15/06/2019

Rencontre avec la population - Apéro public de l'UDC Ville de Genève

Ces rendez-vous populaires (voir dates et lieux ci-dessous) sont l'occasion pour notre parti de rencontrer les habitantes et les habitants de notre canton et d'échanger autour d'un verre nos opinions sur la politique genevoise avant les élections nationales (20 octobre 2019) et communales (15 mars 2020).

Les candidats UDC à ces deux élections seront présents et se réjouissent de vous rencontrer.

Tous nos membres sont invités à participer à ces manifestations.

Aucun parti de Suisse ne s’engage de manière aussi fiable et rigoureuse que l’UDC pour la liberté, la sécurité, la sauvegarde de l’emploi, la prospérité du pays et la classe moyenne.

  Jeudi 13 juin 2019
RENCONTRE AVEC LA POPULATION
De 18h à 20h - Restaurant Le Coup de la Girafe - 18, Rue Maunoir - Eaux-Vives

  Jeudi 20 juin 2019
RENCONTRE AVEC LA POPULATION - Les Grottes
De 18h à 20h - Restaurant du Quai des Grottes - Rue de la Faucille 1

  Jeudi 27 juin 2019
RENCONTRE AVEC LA POPULATION - Charmilles
De 18h30 à 20h30 - Restaurant Frutties - Planète Charmilles

  Mercredi 3 juillet 2019
RENCONTRE AVEC LA POPULATION - Petit-Saconnex
De 18h30 à 20h30 - Restaurant Colladon Parc - Chemin Colladon 5

  Mercredi 10 juillet 2019
RENCONTRE AVEC LA POPULATION - Malagnou
De 18h30 à 20h30 - Costa Coffee - Route de Malagnou 29


A la rencontre de la population

A la rencontre de la population


11/06/2019

Au PLR, on ne manque pas d’air

Ces derniers mois, qu’on le veuille ou non, la grande majorité des affaires qui secouent Genève et interpellent les citoyens ont un point commun. En effet, à chaque fois ou presque, un membre des Libéraux-Radicaux y est mêlé.  Serions-nous pour autant des mauvaises langues? Absolument pas, ce sont simplement des faits. En voici quelques exemples significatifs.

A tout seigneur tout honneur, on commencera par rappeler que l’actuel demi-conseiller d’Etat Pierre Maudet est présentement prévenu par la justice pour acceptation d’avantages suite à son voyage aux Emirats en 2015 et ses nombreux et réitérés mensonges. On y ajoutera ses secrets soutiens en provenance du fonds du Cercle Fazy-Favon et une curieuse méthode de calcul de financement pour ses impôts qui font que l’ex-prodige est toujours dans la tourmente. Pour le moins. L’enquête judiciaire est menée par trois procureurs, dont le premier d’entre eux, Olivier Jornot, est également membre du PLR.

Ce même Olivier Jornot, en 2016, avait été visé par deux enquêtes disciplinaires de la part du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). L’homme avait défrayé la chronique suite à une soirée bien arrosée, accompagnée de comportement «olé olé» avec une collègue, avant de reprendre la route. L’autre histoire concernait l’achat d’un appartement qu’il aurait effectué avec sa conjointe, également procureure, ce qui est interdit. Pour la première affaire, Olivier Jornot fut sermonné par le CSM, et pas sanctionné, et la seconde s’est terminée en eau de boudin, le couple s’étant séparé entre temps.

Au service des votations, on l’a vu ces derniers jours, on soupçonne de la fraude électorale. Là aussi, le ministère public a été saisi et une enquête est en cours. L’employé suspecté n’est pas membre du PLR, mais sa mère, cadre de ce même service, est une ancienne élue PLR de la commune de Bellevue. Le directeur du service est l’ancien maire d’Anières et également membre du PLR.

A l’aéroport, deux personnes ont été interpellées pour des contrats sous-traités dans le domaine de la sécurité. Ils sont prévenus pour corruption et actuellement et préventivement incarcérés à la prison de Champ-Dollon. L’un des deux prévenus, Ruben Jimenez, responsable de la sécurité au sein de l’aéroport était élu au conseil municipal de Bellevue sur la liste PLR. Les derniers magistrats de tutelle de l’aéroport, François Longchamp et Pierre Maudet, sont également membres de ce parti.

In fine, on retrouve Pierre Maudet dans l’affaire de la fondation Genève Tourisme. Le Conseil d’État a décidé de ramener de 18,5 millions à quelque 10 millions la somme que la fondation devait encore lui verser pour une créance. En clair, une dette de 8,5 millions a ainsi été effacée d’un coup d’un seul. On vous le donne en mille, Pierre Maudet est le magistrat de tutelle de Genève Tourisme et la présidente de cette entité, Sophie Dubuis, est candidate PLR aux prochaines élections pour le Conseil national. Coïncidences ?

(Paul Boumy in Newsletter UDC N° 275 du 6 juin 2019)

Au PLR, on ne manque pas d’air

Au PLR, on ne manque pas d’air




10/06/2019

Vers une prise en charge complète des prestations relatives à la grossesse

La députation UDC-Genève se félicite de la recommandation du Conseil fédéral du 29 mai 2019 d’accepter la motion du Conseiller national UDC Jean-Luc Addor « Prise en charge complète des prestations relatives à la grossesse par l'assurance maladie obligatoire ».

Selon la LAMal, les caisses maladies ne peuvent prélever aucune participation aux coûts en cas de maternité. En revanche, l'ordonnance sur les prestations de l'assurance des soins (OPAS) opère une distinction entre certaines prestations spécifiques de maternité (prévues aux art. 13 à 16 OPAS) si la grossesse a duré 13 semaines ou moins. C'est ainsi, par exemple, que si une maman perd un enfant avant la 13ème semaine de grossesse, elle doit assumer l'intégralité des frais.

La perte d'un enfant in utero est une terrible souffrance pour les parents, qu'elle survienne avant ou après la 13ème semaine de grossesse. La discrimination sibylline fixée à 13 semaines pour certaines prestations médicales par la législation est éthiquement indéfendable et scientifiquement infondée.

La recommandation du Conseil fédéral rend pratiquement sans objet une proposition de résolution déposée ultérieurement au Grand Conseil genevois et figurant à son ordre du jour.

Communiqué de presse UDC du 5 juin 2019

Pour tous renseignements :

Christo Ivanov, député, chef de groupe

Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale

Pas de discrimination indéfendable et infondée

Pas de discrimination indéfendable et infondée


09/06/2019

Boris Johnson ne paierait pas la facture du Brexit

La recommandation de Donald Trump n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Lors de sa récente visite en Angleterre, le président américain a en effet annoncé aux Anglais qu’il ne paierait pas cette facture s’il était à leur place. En réalité, la dette des Anglais n’a aucune base concrète. Elle a été acceptée par le gouvernement de Theresa May, mais pas par le parlement anglais. Il n’y a donc aucune raison de la payer. Boris Johnson prévient donc logiquement qu'il ne paierait pas le Brexit.

Le Conseil fédéral et le parlement suisse feraient bien de s’inspirer de cette attitude au lieu de payer des sommes colossales à l’Union Européenne à fond perdu sans la moindre contrepartie. De cette façon, elle est confortée dans son attitude malhonnête et croit tout pouvoir obtenir. Le président de la commission européenne a même raillé la démocratie suisse en disant qu’il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens.

Boris Johnson persiste et signe

Boris Johnson persiste et signe


08/06/2019

Un résultat de votation qui interpelle :

La directive de l'UE sur les armes

Tandis que les électeurs suisses ont accepté, le week-end du 19 mai dernier, pour des motifs fallacieux, d’inféoder leur libre arbitre aux directives des décideurs de l’UE, au même moment une agression au couteau avait lieu en France.

On l’a dit, et nous le redisons à cette occasion : ce ne sont pas les armes des Suisses qui sont la source de la violence en Europe mais les individus violents eux-mêmes que l’UE a introduit délibérément dans l’espace européen. Cette votation qui vient d’avoir lieu en faveur du OUI n’a donc rien résolu et ne résoudra rien ! Elle nous porte préjudice à nous en tant que Suisses et à nos traditions, et laisse les voyous et les criminels, équipés d’armes illicites, circuler librement dans cet espace où le chaos va encore augmenter.

Que nous demandera-t-on de sacrifier la prochaine fois au nom des accords d'association Schengen-Dublin ?

(Eric Bertinat in Newsletter UDC N° 274 du 23 mai 2019)


Dans les profondeurs...

03/06/2019

Tous les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes

Le pacte international relatif aux droits civils et politiques conclu à New York le 16 décembre 1966 et entré en vigueur pour la Suisse le 18 septembre 1992 commence par rappeler ce principe élémentaire de toute défense des droits de l’homme. Aucun pays n’est ainsi obligé d’accepter des personnes se présentant à sa frontière avec la seule volonté de pénétrer le pays. La réalisation de ce principe en Suisse est d’autant plus importante qu'elle fait depuis longtemps l’objet d’une immigration massive. Elle est ainsi devenue un des pays comptant la plus forte proportion d'étrangers (plus de 25%) sur son territoire. A cela s’ajoute que depuis l’acceptation de la double nationalité dans les années 70 du siècle dernier, beaucoup de Suisses ne portent pas seulement leur pays dans leur cœur, mais donnent parfois ouvertement la préférence à leur pays d’origine (par exemple les footballeurs Xhaka et Shaqiri).

La Suisse, contrairement aux allégations de nos politiciens de gauche ou inspirés par une religiosité mal comprise, n’a aucune obligation d’accepter des étrangers par le seul fait qu’il sont moins bien dans leur état d’origine ou qu’ils aient fait un voyage au péril de leur vie. Tout au contraire, il est indispensable de dire clairement que la Suisse veut rester suisse et que ses habitants veulent continuer à disposer d’eux-mêmes. Les droits de l’homme protègent aussi les Suisses et il est grand temps de réclamer cette protection.

Le Cervin - symbole de la Suisse

Le Cervin - symbole de la Suisse


27/05/2019

Groupe de travail sur le développement du Système de Lisbonne avec la participation de HEP

Dr Madeleine Scherb, économiste, présidente et cofondatrice de l'ONG "Health and Environment Program" (HEP) s'est exprimée à la deuxième session du Groupe de travail sur le développement du Système de Lisbonne à l'OMPI ce matin du 27 mai 2019. La session se tient pendant deux jours.

Voici sa déclaration:

Monsieur le Président,

A l’heure où les besoins en agriculture biologique continuent d’augmenter, il devient urgent de valoriser la chaîne de valeurs dans le circuit de distribution des produits agricoles en misant sur l’authenticité et les gestes ancestraux. C’est pourquoi la Health and Environment Program se penche sur la réputation liée à l’utilisation d’un nom géographique afin de protéger dans plusieurs pays à la fois les produits de consommation.

Monsieur le Président,

Il y a une transformation dans la chaîne de valeurs, le producteur produit en fonction de la demande de culture qui serait régionalisée et protégée. Par exemple pendant le Salon international de l'artisanat du Cameroun (Siarc), on trouve des objets d'art d'exception, des sculptures, des bijoux, des poteries et autres broderies, le savoir-faire technologique, des produits alimentaires alternatifs diététiques, et la pharmacopée traditionnelle. Le poivre blanc de Penja dont le kilo est passé de 2 500 à 14 000 FCfa grâce à l’indication géographique de ce produit phare du Cameroun y est notamment présenté. Le poivre de Penja ou encore le miel d’Oku sont deux produits camerounais qui ont été labellisés.
L’enjeu économique de la protection et de la promotion des indications géographiques constitue une plus-value qu’une indication géographique confère à un produit agricole.

La Health and Environment Program incite les pays à s’imprégner dans la digitalisation, en ce qui concerne les produits artisanaux, pour répondre au marché international et ainsi devenir concurrentiels. Bien que le développement rapide de certaines activités génère de forts besoins de financement qui ne peuvent être comblés par les excédents générés par l'exploitation, nous exhortons les pays à étudier la possibilité de recourir à des ressources extérieures : Business Angels, capital-risque, subventions, etc.

Merci Monsieur le Président.

L'agriculture biologique est précieuse

L'agriculture biologique est précieuse


24/05/2019

Un évêque de Genève instaure une forme de démocratie directe au 14ème siècle

La plupart des membres de l'UDC-Genève connaissent bien M. l'abbé Alain René Arbez qui a donné à deux reprises des conférences pour le Cercle de réflexion de l'UDC. Son érudition et son amour de Genève en font un fin connaisseur de l'histoire de Genève, ainsi que vous pourrez le constater dans les lignes qui suivent.

Il y a exactement 632 ans, le 23 mai 1387...
Connu sous le nom d’Adhémar FABRI, forme latine, son nom est Aymar FAVRE. Son épiscopat ne dure que trois ans, mais son action créative au service du peuple de Genève opère un tournant décisif dans l’histoire de la cité. Et c’est un exemple comparativement à d’autres expressions du pouvoir à cette époque.

Nous sommes au XIVème siècle. Les évêques jouent souvent un rôle de protecteurs des populations en raison des intrigues et des conflits permanents entre les comtes régionaux. Du Xème au XVème siècle, le souverain de Genève est l’empereur. A partir de 1032, l’empereur Konrad II le Salique succède à son oncle Rodolphe III, dernier roi burgonde. Genève est rattachée au Saint Empire romain germanique.
Pour éviter les conséquences des querelles interminables et des menaces provenant des comtes de la région (Sapaudie = Savoie), c’est l’évêque du lieu qui administre la cité, en vertu d’un accord juridique conclu à Seyssel entre l’évêque Humbert de Grammont et le comte Aymon de Genève. Avec Adhémar Fabri, la situation change radicalement, car il va déléguer et remettre le pouvoir entre les mains d’élus du peuple.

Issu d’une famille originaire de la Roche en Faucigny, Adhémar Fabri passe toute sa jeunesse à Genève. Il étudie au couvent des Dominicains de Plainpalais et y acquiert une formation de qualité, car l’établissement religieux compte un maître d’études, trois docteurs en philosophie et en théologie, ainsi qu’un assistant in sacris paginis, c’est-à-dire en hautes études.

Plus tard ordonné prêtre, Adhémar est nommé prieur de l’ordre des Frères prêcheurs, et il assume parallèlement à sa communauté des tâches pastorales dans la région. Il étudie particulièrement les lois et juridictions en vigueur avec en tête un projet d’avenir.

A la fin du XIIIème siècle, la Terre sainte étant retombée aux mains des musulmans, l’évêque de Bethlehem Hugues de Tours était revenu en Europe. En 1362, le pape Urbain V formule un décret élogieux pour Adhémar Fabri et il le nomme évêque de Bethlehem, afin d’assurer une continuité de la présence chrétienne – même à distance - sur les lieux saints. Il lui confie également la tâche d’évêque auxiliaire de Genève. Puis Robert de Genève est élu pape sous le nom d’Urbain VII. Son compatriote Adhémar devient son confesseur et conseiller.
Lorsque l’évêque titulaire de Genève Jean de Murol est promu cardinal, c’est avec l’accord de Rome que le siège vacant est attribué à Adhémar Fabri. En seulement trois années d’épiscopat, il impose sa marque à l’histoire, et devient ainsi le seul évêque de Genève du Moyen-Age encore connu du public.

Le 23 mai 1387, Adhémar officialise un acte selon lequel lui et ses successeurs, ainsi que les seigneurs de la ville, reconnaissent « toutes les libertés, franchises, immunités, us et coutumes » en faveur du peuple de la cité. A la même date, l’acte est validé par une bulle pontificale de Félix V. Cette charte novatrice inaugure une délégation du pouvoir aux mains du peuple lui-même. C’est le fondement d’un système démocratique, et cet acte constitue le code des libertés collectives et individuelles des Genevois.

On nous présente souvent cette époque comme détestable et arbitraire, or les franchises instaurées par Adhémar manifestent un véritable respect pour les citoyens et le souci d’un nouvel ordre social à Genève. Ainsi les citoyens élisent désormais chaque année les syndics et les procureurs qui défendront leurs intérêts. Le document de 1364 détaille la procédure d’élection populaire qui se déroule chaque début d’année dans un cloître, et où est élu un Conseil de 12 membres représentant la cité, afin de défendre les intérêts de tous selon la charte promulguée par Adhémar. Ce collège prend le nom historique de « Grand Conseil », dénomination toujours en vigueur de nos jours.

Quelques exemples d’arrêtés législatifs de la Charte des Franchises : « Les meuniers devront mettre la farine en sacs en présence du propriétaire.  Les bouchers ne peuvent vendre que des viandes fraîches. Les poissonniers ne peuvent présenter au marché que des pièces ayant au maximum deux jours. Les poids et mesures sont fixés avec précision et contrôlés régulièrement par des inspecteurs durant les foires. Pour préserver la propreté dans la ville, il est interdit de laisser traîner des ordures et du fumier sur la voie publique. Les étrangers sont autorisés à vendre leurs produits, mais seulement durant les jours de marché ». Etc…

Concernant les actes juridiques : « Le droit de propriété est garanti, et nul ne peut en être dépouillé ». « Aucun citoyen de Genève ne peut être cité hors de la ville ». « Si un citoyen est admonesté hors de la cité, le Conseil enverra quatre prudhommes pour procéder à sa défense ». « Nul ne peut être soumis à la torture, sinon par jugement en présence de représentants du peuple. »

L’esprit dans lequel ces dispositions ont été prises est explicité par l’évêque Adhémar Fabri lui-même : « Nous jugeons que c’est le propre de notre devoir de rechercher les avantages des habitants de la cité et de leur procurer des consolations ». « En tant que pasteur, nous voulons les maintenir dans leurs douces libertés, immunités et coutumes ».

En raison de ses qualités spirituelles personnelles et de ses initiatives bienfaisantes pour le peuple, l’évêque genevois Adhémar Fabri – qui a marqué l’histoire de la ville - était promis à la pourpre cardinalice par Robert de Genève. Il n’eut pas l’honneur de la revêtir car il mourut en 1388.

Newsletter UDC N° 274 du 23 mai 2019

Un précurseur...

Un précurseur qui peut toujours nous inspirer


23/05/2019

L’UDC veut remplacer les véhicules diesel des TPG par des véhicules zéro émission

Avec 232 autobus diesel, le nombre des véhicules à moteur thermique dépasse celui des véhicules électriques au sein du parc des véhicules TPG. L’UDC demande de convertir l’intégralité de la flotte des transports publics actuellement composée de véhicules diesel, par des véhicules électriques ou à zéro émission d’ici 2026.

La sortie du diesel : pas avant 2030 Le plan d'actions des transports collectifs 2020-2024 prévoit la sortie du diesel comme moyen de propulsion parmi les véhicules du parc des transports publics genevois, mais d’ici à l’horizon 2030. L’Etat, qui promeut l’utilisation de véhicules propres par les particuliers, devrait donner l’exemple en accélérant la sortie des véhicules diesel du parc de transports collectifs pour le bien de notre santé et de notre environnement. Pour l’UDC, l’horizon 2030 est beaucoup trop lointain, alors que les dangers des émissions des moteurs diesel sont unanimement admis par la communauté scientifique et l’OMS. Le canton de Genève doit montrer l’exemple et également être exemplaire au niveau de l’écologie au travers de ses transports publics. La réduction des émissions polluantes en milieu urbain et suburbain passe par le remplacement des moteurs thermiques par d’autres sources de propulsion, s’incluant dans des modes de déplacement dits « à zéro émission ».

Respirons mieux : l’UDC veut remplacer les véhicules diesel des TPG par des véhicules zéro émission L’objectif de ce projet de loi d’investissement est de convertir l’intégralité des lignes urbaines de transports collectifs exploitées par des lignes diesel en lignes exploitées par des véhicules électriques ou à zéro émission d’ici 2026, soit avec un gain de 4 ans sur les ambitions du canton. Le crédit d’investissement est calculé sur le prix d’un véhicule TOSA, multiplié par le nombre de véhicules diesel encore actifs dans la flotte des TPG. Le projet de loi n’impose pas un modèle de véhicule propre en particulier et laisse ouverte la porte à d’autres technologies que l’électrique. Au final, le coût total de l’opération dépendra du modèle de véhicule retenu.

Genève : pionnière avec TOSA Genève, faut-il le rappeler, est pionnière en matière de transports publics propres avec TOSA, une technologie de bus 100% électriques à biberonnage. Les bus n’évoluent certes pas en autonomie complète durant toute une journée de service mais ils rechargent leurs batteries en cours de route, lors de l’arrêt à certaines stations spécifiquement équipées. Cette innovation résulte d’un partenariat entre plusieurs acteurs genevois : les Transports publics genevois (TPG), ABB Sécheron, les Services industriels genevois (SIG) et l’Office de Promotion des Industries et des Technologies (OPI).Pour la phase prototype, le coût d’un véhicule TOSA complet est de 1,2 millions de franc par véhicule.

Sur le marché, une offre diversifiée de véhicules propres Les principaux fabricants de véhicules de transports publics sont conscients que l’avenir n’appartient plus au diesel et ont développé une gamme de véhicules électriques, compatibles avec les exigences environnementales de demain. Cela permet d’assurer un choix aux exploitants de transports en commun et une mise en concurrence des divers acteurs sur le marché. Dans ce contexte, l’offre de véhicules propres ne se limite pas au tout électrique, d’autres solutions existent. En France, la ville de Pau mettra en service en septembre 2019 non pas un bus électrique mais un bus à hydrogène de l’entreprise Van Hool, renommée pour la conception et la construction de produits de haute technologie et qui a commercialisé une cinquantaine de véhicules roulant à l’hydrogène.

(Communiqué de presse UDC Genève du 15 mai 2019)

Pour tous renseignements :

Stéphane Florey, député, auteur du projet de loi

Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale

Mettre partout des bus TOSA

Mettre partout des bus TOSA


22/05/2019

Europe: supernova ou trou noir politique?

L'UNION EUROPÉENNE SE PRÉSENTE EN SUPERNOVA

de la politique, une explosion institutionnelle qui promettait une augmentation peut-être brève mais fantastiquement grande de la luminosité du Vieux-Continent, certes en fin de cycle mais capable, mieux que jamais peut-être, de féconder l'univers de son génie politique. En fait de nova, c'est d'un trou noir dont les peuples européens sont en train de prendre acte, un objet institutionnel dont l'intensité du champ de gravitation est telle qu'elle interdit désormais à toute forme de rayonnement politique de s'en échapper.

Curieux destin que celui d'un continent capable d'inventer la politique, au sens de la polis, la communauté des citoyens libres et autonomes des cités grecques, pour l'atomiser vingt-cinq siècles plus tard dans une hybris qui s'en prétend l'apothéose.

La Cité d'aujourd'hui, l'Etat, se définit en droit international comme un pouvoir effectif sur un territoire et une population donnés. En renonçant à des attributs étatiques essentiels, comme la compétence de battre monnaie ou de contrôler aux frontières les populations qui entendent pénétrer leur territoire, les membres de l'UE ont cessé d'être des Etats à part entière. Tout comme l'ont fait les cantons suisses en constituant un Etat fédéral en 1848.

Mais à la différence des cantons suisses, les membres de l'UE ont renoncé à leur statut d'Etat au profit de quelque chose qui n'est jamais devenu un Etat. L'Union européenne a certes une monnaie et un marché, elle dicte les règles qui leur sont applicables mais elle n'a ni politique économique commune, ni défense, ni diplomatie, ni la capacité de contrôler efficacement les migrants qui pénètrent ses frontières. LUE, c'est au fond tous les effets secondaires d'un Etat, cohortes de fonctionnaires, surabondance de directives, sans l'Etat.

Du point de vue de son existence politique, l'Europe se présente dès lors comme 28 (27) Etats eunuques, dépouillés de leurs attributs de puissance étatique et un Etat croupion, qui, sans être capable de devenir lui-même un Etat, se borne à interdire à ceux qui l'étaient l'exercice de leurs prérogatives anciennes: «Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens », rappelait Jean-Claude Juncker aux Grecs qui venaient de voter en 2015 contre l'austérité imposée par Bruxelles; «je veux un accord institutionnel d'ensemble maintenant» , exige-t-il des Suisses en les invitant à renoncer à leurs droits politiques en tous domaines dévolus aux fonctionnaires de Bruxelles; et définitivement car «le Brexit est une équation impossible».

Un empire de papier

Le paradoxe est que personne ne règne plus en Europe depuis l'Union européenne, sinon une idéologie aussi tatillonne qu'elle se sait consubstantiellement incapable de faire de la politique, c'est-à-dire de définir des positions communes en regard des questions stratégiques les plus décisives pour l'avenir du continent et de les faire respecter.

Dans un monde multipolaire que se partagent désormais des méga-Etats en compétitions impériales (Chine, Russie, Etats-Unis, Inde, etc.), un vide politique en Europe est une aberration que l'histoire se chargera de combler à la place des Européens. Déjà, la voix d'un Jean-Claude Juncker est aussi faible que celle d'un empereur de la dynastie Qing lorsque les Européens se taillaient des comptoirs en territoire chinois en se jouant des rivalités locales et de la faiblesse du pouvoir central.

Ironie de l'histoire ou du karma, les Chinois s'établissent d'ailleurs aujourd'hui en Grèce, en Italie, en France, avec la même facilité qu'en Asie ou en Afrique le long de leurs nouvelles routes de la soie en se jouant des dettes nationales et de l'incapacité endémique d'un empire européen de papier à faire respecter une position commune au-delà des déclarations initiales de principe.

Mettre la république européenne en marche, une bonne idée sans doute, quoique tardive et qui mériterait mieux qu'une lettre électorale d'Emmanuel Macron aux Gilets jaunes. Un peu de Suisse dans les idées, par contre, serait un bon début.

(Yves Nidegger in Newsletter UDC N° 272 du 8 mai 2019)

Une sorte d'Etat croupion

Une sorte d'Etat croupion


19/05/2019

Votations du 19 mai 2019

1 – 2 - 3. Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève

Loi modifiant la loi instituant la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (LCPEG) (Financement de la CPEG) (B 5 22 – 12228), du 14 décembre 2018 (loi 1)

Loi modifiant la loi instituant la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (LCPEG) (B 5 22 – 12404), du 14 décembre 2018 (loi 2)

Question subsidiaire

L'UDC-Genève n’est guère heureuse de cette décision populaire qui valide la loi 1. Pour notre parti, il est hors de question de financer à hauteur de 4,2 milliards de francs la caisse de prévoyance de l’Etat sans qu’il y ait prise de conscience et changement au sein de cette institution. C’est pourquoi l'UDC-Genève s’y était opposée.

L'UDC-Genève ne peut que regretter que la loi 2 n’ait pas plu aux Genevois. C’était beaucoup mieux que la simple demande de la gauche et du MCG de payer une somme colossale pour sauver cette caisse de pension et continuer son petit bonhomme de chemin sans revoir son mode de fonctionnement.

4. Loi modifiant la loi sur les heures d’ouverture des magasins

Loi modifiant la loi sur les heures d’ouverture des magasins (LHOM) (Sauvons les emplois du commerce genevois) (I 1 05 – 12372), du 21 septembre 2018

Pendant les prochaines fêtes de fin d’année, les Genevoises et Genevois pourront faire leurs emplettes à Genève, plutôt qu’en France voisine. L’acceptation de cette loi est un petit bol d’air pour les commerçants Genevois. Notre commerce de détail se bat depuis des années pour sauver ses presque 18'000 emplois. La concurrence transfrontalière et le commerce en ligne sont vifs et en expansion. Le nombre d’arcades vides en est le témoin.

Renoncer jusqu'en 2020 à l’obligation d’une Convention Collective de Travail pour l’ouverture de ces 3 dimanches était nécessaire et permettra, non seulement l’ouverture des magasins pour ces 3 dimanches, mais apaiserons la tension entre les partenaires sociaux !



5. RFFA cantonale

Loi modifiant la loi sur l’imposition des personnes morales

L'UDC-Genève prend acte de la décision populaire sur un objet que le Conseil d’Etat a eu bien du mal à faire passer. Nous combattons et continuerons de combattre le développement de notre canton que nous considérons comme une véritable fuite en avant et l’implantation de nouvelles multinationales s’installant à Genève avec leurs propres employés qui pose inévitablement le problème aigu de la main d’œuvre locale sacrifiée et d’un chômage anormalement élevé dans notre canton.

Nous restons sur nos gardes quant aux nouvelles charges pour les employeurs et le subventionnement des primes d’assurance maladie (directement lié a cet objet) qui sera fiscalisé. Sans oublier les communes qui seront tôt ou tard obligées d’augmenter l’impôt communal pour faire face aux coûts engendrés par la nouvelle RFFA.



6. Initiative populaire cantonale 167 « Pour une politique culturelle cohérente à Genève

C’est sans grande surprise que le corps électoral genevois accepte cette modification de l’art. 216 de la Constitution genevoise. L'UDC, opposée à l’initiative, estime que le rôle de l’Etat est principalement de faciliter une culture diversifiée et l’accès aux institutions culturelles. Ce que l’Etat fait déjà avec la loi sur la culture votée en 2013 en renforçant le rôle du canton dans la coordination de la politique culturelle. Les milieux culturels à l’origine de l’initiative ont mis en avant un besoin de sécurité, de protection, que l’Etat n’assumerait pas. Difficile au bout du compte de tempérer leurs revendications et de faire admettre que l’Etat et les communes collaborent en bonne intelligence pour trouver les solutions permettant à la culture de se développer et de rayonner. Ce dimanche, les milieux culturels ont gagné, pas la culture.



7 - 8 -9. Subsides assurances maladie

IN populaire cantonale 170 « Pour des primes d’assurance-maladie plafonnées à 10% du revenu du ménage ! »

Contreprojet à l’IN 170, du 31 janvier 2019

Question subsidiaire

L'UDC-Genève accueille sans émotion la décision des Genevois. Pour mémoire, nous avions déposé notre projet de loi (PL 12166) visant à aider la population en ayant recours à une hausse des déductions fiscales sur les primes d’assurance-maladie. Le Grand Conseil avait préféré le contre-projet qui propose de renforcer le système des subsides que les Genevois devront comptabiliser la somme reçue dans leur déclaration d’impôt et qui sera, bien évidemment, fiscalisée. Ce que l’Etat donne d’une main, il le reprend de l’autre.

Quant à l’initiative 170, l'UDC-Genève remarque que la décision finale des Genevois (lors de la question subsidiaire) est cohérente, ce d’autant plus qu’ils ont refusé récemment l’initiative «Pour le remboursement des soins dentaires ».

Tout va très bien madame la marquise

Tout va très bien madame la marquise


16/05/2019

Gare Cornavin ou la démesure annoncée...

Lundi, le Conseil municipal de la Ville de Genève s'est penché sur l'ouverture d'un crédit complémentaire de 3,2 millions de francs destiné à poursuivre l'extension de la gare de Cornavin. Selon le conseiller administratif Rémy Pagani, la gare de Cornavin a été choisie pour être le centre de l’agglomération. Dans et autour de la gare, ce sont 100'000 à 120 000 voyageurs qui passerons chaque jour et il est prévu d’augmenter ce chiffre à 150'000 personnes. Le projet de la gare Cornavin verra trois gares, dont une souterraine pré-financée à hauteur de 100 millions de francs par la Ville de Genève. Un très gros dossier qui n'a pas enthousiasmé les conseillers municipaux UDC.

Intervention de Pierre  Scherb,
conseiller municipal UDC et chef de groupe

Si la Ville de Genève a bien été fondée en Vieille-Ville et autour de la cathédrale Saint-Pierre, force est néanmoins de constater que son centre s’est déplacé lentement vers la rive droite. La gare Cornavin avait été construite en dehors de la Ville afin de ne pas la couper en deux et d’épargner aux Genevois les énormes nuisances dues à la vapeur et au bruit. Devenue un pôle d’attraction, les Genevois ont commencé à se rapprocher d’elle. Ce rapprochement s’est encore accéléré avec l’ouverture des nouvelles ligne du tram 14, 15 et 18. L’extension planifiée de la gare Cornavin veut maintenant en faire son centre. Au moins c’est l’impression qu’un des commissaires de la Commission de l’aménagement et de l’environnement a eu lors de la présentation de ce projet. Les travaux s’étalent ainsi de 2017, avec le lancement de l’avant-projet, à 2030 et la mise en service de la nouvelle gare. Des changements substantiels sont prévus, notamment la fermeture à la circulation de la rue de Montbrillant derrière la gare et la fermeture à la circulation de la place Cornavin. La rue des Alpes deviendra bi-directionnelle. Le boulevard James-Fazy sera réservé à la circulation, tandis que la rue des Terreaux-du-Temple sera réservée aux trams circulant dans les deux directions.

Avec ce projet, la Ville de Genève semble tabler sur une réduction de la circulation motorisée qui disparaîtra carrément des alentours de la gare. Les commissaires ont aussi eu l’impression que, pour se rendre depuis la rive gauche à la Perle du Lac, il faudrait passer par l’avenue Giuseppe-Motta, puis par l’avenue de France, c’est-à-dire par la moyenne ceinture planifiée par le canton de Genève, ce qui semble aberrant.

L’étude que le Conseil administratif sollicite devrait contenir la présentation des conséquences de la fermeture des axes routiers nord et sud longeant la gare Cornavin. Il s’agit de s’assurer que ces mesures ne prétéritent pas les commerçants qui verront une partie de leur clientèle s’en aller vers la France voisine. Il faut aussi garantir aux touristes l’accessibilité à la rade. La Ville de Genève, peut-elle être sûre d’une diminution de la circulation tandis que le plan directeur cantonal prévoit une Genève à 600’000 habitants avec autant d’étrangers en plus peu habitués et enclin à utiliser les vélos et transports publics et qui tiennent à leur propre voiture? A cela s’ajoute que la passion des jeunes qui s’est enflammée depuis quelques semaines pour le climat risque de retomber aussi rapidement qu’elle est apparue devant le constat qu’il est plus facile de réclamer des autres des mesures que de les appliquer à soi-même. Il est donc fort vraisemblable que la stratégie d’enfumage des verts échoue et que la raison l’emporte. Nous ne verrons probablement pas l’interdiction idéologique des chauffages au mazout et des moteurs à combustion ainsi que des taxes élevées sur les prix de l’essence et du mazout, mais plutôt la protection de l’environnement comme l’UDC la prône, c’est-à-dire par de nouvelles innovations et la recherche.

Pour toutes ces raisons et les incohérences du projet soulevées, même s’il ne s’agit que d’un crédit d’étude avec tout de même 4 milliards de francs en jeu au final, des travaux à n’en plus finir et une ville complètement bloquée et verrouillée, le groupe UDC votera non à ce complément d'étude.

Newsletter UDC N° 271 du 1er mai 2019

Transformer Genève en forêt vierge?

Transformer Genève en forêt vierge?


05/05/2019

Eric Bertinat : l'homme de la majorité (souvenir du 18.9.2012)

Eric Bertinat est l'homme qui sait trouver des majorités, comme lorsqu'il s'agit de défendre une de ses motions au Grand Conseil (voir le communiqué de presse ci-dessus). Un signe précurseur en vue de son élection au Conseil administratif, le 4 novembre prochain ?


Double imposition en matière de succession: la résolution d’Eric Bertinat adoptée par le Grand Conseil !

Nos citoyens expatriés en France voisine ne sont pas des citoyens de seconde zone. La majorité des députés a adopté la résolution déposée par Eric Bertinat demandant au Conseil d’Etat de s’opposer à la ratification par les Chambres fédérales de la convention de double imposition en matière de succession entre la Suisse et la France.

Si la question des Français vivant en Suisse est régulièrement abordée dans les médias, le sort des quelque 170'000 Suisses habitant en France l’est moins. Pourtant, c’est auprès de ces derniers que la nouvelle convention déploiera ses effets néfastes.

Les cantons s’insurgent contre un accord désastreux pour la Suisse

Le groupe des députés UDC se félicite que le Parlement genevois se soit prononcé lors de sa session supplémentaire de samedi dans le même sens que le Parlement valaisan la veille. Après le Valais et Genève, des députés de plusieurs cantons, lassés par la politique du Conseil fédéral, vont prochainement déposer des textes similaires dans leur Parlement respectif.

La brume se lève

La brume se lève


01/05/2019

Suis-je assez populiste?

Il est devenu de bon ton de se dresser contre les vilains populistes qui osent vouloir faire plaisir à la population. La raison en est que le quidam les assimile forcément à la droite et à des «méchants» comme Donald Trump, Jair Bolsonaro ou ceux qui veulent le Brexit. Hélas, ils vont devoir déchanter et ce discours sur les populistes risque de disparaître rapidement de la discussion après un sondage publié aujourd’hui par la Tribune de Genève.

A la surprise générale, il s’avère que les lecteurs de la Tribune de Genève populistes se trouvent presque exclusivement à gauche! Selon la définition utilisée par ce journal, le populisme est une idéologie que l’on peut trouver partout sur l’échiquier politique, qui glorifie le peuple comme un tout homogène et cultive un côté antiélites, avec une propension à faire appel à un discours simpliste.

N’étant pas de gauche, j’aurai donc assurément encore quelques efforts à faire pour être vraiment populiste et devenir un citoyen moyen.

Surprise

Surprise


30/04/2019

Conseil municipal: il faut améliorer la place Cornavin

Le Conseil municipal s'est penché sur la proposition du Conseil administratif d'extension de la gare Cornavin PR-1332. Voici mon intervention:

Si la Ville de Genève a bien été fondée en Vieille-Ville et autour de la cathédrale Saint-Pierre, force est néanmoins de constater que son centre s’est déplacé lentement vers la rive droite. La gare Cornavin avait été construite en dehors de la Ville afin de ne pas la couper en deux et d’épargner aux Genevois les énormes nuisances dues à la vapeur et au bruit. Devenue un pôle d’attraction, les Genevois ont commencé à se rapprocher d’elle. Ce rapprochement s’est encore accéléré avec l’ouverture des nouvelles ligne du tram 14, 15 et 18. L’extension planifiée de la gare Cornavin veut maintenant en faire son centre. Au moins c’est l’impression qu’un des commissaires de la Commission de l’aménagement et de l’environnement a eu lors de la présentation de ce projet. Les travaux s’étalent ainsi de 2017, avec le lancement de l’avant-projet, à 2030 et la mise en service de la nouvelle gare. Des changements substantiels sont prévus, notamment la fermeture à la circulation de la rue de Montbrillant derrière la gare et la fermeture à la circulation de la place Cornavin. La rue des Alpes deviendra bi-directionnelle. Le boulevard James-Fazy sera réservé à la circulation, tandis que la rue des Terreaux-du-Temple sera réservée aux trams circulant dans les deux directions.


Avec ce projet, la Ville de Genève semble tabler sur une réduction de la circulation motorisée qui disparaîtra carrément des alentours de la gare. Les commissaires ont aussi eu l’impression que, pour se rendre depuis la rive gauche à la Perle du Lac, il faudrait passer par l’avenue Giuseppe-Motta, puis par l’avenue de France, c’est-à-dire par la moyenne ceinture planifiée par le canton de Genève, ce qui semble aberrant.


L’étude que le Conseil administratif sollicite devrait contenir la présentation des conséquences de la fermeture des axes routiers nord et sud longeant la gare Cornavin. Il s’agit de s’assurer que ces mesures ne prétéritent pas les commerçants qui verront une partie de leur clientèle s’en aller vers la France voisine. Il faut aussi garantir aux touristes l’accessibilité à la rade. La Ville de Genève, peut-elle être sûre d’une diminution de la circulation tandis que le plan directeur cantonal prévoit une Genève à 600’000 habitants avec autant d’étrangers en plus peu habitués et enclin à utiliser les vélos et transports publics et qui tiennent à leur propre voiture? A cela s’ajoute que la passion des jeunes qui s’est enflammée depuis quelques semaines pour le climat risque de retomber aussi rapidement qu’elle est apparue devant le constat qu’il est plus facile de réclamer des autres des mesures que de les appliquer à soi-même. Il est donc fort vraisemblable que la stratégie d’enfumage des verts échoue et que la raison l’emporte. Nous ne verrons probablement pas l’interdiction idéologique des chauffages au mazout et des moteurs à combustion ainsi que des taxes élevées sur les prix de l’essence et du mazout, mais plutôt la protection de l’environnement comme l’UDC la prône, c’est-à-dire par de nouvelles innovations et la recherche.


Pour toutes ces raisons et les incohérences du projet soulevées, même s’il ne s’agit que d’un crédit d’étude avec tout de même 4 milliards de francs en jeu au final, des travaux à n’en plus finir et une ville complètement bloquée et verrouillée, le groupe UDC votera non à la PR-1332.

La gare Cornavin

La gare Cornavin


27/04/2019

Loi sur les armes : Schengen n’est pas menacé

L’UE est la première intéressée à ce que la Suisse reste dans Schengen. Pour le Conseil fédéral et certains milieux économiques, il n’y a pas d’autre choix que d’adopter cette révision, sous peine d’exclusion de la Suisse de Schengen et de rétablissement de frontières hermétiques, avec de lourdes répercussions financières.

En réalité, l’accord qui lie la Suisse à Schengen ne comprend pas de clause guillotine mais une procédure de négociation pour aplanir les divergences (cf. art. 2 à 4 et art. 7 du traité qui lie la Suisse à l’accord Schengen).
Il est important de relever que notre appartenance à Schengen bénéficie largement à l’UE, qui en tire de nombreux avantages économiques, des emplois, ainsi que diverses contributions – financières et autres – dont s’acquitte notre pays. Quelques chiffres à ce propos :

    Balance commerciale Suisse-UE pour 2018: 20.45 milliards de CHF en faveur de l’UE, en hausse de 4.66 milliards par rapport à 2017 ;
    Participation financière de la Suisse à l’accord Schengen pour la période 2008-2013: 57 millions de CHF ;
    Première contribution helvétique au fonds de cohésion de l’UE depuis 2007: 1.3 milliards de CHF ;
    Deuxième contribution au même fonds selon le message approuvé par le Conseil fédéral le 28 septembre 2018: 1.3 milliards de CHF.

On imagine difficilement l’UE renoncer dans les temps difficiles qu’elle traverse à cette manne financière en raison d’un désaccord sur un élément aussi secondaire du traité.

D'ailleurs, les voix prophétisant la sortie imminente de notre pays des accords Schengen en cas de « mauvais » vote ne s’élèvent qu’en Suisse, et pas dans l’UE. On le comprend aisément au vu des chiffres ci-dessus… Dans l’UE, la votation du 19 mai n’est pas un thème et ne fait d’ailleurs l’objet d’aucun suivi médiatique chez nos voisins contrairement à d’autres votes qui ont, eux, pu susciter la polémique.

Les coûts annoncés d’une hypothétique sortie de la Suisse de Schengen sont fantaisistes
Depuis plus d’un mois, l’estimation des coûts qu’entraînerait une sortie de Schengen oscille de 500 millions à 11 milliards selon les sources. Les partisans du oui se gardent bien d’avouer l’origine de ces chiffres : une étude commanditée par les Affaires Européennes au bureau d’études ECOPLAN où on lit en p. 47 de la version française : «Afin de pouvoir procéder néanmoins à l’estimation des éventuelles conséquences économiques, l’étude ECOPLAN a dû s’appuyer sur diverses hypothèses dont certaines seulement reposent sur des données empiriques.» Dans ce passage, les auteurs de l’étude admettent eux-mêmes l’impossibilité de fournir des chiffres concrets et fiables sur une partie de ces coûts.

Et, de toute manière, dans la pire et la plus improbable des hypothèses : La Suisse ne serait pas sourde et aveugle

L’hypothétique perte d’accès au Système d’Information Schengen (SIS) ne nous laisserait pas du tout aveugles, car nous disposerions toujours des bases d’Interpol qui fonctionnent depuis plus longtemps et mieux que le SIS. Il est bien connu dans les milieux policiers que ce dernier souffre de données lacunaires ou périmées. Au demeurant, selon certains experts en la matière, une contribution financière au SIS est tout à fait envisageable pour en conserver l’accès et maintenir la réciprocité du flux d’information.

Le tourisme ne serait pas impacté

Le retrait de la Suisse de Schengen ne l’empêcherait en rien d’accorder une équivalence automatique aux possesseurs d’un visa Schengen valable, cette facilité étant de la seule compétence de la Suisse. Un état non membre de l’accord Schengen, et pourtant situé au centre de cet espace, le fait couramment : Monaco. Les milieux touristiques et hôteliers ne subiraient par conséquent aucun préjudice.

Notre sécurité ne serait pas compromise

D’une part, eu égard au nombre de cas concrets d’actes terroristes en augmentation, Schengen ne représente pas un gage de sécurité accrue. D’autre part, Madame KELLER-SUTTER a reconnu qu’il n’y a quasiment pas d’usage abusif d’armes en Suisse. Ainsi, renoncer à cet «acquis Schengen» ne représente pas un risque sécuritaire, la loi actuelle étant manifestement suffisante.

Cet article est paru sur le site du "Comité Liberté & Ouverture – Genève" qui a vu le jour à Genève afin de fédérer les bonnes volontés contre la modification de la loi sur les armes. Cette association, issue de la société civile, est indépendante de tout parti politique et de toute association d’intérêt, que ce soit au niveau cantonal ou fédéral.

La Suisse a déjà très bien réglé les questions de l'acquisition, de la possession et de l'utilisation des armes

La Suisse a déjà très bien réglé les questions de l'acquisition, de la possession et de l'utilisation des armes




26/04/2019

Accord institutionnel et la Ville de Genève: vivre sans subventions

Le jargon des accords institutionnels est à peu près incompréhensible pour le commun des mortels et même pour les juristes les plus expérimentés. Les seuls qui s’y retrouvent sont les fonctionnaires bruxellois qui ne ratent pas une occasion pour interpréter une disposition en défaveur de la Suisse.

Une grande partie des spécialistes s’accordent cependant de constater que la phrase suivante (tirée de l'art. 8A de l'accord) exclut en principe dorénavant les subventions à tous les niveaux:

«Sauf dérogations prévues par les accords visés au paragraphe premier du présent article,
a) sont incompatibles avec le bon fonctionnement du marché intérieur, dans la mesure où elles
affectent les échanges entre les Parties dans le champ d'application des accords visés au
paragraphe premier du présent article, les aides accordées par la Suisse ou par les États membres
de l'Union européenne ou au moyen de ressources d'État sous quelque forme que ce soit qui
faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou
certaines productions.»

Il y a peu, la majorité des électeurs genevois a refusé une légère baisse des subventions. Que va-t-elle donc faire maintenant que la totalité des subventions accordées aux associations est en jeu?

Imposer à la Suisse les normes européennes

Imposer à la Suisse les normes européennes


25/04/2019

Karin Keller-Suter se tire une balle dans le pied

Surnommée KKS par la Tribune de Genève, la conseillère fédérale Karin Keller-Suter croyait sûrement être très maline. Constatant que beaucoup de tireurs étaient sensibles aux coûts pour obtenir un permis d’acquisition d’une arme, elle a décidé de le baisser. Mal lui en a pris, car elle a sensibilisé la population aux coûts qu’elle devraient supporter en cas d’acceptation de la directive de l’UE sur les armes.

Aujourd’hui l’acquisition d’un permis d’acquisition d’une arme coute Frs 50.- approximativement. Avec l’acceptation des oukases de l’UE, le prix doublerait pour chaque tireur. KKS croyait donc pouvoir apaiser l’ire des tireurs et les amener à accepter l’inacceptable en les libérant de cette surtaxe. Elle n’a fait que souligner leur réalité en voulant la mettre sur le dos du contribuable. En réalité, chaque canton ne devrait pas seulement supporter cette augmentation, mais encore financer la surcharge administrative. Pour le canton de Genève, il s’agirait de renforcer à hauteur de 50% l’effectif du service des armes et dédié à la gestion du domaine des armes, soit trois postes à plein temps.

Karin Keller-Suter

Karin Keller-Suter


24/04/2019

Plan destructeur cantonal 2030 : la démesure en marche !

Portée par le ministre vert champion du bétonnage, la révision du plan directeur cantonal 2030 est adoptée par une majorité du Grand Conseil. La fuite en avant, visant à surdensifier le canton et à accueillir toujours plus d’immigration, est actée. Il s’agit aussi de préparer une libre circulation sans entraves, que ce soit sous forme d'accès au marché de l'emploi ou du logement en sacrifiant au passage nos équilibres sociaux et environnementaux.

Les récentes manifestations pour le climat sont restées sans effet sur la révision du plan directeur cantonal (PDCn) qui contraint à surdensifier Genève et à sacrifier la zone villas et son apport en matière de biodiversité. C’est aussi oublier que plus de population, c’est aussi plus de déplacements et donc plus de pollution.

La révision est un leurre destiné à intégrer les remarques de la Confédération qui, rappelons-le, avait validé le plan directeur cantonal 2030 en 2015. La révision ne change rien aux « principes » du PDCn qui entendent imposer un canton surpeuplé sous prétexte de construire vite et beaucoup en vue d’accueillir toujours plus d’habitants à Genève. D’un point de vue fiscal, la destruction de secteurs entiers en zone villas se traduira par un impact critique sur les recettes.

Notre canton dispose pourtant de suffisamment de terrains pour construire des logements pour ses propres résidents au cours de ces 30 prochaines années. Les milliers de nouveaux logements prévus ne sont pas destinés, comme aiment à le répéter la gauche et les partis bourgeois, à « loger nos enfants » ou à rapatrier les Genevois « de l’extérieur ». Ils serviront à satisfaire à la surdensification démente infligée par le Conseil d’Etat et par une majorité de députés qui ont voté pour le Plan directeur cantonal 2030 qui prévoit une population de 600’000 personnes sur le sol genevois.

(Communiqué de presse UDC Genève du 10 avril 2019)

Pour tous renseignements :

Stéphane Florey, député, rapporteur de minorité

Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale

Halte à la démesure

Halte à la démesure


23/04/2019

Sans le savoir, Guillaume Barazzone donne raison à l’UDC

Le nouveau programme de l’UDC le dit clairement: »Notre environnement se porte bien. Nos sols et nos cours d’eau sont en excellent état. Les emissions et substances nocives baissent depuis des décennies. Une nature superbe est un des grands atouts de la Suisse.»

Tout catastrophisme est donc malvenu et ne fait que nuire à la qualité de vie de ceux qui le vivent, c’est-à-dire des Verts et de la gauche en général. Nous n’avons pas besoin de toujours plus de régulations et d'interdictions, mais pouvons continuer la préservation de notre environnement naturel tel que nous le faisons avec grand succès depuis longtemps. Pensons seulement à la protection des forêts pratiquée en Suisse depuis 125 ans.

Guillaume Barazzone a maintenant suivi le souhait exprimé par le Conseil municipal d’interdire l’utilisation des gobelets en plastique à usage unique. Sont aussi concernés les pailles, les couverts, les assiettes, les contenants en tous genres, les sacs plastique, les bâtonnets pour mélanger les boissons et les tiges des ballons gonflables pour enfants. Mais, diriez-vous, il s’agit donc bien d’une nouvelle interdiction et l’UDC ne veut pas de nouvelles interdictions? Eh bien non. La Ville de Genève n’étant pas compétente pour réglementer en la matière, il ne s’agit en réalité pas d’une interdiction, mais d’une condition pour organiser des manifestations. C’est dans ce sens là que Guillaume Barazzone applique le programme de l’UDC d’appliquer strictement les règles en vigueur.

Nous lui en sommes reconnaissants.

La fin des gobelets non réutilisables

La fin des gobelets non réutilisables


22/04/2019

Un chiffre qui interpelle : 17 actes de violence/jour

Dans les chiffres de la criminalité genevoise de l’an passé, dévoilés la semaine dernière, la police cantonale genevoise a annoncé une hausse de 12% des atteintes contre la vie et l’intégrité corporelle par rapport à 2017. On dénombre ainsi 4'002 infractions de violence (qui comprennent notamment la menace et la contrainte) et 2'198 infractions contre la vie et l’intégrité corporelle en 2018. Soit, dans nos rues, 17 actes violents par jour, dimanche y compris.

Les quarante aspirants ainsi que le nouveau policier déjà breveté (provenant d'un autre canton), qui ont prêté serment à la cour de Saint-Pierre la semaine dernière ne seront pas de trop !

(Eric Bertinat in Newsletter UDC N° 266 du 1er avril 2019)

Genève est la ville la moins sûre de Suisse

Genève est la ville la moins sûre de Suisse


21/04/2019

Pâques: le Christ est ressuscité

Les mauvaises nouvelles pour l’église catholique s’enchaînent. Scandale des prêtres pédophiles, incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris, attentats meurtriers au Sri Lanka. Est-ce un signe qu’une période arrive à son terme et sera remplacée par autre chose, comme on peut le lire ça et là?

La périodicité du temps est un mythe de la mythologie grecque et romaine. Le monde commence par l’âge d’or, suivi de l’âge d’argent, de l’âge d’airain et finalement de l’âge de fer. La périodicité astrologique évoquée par les adhérents New Age part du principe que nous entrons maintenant dans l’ère du Verseau en sortant de celle des poissons dans laquelle nous sommes censés être.

Pour le Chrétien, ces idées émanent du monde païen. Elles sont l’expression de ce qu’il attend, c’est-à-dire voir l’œuvre de faux prophètes qui essaient de détourner les croyants. L’avertissement de Pierre garde ainsi toute son actualité (2 Pierre 2): «Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront sournoisement des sectes pernicieuses… Plusieurs les suivront dans leurs dérèglements et la voie de la vérité sera calomniée à cause d’eux.»

Comme à l’époque des premiers apôtres, le message de Pâques est cependant toujours annoncé: le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité.

Le message reste le même

Le message reste le même

20/04/2019

Plan directeur cantonal 2030, première mise à jour

Le plan directeur cantonal 2030 a été approuvé en 2015 par le Conseil fédéral, mais avec de nombreuses réserves et observations qui sont à l’origine, trois ans seulement après son adoption par le Grand Conseil, d’une première mise à jour.

A-t-on profité de cette opportunité pour corriger le tir et mettre fin à la surdensification planifiée de Genève, à l’origine de la dégradation du cadre de vie de notre canton ?

Quel est l’utilité de cette première révision ? 

Cette révision est un leurre destiné à intégrer les remarques de la Confédération qui, rappelons-le, avait validé le plan directeur cantonal 2030 (PDCn) en 2015, validation accompagnée de réserves limitant le développement du canton en extension sur la zone agricole en raison du quota des surfaces d’assolement (SDA) à respecter.

Pourquoi cette première révision ne donne-t-elle pas satisfaction ?

La pression sur la zone 5 (villas) est toujours aussi grande. Prévoir de déclasser 11% de cette zone d’ici 2030 est beaucoup trop élevé pour l’UDC. D’autant que si l’on considère tous les terrains déjà déclassés en zone de développement, nous avons ici une réserve de terrain largement suffisante pour y construire du logement, pour les 30 prochaines années, destiné à nos résidents. La révision ne change rien aux « principes » du PDCn qui entendent imposer à un canton surdensifié de nouvelles lignes directrices sous prétexte de construire vite et beaucoup en vue d’accueillir toujours plus d’habitants à Genève. Il s’agit d’une vision destructrice de notre patrimoine naturel et bâti, mettant en péril nos équilibres sociaux et environnementaux.

La zone agricole est-elle mieux préservée avec cette révision ?

La première révision va certes en partie dans le sens des remarques de la Confédération, mais elle ne vaut que jusqu’à 2030, comme pour la zone 5 (villas). Après cette date, un amendement demandant que le Conseil d’Etat renégocie le quota de SDA a été accepté. Aujourd’hui, nous ne devrions pas déclasser de la zone agricole pour y construire du logement, nous n’en avons plus besoin !

Mais qu’en est-il de la crise du logement ? Ne faut-il pas construire davantage pour « détendre » le marché du logement ?

Il faut à ce stade oser dire la vérité dont personne n’ose parler de peur d’être montré du doigt. Aujourd’hui, si nous devons construire autant de logements, c’est uniquement parce que Genève subit la démesure d’une politique migratoire incontrôlée. Il faut rappeler que les trois quarts de l’augmentation de la population sont dus à l’immigration. C’est cette immigration incontrôlée qui est à l’origine de la raréfaction des logements disponibles.

L’immigration incontrôlée est donc lourde de conséquences pour Genève ?

Elle contraint à surdensifier Genève et à sacrifier la zone villas. La destruction de secteurs entiers en zone villas se traduira par un impact critique sur les recettes fiscales. Il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui, 80% des impôts des personnes physiques proviennent des résidents de la zone villas. On ne peut que s’opposer à la suppression du substrat fiscal du canton pour y construire énormément de logements, principalement destinés à des populations migrantes paupérisées. Preuve en est l’explosion des dépenses d’aide sociale.

Faut-il pour autant cesser de construire du logement ?

Bien sûr que non ! Il y a d’autres moyens pour construire du logement, mais uniquement ce qui est nécessaire. Certaines fondations, comme la FPLC, mais également des communes, disposent d’une immense réserve de terrains. Il y a également suffisamment de zones déjà déclassées en zone de développement. Le potentiel de la loi sur les surélévations n’a pas encore atteint son maximum tout comme plus récemment la loi sur la transformation des bâtiments commerciaux en logements. Si le potentiel de toutes ces lois était correctement utilisé, nous aurions très certainement beaucoup moins de soucis en matière de logement et encore moins de crise comme on la connaît encore aujourd’hui.

Peut-on combattre démocratiquement le plan directeur cantonal ?

Le PDCn est, suivant le système de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT), un instrument de coordination avec un caractère de nature programmatique. Adopté par résolution par le Grand Conseil, il échappe au référendum. Le plan directeur cantonal n’aurait pas d’effets sur les droits et les obligations des particuliers, bien que les nombreuses mesures subséquentes prises par le canton (dont les modifications de zones) soient pourtant justifiées par le plan directeur. A notre avis, la population devrait également avoir son mot à dire sur le PDCn et sur ces modifications. Le PDCn ne doit pas être « un chèque en blanc » pour nos autorités.

Qu’aurait dû proposer le Conseil d’Etat ?

Ce qui aurait été plus ambitieux, de la part du Conseil d’Etat, aurait été de proposer l’inverse de ce qu’il demande. Garantir la pérennité de notre zone agricole, en stoppant net toutes nouvelles études de déclassement sur cette zone et plus spécifiquement sur les SDA. Reclasser des centaines d’hectares de zone à bâtir en zone agricole. Redéfinir le taux de déclassement de la zone 5 (villas) à 1% maximum contre 11% aujourd’hui, soit garantir la pérennité de 99% de la zone villas. Proposer de reclasser certains périmètres actuellement en zone de développement en zone villas. Au lieu de cela, le Conseil d’Etat s’évertue à poursuivre sa longue fuite en avant avec comme conséquence la destruction de notre canton. Laissant ainsi à nos générations futures un canton surpeuplé et un environnement réduit à son strict minimum. Tout le contraire d’un canton où il fait bon vivre !

(Stéphane Florey, député et rapporteur de minorité sur le projet de 1re mise à jour du plan directeur cantonal 2030 in Newsletter UDC N° 266 du 1er avril 2019)

Faire de Genève un Chicago suisse

Pas de Chicago suisse à Genève : halte à la démesure !


19/04/2019

UDC-Ville de Genève et les comptes 2018

Les millions de boni représentent-ils l'état de santé de notre économie ?

Le groupe UDC du Conseil municipal se réjouit du boni de plus de 90 millions de francs (en hausse de plus de 60 millions par rapport à l’estimation budgétaire) qui permettra d’adoucir l'éventuel choc financier de la RFFA si les Genevois acceptent cet objet en votation populaire le 19 mai prochain.

Il appartiendra à la commission des finances de s’assurer de la réalité et de la raison d'être de ces bons résultats sur la base des documents justificatifs voulus, y compris la déclaration d’intégralité de bilan que le Conseil administratif omet régulièrement de communiquer, ainsi que sur celle du rapport circonstancié de la Direction du Contrôle financier de la Ville.

L’UDC est sceptique quant à la signification réelle de ces chiffres en tant qu’ils traduiraient une bonne santé de l’économie genevoise puisqu’une part importante des rentrées obtenues se fonde sur des opérations exceptionnelles liées à l’application des nouvelles normes comptables, au dénouement favorable d’affaires contentieuses ou à la régularisation de la situation fiscale de contribuables retardataires…

La seule façon d’avoir une vision correcte de l’état de santé de notre économie serait de connaître l’origine matérielle et la quotité des opérations ayant généré les rentrées fiscales comptabilisées : bénéfices financiers de caractère spéculatif ? produits d’une activité industrielle ? d’une activité commerciale ? revenus du travail ? en quoi ces revenus dépendent-ils d’une activité effectivement exercée à Genève ? etc, etc.

En l’état, une telle chose s’avère totalement impossible par le fait que la Ville de Genève perçoit du canton cette part des impôts lui revenant sans que ce dernier ait à lui livrer la moindre information sur la substance-même de la manne ainsi obtenue, secret fiscal obligeant !

Seule une réforme de la loi sur l’administration des communes pourra mettre fin à cette profonde anomalie qui ne permet pas à la Ville de pleinement assumer les droits et devoirs inhérents à l’autonomie juridique communale qui lui est pourtant constitutionnellement garantie par le droit fédéral.

L’UDC s’y emploiera pour sa part, puisqu’une telle tâche est manifestement d’intérêt public et se trouve être pleinement conforme au devoir de transparence mis à la charge de l’Etat dans son activité en général.

(Communiqué de presse UDC Genève du 18 avril 2019)

Pour info :
Jacques Pagan, conseiller municipal, membre de la commission des finances
Pierre Scherb, conseiller municipale, chef de groupe

L'économie genevoise, est-elle en bonne santé?

L'économie genevoise, est-elle en bonne santé?


18/04/2019

Un chiffre qui interpelle : 60'000

La fondation des parkings devra appliquer la loi fédérale sur la circulation routière (LCR) pour les scooters stationnant sur les trottoirs. Leurs propriétaires recevront dans un premier temps un avertissement puis suivra la verbalisation. La tagada tactique du gendarme.

60'000 heureux propriétaires deux roues sont évidemment concernés et apprécieront encore mieux la politique de la mobilité de notre gouvernement.

(Eric Bertinat in Newsletter UDC N° 264 du 27 mars 2019)


Et les chevaux?

Et les chevaux?


17/04/2019

Conseil municipal: ma question orale du 16 avril 2019

Ma question s’adresse à la magistrate Sandrine Salerno.

Au 38, rue de la Navigation, un squat s’est formé au moins depuis le 4 février dernier lorsque la gérante de l’immeuble a essayé en vain d’ouvrir la porte d’un logement dont les serrures ont été changées. Il s’agit de trois appartements vides et vétustes. Leur utilisation, même temporaire, est devenue impossible. L’Unité des logements temporaires a donc décidé d’y renoncer. Une procédure de rénovation est en cours. Mon groupe salue les efforts de la Gérance immobilière pour rétablir l’ordre en ayant déposé plainte pénale et en ayant demandé l’évacuation des squatters au plus vite. Nous souhaitons qu’ils soient sévèrement punis. Je ne comprends pas pourquoi ces appartements n’ont pas été condamnés immédiatement, une fois l’état de délabrement constaté. Pourriez-vous donc me dire ce que fait la Ville de Genève pour empêcher de telles violations de domicile et dommages à la propriété et pourquoi elle n’a pas réussi à empêcher ce squat?

Pas de squat à la rue de la Navigation

Pas de squat à la rue de la Navigation


16/04/2019

Rétrospective de la session de printemps 2019: Union européenne et immigration; politique à l'égard des étrangers

Initiative sur le renvoi – le PLR Müller tente de remonter la pente 

Le conseiller aux Etats Philipp Müller a promis il y a quelques années que l'initiative UDC pour le renvoi des criminels étrangers serait rigoureusement appliquée. Comme de coutume en cette matière, les pires craintes de l'UDC se sont avérées: ladite clause des cas de rigueur n'est pas seulement appliquée dans des cas véritablement exceptionnels, mais elle est devenue une protection générale des malfaiteurs étrangers, car les tribunaux cantonaux ont trop peur de prononcer des expulsions. Même Philipp Müller s'en est rendu compte, si bien que, moins de deux ans après l'entrée en vigueur de la loi d'application, il réclame déjà une révision du Code pénal. Comme le Conseil national, le Conseil des Etats vient d'approuver sa motion – contre la volonté de la gauche qui continue de protéger les criminels en général.

Le retour dans le pays d'origine ne protège pas contre la peine méritée 

Les étrangers sous le coup d'une procédure pénale ou ayant été condamnés ne pourront plus échapper à l'exécution de leur peine en rentrant dans leur pays d'origine. Le Conseil national a approuvé à l'unanimité un accord qui permet à la Suisse d'inviter le pays d'origine du condamné d'exécuter la peine prononcée.

Le Conseil fédéral doit durcir sa politique érythréenne 

Contre la volonté des habituels bien-pensants socialistes et écologistes, le Conseil des Etats a réclamé à son tour après le Conseil national une attitude plus rigoureuse à l'égard des réfugiés économiques érythréens. Le Conseil fédéral devra en effet réexaminer le statut des Érythréens admis provisoirement et si possible le révoquer. De plus, il doit renforcer sa présence diplomatique en Erythrée dans le but de faciliter les renvois. Détail navrant: il y a quelques mois le Conseil des Etats a refusé une motion analogue de l'UDC tout simplement parce que le PLR et le PDC n'avaient comme souvent rien compris à la situation.

Enfin mieux contrôler les entrées et sorties de l'espace Schengen 

Les ressortissants d'Etats non-membres de l'accord de Schengen et qui souhaitent entrer dans l'espace Schengen seront à l'avenir enregistrés de manière électronique. Le simple tampon dans le passeport est depuis longtemps dépassé. Avec ce procédé, un avis de recherche sera automatiquement lancé, par exemple si la personne dépasse la durée de séjour prévue dans son visa. L'immigration illégale pourra ainsi être contrôlée plus facilement. Le Conseil des Etats a approuvé à l'unanimité les modifications légales correspondantes.

Rétrospective printemps 2019

Rétrospective printemps 2019