18/11/2017

Projet de budget 2018 : renvoi dans les commissions spécialisées

En avril 2016, le Conseil municipal acceptait une proposition de la droite élargie avec l’exigence pour le budget 2017 de comporter un excédent de financement de 15 millions de francs et un autofinancement des investissements d’au minimum 75%, exigence toujours valable pour le budget 2018. Déficitaire après soustraction des revenus fictifs, la deuxième mouture du projet de budget 2018 du Conseil administratif s’éloigne grandement des exigences posées par la majorité du Conseil municipal.

La délibération du budget annuel d’une commune est l’attribution la plus importante du Conseil municipal. L’UDC l’a bien compris et traite ce vote décisif avec tous les soins qui conviennent. Elle n’a pas attendu le dépôt du projet de budget 2018 pour agir, mais a régulièrement adressé avec les partis de la droite élargie des courriers à Mme Salerno, dans le but d’évoquer des pistes pour l’élaboration du budget et d’en faciliter l’acceptation.

Le Conseil administratif n’a toutefois pas tenu compte de ces propositions et traite le Conseil municipal comme une simple chambre d’enregistrement. La commission des finances, et avec elle tous les conseillers municipaux, a ainsi eu la désagréable surprise de prendre connaissance de la présentation d’un budget par Mme Salerno par la presse.

Ce constat est d’autant plus navrant que l’UDC ne souhaitait pas se contenter d’un excédent de financement de 15 millions de francs seulement, avec une dette de la Ville de Genève qui dépasse 1,5 milliards de francs. Mais il n’y a aucun problème, nous dit le Conseil administratif. Avec les intérêts négatifs, elle ne nous coûte rien. Sauf que c’est faux et que les comptes 2016 contiennent bien un poste intérêts de la dette de Frs 18’738’067.18, soit Frs 51’337.17 par jour. La Ville de Genève pourrait ainsi engager tous les deux jours un chômeur et le payer avec ce qu’elle dépense pour sa dette. Qu’on ne vienne donc pas à nous raconter qu’elle ne nous coûte rien !

L’UDC a décidé de ne pas suivre le Conseil administratif, mais d’agir d’une manière responsable et de donner une chance à la discussion et à la recherche d’un compromis en votant l’entrée en matière sur le projet de budget et son renvoi dans les commissions spécialisées.

(Communiqué UDC du 17 novembre 2017)


Perdu dans la ville

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