23/08/2018

Oskar Freysinger s’exprime sur l’autodétermination

L’ancien Conseiller d’Etat valaisan est épanoui. Il a enfin le temps d’écrire à sa guise, au lieu de le faire sous pression, comme cela avait été le cas durant de longues années. Il vient ainsi de publier son dix-septième livre intitulé Le côté obscur de la lumière. A cette occasion, il vient de se livrer durant une interview de 25 minutes.

Le journaliste a profité de l’occasion pour connaître sa position par rapport à l’initiative sur l’autodétermination. Oskar Freysinger rappelle que le principe fondateur de la Suisse est l’indépendance. Ce que nous pouvons décider nous-mêmes doit être décidé par nous-mêmes. Les décisions sont alors plus près de notre vécu et plus pragmatiques. On constate que là où il y a une démocratie directe, les impôts sont d’un tiers moins élevés que sous un gouvernement centralisé. Nous avons en Suisse une légitimité donnée par le peuple. Tout à coup, nous devrions nous soumettre à un droit diffus déterminé par des gens qui sont cooptés, sans aucune légitimité politique. Ils sont dans une sorte de vase clos et décident dans l’intérêt de ceux qui les ont nommés et qui les paient.

Le droit international est en plus à géométrie variable. Deux situations semblables sont traitées différemment, par exemple le Kosovo, une province élevée par décision de l’OTAN au statut d’Etat, sans que cela ne pose le moindre problème, et la Crimée où la population a voté l’indépendance, ce que les Américains refusent d'accepter.

Les Allemands pratiquent clairement ce que l’initiative sur l’autodétermination demande, c’est-à-dire que le droit allemand est considéré comme supérieur aux décisions qui viennent de Bruxelles ou de Strasbourg. Ils ont la supériorité de leur Grundgesetz qui n’est même pas une vraie constitution et de leurs lois sur le droit «supérieur». L’Allemagne est membre de l’Union européenne, tandis que nous ne le sommes pas. Pourquoi la Suisse, un Etat souverain, devrait-elle se soumettre à ce diktat franchement discutable?


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