24/07/2019

Un Brexit sans accord semble inévitable

Boris Johnson a donc enfin été élu. Avec lui, la Grande Bretagne aura un premier ministre désireux de réaliser la volonté populaire. La démocratie exige le respect du peuple et de ses décisions qu’elles plaisent ou pas. La Suisse a bien fonctionné tant que ce principe a été respecté et elle ne fonctionne plus tant qu’il est bafoué. Mais revenons à l’Angleterre.

Le cadre est maintenant fixé, le Brexit aura lieu le 31 octobre 2019. Les Européens sont avertis: il n’y aura plus de prolongations. Ou bien ils reviennent à la table des négociations ou bien il n’y aura pas d’accord. La bonne nouvelle est que l’équipe côté européen a changé. Ceux qui voulaient aller tout droit dans le mur ne s’y trouvent plus. Nulle doute que sans leur intransigeance, il n’y aurait même jamais eu de Brexit. Les soucis des Britanniques auraient trouvé une oreille attentive et les ajustements nécessaires auraient été faits. Mais on ne refait pas le passé.

La nouvelle équipe a maintenant la difficile tâche de modifier l’accord de retrait dans un délai court, afin de le rendre acceptable au parlement britannique. La mauvaise nouvelle est que la nouvelle équipe n'est guère mieux inspirée que l'ancienne. Le négociateur en chef européen sur le Brexit Michel Barnier prétend ainsi ne rien vouloir changer à l’ancien accord, tout en annonçant vouloir travailler de manière constructive avec le premier ministre britannique. Français, il suit la stratégie d'Emmanuel Macron qui ne rêve que de pousser l’Angleterre hors de l’UE le plus rapidement possible. A moins d’un revirement de dernière minute venant peut-être de l’Allemagne, un Brexit sans accord semble désormais inévitable.

Boris Johnson

Boris Johnson


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