03/12/2018

Le conseil administratif ne dit pas oû l’on est et où l’on va

Il y a cependant une autre raison pour laquelle nous souhaitons réduire cette prétendue solidarité internationale. Au moment de fixer le fameux taux de 0,7%, il n’y avait encore quasiment pas d’Africains qui habitaient en Suisse. Aujourd’hui, il suffit de sortir de sa maison pour constater l’invasion que nous avons subie. A Genève, il y a des quartiers où les Suisses sont devenus minoritaires. Or, selon l’organisation Public Eye, plus connue sous son ancien nom Déclaration de Berne, l’argent que les migrants africains versent à leurs familles représente un montant considérable qui dépasse largement celui de l’aide au développement. Il n’y a pas de données précises sur ces flux d’argent, mais selon la balance des paiements de la Suisse, les transferts d’argent de la part d’immigrés à l’étranger se sont élevés à 3,7 milliards de francs en 2004 déjà. Selon la Banque mondiale, ce transfert serait même bien plus important, avoisinant quelque 8 milliards de francs pour les personnes résidant en Suisse.

Une bonne partie de ces montants partent en Afrique, même s’il n’existe aucune statistique par pays ou par continent de provenance  des immigrés, toujours selon les indications de Public Eye, bien entendu.

La conseillère administrative Sandrine Salerno, la ministre des finances, a entendu notre doléance et a enlevé cette augmentation de 220 000 francs, de sorte que nous pourrions voter le budget 2018 qui est à l’équilibre, ce d’autant plus que le groupe de l’Union démocratique du centre soutient pleinement la position de la Ville au sujet des horodateurs. Il faut se rendre à l’évidence qu’elle a obtenu gain de cause devant les tribunaux et que l’inscription des recettes en provenance des horodateurs dans le budget du Canton n’a pas de raison d’être.

Nous sommes en revanche plus circonspect par rapport au déficit du Grand Théâtre. Notre commissaire à la commission des finances a clairement affirmé que tant que le Conseil administratif ne dirait pas précisément où l’on est et où l’on va, l’Union démocratique du centre refuserait de voter le budget. Depuis cette prise de position du 28 mars 2018, la situation n’a pas bougé et nous restons toujours sur notre faim. Tant que ces incertitudes demeurent, nous choisissons la prudence en refusant le projet de budget 2018.

(Dernière partie de mon intervention au sujet du nouveau projet de budget 2018)

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Une personne moitiée femme et moitiée homme

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