28/10/2021

« Le Blanc n’a pas à rougir de son héritage »

Dreuz : Drieu Godefridi, vous publiez « Estampillés – essai sur le néo-racisme de la gauche au XXIe siècle*« Quel est le projet de cet essai ?

Godefridi : Le projet de cet essai est de montrer que la nouvelle conception de la race qui nous vient des Etats-Unis, sous le nom de “Critical Race Theory”, est un retour aux théories racistes anti-rationnelles biologisantes haineuses du XIXe siècle.

Pourtant, les tenants de la « Critical Race Theory » expliquent que la race dont ils parlent est la « race sociale » et non la race biologique. Qu’en est-il ?

Les tenants de la « Critical Race Theory » prétendent user du mot race dans son acception sociale et historique. Or, c’est précisément dans leur acception sociale et historique que les mots “Blanc » et “Noir » appliqués aux personnes ont toujours partout d’abord et avant tout désigné la couleur de l’épiderme. Le critère ultime du néo-racisme est purement anatomique et réside dans la couleur de la peau. 

Un exemple ?

Le projet “1619″ du New York Times vise à montrer que les Etats-Unis sont fondés sur un idéal : l’esclavage. Ce projet fut confié à Nikole Hannah-Jones, sorte de psychotique haineuse qui s’était déjà signéle, dans le passé, en expliquant que l’Amérique avait été découverte par des Africains et que les pyramides aztèques sont le fruit d’une technologie transférée par des Africains (sic). On est dans le délire psychiatrique, qui plus est constellé d’expressions haineuses sur les Blancs « suceurs de sang » et autres joyeusetés délirantes dignes de “La France juive” d’Edouard Drumont.

Comment expliquer le succès de cette théorie aux Etats-Unis et, désormais, en Europe ?

Je l’explique essentiellement par la faiblesse de la droite intellectuelle, politique et morale. La droite occidentale a peur de son ombre. Au lieu d’affirmer ses valeurs de liberté et de tradition, elle se cantonne à contester faiblement les revendications de la gauche. La gauche a tous les droits. Elle aurait tort de se priver. Sauf que cette gauche ivre d’elle-même en vient, bien naturellement, à brûler ce qu’elle adorait. L’universalisme des droits de l’homme est radicalement inconciliable avec une théorie néo-raciste qui rive chacun à la couleur de son épiderme et exige des législations différenciées selon la race.

Le racisme systémique n’existe pas ?

Non. C’est un mythe. L’archétype de la proposition irréfutable au sens de Popper : on ne peut pas démontrer qu’elle est fausse. Ni qu’elle est vraie. Cette proposition est en dehors de la connaissance rationnelle et c’est son objet : battre la coulpe du Blanc qui n’en peut mais. Le racisme systémique est un mythe. À maints égards, les Américains d’origine asiatique réussissent mieux dans le système américain que les Blancs : autant pour le “suprématisme blanc” et autres billevesées.

Faut-il répondre à ne néo-racisme dans les mêmes termes ? Rétorquer “White Lives Matter” à “Black Lives Matter”

Pourquoi se vautrer dans la fange ? Si Whites Lives indeed Matter, ce qui est un truisme, et si le Blanc n’a certes pas à rougir de son héritage, qui est la civilisation occidentale, nous n’avons pas mis vingt siècles pour tourner le dos à la haine raciale pour se laisser fourrer ces niaiseries par des idéologues qui se revendiquent de l’anti-raison. Il faut combattre les aberrations de cette pensée primitive, mythique et tribale avec ce qui nous fait humains : la raison. C’est l’humble objectif de mon modeste essai.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Drieu Godefridi pour Dreuz.info.

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