13/07/2018

Le nozze di Figaro (souvenir de 2013)

Avec cet opéra de Wolfgang Amadeus Mozart, le Grand Théâtre ouvre sa nouvelle saison 2013 – 2014, pleine de promesses. En tant que membre de son conseil de fondation, je suis fier de vous l’annoncer et de vous inviter à être nombreux lors des spectacles du plus important acteur culturel de Genève.

Un autre point fort de cette saison sera la présentation intégrale de l’Anneau du Nibelung (Der Ring der Nibelungen) de Richard Wagner. A ne pas oublier l’opéra Nabucco avec son formidable chœur des Hébreux prisonniers chantant « Va pensiero ». J’aurai encore l’occasion de vous en parler, surtout que le programme de cette année est particulièrement riche d’opéras, ballets, récitals et de spectacles.

La ballade de Chérubin

La ballade de Chérubin


12/07/2018

Les Erythréens migrés en Suisse peuvent retourner chez eux

L'Ethiopie et l'Erythrée ne sont plus en guerre depuis trois jours. Les deux pays viennent de signer, le 9 juillet, une déclaration conjointe de paix et d’amitié.

La Suisse a accueilli des milliers d'Erythréens et les a généreusement intégrés (permis C immédiatement, puis naturalisation généreuse sans indépendance financière). Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a mis fin à cette pratique debut 2017, en refusant le statut de réfugié à des déserteurs éthiopiens, statut qui, soi dit en passant, ne leur aurait jamais dû être attribué. Le TAF a cependant continué à les admettre provisoirement en Suisse, soit 9'400 personnes en quelques mois seulement. 99% sont des migrants économiques.

La Suisse a pour l'instant commencé à revoir l'admission provisoire de 3'200 d'entre eux. Avec cet accord de paix, il ne fait pas de doute que la majorité de ces migrants pourraient rentrer chez eux. Par ailleurs, ils sont chaudement attendu là-bas, afin de contribuer au développement de leur pays.

La ville de Keren

La ville de Keren

© Simon Robinson, 2008

11/07/2018

Arrêtons la discrimination des travailleurs à partir de 45 ans

Il fut un temps où les Suisses commençaient leur carrière professionnelle dans une entreprise et l'arrêtaient à 65 ans sans avoir changé une seule fois leur employeur. Ce temps est bien révolu et aujourd'hui, il n'est pas rare qu'on se fasse congédier après des dizaines d'années de service à partir de 50 ans.

Ce n'est pas étonnant. Avec l'introduction de la LPP, une inégalité a été introduite dans la loi qui désavantage fortement les personnes à partir de 45 ans et aggrave encore la situation à partir de 55 ans. En effet, tandis que toute personne qui travaille avant son 25ème anniversaire ne paie pas de cotisations LPP, ceux-ci ascendent ensuite à 7% jusqu'à 35 ans, puis 10% jusqu'à 44 ans, 15% jusqu'à 54 ans et finalement 18% entre 55 ans et l'âge de la retraite. Un entrepreneur qui, par définition, doit savoir calculer, a donc un grand problème pour justifier le maintien d'une personne à partir de 45 ans et il lui est quasiment impossible d'en engager quelqu'un dans cette situation.

Une initiative qui demande une unification du taux de cotisation LPP vient d'être lancée. Elle n'est pas portée par un parti. Tout le monde peut donc la signer, afin de changer la raison principale de la difficulté de travailler des personnes de plus de 45 ans.

Travailler après 45 ans?

Travailler après 45 ans?


10/07/2018

De la vertu du chant du cantique suisse

Monsieur Alexandre Lodygensky attire dans la Tribune de Genève de ce jour mon attention sur la relation du chant des hymnes nationaux et des prestations footballistiques.

Il a ainsi observé que les Suédois chantaient à tue-tête, comme s'il en allait de leur vie. Et ce n'était pas seulement les joueurs, tous les joueurs, mais encore les entraîneurs, physios, remplaçants et sûrement aussi le public qui chantaient avec une allégresse partagée.

Quelle différence lorsque la fanfare a entonné le cantique suisse. Monsieur Lodygensky a pu observer nos joueurs bouches cousues, figés, comme absents. Trois d'entre eux, Shaqiri, Xhaka et Lichtsteiner étaient loin de leur enthousiasme à signer l'aigle à deux têtes, et leurs mines laissaient ainsi prédire le pire.

Monsieur Lodygensky ne s'est d'ailleurs pas trompé. Nous connaissons tous le résultat de ce match de foot, à oublier le plus vite possible.

Xherdan Shaqiri

Xherdan Shaqiri


09/07/2018

Il faut abroger la double nationalité

J'ai posé sur mon profil Facebook la question de savoir à quoi servait la double nationalité. Les réponses était plus ou moins drôles, mais personne n'a trouvé une bonne justification pour cette institution.

La possession de deux citoyennetés étant autorisée en Suisse depuis le 1er janvier 1999, la Confédération fait valoir qu'il ne s'en était pas résulté de difficultés notables. La réalité est cependant tout autrement, comme l'a encore démontré le déroulement du mondial 2018 et, notamment, le comportement de joueurs suisses, nés et grandis en Suisse, mais qui ont pourtant fait l'apologie d'un autre Etat sur le terrain de foot de Nizhny Novgorod (avant de sombrer sans gloire contre la Suède).

L'Association suisse de football propose maintenant d'ouvrir les portes du programme de formation seulement aux jeunes joueurs qui renoncent à leur double nationalité. Au lieu de mettre en avant seulement les jeunes voulant embrasser une carrière dans le football, il me semble plus logique de renoncer à la double nationalité et de revenir aux règles qui ont fait leur preuve en Suisse jusqu'en 1998 et qui sont encore valables dans de nombreux Etats.

Un écureuil

05/07/2018

Directive chômage UE : Non au paiement annuel d’un milliard de francs de cohésion chômage par la Suisse !

Sur proposition des sections UDC des cantons de Genève et du Tessin au Comité du parti UDC-Suisse, tous les groupes parlementaires cantonaux sont chargés de lancer des initiatives au parlement afin que la Suisse ne verse pas d’indemnités de chômage aux frontaliers étrangers. Les députés UDC au Grand Conseil genevois déposent ce jour une résolution afin que la Confédération s’exprime avec fermeté face à Bruxelles et refuse de reprendre une règlementation UE néfaste.

Lorsqu’un des quelque 320'000 frontaliers travaillant en Suisse perd son emploi, les indemnités de chômage ne lui sont pas versées par l’assurance-chômage suisse, mais par son équivalent dans son pays de domicile. Or, les ministres du travail de l’UE viennent de modifier radicalement ce système. A l’avenir, les indemnités ne seraient plus financées par l’assurance du pays de domicile du frontalier, mais par l’Etat dans lequel le frontalier au chômage a travaillé en dernier. Selon le Secrétariat d’Etat aux migrations, ce changement de pratique coûtera « plusieurs centaines de millions de francs par an » à la Suisse alors que d’autres observateurs estiment la facture proche du milliard de francs.

Outre les questions financières, la députation UDC-Genève est préoccupée pour l’encadrement de nos chômeurs qui serait péjoré si les collaborateurs des ORP avaient à placer des chômeurs frontaliers au détriment des chômeurs et des demandeurs d’emploi locaux sur un marché de l’emploi saturé. La résolution déposée ce jour au Grand Conseil invite par conséquent l’Assemblée fédérale à ne pas approuver la révision du règlement européen (CE) 883/2004 concernant les prestations de chômage pour les travailleurs frontaliers ainsi qu’à refuser tout projet de loi visant à exécuter en Suisse les modifications apportées au règlement européen précité.

(Communiqué de presse UDC Genève du 28 juin 2018)

Pour tous renseignements :

Stéphane Florey, député

Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale

Des coûts supplémentaires de plusieurs centaines de milliers de francs par an: Non!

Des coûts supplémentaires de plusieurs centaines de milliers de francs par an: Non!


04/07/2018

Berne applique enfin la préférence nationale défendue par l’UDC

Un premier succès est annoncé pour l'initiative de l'UDC contre l'immigration de masse: les employeurs recherchant des travailleurs de certaines catégories seront obligés de passer par les ORP. 

Eric Bertinat, secrétaire général UDC-Genève
 
Déposée le 14 février 2012, acceptée par le peuple suisse le 9 février 2014, l’initiative « Contre l’immigration de masse »proposait d'ajouter un article 121a à la Constitution fédérale indiquant que le pays «gère de manière autonome l’immigration des étrangers» en fixant des quotas annuels selon les besoins de l'économie «dans le respect du principe de la préférence nationale».

La politique d’immigration a été en Suisse, dès les années 1960 et les initiatives Schwartzenbach, l’objet d’âpres discussions entre un pouvoir ouvert à une immigration sans limite et une population très divisée sur ce sujet.

Dès 2002, avec l’entrée en vigueur de la libre circulation, l’immigration explose en Suisse avec des chiffres qui inquiètent la population. Le Conseil fédéral a menti au peuple en tablant sur une immigration de 8'000 personnes par an. En 2007, elle est multipliée par dix. Ce sont 80'000 personnes qui s’installent en Suisse. Les infrastructures sont rapidement obsolètes, la qualité de la vie diminue fortement et cette nouvelle population exerce une forte pression sur le marché du travail. Le Tessin et Genève sont particulièrement touchés, le taux de chômage est le double de celui dans le reste du pays.

En 2015, le Conseil fédéral présente un projet pour l'application de la nouvelle disposition constitutionnelle en contradiction avec les intentions de l'initiative populaire, en particulier le but visé, à savoir une gestion et une réduction de l’immigration.

En 2016, l'Assemblée fédérale s'accorde sur un projet de loi d'application au terme duquel les entreprises suisses devront communiquer leurs offres de postes au service public de l'emploi avant de recruter un étranger « lorsque certains groupes de profession, domaines d’activités ou régions économiques enregistrent un taux de chômage supérieur à la moyenne ».

Les débats sont loin de se terminer. Fin juin, le mécanisme imaginé par les autorités fédérale entre en fonction. 70'000 annonces d’emplois devront passer par les Offices régionaux de placement (ORP). Les demandeurs d’emploi seront ainsi privilégiés dans leur propre pays, quoi de plus normal ? C’est du moins ce que demandait en partie l’initiative de l’UDC avec son principe de la préférence nationale.
Mais les forces patronales n’en baissent pas moins les bras et dénoncent déjà ce nouveau mécanisme qui se base sur des une liste de professions concernées par cette nouvelle obligation qui daterait de 2000. Ce qui ne nous étonne pas outre mesure, tant les performances de l’administration fédérale sont peu compétitives. Il faudra attendre une année-test pour corriger le tir et se réjouir de la promesse d’un nouvel outil informatique, actuellement en cours de développement, pour les ORP.

Ce qui était impossible – et même impensable – pour tous les partis est devenu possible. Les entreprises qui ont déjà joué le jeu (il y a des entreprises qui ont le soucis du tissus régional, il faut savoir les remercier !) ont connu d’excellents résultats. La préférence nationale, défendue par l’UDC, connait après bien des déboires, une application pratique. La solution UDC des quotas annuels selon les besoins de l'économie sera aussi un jour une solution pour notre pays qui est sous la pression de la libre circulation. C’est aujourd’hui impossible – et même impensable – pour tous les partis. Mais demain, ce sera possible - et nécessaire - pour reprendre en main une immigration qui nous échappe depuis les années 1960 et qu’aucun parti n’entend sérieusement prendre en main. Restez fidèle à l’UDC, elle a une guerre d’avance !

La préférence nationale est nécessaire

La préférence nationale est nécessaire