27/03/2021

Conférence de presse de Joe Biden : on a attendu 64 jours pour ce spectacle écœurant

 

64 jours après avoir été assermenté, Joe Biden a finalement donné une conférence de presse, si on peut appeler ça comme ça !

Parmi les 30 journalistes présents, Joe Biden a fait appel à une dizaine d’entre eux en se conformant à la liste que ses aides lui avaient préparée (ainsi qu’aux fiches de réponses pour les questions convenues d’avance). Comme de raison, le journaliste de FOX News, Peter Doocy, ne faisait pas partie de la liste de ceux qui avaient le droit d’interroger le président.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit la chronique de Michael Goodwin, paru dans le New York Post, le 25 mars.

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Biden ment, et les médias ne le remettent pas en question

Trois choses importantes sont ressorties de la première conférence de presse du président Biden.

  1. Le leader du monde libre est souvent dans la confusion la plus totale et dit beaucoup de choses qui sont manifestement fausses.
  2. Les médias sont ses complices et on ne peut pas compter sur eux pour lui demander des précisions.
  3. En raison des points 1 et 2, l’Amérique va connaître de sérieux problèmes.

Pour ce spectacle écœurant, nous avons dû attendre 64 jours ?

L’événement était significatif d’une manière affligeante. Nous savons maintenant sans l’ombre d’un doute qu’il n’y a aucun moyen de nier la terrifiante vérité. C’était le « coming out » de Joe Biden, et la Nation est face à un désordre qui ne fera qu’empirer avec le temps. L’homme qui a fait campagne sur l’unité est résolu à maintenir une polarisation permanente, ce qui signifie que la culture de l’annulation (« cancel culture ») et le climat racial oppressant sont là pour rester.

Joe Biden a laissé libre cours aux pires instincts de la gauche avec ses références répétées et méprisantes concernant les Républicains et en particulier Donald Trump.

À un moment donné, il a même accusé M. Trump d’avoir laissé les enfants immigrés « mourir de faim de l’autre côté » de la frontière mexicaine.

Il a dit cela dans une salle remplie de 30 supposés journalistes et pas un seul ne l’a corrigé ou même demandé s’il le pensait vraiment. En fait, pas un seul ne l’a contredit sur aucune des faussetés qu’il a énoncées.

Personne ne lui a non plus demandé pourquoi il avait lu des points de discussion préparés à l’avance lors de ses réponses à trois questions sur la politique étrangère. Aucun président récent n’a ressenti le besoin de faire cela.

Il y a également eu des moments où il paraissait confus, pourtant personne ne lui a demandé quand il allait publier les rapports de santé qu’il n’a pas révélés.

En ce qui concerne son programme, un rapport selon lequel Joe Biden se voit comme le nouveau Franklin Delano Roosevelt donne du crédit à l’idée qu’il est prêt à mettre en œuvre toutes les grandes idées folles que les Démocrates gauchistes peuvent concocter.

Le Green New Deal, l’ouverture des frontières, la suppression des mesures garantissant l’intégrité du vote, les hausses d’impôts sans fin, le statut d’État pour le District of Columbia – tout cela est en bonne voie et promis à la gloire.

Le seul obstacle est le « filibuster » du Sénat, qui nécessite 60 voix pour faire passer une loi, mais M. Biden n’a laissé aucun doute sur sa volonté de le supprimer.

« Je veux faire avancer la réalisation de mes politiques », a-t-il déclaré.

Chaque élément de l’utopie planifiée par son parti est, à sa manière, d’une radicalité sans précédent, mais elle est loin d’être assez radicale pour les médias.

Leur performance a été pathétique, non seulement à cause des questions qu’ils ont posées et de celles qu’ils n’ont pas posées, mais aussi par la manière dont ils les ont posées. Le thème dominant était que Joe Biden et son équipe n’agissent pas assez vite pour mettre l’Amérique sens dessus dessous.

« Pourquoi ne le faites-vous pas, quand le ferez-vous, pourquoi ne l’avez-vous pas fait ? » À maintes reprises, le but n’était pas de poser une question, mais d’accélérer un ordre du jour.

Naturellement, c’était tout le contraire de la façon dont certaines des mêmes personnes se sont comportées pendant la présidence de Donald Trump. À cette époque, les questions étaient des expressions indignées qui visaient à arrêter l’Administration Trump. Maintenant, elles sont des plaidoyers visant à faire avancer l’Administration Biden plus rapidement.
Ainsi, les dix personnes auxquelles Biden a fait appel ont généralement suivi le scénario établi par le Washington Post et d’autres journaux. La chroniqueuse Margaret Sullivan avait averti les journalistes de ne pas essayer de « montrer à quel point ils peuvent être durs » avec Biden afin de plaire aux « alliés de Trump ». Elle a même minimisé la crise frontalière, suggérant qu’elle recevait trop d’attention.

C’est bien la crise frontalière qui a retenu l’attention jeudi, mais uniquement dans le but de renforcer l’idée que c’est de la pure compassion humaine que d’inviter les gens d’Amérique Centrale à faire le long voyage vers le nord.

La violence est omniprésente et les coyotes, les trafiquants d’êtres humains et les cartels font des affaires d’or, mais pas un mot à ce sujet de la part du président ou de ses complices dans les médias.

Il n’y a pas eu non plus d’allusion au fait qu’une application plus stricte de la loi serait peut-être un geste de compassion envers les Américains des villes frontalières et les contribuables du monde entier.

Au contraire, l’hypothèse sous-jacente semblait être que toute souffrance subie par les migrants une fois arrivés à la frontière était la preuve d’un manque de compassion et devait être corrigée aussi vite que possible.

Quant à la pandémie, elle n’est apparemment plus un problème. Les photos montrant des migrants entassés dans des cages et les informations selon lesquelles beaucoup sont relâchés malgré un test positif au coronavirus n’ont jamais été évoquées. Pas la peine de gâcher les bonnes vibrations.

Les faits concernant l’immigration illégale sont assez simples. Donald Trump a fait campagne sur cette question et, après de faux départs et malgré une opposition démocrate unifiée, il a fini par mettre en place une série de politiques et d’actions qui ont endigué la marée. Il a construit de grands pans de mur, expulsé les étrangers criminels et conclu un accord avec le Mexique selon lequel les personnes demandant l’asile devraient attendre au Mexique.

C’est également un fait que M. Biden a fait sauter chacun de ces piliers et prétend maintenant avoir hérité d’un gâchis.

Étrangement, il a également insisté sur le fait que les chiffres qui montrent une augmentation des migrants en ce moment « se produisent chaque année, sans exception. Rien n’a changé ».

Soit il est mal informé, soit il ment. Des nombres records d’arrivées sont signalés quotidiennement, et NBC a récemment déclaré que les traversées étaient les plus élevées depuis 20 ans.

Là-dessus, encore une fois, Biden n’a pas été contesté.

La preuve définitive que la presse a abdiqué son rôle a été apportée lorsque le président a refusé de dire quand il autoriserait les médias à accéder aux centres de détention à la frontière. Il a dit qu’il faudrait attendre que son équipe mette en place ses nouveaux programmes.

Si Donald Trump avait dit la même chose, le ciel lui serait tombé sur la tête et les médias auraient déclaré que la démocratie était morte. Mais quand c’est Joe Biden qui le dit, les médias boivent ses paroles comme du petit lait.

Ajoutez donc la transparence à la liste des choses qui n’ont plus d’importance.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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