06/12/2015

L’obligation de pécher

« Byzance en Suisse » est le titre de la nouvelle exposition du musée Rath que le Conseiller administratif Sami Kanaan vient d’inaugurer, le 3 décembre 2015. Lors de sa brillante allocution, il n’a même pas manqué de faire la campagne pour la rénovation du Musée d’art et d’histoire. C’est l’occasion de rappeler que nous ne partageons hélas pas son optimisme à ce sujet et que nous craignons plutôt une mainmise sur le MAH du soi-disant mécène Jean Claude Gandur.
Qui dit Byzance pense à l’église orthodoxe avec son batiment phare, la Sainte Sophie, transformée par la suite en mosquée, puis en musée. Le président turc Erdogan va-t-il en refaire une mosquée ?
Toujours est-il que Sami Kanaan nous a rappelé un principe énoncé par l’église byzantine, soit « Tuer un homme est un péché, même pour un soldat ». Or, le soldat est obligé de tuer, c’est sa mission principale dans une guerre comme par exemple contre une armée de brigands qui se nomme « Etat islamique ». Le soldat agit ainsi pour protéger les siens d’être massacrés, comme cela s’est passé le 11 septembre 2001 à New York pour les Américains et le 13 novembre de cette année à Paris pour les Français.
On entend parfois parler d’une augmentation des morts que le combat des fanatiques d’un Islam dévoyé avait entraîné. On parle moins des assassinats que cette lutte a empêchés. On constatait des attentats toujours plus violents, culminant en la destruction des tours jumelles, tandis que, depuis, les fous de religion sont réduits à des attentats suicides de relativement peu d’ampleur qui ont en plus l’avantage de nous débarrasser en même temps de leurs auteurs. Et comme chaque homme est mortel, tout dictateur, puisse-t-il s’autoproclamer calife, ne dure qu’un temps. Et tout péché peut être pardonné.
Rocher au milieu de la forêt

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