25/04/2020

Annulation du vote des comptes 2019: une décision étonnante du Conseil d’Etat

Une des fonctions les plus importantes des conseils municipaux à Genève, sinon son utilité par excellence, est l’approbation des budgets et des comptes. Il s’agit, d’une part, de fixer la direction de l’activité des communes et, d’autre part, le contrôle des conseils administratifs. Ces décisions essentielles de la vie politique genevoise et du fonctionnement des communes doivent ensuite être approuvées par le Conseil d’Etat ou bien annulées partiellement ou totalement (art. 91 al. 1 et 2 loi sur l'administration des communes, LAC).

Les conseils municipaux sont aussi amenés à prendre d’autres décisions de moindre importance. A leur sujet, le Conseil d’Etat peut se saisir du dossier (art. 91 al. 3 LAC), ce qui n’est donc pas le cas du vote des comptes (argumentum e contrario).

Par sa décision du 18 mars 2020, qu’en dérogation à l'art. 30, let. d et f de la LAC, les comptes 2019 des communes genevoises ainsi que les crédits budgétaires
supplémentaires 2019 ne feront pas l'objet d'une approbation par délibération des
conseils municipaux, le Conseil d’Etat a donc outrepassé sa compétence. Il a ainsi violé le principe de la séparation des pouvoirs.

Tout le monde a bien sûr remarqué que nous ne vivons plus dans une démocratie stricto sensu, mais que les gouvernements se sont unilatéralement octroyés des pouvoirs quasi-dictatoriaux. La situation n’était pourtant pas tellement exceptionnelle par rapport à d’autres crises sanitaires que nous avions connues par le passé, notamment de la grippe de 1968 qui avait fait un million de victimes dans l’indifférence générale.

Si on peut se demander si les décisions des gouvernements étaient justifiées le 16 mars dernier, force est néanmoins de constater qu’elles ne le sont plus toutes ce 25 avril 2020. Le Conseil d’Etat a d’ailleurs constaté que le parlement fédéral avait agendé une séance à partir du 4 mai 2020 à Berne et que le Grand Conseil tenait une session début mai. Il est dès lors incompréhensible pourquoi il n’a pas révoqué sa décision contestable du 18 mars 2020, tout en autorisant la Ville de Genève qui siège dans le bâtiment de l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM) dans les mêmes conditions sanitaires que le Grand Conseil et dont les décisions sont tout aussi importantes et urgentes, de voter les comptes 2020.

L’UDC sera particulièrement attentif à toutes les décisions des Conseil d’Etat et Conseil administratifs qui violent la loi et n’hésitera pas à les attaquer en justice et les dénoncer avec véhémence.

Antonio Hodgers, président du Conseil d'Etat


16/04/2020

Le Conseil Suisse des Aînés (CSA) s’engage contre une diminution des soins des seniors en cas de maladie covid-19

L’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) vient de publier, le 20 mars dernier, des directives portant sur le tri des patients aux soins intensifs en cas de pénurie de ressources. Il s’agit de soutenir le personnel médical dans leur tâche. Tant que les ressources suffisantes sont disponibles, tous les malades ont droit à recevoir les traitements nécessaires. La pandémie a néanmoins démontré les limites de cette disponibilité, de sorte que l’ASSM a ressenti la nécessité de compléter ses directives pour les soins intensifs établis en 2013.

Le CSA a pris connaissance de ces changements. Ayant constaté des points problématiques, il s’est adressé à l’ASSM en réclamant une adaptation de ses directives. L’âge des malades ne doit pas être un critère de les exclure des soins nécessaires.

Femme portant un masque

16/03/2020

Remerciements

En pleine crise de coronavirus, les élections du conseil municipal de la Ville de Genève se sont déroulées dans le calme. Les électeurs ont tranché. Je suis satisfait en tant que chef de groupe UDC que nos efforts durant les derniers cinq ans ont porté leurs fruits. Nous avons progressé et siégeront dorénavant à 7, c’est-à-dire avec un élu de plus. Un autre avantage de cette progression est que le groupe UDC siégera dorénavant dans deux commissions tandis que nous n’étions représentés que par un commissaire jusqu’à maintenant. Ce résultat n'a été possible qu'avec l'engagement de tous les candidats UDC que je tiens à remercier.

Quant à votre serviteur, vous l’avez brillamment réélu et je vous en remercie sincèrement. J’aurai le plaisir d’accueillir une première femme UDC au sein de notre groupe en la personne de Marie-Agnès Bertinat. Elle sera en même temps aussi notre benjamine. A côté de l’expérience des sortants, la jeunesse aura donc aussi sa place. La relève est assurée.

Ma femme Madeleine Scherb s’est aussi vaillamment battue au sein de la droite élargie. Engagée depuis quelques mois seulement au sein du PLR, elle a obtenu le meilleur résultat dans son quartier des Pâquis directement derrière le candidat à l’élection du conseil administratif Simon Brandt. Un résultat prometteur qui prédit une jolie carrière politique à Genève.

Pierre Scherb

02/01/2020

Bonne Année 2020

A tous les lecteurs de notre blog, nous souhaitons une excellente Année 2020 avec la réalisation de tous leurs rêves et que tout ce passe bien pour eux.

Pour bien la commencer, voici comment se déroule une journée dans un grande Etude d’avocats aux Etats-Unis (selon l’auteur et avocat John Grisham dans son livre L’infiltré)

«Leur nouveau chef pour la journée, une collaboratrice senior, une certaine Karleen, les appela dans son bureau et leur expliqua le topo. Pour ces prochains jours, ils allaient éplucher des documents essentiels, en facturant au moins huit heures par jour à raison de 300 dollars l’heure. Ce serait leur tarif, jusqu’à ce que les résultats du cabinet soient connus, en novembre, après quoi leur taux horaire sauterait à 400 dollars, à supposer qu’ils franchissent ce premier cap…
Huit heures, c’était le minimum, du moins pour le moment et, avec la pause du déjeuner et du café, on totalisait à peu près dix heures par jour. On ne commençait pas plus tard que huit heures, et personne ne songerait à quitter le bureau avant dix-neuf heures.
Au cas où ils seraient curieux de le savoir, l’an dernier, Karleen avait facturé deux mille quatre cents heures… La documentation n’avait certes rien de prestigieux, mais c’était le filet de sécurité de tous les nouveaux collaborateurs.
― Vous pouvez toujours vous présenter à la documentation et trouver du travail à facturer, leur précisa-t-elle. Huit heures au minimum, mais il n’y a pas de maximum.
Comme c’est charmant, songea-t-il. Si, pour une raison ou une autre, dix heures de travail par jour ne suffisaient pas, la porte de la documentation était toujours grande ouverte pour vous permettre de faire encore davantage…
Dans son résumé du dossier, Karleen usait d’un langage bien plus policé, mais Kyle savait depuis un certain temps déjà que le cabinet représentait...»

Bonne Année 2020

Bonne Année 2020