13/05/2017

Onex, archétype de l'anti-démocratie

Dominique Vuagnat, ancien conseiller municipal Onex

Affiche non à la destruction de notre patrimoine
Onex se distingue désormais par son acharnement à mener une politique qui va à l'encontre des préoccupations de ses habitants. Les élus, et tout spécialement ceux de l'exécutif, seraient-ils dans la logique désespérée de faire la maximum de dégâts avant de finir leur dernier mandat? On peut se poser la question sachant que de toute manière ils ne se représenteront probablement plus aux prochaines élections pour différentes raison dont le nombre maximum de mandats successifs. Et on est fortement tentés de répondre par l'affirmative au vu de la succession de projets allant à l'encontre de la volonté des électeurs, projets que pourtant ils soutiennent avec une ardeur sans précédent, usant de toutes les méthodes pour mettre l'électeur devant le fait accompli.

 

Comme d'autres communes, Onex est impactée par l'afflux démesuré de migrants que nos élus de Berne, dans leur politique inconsciente, imposent aux cantons; alors que dans certaines communes (dont les élus se préoccupent des souhaits des électeurs) les projets invasifs menés par l'Hospice Général ont été combattus, refrénés, voire empêchés, à Onex c'est tout le contraire: malgré une pétition de près de 2'000 signature (un nombre jamais vu auparavant), malgré un recours adressé par de nombreux habitants du quartier, malgré toutes les réactions des citoyens, ce projet se réalise comme une machine de guerre qui écrase tout sur son passage. Mais le drame, c'est que les élus onésiens, à mille lieues des préoccupation de leurs électeurs, n'ont cessé de soutenir ce projet et d'en faciliter la réalisation. Et on appelle cela de la démocratie! Foutaise!

Mais ça n'est pas tout : même procédé pour virer l'équipe de la télévision locale, Canal Onex. Une équipe qui dérange peut-être, car elle fait son travail ; elle informe, mais à Onex l'information c'est le mal à combattre, car il s'oppose à la désinformation et surtout il permet aux principes démocratiques d'exister ; alors quand on veut imposer sans tenir compte de la volonté des citoyens, l'information gêne. Donc sous couvert d'exigences légales, de contraintes administratives, on organise un appel d'offre mais surtout on s'arrange pour que le candidat gênant ne soit pas retenu ; pire encore, on l'évince dès le départ sous prétexte qu'il manque des éléments à son dossier; mais comme dit le proverbe: "Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la galle".

Et ça continue: maintenant c'est la pataugeoire qui est la victime suivante ; une installation en parfait état dont les Onésiens peuvent profiter par les chaleurs estivales. On casse tout et on met près d'un million de francs (tiré bien sûr de la poche du contribuable onésien) pour construire des jeux aqua-ludiques... Une stupidité sans précédent, à nouveau justifiée par des exigences légales ; mais des solutions pour conserver la pataugeoire, il en existe ! Et des bien moins coûteuses que ce projet délirant.

Mais le fonds du problème de la pataugeoire il faut le chercher 2 paragraphes plus haut! Dans les innombrables craintes émises par les habitants du quartier vis à vis de l'implantation des migrants  il y avait évidemment la promiscuité de ceux-ci (dont de nombreux hommes célibataires) avec la pataugeoire où il est courant de trouver des mamans en maillot de bain accompagnant leurs enfants; alors pour éviter de devoir imposer le port du burkini à ces mamans (histoire d'écarter toute émeute de la part des migrants), on supprime la pataugeoire... Mais évidemment on ne peut avouer cette cause, alors on trouve toujours une loi quelque part qui permet de justifier sa décision.

La morale de tout ceci, c'est que quand on commence à mener une politique destructive qui va à l'encontre du bon sens et surtout qui bafoue et piétine les préoccupations des citoyens (et électeurs faut-il préciser), on s'engage dans une spirale perverse dont les effet dévastateurs peuvent être gigantesques! Par expérience (après près de 10 ans de mandat politique) je constate que quand on commence à vous justifier une décision surprenante par des arguments juridiques ou légaux, c'est que la vraie raison est inavouable... Et il y en a qui sont spécialistes de cette technique, croyez-moi!

Il ne reste malheureusement aux Onésiens qu'une seule chose à faire: freiner les délires destructeurs de leurs élus par tous les moyens (légaux bien sûr): référendums, pétitions, oppositions, etc... et espérer que les dégâts ne seront pas trop importants! Et surtout bien garder tout ceci au fonds de leur mémoire afin de s'en souvenir en 2020, lors des prochaines élections...

Communication UDC du 28 avril 2017

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