre avait occupé toute l’institution. Ensuite, il y a eu des difficultés à trouver des médiateurs, car deux avaient été récusés par le personnel. La personne proposée par le personnel avait fait l’audit. Par la suite, le magistrat était intervenu plus activement dans ce dossier. Il semble que le personnel craignait la fermeture du théâtre après le départ prévu pour 2016 de son directeur. La conclusion d’une convention de subventionnement a permis de parer à cette crainte, ainsi que l’élaboration d’un document pour définir les missions à long terme du Théâtre de Saint-Gervais. Il était aussi prévu de mettre à jour le règlement de la commission du personnel et les statuts dudit personnel qui étaient obsolètes.

Le Conseil de fondation a été renouvelé après les élections de l’année dernière. Il travaille à satisfaction. Il n’a pas connaissance de nouveaux dysfonctionnements.

Il s’avère donc que les pétitionnaires ont demandé à la Ville de Genève « d'intervenir afin de protéger le personnel et lui garantir des conditions de travail dignes et respectueuses ». Dans ce cadre, il est opportun de citer les conclusions de la directrice du Conseil de fondation du 27 avril 2015: « La maison Saint-Gervais a souvent été mouvementée et émaillée de contestations. Elle a sans doute connu l'apogée l'an dernier. La confusion des rôles du Conseil qui s'est immiscé dans l'opérationnel et la passion déclenchée pour ou contre le Directeur Philippe Macasdar, dont les qualités artistiques et le programme sont unanimement loués, ont été le moteur de la crise. Aujourd'hui, les tensions s'estompent avec la mise en place des réformes préconisées par l'expert. L'administrateur a, pour sa part, réalisé un travail de fond pour améliorer le fonctionnement de l'institution. Il a mis en place un nouveau programme informatique de suivi de l'activité et un service comptable externe jugé efficace. Il a contribué à réduire drastiquement les heures supplémentaires qui sont désormais prises en congé, et à engager du personnel pour le service technique, recruter une nouvelle équipe à la billeterie et à l'accueil. Il a notamment mis en place un contrôle de gestion et a trouvé la solution pour le nouveau restaurant La Réplique. Le recrutement d'un nouvel administrateur est en cours, celui d'un nouveau directeur est agendé pour le début 2016. La tenue des réunions tripartites a déjà commencé. Une charte des valeurs de Saint-Gervais a été rédigée et les séances du Bureau et du Conseil se poursuivent à un rythme normal. Concernant le départ des trois collaborateurs, le processus est en cours. Une démission annoncée pour fin août 2015, un cas transigé entre avocats qui aboutit à un accord et un cas en suspens. »

Les recommandations du Maire de l’époque avaient déjà été largement mises en pratique. Elles sont désormais entièrement appliquées. La demande des pétitionnaires a ainsi été réalisée sans que le Conseil municipal se soit mêlé de l’opérationnel du Théâtre de Saint-Gervais. L’Union démocratique du centre votera donc le classement de cette pétition.

Deux Staffordshire Bull Terrier

25/01/2016

Le Musée d’art et d’histoire peut être sauvé: non au projet Gandur & Nouvel

Certains se posent peut-être la question de savoir si notre blog est bien juridique ou plutôt politique? En vérité, sa première vocation est bien entendu juridique. Suite à l’élection au Conseil municipal de la Ville de Genève de notre contributeur principal Pierre Scherb, les thèmes politiques ont gagné en importance, et ce d’autant plus que les thèmes juridiques ne peuvent souvent pas être rapportés pour des raisons de confidentialité.



A quelques semaines d’un scrutin populaire important pour Genève et la Confédération, voici donc le dernier communiqué de presse de l’Union démocratique du centre, engagée à sauver le Musée d’art et d’histoire:


MAH : Le dernier coup de bluff de MM. Kanaan et Gandur?


En avril 2015, l’UDC-Ville de Genève a demandé par courrier à M. Sami Kanaan, en vain, des précisions sur plusieurs problèmes liés à la convention signée entre la Ville de Genève et la Fondation Gandur (FGA), à savoir :
- une donation qui aurait dû être approuvée par le Conseil municipal, car assortie de charges et conditions excessives et inégales avec un impact sur les finances communales, et une condition sine qua non : la réalisation du projet Nouvel ;
- une intrusion de la FGA dans la politique culturelle et la planification des expositions du MAH ;
- des frais d’exploitation, de conservation et d’assurances intégralement à la charge de la Ville de Genève ;
- une hausse considérable des coûts.


Force est de constater que dans la mouture du 12 janvier 2016, aucun des problèmes de fond soulevés par l’UDC ne sont résolus et les précisions apportées procèdent d’un simple «toilettage».


Ainsi, par exemple, «les revenus provenant des expositions seront acquis à la FGA en fonction de la répartition des coûts financiers nécessaires à la réalisation des expositions concernées» (art. 4.3) devient «les revenus provenant des expositions seront répartis au pro rata de l’apport de chacune des institutions».


Ou encore, «le MAH mettra à disposition de la FGA ses collaborateurs pour la mise en place des objets et la surveillance dans les salles où se déroulera l’exposition. Cette prestation gratuite sera chiffrée et devra être enregistrée par la FGA à ce titre» (art. 4.4) devient «le MAH mettra à disposition de la FGA ses collaborateurs-trices pour la mise en place des objets et la surveillance dans les salles où se déroulera l’exposition. Cette prestation qui ne fera pas l’objet d’un paiement sera néanmoins chiffrée et enregistrée comme apport financier pour le calcul de la répartition des revenus».


Pour l’assurance «Tous risques expositions», on reste bien sûr dans le même esprit. Ainsi, bien que M. Sami Kanaan ait annoncé que la FGA prendrait seule à sa charge toute extension de couverture, l’art.7.5 de la Convention modifiée est absolument identique à l’art. 8.6 de la Convention initiale : «(…). La FGA s’engage à transmettre toute extension de la couverture qu’elle pourrait contracter!»


Il reste toujours «entendu que la FGA ne participera pas aux frais de fonctionnement du MAH et réciproquement» (art. 5.6). Les charges d’exploitation restent donc en mains de la Ville de Genève qui n’est toujours pas parvenue à les chiffrer et nous sommes rassurés d’apprendre que nous ne devrons pas prendre en charge les frais de fonctionnement de la FGA !


En outre, le Conseil administratif ne met toujours pas en avant - et c’est pourtant fondamental - le fait que, malgré l’évolution importante des coûts (80 mios frs à 140 mios frs), la FGA maintient sa participation conditionnelle et maximale de 40 mios frs pour l’extension seule alors que la Convention révisée fait état d’un coût de 53 mios frs pour la création même de l’ « Espace FGA ».


C’est bien sûr sans compter sur le résultat de la votation du 28 février prochain qui rendra nulles à la fois le projet et cette nouvelle et insatisfaisante convention si le peuple refuse le crédit de 132 mios frs pour la réalisation du projet Nouvel, véritable folie des grandeurs de la Ville de Genève.


Pour information :
Eric Bertinat, chef de groupe et conseiller municipal (076 / 391 25 03)

Le MAH

23/01/2016

MAH: non à un projet ruineux de 140 millions

Le projet de rénovation et reconstruction imposé par Monsieur Jean-Claude Gandur prévoyait en 2007 des coûts à hauteur de 80 millions, dont un quart, soit 20 millions auraient dû être pris en charge par celui qui voulait être mécène avant de se contenter de devenir un partenaire du Musée d’art et d’histoire. Les surfaces d’exposition auraient alors dû passer à 11’200 m². Sept ans plus tard, les surfaces d’exposition ont été rabotées à 10’700 m², tandis que les coûts ont pris l’ascenseur pour se situer à 140 millions.


A remarquer que cette vertigineuse ascension n’a pas poussé le partenaire du MAH Jean-Claude Gandur à revoir sa participation qui reste figée à la même hauteur, soit 20 millions au lieu des 40 millions souvent faussement avancés. A constater encore que Jean-Claude Gandur ne pense visiblement pas aux intérêts de la collectivité, mais seulement à ses propres intérêts. Au moment du vote du Conseil municipal sur le projet MAH, le Conseiller administratif Sami Kanaan avait annoncé une modification de la convention Gandur pour enlever quelques points des plus dérangeants équivalents quasiment à une mise à disposition du MAH au seul vouloir de Monsieur Gandur et de sa fondation. Le lendemain du vote, ce dernier avait pourtant exclu publiquement toute renégociation de la convention. Il a donc préféré qu’un référendum soit lancé sans tenir compte des dépenses ainsi engendrées.

Ce n’est pour ainsi dire qu’à la veille du vote que Sami Kanann et Jean-Luc Gandur présentent une nouvelle convention. Hélas, elle ressemble trop à l’ancienne pour emporter la conviction d’un changement majeur. Heureusement que d’autres et bien meilleures solutions existent. Il suffit d’en parler.



Le Musée d'art et d'histoire

22/01/2016

La sécurité et l’intelligence pour vous

La vie en société implique se conformer aux règles en vigueur ou bien de subir les conséquences de leur non-respect. Ces règles sont cristallisées en de règles morales et, surtout, en de règles de droit. Il n’est cependant pas facile de connaître tous les lois et règlements en vigueur à un certain moment donné pour un territoire donné. Le citoyen avisé se tourne donc vers les spécialistes, à savoir les avocats et conseillers juridiques.


Ce constat valable en Suisse pour les Suisses l’est encore d’avantage pour les nombreux étrangers vivant ici. Les règles juridiques de base qu’ils ont apprises dans leur pays ne sont pas les mêmes que celles appliquées en Suisse et peuvent même changer d’un canton à l’autre. Pouvoir s’entretenir avec quelqu’un qui connaît les dispositions topiques et sait comprendre le langage juridique leur confère une sécurité précieuse.

Une autre partie de la sécurité est celle assurée par les forces de l’ordre. Votre serviteur a ainsi eu le plaisir de rencontrer le colonel Alain Bergonzoli, directeur de l’Académie de police de Saint-Maurice (voir photo). La République et canton de Genève vient par ailleurs de la rejoindre. Nos aspirants y débuteront, dès le 4 avril prochain, leur formation du brevet fédéral de policier. Gageons qu’un changement de la doctrine d’engagement de la police genevoise sera à la clé. Réclamé sur ce blog, le Conseiller d’Etat Pierre Maudet l’a au moins déjà annoncé. Restons donc optimistes, mais aussi vigilants.


Le colonel Alain Bergonzoli et Pierre Scherb


21/01/2016

Peut-on exiger qu’un conseiller municipal de la Ville de Genève réfléchisse avant de voter?

Poser la question c'est déjà y répondre, dirait-on. Or, une partie de la droite ne semble pas partager cet avis. Lors du vote de la pétition «Pour une véritable politique sociale à la Gérance immobilière municipale», le PDC et le PLR s’étaient trompés de bouton. Au lieu de classer la pétition, les deux partis ont rejoint la gauche et l’ont renvoyée au Conseil administratif.


A peine le résultat connu qu’ils ont réclamé l’annulation du vote suivi d’un nouveau vote. Petit problème: le Règlement du conseil municipal ne prévoit nulle part une telle annulation. Le législateur a visiblement trouvé inconcevable que les élus du peuple soient incapables de saisir l’objet d’un vote et d’exprimer leur volonté correctement en appuyant sur le bon bouton. Le Président Carlos Medeiros, après une interruption de cinq minutes pour consulter le bureau, a donc logiquement validé le vote.

Le PLR aussi peu que le PDC n’ont voulu reconnaître leur erreur. Tout au contraire, ils ont attaqué le bureau qui avait refusé de s’asseoir sur le règlement. Ce comportement ne peut qu’étonner de la part de partis dits gouvernementaux. A moins que ce soit usuel pour eux de faire fi des lois et règlements qu’ils ont eux-mêmes votés.

Les arbres de la forêt

20/01/2016

Le Conseil municipal met un terme aux agitations de la gauche

Au lieu de s’interroger publiquement sur leur responsabilité, en ayant brandi la menace de manifestations et de suites du vote sur le budget dans la rue et en ayant ainsi indirectement favorisé les dégâts du saccage de la ville dans la nuit du 19 au 20 décembre 2015, la grande majorité de la gauche ne s’est pas gênée d’attaquer le Président du Conseil municipal dans une résolution avec demande d'urgence déposée hier. Ayant lui-même subi des dégâts importants, il s’était emporté en tant que victime des casseurs et en dehors de tout contexte politique.


La même gauche s’étant par ailleurs déjà adressée, sans succès, au Président du Conseil d’Etat avait de la peine à digérer sa défaite. Loin de condamner l’attitude de Carlos Medeiros, François Longchamp avait tout de même profité de cet incident pour déplorer que «la forme du débat politique ne reflète pas le respect et la considération qui s'imposent dans les relations entre les uns et les autres, voire tombe dans la vulgarité», en ajoutant que «de tels échanges portent préjudice à la réputation de nos institutions et de l'ensemble des élus qui en sont respectueux.» Plusieurs conseillers municipaux de la gauche, mais aussi du MCG, peuvent donc se sentir concernés.

La majorité responsable a donné à la demande d’urgence la suite qu’elle méritait, en la refusant nettement. A noter que deux membres d’Ensemble à gauche se sont démarqués de l’attitude égoïste de leurs camarades. L’un deux, Pierre Gauthier, avait d’ailleurs déjà expliqué sa position sur son blog. Dommage que les concernés n’aient pas suivi ses sages conseils!


Pierre Gauthier

18/01/2016

La Ville expose sa maquette

Du 20 janvier au 28 mai 2016, la Ville de Genève dévoilera sa maquette dans son entier, soit tous les quartiers en 145 modules, ce qui équivaut à un terrain d’environ 16km².

Le vernissage de cette troisième phase de l’exposition de la maquette de la Ville de Genève a eu lieu ce lundi 18 janvier 2016. La maquette n’est pas seulement un modèle fidèle de la Ville de Genève d’aujourd’hui, mais elle a déjà intégré le site des Vernets comme il se présentera après la réalisation du projet de 1’500 logements en remplacement de la caserne.


Affiche La maquette de la Ville de Genève

Vue sur la maquette

16/01/2016

Goebbels le trouvait trop brutal (fin)

Alfred Court avait déjà subi une attaque de sept tigres contre deux dompteurs, attaque qui avait coûté la vie à son collègue Mollier, lorsqu'il s'est produit au « Wintergarten » de Berlin, à l'époque le music-hall le plus côté de l'Europe, selon lui. Son directeur Schuck lui a dit : « Pour vos débuts, je vous annonce des spectateurs de choix : le Führer, Goering et Goebbels ». Cependant Hitler ne venait pas.
 Court se rappelle :

« Avant le souper organisé par le Wintergarten, Schuck me présenta à Goering et à Goebbels, et nous échangeâmes quelques mots de politesse. Entendant mon accent qui, je le concède, n'a rien de berlinois, Goebbels me demanda : « De quelle nationalité êtes-vous ? » Je répondis : « Franzose » et il eut une sorte de sourire assez méprisant. Goering lui, ne fit pas la moue, me félicita chaleureusement et s'excusa de ne pouvoir rester davantage. »

C'est finalement lors du souper qui suivait le spectacle qu'Alfred Court a entendu dire Goebbels qu'il le trouvait trop brutal avec les animaux, contrairement aux dompteurs allemands et que c'était probablement une question de race et d'atavisme. Et puis, s'adressant à Alfred Court directement, Goebbels poursuivit :

« J'ai vu, chez Sarrassani, un de nos dompteurs, Havemann, qui travaille sans fouet, avec une simple canne. Ne pourriez-vous faire de même ? Il me semble que ce serait plus humain !

Je lui exposai que ce qui était possible avec un petit groupe d'animaux de même espèce ne l'est pas avec un groupe mixte où toutes les races de fauves sont mélangées. Aussitôt il enchaîna, comme s'il parlait devant le micro : 'Havemann n'a que des lions. Voilà la vraie solution ! Une seule race, c'est toujours préférable ! Regardez chez nous, il n'y a qu'une race : les Allemands. Vous voyez comment cela marche en Allemagne ! S'il n'y avait au monde qu'une race, il n'y aurait pas de guerre.' »

Folie, quand tu nous tiens !

Un lion mâle

"Ngorongoro Crater, Tanzania (2288742082)" by Joachim Huber. Licensed under CC BY-SA 2.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ngorongoro_Crater,_Tanzania_(2288742082).jpg#/media/File:Ngorongoro_Crater,_Tanzania_(2288742082).jpg

15/01/2016

Goebbels le trouvait trop brutal (2)

Alfred Court a accepté les excuses de son dompteur Sam avec la promesse qu’une telle situation ne se répéterait plus. Le fait qu’il n’avait pas trouvé de remplaçant y avait-t-il joué un rôle ? Toujours est-il que, se disant « qui a bu boira », il a commençé à observer le travail avec les lions.

Le lendemain, Sam l’invita à le rejoindre dans la cage durant la répétition et Alfred Court accepta Même pas une semaine plus tard, le dompteur était encore ivre et fut donc congédié. Alfred Court acheta son costume et les lions. Il mit le costume et appela les lions qui semblaient croire être en face de Sam.

Les lions avaient l’air de ne pas remarquer la chair de poule d’Alfred Court et faire tout seul leur spectacle jusqu’au moment où Néron, le plus féroce des quatre lions, après un saut, aurait dû regagner sa place.

Court raconte : « Perplexe, je m'approchai du bord de la cage pour essuyer ma figure ruisselante de sueur et Johny, le garçon de Sam, eut l'esprit de me dire si vous voulez que Néron descende, je crois qu'il faut lui donner un léger coup de fouet sur, les fesses...

Je n'avais jamais remarqué, que Sam en usât ainsi, sauf à la fin du numéro. Que faire ? J'étais dans la danse, il fallait danser. Je repris donc ma position et, en même temps que je criais le commandement, j'essayai de donner à Néron un coup de fouet ... je le manquai. Deuxième essai, je le manquai encore ... Néron, là-haut, rugissait toujours. Je ne l'avais jamais entendu grogner aussi fort. Je finis par perdre mon sang-froid. et, m'approchant plus près, un peu trop près cette fois, lui décochai un violent coup de fouet. D'un seul bond, renversant la pyramide, Néron sauta et traversa la piste au galop je fis de même en sens opposé... Il ne s'occupa nullement de moi. Mais, rugissant à faire trembler les toiles, il alla s'asseoir sur son tabouret.

Ouf ! je ramassai la lourde pyramide, surveillant mon gaillard du coin de l’œil. Ses énormes pattes tremblaient. Comme un éclair une pensée me traversa l'esprit : dans ce métier, quelqu'un doit avoir peur, les lions ou le dompteur. Il vaut mieux que ce soient les lions ! J'avais trouvé la ‘clef‘. »


Deux lions en train de manger un buffle

"Male Lion and Cub Chitwa South Africa Luca Galuzzi 2004" by Luca Galuzzi (Lucag) - Photo taken by (Luca Galuzzi) * http://www.galuzzi.it. Licensed under CC BY-SA 2.5 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Male_Lion_and_Cub_Chitwa_South_Africa_Luca_Galuzzi_2004.JPG#/media/File:Male_Lion_and_Cub_Chitwa_South_Africa_Luca_Galuzzi_2004.JPG

13/01/2016

Goebbels le trouvait trop brutal

Le quotidien Le Temps d'aujourd'hui nous apprend que Die Weltwoche s'était intéressé à Hermann Göring à cause d'une biographie que son rédacteur en chef avait lu récemment. J'avais moi-même mentionné Göring dans un article écrit en 2011 et que je reproduis à présent:
Pour rédiger un texte, il est toujours bon de savoir ce que les autres écrivent et comment ils le font. Je tombe ainsi sur les mémoires d'Alfred Court intitulées « La cage aux fauves ».
Il y décrit comment il était devenu dompteur, à 35 ans. Il était alors directeur de cirque lorsque, durant l'entracte, on était venu lui souffler à l'oreille que Sam, le dompteur, était ivre mort. Il a découvert peu après des morceaux de viande : le repas que les lions avaient l'habitude de recevoir après le spectacle. Il a immédiatement pris la décision de la leur donner sous le chapiteau.

Les lions entrèrent dans la cage, circonspects. Découvrant la viande, ils se jetèrent dessus et se livrèrent à une bataille forcenée, rugissant, lâchant et reprenant à tour de rôle une pièce de viande, les poils de leur crinière noire volant en l'air par paquets !

Court poursuit : « L'un d'eux, la viande dans la gueule, fit un bond fantastique, presque jusqu'au haut de la cage. Il y eut un cri dans la salle, un commencement de panique, mais qui fut de courte durée. L'autre lion, suivant de près son antagoniste, lui sauta dessus, lui mordit la queue à pleines dents et tous deux retombèrent lourdement dans l'arène. La cage centrale chancela et je crus qu'elle allait se plier en portefeuille ; enfin, après cinq minutes de lutte farouche, chacun, ayant finalement sa part, la dévora à belles dents. Le repas fini, la bagarre recommença pour la possession des os et ce n'est qu'un quart d'heure plus tard, par des coups de revolver tirés à blanc, que nous pûmes faire réintégrer aux lions leurs sabots où ils arrivèrent la gueule ensanglantée, les flancs lacérés par les griffes.

Jamais je n'avais vu une échauffourée pareille, le publie non plus. Personne ne parut regretter que les lions n'eussent pas travaillé. Ce spectacle excitant avait produit, devant ce public à demi sauvage (il est au Mexique, en 1917), une réelle sensation. »


Un lion qui rugit

10/01/2016

La justice et le droit sont à la base du monde

Dans une démocratie, les lois sont faites par le peuple et ses élus. Elles sont censées être justes. Dans les sociétés primitives, par contre, les lois étaient données directement de Dieu. Le psaume 89 parle ainsi de l’alliance du roi David avec Dieu.


La partie de ce psaume consacrée à Dieu met ainsi ses qualités en avant:


Dieu est terrible dans la grande assemblée des saints,
Il est redoutable pour tous ceux qui l’entourent.
Eternel, Dieu de l'univers, qui est puissant comme toi?
Eternel, ta fidélité t'environne.
C'est toi qui maîtrises l'orgueil de la mer; quand ses vagues se soulèvent, c'est toi qui les calmes.
Tu as écrasé l'Egypte, tu l'as transpercée, tu as dispersé tes ennemis par la puissance de ton bras.
C'est à toi qu'appartient le ciel, à toi aussi la terre; c'est toi qui as fondé le monde et ce qu'il contient.
Tu as créé le nord et le sud; le Thabor et l'Hermon acclament ton nom.
Ton bras est puissant, ta main forte, ta droite élevée.
La justice et le droit forment la base de ton trône, la bonté et la vérité sont devant toi.


Le psaume met ainsi d’abord la puissance de Dieu en avant, puis émet clairement que la base de son trône sont la justice et le droit.

La nouvelle Constitution de Genève que j’ai eu l’honneur d’élaborer avec les 79 autres Constituants fait encore allusion à cette idée que la justice et le droit viennent de Dieu lorsqu’elle énonce dans son préambule que le peuple de Genève adopte la constitution reconnaissant son héritage spirituel, afin de préserver la justice dans le respect du droit.


Icône avec deux anges

09/01/2016

Le Conseil municipal devrait voter des douzièmes provisionnels

Après la non-entrée en matière sur son projet de budget, le Conseil administratif avait émis le vœu de disposer d’un budget, plutôt que de partir dans les douxièmes provisionnels. La droite responsable l’a entendu. Elle a préféré proposer au Conseil municipal des coupes linéaires, dans le peu de temps qui lui restait à disposition après la présentation du deuxième projet de budget par la Conseillère administrative Sandrine Salerno. Rappelons que les deux projets de budget se ressemblaient comme deux gouttes d’eau, mis à part des recettes supplémentaires miraculeusement trouvées et des dépenses déjà votées entre-temps par le Conseil municipal.


Comme attendu, ce budget n’a pas plu à la gauche égoïste. Elle a donc décidé de lancer deux référendums et a commencé à récolter les signatures (art. 78 Constitution). Elle dispose de 40 jours pour trouver les 4’000 personnes ayant le droit de vote en Ville de Genève qui s’opposent au budget voté par le Conseil municipal dans la nuit du 14 au 15 décembre 2015.

L’aboutissement du référendum suspendrait l’entrée en force des parties du budget attaquées (baisse de subventions, réduction des montants alloués aux fournitures externes de la Ville). Le Conseil municipal aurait donc l’obligation de voter les douzièmes provisionnels pour lesdites parties (art. 95 al. 4 Loi sur l’administration des communes, LAC). Néanmoins, la Tribune de Genève vient de nous apprendre que le Conseil administratif s’est adressé au Conseil d’Etat pour contourner cette situation. De manière étonnante, il souhaite appliquer les coupes votées, malgré son opposition au moment du vote du budget. Cette manoeuvre surprenante semble aboutir moyennant l’invention d’un «principe de prudence». Comme quoi il est utile de ne jamais être à court d’une argutie.


Deux biscuits sur une assiette

07/01/2016

Changement de stratégie à la police genevoise?

La police de Genève a assisté à la manifestation sauvage du 19 décembre 2015 en tant que spectateur. La doctrine appliquée par ses cadres était le principe de non-intervention, afin d’éviter des dégâts plus graves. Ils ont ainsi pu les limiter à quelques millions de francs seulement. Merci encore pour cette sage décision et bravo à la police d’avoir eu le courage de la prendre.


Osons avouer que tout le monde n’était pas de cet avis et que quelques égarés ont critiqué cette attitude qui nous a néanmoins sauvé du pire (voir par exemple ici). Est-ce à cause de ces rares critiques que la police a changé sa stratégie, le 5 janvier 2015 à l’aéroport de Genève? Toujours est-il qu’elle est intervenue en force contre une manifestation non autorisée d’une trentaine de kurdes, comme on peut le voir sur le blog de Demir Sömnez. Est-ce peut-être aussi parce que la manifestation n’avait pas été annoncée publiquement depuis deux semaines et que la police, surprise, n’avait pas le temps d’en rapporter à ses cadres?

Espérons qu’il y ait au moins eu quelques discussions au sein de la police, afin de ne plus laisser le citoyen lambda sans protection, ce d’autant plus que le premier but de l’Etat est justement de le protéger, ainsi que ses biens, et non pas de l’amuser à longueur d’année avec des activités artistiques qui ne sont pas toujours appréciées par tout le monde et surtout pas par ceux qui paient leurs impôts à Genève. Les policiers français, quant à eux, ont compris qu’on ne peut pas lutter contre une feuille de boucher et une ceinture d’explosifs à mains nues.


La police surveille la Lake parade

06/01/2016

Pronostics économiques de l’année 2016

Un groupe célèbre d’économistes sous le nom de Club de Rome disait qu’il fallait stopper la croissance, car, à ce rythme-là, les ressources naturelles essentielles de notre planète (comme le pétrole) seraient épuisées avant 2050. Quarante ans plus tard, on se rend compte qu’il existe encore un problème plus grave : l’utilisation de ces ressources surchargent l’environnement, ce qui provoque une augmentation dangereuse de la température de notre planète.

La rationalité est une utilisation optimale des ressources à disposition. C’est la réalisation d’un objectif avec le minimum possible de moyens. Elle est aussi nécessaire à notre survie, les ressources de notre planète comme toutes les ressources étant limitées. Il faut donc s’en servir avec rationalité.

L’actualité de 2016 reposera sur trois grands thèmes économiques: le retour de la croissance, les politiques monétaires divergentes et les risques géopolitiques. La question clé est le chômage.

La banque centrale européenne (BCE) dispose d'un outil conventionnel : le taux directeur pour augmenter la masse monétaire en circulation. En période de crise, la BCE baisse son taux directeur, ce qui fait baisser les taux sur le marché interbancaire et fait donc ensuite diminuer le taux auquel les entreprises peuvent emprunter. Lorsque le taux baisse, les entreprises investissent davantage, ce qui permet de relancer la croissance. Cependant avec la crise financière, un outil dont on entendait peu parler auparavant, une technique non conventionnelle est réapparu : le "quantitative easing" (QE). Il constitue aussi un facteur supplémentaire au crédit puisque les fonds contenus dans les coffre-forts ont augmenté de 20 à 175 milliards au cours des douze derniers mois. A la mi-décembre, le QE a été élargi de 6 mois supplémentaires,

Le taux directeur de la Réserve fédérale américaine est depuis le 16 décembre 2008 à son niveau le plus bas : 0-0,25%. Une fois que ce taux est à 0% ou très proche, il est impossible de le baisser davantage, aussi la banque a-t-elle entamé la hausse de ce taux à la mi-décembre.

Cette divergence des politiques monétaires fait partie du jeu normal de la redistribution de la croissance. La Chine, pays émergent, jouerait un rôle accru dans la croissance mondiale. La Chine a laissé sa monnaie se déprécier de manière significative entraînant par la même occasion une fluctuation des taux de change des monnaies.

La croissance américaine pourrait se situer entre 2,5% et 3% cette année, comme avant la crise. Selon le bureau du budget du Congrès américain (CBO), la croissance potentielle serait de 1,7%. Les stocks sont importants, le consommateur est présent, l’économie interne va bien. En réalité la croissance américaine s’accélère et est bien supérieure à la croissance potentielle. Contrairement au dollar fort et aux investissements qui souffrent du prix bas du pétrole, l’économie d’exportation se porte mal. Cette situation est une impasse dans le long terme. Tout dépend de la manière dont on anticipe les taux. L’inflation est un facteur non négligeable et mérite d’être pris en compte dans les prévisions tout comme la hausse des taux. Avec les prix du pétrole, l’année 2016 pourrait connaître une légère inflation.

En Europe la croissance potentielle se situerait aux alentours de 1% contrairement à 1,5% avant la crise et les marchés n’anticipent pas de hausse avant 2020. Cet écart prévisionnel ne pourra que rendre le marché obligataire plus difficile.

Rectifier ces écarts, c’est aussi résoudre le problème du chômage, relever les taux de croissance potentiellement très bas et apporter des réformes structurelles. Il est aussi important de se concentrer sur les services qui représentent 80% des économies des pays développés contre seulement 20% de l’industrie et du secteur primaire. Dans le monde ce taux est de 70%. Si on libéralise les services, on pourrait avoir un effet de palier important. L’énorme fardeau de la dette, une croissance mondiale au taux de 1% conduit à restructurer toute l’économie.

Les risques géopolitiques ne garantissent pas la croissance, l’économie se développe à partir d’un cadre de sécurité bien établi. La politique monétaire pratiquée par la Banque centrale doit éviter des pressions inflationnistes  et contribuer à la hausse  de l’investissement et de la consommation.

Une carte du monde

05/01/2016

Avant de réduire raisonnablement les subventions, les Conseillers municipaux ont diminué leurs jetons de présence

Tout le monde a pris connaissance de l’obligation dans laquelle s’est trouvé le Conseil municipal de procéder à des coupes linéaires, suite au refus du Conseil administratif de proposer lui-même une réduction de la voilure surdimensionnée de la Ville de Genève. En effet, les dépenses ont été augmentées artificiellement depuis des années, malgré une dette qui explosait.

Ce qui est beaucoup moins connu, et que même des Conseillers municipaux ignorent encore (cf. par exemple Pascal Holenweg dans cette note), est que le Conseil municipal a auparavant procédé à une diminution de sa propre rémunération en forme de jetons de présence. Au début de chaque législature, les Conseillers municipaux sont appelés à voter la hauteur de leurs jetons de présence. Ceux-ci étaient par ailleurs non assujettis à l’impôt sur les revenus. Or, cette année, la situation a changé. Le Conseil d’Etat a décidé d’imposer les jetons de présence dans leur totalité, c’est-à-dire que chaque Conseiller municipal ne paie pas seulement l’impôt sur les sommes qu’il touche, mais également sur la partie reversée obligatoirement à son parti (entre 30% et 50%, voire plus). Cette nouvelle imposition aura donc comme conséquence une diminution de la rétribution des Conseillers municipaux qui, dans leur grande majorité, s’engagent bien plus en faveur de la Ville de Genève que les quelques heures passées en commissions et séances plénières.

Afin de compenser cette diminution, le Conseil municipal était donc appelé à voter une augmentation de ses jetons de présence. Le but de cette opération n’était ainsi pas de les faire gagner plus, mais de maintenir le niveau de l’année dernière. Or, la majorité des Conseillers municipaux a refusé cette augmentation. Elle a ainsi accepté une diminution de sa rétribution de 10% à 20% en moyenne.


Quelqu'un prend une photo avec un smartphone

04/01/2016

Garder le contact

Nouvelle année, nouvelle méthode. Concentrés sur notre travail que nous sommes, la relation avec le client passe parfois au deuxième plan. Or, selon les recommandations de marketing de l’Association du barreau canadien déjà citées sur ce blog, rester en contact avec ses clients est très important.


Le délai entre deux prises de contact ne devrait pas dépasser deux mois. Le 31 décembre, nous avons ainsi décidé de changer de stratégie pour 2016. Nous sommes convaincus que, même si nous restons dans l’attente d’une réponse, d’une décision, il est important que le client en soit informé et ne pense pas qu’on l’ait oublié. Nous sommes ainsi en train de développer une stratégie de suivi régulier. Nous pensons à un appel téléphonique, un mail ou une lettre. La réception d’une newsletter pourrait aussi faire plaisir. Un autre volet est la connaissance des attentes des clients, même potentiels.

Peut-être que vous, cher lecteurs, chère lectrices, avez des idées à ce sujet à nous communiquer? Laissez-nous donc un commentaire et nous vous répondons volontiers sur ce blog ou, le cas échéant, par mail.


Un homme assis devant son ordinateur avec une tasse de café et des biscuits

03/01/2016

Unforgettable - inoubliable

Il faudrait dorénavant ajouter deux noms reliés à ce mot. Michel Delpech et Natalie Cole sont morts en ce début d’année.

Nous nous souvenons de Michel Delpech pour ses tubes Wight is Wight, Pour un flirt, Que Marianne était jolie, Le chasseur, et plein d’autres. Un des interprètes les plus populaires de la chanson française, il se voyait lui-même comme un chanteur de variétés qui n’offrait pas d’œuvre.

Natalie Cole nous reste en mémoire pour la chanson chantée ensemble avec son père Nat King Cole, après son décès, Unforgettable. Elle s’était d’abord consacrée à la psychologie, avant de se tourner vers la chanson. Pensons aussi à Besame mucho qu’elle chantait avec Andrea Bocelli ou Oye come va de Tito Puente.

N’oublions finalement pas les victimes de l’attentat de Paris du 13 novembre 2015. Cette «sacrée bande de Parisiens» que le quotidien Le Monde a découvert en poursuivant son projet de les sortir de l’anonymat, afin que tout le monde puisse se rendre compte que les terroristes n’avaient pas tué de parfaits inconnues, mais des personnes respectables qui poursuivaient leur rêve à leur manière: «Des trentenaires souvent nés en province, issus de classes moyennes, venus à Paris pour y étudier ou travailler et, finalement, retenus dans cette ville par sa culture, son art de vivre, d’aimer et de se mélanger. Une ville-base. De la mondialisation, ils ont fait un atout, tout en restant ancrés dans un solide lien familial et un mode de vie français, attirés par ces cafés et ces quartiers qui intègrent la modernité sans perdre la tradition.

Une génération libre, joyeuse, grégaire, généreuse à sa manière, moins engagée politiquement que la précédente et en même temps connectée et soucieuse de l’autre. Marquée, déjà, par le terrorisme de janvier, tout près. Une génération Charlie, en quelque sorte, si bien représentée par le groupe de La Belle Equipe, fauché en pleine fête d’anniversaire : chacun ou presque, dans cette bande, venait d’un endroit différent, d’une culture différente. Tous différents et pourtant une sacrée bande de Parisiens, massacrée, un verre de champagne à la main.»


Michel Delpech

Natalie Cole