16/04/2019

Rétrospective de la session de printemps 2019: Union européenne et immigration; politique à l'égard des étrangers

Initiative sur le renvoi – le PLR Müller tente de remonter la pente 

Le conseiller aux Etats Philipp Müller a promis il y a quelques années que l'initiative UDC pour le renvoi des criminels étrangers serait rigoureusement appliquée. Comme de coutume en cette matière, les pires craintes de l'UDC se sont avérées: ladite clause des cas de rigueur n'est pas seulement appliquée dans des cas véritablement exceptionnels, mais elle est devenue une protection générale des malfaiteurs étrangers, car les tribunaux cantonaux ont trop peur de prononcer des expulsions. Même Philipp Müller s'en est rendu compte, si bien que, moins de deux ans après l'entrée en vigueur de la loi d'application, il réclame déjà une révision du Code pénal. Comme le Conseil national, le Conseil des Etats vient d'approuver sa motion – contre la volonté de la gauche qui continue de protéger les criminels en général.

Le retour dans le pays d'origine ne protège pas contre la peine méritée 

Les étrangers sous le coup d'une procédure pénale ou ayant été condamnés ne pourront plus échapper à l'exécution de leur peine en rentrant dans leur pays d'origine. Le Conseil national a approuvé à l'unanimité un accord qui permet à la Suisse d'inviter le pays d'origine du condamné d'exécuter la peine prononcée.

Le Conseil fédéral doit durcir sa politique érythréenne 

Contre la volonté des habituels bien-pensants socialistes et écologistes, le Conseil des Etats a réclamé à son tour après le Conseil national une attitude plus rigoureuse à l'égard des réfugiés économiques érythréens. Le Conseil fédéral devra en effet réexaminer le statut des Érythréens admis provisoirement et si possible le révoquer. De plus, il doit renforcer sa présence diplomatique en Erythrée dans le but de faciliter les renvois. Détail navrant: il y a quelques mois le Conseil des Etats a refusé une motion analogue de l'UDC tout simplement parce que le PLR et le PDC n'avaient comme souvent rien compris à la situation.

Enfin mieux contrôler les entrées et sorties de l'espace Schengen 

Les ressortissants d'Etats non-membres de l'accord de Schengen et qui souhaitent entrer dans l'espace Schengen seront à l'avenir enregistrés de manière électronique. Le simple tampon dans le passeport est depuis longtemps dépassé. Avec ce procédé, un avis de recherche sera automatiquement lancé, par exemple si la personne dépasse la durée de séjour prévue dans son visa. L'immigration illégale pourra ainsi être contrôlée plus facilement. Le Conseil des Etats a approuvé à l'unanimité les modifications légales correspondantes.

Rétrospective printemps 2019

Rétrospective printemps 2019


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